Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=721703
images/icones/carnet.gif  ( 721703 )Communiqué du District de France de la FSSPX - Promulgation de la loi sur "le mariage aux couples de personnes de même sexe" par La Porte Latine (2013-05-19 14:54:59) 

Mariage contre nature : nous chanterons les litanies des Saints
dans les rues de Paris en réparation publique pour ce péché public


Lire le communiqué ICI
images/icones/1i.gif  ( 721712 )Curieux... par Lépante (2013-05-19 17:24:55) 
[en réponse à 721703]

Que sur LPL on ne sache pas écrire "Pentecôte"!
images/icones/fleche2.gif  ( 721751 )? par Vassilissa (2013-05-19 20:43:39) 
[en réponse à 721712]

?????

À quoi faites-vous allusion ?
images/icones/1d.gif  ( 721795 )Le texte a été corrigé depuis... par Lépante (2013-05-19 23:47:10) 
[en réponse à 721751]

Pentecôte était mis au pluriel dans la première version!
images/icones/fleche2.gif  ( 721716 )CEF : " Message après la loi sur le mariage et l'adoption. " par Scrutator Sapientiæ (2013-05-19 17:33:03) 
[en réponse à 721703]

Bonjour et bon dimanche de la Pentecôte à tous.

Voici, mais je vous prie de bien vouloir m'excuser, si jamais quelqu'un d'autre a déjà renvoyé vers ce texte, ce qui ne semble pas être le cas.

CEF.

Message aux catholiques après la loi sur le mariage et l'adoption

" Depuis plusieurs mois, beaucoup d'entre vous êtes mobilisés pour exprimer votre opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux personnes du même sexe. Je tiens à vous féliciter et vous remercier pour cet engagement au nom du sens de l'homme, de la famille et de votre foi au Christ. Vous avez cherché à engager un débat sur ces questions, bien au-delà de la seule communauté catholique. La présence de plusieurs dizaines de jeunes de la communauté musulmane du Havre qui vous ont accompagnés à Paris, témoigne que vous avez réussi à sensibiliser largement sur les enjeux de ce qui est devenu une loi de la République le mardi 23 avril dernier.

La défense du mariage, de la famille et de l'intérêt supérieur des enfants s'inspirait de l'enseignement social de l'Eglise. L'expression de votre refus a toujours eu le souci de respecter les personnes homosexuelles. La mobilisation s'est maintenue durant plusieurs mois de façon déterminée, dans le calme et la responsabilité. Il faut ici saluer l'exemple des « veilleurs », ces jeunes qui ont cherché à enrayer les dérives violentes lors des manifestations. Ils ont donné un bel exemple d'un engagement enraciné dans une vie spirituelle.

J'ai entendu aussi l'expression de votre déception de n'avoir pas été pris en compte. Même si la loi est validée par le Conseil Constitutionnel, le débat doit se poursuivre. Il faut pouvoir analyser ce qui s'est produit, mettre à jour les malentendus et prolonger une réflexion citoyenne sur les conditions minimales qui permettent d'assurer la cohésion sociale et de construire un vivre ensemble harmonieux et respectueux de tous.

Comme évêque, j'ai été sensible aux clivages que ces débats ont créés dans la société et même dans la communauté catholique. Par-delà l'aspect politique de la question, les divergences d'analyse et la pluralité légitime des opinions au sein de la communauté chrétienne, je vous appelle à vous retrouver sur le témoignage qu'il nous faut rendre ensemble à l'Evangile. Il invite en permanence à prendre le parti du plus petit et du plus vulnérable. Le respect de la dignité de l'homme créé à l'image de Dieu, ne se divise pas. Qu'il s'agisse de l'enfant à naître, de l'intérêt supérieur de l'enfant et de son droit à vivre en famille, de l'accueil et du respect des migrants, de la solidarité avec les demandeurs d'emploi, de l'attention aux personnes malades ou handicapées, de l'accompagnement de la personne en fin de vie ... En toutes ces situations, il nous faut porter ensemble témoignage à l'Evangile de la Vie. C'est l'apport singulier et irremplaçable des disciples du Christ à l'édification d'une société humaine, solidaire et fraternelle.

Continuons à nous mobiliser ensemble pour promouvoir une « écologie humaine » qui s'attache partout à créer les conditions d'épanouissement et de respect de tout l'homme et de tous les hommes. Nous voici donc requis à adopter une nouvelle posture croyante au sein de notre société, comme le cardinal André Vingt-Trois l'indiquait dans son discours d'ouverture, lors de la dernière Assemblée des évêques de France : « Ainsi, se confirme peu à peu que la conception de la dignité humaine qui découle en même temps de la sagesse grecque, de la révélation judéo-chrétienne et de la philosophie des Lumières n'est plus reconnue chez nous comme un bien commun culturel ni comme une référence éthique... C'est un profond changement d'abord pour les chrétiens eux-mêmes... Nous ne devons plus attendre des lois civiles qu'elles défendent notre vision de l'homme. Nous devons trouver en nous-mêmes, en notre foi au Christ, les motivations profondes de nos comportements. La suite du Christ ne s'accommode plus d'un vague conformisme social. Elle relève d'un choix délibéré qui nous marque dans notre différence. »

Pour assumer pleinement notre vocation chrétienne au sein de la société actuelle, des exigences se font jour avec plus de précision. Nous devons nous aider à rendre témoignage d'une vie authentiquement chrétienne et travailler à donner le goût d'une vie radicalement déterminée par l'Evangile. Ne nous bloquons pas sur une attitude refus, car tout n'est pas que politique. Il nous faut encore, par notre témoignage de vie, promouvoir une anthropologie et une éthique éclairées par l'Evangile.

1) Se nourrir de la Parole et prier

Dans notre manière de vivre en chrétien, nous ne pouvons nous satisfaire de l'à peu près. Il nous faut devenir des familiers de la Parole pour nous en nourrir et la mettre en contact avec notre vie pour qu'elle la transforme. La prière doit aussi rester au cœur de notre engagement. Nous ne défendons pas une idéologie, mais nous appartenons au Christ. Notre vie doit refléter ce qu'il est venu révéler de la vérité de notre humanité sauvée. Sans la prière pour le nourrir, notre investissement personnel risque de se laisser dévoyer vers une campagne où le calcul, la ruse ou le rapport de forces risqueront de prendre le dessus.

2) « Devenir une « communauté du oui » au sein d'une société démocratique.

L'exercice de la démocratie suppose d'admettre dès le départ que les divergences d'opinion sont légitimes. Sur cette base, les citoyens et leurs organisations peuvent exprimer librement leur point de vue, dans le respect des autres. Chacun mérite ainsi d'être écouté et respecté dans ses convictions profondes. Le débat doit normalement permettre d'améliorer un projet de façon à recueillir l'adhésion du plus grand nombre. Le mépris, la violence verbale ou physique n'ont pas leur place dans le jeu démocratique. Ils sont, pour les chrétiens, antagoniques avec la liberté religieuse dont ils se réclament.

Dans son homélie du 2 mai dernier, le pape François évoquait l'Eglise comme la « communauté du oui » au sein de la société actuelle : « Demandons au Seigneur que l'Esprit-Saint nous assiste toujours pour devenir une communauté d'amour, une communauté du "oui" qui porte à suivre les commandements, une communauté qui ait toujours la ''porte ouverte''... Et qu'Il nous défende de la tentation de devenir parfois puritains, dans le sens étymologique du terme, de chercher une pureté para-évangélique, une communauté du "non"».

3) Défendre une juste position à propos de l'égalité

L'idéologie égalitariste ne permet pas de gérer positivement la reconnaissance des différences. Elle rend impossible une approche respectueuse de la singularité. Pourtant, chaque être humain est unique. Le reconnaître n'est aucunement porter atteinte au droit à l'égalité qui impose de reconnaître et de promouvoir chacun dans la vérité de son humanité. Vivre en société, c'est toujours faire vivre ensemble des personnes uniques et singulières qui se construisent dans une reconnaissance mutuelle et une interdépendance pour naître à la conscience d'une communauté de destin. Ce qui se prépare au sujet de l'adoption et de la filiation barre la route à une appropriation de la singularité de chaque enfant. On lui mentira, ou bien on brouillera la lisibilité de ses origines. L'enfant ne sera plus accueilli dans une lignée généalogique comme un don, mais on le fabriquera comme un dû !

4) Respecter les personnes homosexuelles

La demande de reconnaissance exprimée par une partie des personnes homosexuelles a trouvé une réponse dans l'ouverture indistincte du « mariage pour tous ». Certaines d'entre elles se plaignent cependant de n'avoir pas été vraiment écoutées et respectées dans la réponse apportée. Leur différence et leur singularité se sont trouvées niées, on les a fait entrer dans un dispositif commun et uniforme qui entravera à terme leur épanouissement dans la vérité de leur humanité. Nous ne pouvons sous-estimer les frustrations et les violences qui naissent chaque fois que les différences sont occultées. On attend du législateur qu'il crée les conditions qui garantissent à la fois le respect de la singularité des individus et les chances pour chacun d'une insertion harmonieuse dans une communauté humaine plus large, qu'elle soit familiale, nationale ou universelle. L'inscription citoyenne et les efforts pour créer du lien social s'accommodent mal de normalisations indistinctes et de formatages égalitaristes qui sont souvent à l'origine de dérives sociétales totalitaires.

L'Eglise appelle les personnes homosexuelles comme les personnes hétérosexuelles, à vivre leur relation dans la chasteté. Il nous faut découvrir la valeur de cette attitude qui doit marquer toutes nos relations pour qu'elles soient vraiment humaines. La chasteté concerne davantage que la dimension sexuelle de la personne, elle est respect de l'autre que je ne peux jamais posséder comme un objet. Au cœur de toute relation, toujours menacée de devenir possessive, elle offre une dimension de gratuité et de respect. Les relations chastes peuvent être source de fécondité sociale. Les personnes célibataires, les personnes vivant dans le célibat consacré peuvent aussi faire l'expérience d'une fécondité d'un autre ordre que l'engendrement. Il est important pour les chrétiens, de témoigner positivement de cette attitude dans le climat ambiant d'érotisation et de libertarisme qui affecte notre société.

5) Témoigner de la valeur du mariage qui ouvre au don de la vie

Les chrétiens sont appelés à redoubler d'efforts pour témoigner de la valeur du mariage, union durable et libre entre un homme et une femme, ouverte sur la vie et offrant aux enfants un cadre éducatif stable et épanouissant. La dimension sacramentelle du mariage inclut le témoignage du bonheur de vivre en couple dans la fidélité et la joie de faire vivre une famille, cellule de base de la société et de l'Eglise. Tenir dans la fidélité entre époux et 'faire famille' n'est pas sans difficultés. Habitée par la Miséricorde de Dieu, tout en continuant à témoigner de la valeur des exigences de la fidélité et de l'indissolubilité du mariage, notre Eglise doit pouvoir accompagner les familles en difficulté ou en échec sur un chemin de croissance et d'épanouissement. En ce sens, j'encourage les efforts de tous les groupes et mouvements engagés au sein de la pastorale familiale du diocèse.

6) Se préoccuper de l'éducation affective des jeunes

Dans une société fortement érotisée, il y a urgence à travailler à l'éducation relationnelle, affective et sexuelle des jeunes générations. Nous connaissons trop de blessés de l'amour qui se remettent difficilement d'expériences éphémères et destructrices, qui les ont rendus désabusés et parfois même désespérés. J'invite les mouvements de jeunes, les aumôneries et l'enseignement catholique à s'investir pour la formation des jeunes en ce domaine. C'est essentiel pour qu'ils puissent vivre ces dimensions de leur personnalité de façon authentiquement humaines.

Que l'Esprit nous aide à discerner et à ouvrir les chemins du témoignage de notre foi et du service de l'Evangile au cœur de tous les débats de notre société. Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre. "

Bonne fin d'après-midi et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/ancre2.gif  ( 721722 )Conseil épiscopal pour la famille par Paterculus (2013-05-19 18:04:34) 
[en réponse à 721716]

Monseigneur Brunin est le président du conseil épiscopal pour la famille. C'est à ce titre qu'il s'exprime, je crois, même si sa qualité d'évêque du Havre lui fait prendre l'exemple des jeunes musulmans de sa ville.

Au total, ce me paraît plutôt un bon texte !

Votre dévoué Paterculus
images/icones/2a.gif  ( 721726 )Vous avez le don des langues en ce dimanche de Pentecôte par Semetipsum (2013-05-19 18:35:47) 
[en réponse à 721722]

car franchement: c'est de la bouillie pour les chats, ce texte
images/icones/1e.gif  ( 721737 )"posture": par Yves Daoudal (2013-05-19 19:45:11) 
[en réponse à 721726]

dictionnaire de l'Académie française:


Attitude, situation où se tient le corps; manière dont on tient son corps, sa tête, ses bras, ses jambes, etc. Posture commode, incommode, libre, naturelle, forcée, gênée, contrainte, indécente, ridicule. Il le menaça et se mit en posture de le frapper. Il s'est présenté au prince en posture de suppliant. Il ne sait dans quelle posture se mettre. Il se dit figurément de l'état où est quelqu'un par rapport à sa situation morale ou sociale, à son crédit. Il est en bonne posture auprès des pouvoirs publics.



Citation de Mgr Brunin:


Nous voici donc requis à adopter une nouvelle posture croyante au sein de notre société



Je suis perplexe. Et comme je ne suis pas encore complètement remis de ma fracture à la cheville, je préfère différer mon changement de posture croyante, craignant en outre que la nouvelle posture, quelqu'acrobatique qu'elle soit, ne puisse guère être bonne auprès des pouvoirs publics...
images/icones/1e.gif  ( 721741 )je répondais à Semetipsum et... par erminig (2013-05-19 20:01:03) 
[en réponse à 721737]


... vous m'avez prise de cours dans le fil.

Bon courage pour votre cheville , et votre jambe.

Visiblement, ce genre de considération en fera une belle (de jambe...) aux évêques de l'hexagone
.
Mais c'est vrai que ce changement énigmatique de posture 'interpelle' (pour reprendre leur sémantique quand ils s'adressent au peuple de XDieu, à l'asemblée des hommes de bonne volonté, aux croyants et non croyants qui se rassemblent pour une humanité nouvelle")

C'est vrai: des évêques dans la rue qui vont prendre des oeufs pourris et des tomates en silence en manifestant pour la défense des enfants à naître, contre le mariage gay, pour la vraie justice sociale respectueuse de chaque être, c'est vrai qu'en France, des tous les évêques marchant avec les laïcs de leurs troupeaux, pour une nouvelle posture, ça, ça va en être une, de nouvelle!
images/icones/4a.gif  ( 722009 )Adopter une posture: Dans le sabir médiatique, par Sénéchal (2013-05-21 10:04:40) 
[en réponse à 721737]

c'est devenu synonyme de "se donner l'apparence", ou encore "faire semblant".
Exemple: "Jean-François Copé a adopté une posture anti-loi taubira".

Dans le cerveau de Monseigneur Brunin, je me demande ce que cela peut bien donner en matière de Foi.

Moi, je comprends de son charabia: "On exige maintenant de nous de changer la manière dont nous faisons semblant d'être croyants devant les hommes".

Mais bien sûr je peux me tromper.
images/icones/1d.gif  ( 722023 )Posture d'après wiki... par Michel (2013-05-21 11:31:26) 
[en réponse à 722009]

clic !




Sinon, si vous aimez le sabir, vous avez aussi ça qui est assez gratiné dans le genre : reclic !








images/icones/4b.gif  ( 721738 )plutôt d'accord, mais c'est assez constant ... par erminig (2013-05-19 19:45:13) 
[en réponse à 721726]


dans la bouche ou sous la plume de l'épiscopat. français.

Beaucoup de mots, plus ou moins justes.

et dé..., euh, débrouille-toi sur le terrain pour les gentils laîcs chargés de famille, avec toutes leurs épreuves, leur solitude et tout quoi...

A quand les messes dans toutes les paroisses le dimanche, sans monopoliser les prêtres par des concélébrations à je ne sais combien, d'une liturgie douteuse, et qui laissent sans sacrements, sans trop d'état d'âme, tout les territoire.

A quand les moyens d'accéder régulièrement et dignement à tous les sacrements?
(baptiser un bébé relève d'un parcours du combattant; alors tout le reste...)

On manque de curés d'Ars: des sermons éclairs et pas gnangnan; et des prêtres là sans vous balancer qu'ils ne sont pas des "distributeurs de sacrements" (sic)

erminig, qui va s'arrêter là, parce que la pente est super savonneuse et que cela risque de déraper.

A cet évêque qui donne l'impression de se mouiller, je me permettrai discrètement de faire remarquer que :
- peu de ses confrères ont soutenu le combat éthique ces quarante dernières années; que les laîcs sont déjà depuis deux générations sur le front (ceci explique cela: c'est aussi à l'origine des manifs );
- qu'une lettre avec quelques points ne permettra pas de gagner la guerre;
- que les moyens sont spirituels avant tout, on est d'accord, alors que le clergé soit là pour les donner.Et arrête la persécution anti- tout; anti-catho-tradi; anti-col-romain; aint- anti-liturgie etc.

Y en a marre.

Au lieu de donner des leçons d'éthique, où, semble-t-il, les laïcs engagés sont relativement en pointe, on attend l'ouverture des églises et les rappels à la prière; la liturgie libérée; les écoles VRAIMENT CATHOLIQUES dans le contenu de leur enseignement, avec Jésus dans les classes, et autre chose qu'un programme des Lumières pour avoir au mieux des examens; des universités de médecine et de professions paramédicales avec une vraie éthique qui nous préservent de l'euthanasie programmée, l'avortement par empathie, et l'acharnement anti-humain.
La mise en place d'une entr'aide sociale catholique vraie ( il va bien falloir se retrousser les manches pour arriver sinon on va tous en claquer) (personnellement, devoir être siphonnée en cotisations sociales pour les soins et savoir que ce système finance toute cette culture de mort, c'est épouvantable)..

Enfin bref, tout un programme...



bref, comme disait la chanson:
'Et M... pour le roi d'Angleterre qui nous a dé-claré la guerre"


bon.
Dernière conclusion: l'avantage pour les laïcs qui en ont "mangé" ces dernières décennies, c'est que le carpaccio de l'effort quotidien leur a donné finalement un cuir qui va sans doute surprendre les politiques. Résistants, je vous le dis, très résistants.



images/icones/2e.gif  ( 721742 )au secours! le fil;;; par erminig (2013-05-19 20:02:21) 
[en réponse à 721738]

ne suit pas tout à fait l'insertion temporel des posts!

désolée et bon courage aux liseurs!
images/icones/1b.gif  ( 721756 )Attention, vous êtes tout vert ! par Paterculus (2013-05-19 21:17:35) 
[en réponse à 721726]

Ne trouvez-vous pas que c'est meilleur que d'habitude ?
Autrefois, on aurait taxé les veilleurs d'extrémistes non-mandatés.
Rappelez-vous, il n'y a pas si longtemps, on disait que les mêmes étaient des "idiots sympathiques".
On leur reprochait d'être violents !

Il faut savoir saluer les progrès de la charité dans l'Eglise dite de France.
Tenez, par exemple, il y a une quinzaine d'années, un évêque a dénoncé dans la presse les séminaires parallèles. Étaient visés principalement les séminaires de la communauté Saint Martin et de la société Saint Jean-Marie Vianney.
Moi, j'ai fêté cela ! J'ai écrit à Mgr Guérin, le fondateur de la communauté Saint Martin, que je me réjouissais des progrès de la charité dans l'Eglise dite de France, car j'étais qualifié de "séminariste sauvage" quand j'étais à Fribourg en Suisse dans les années septante, tandis que les séminaristes des années nonante à Candé sur Beuvron n'étaient plus qualifiés que de "parallèles".

Donc ce message de Mgr Brunin me paraît signe d'un renouveau.
Au temps de la loi sur l'avortement, on n'en avait pas eu autant.

D'accord, c'est encore insuffisant, mais c'est déjà cela.

Don des langues, dites-vous : de chat, comme la bouillie dont vous parlez ?

VdP
images/icones/fleche2.gif  ( 721777 )Encourageons nos évêques, car ils en ont vraiment besoin. par Scrutator Sapientiæ (2013-05-19 22:38:35) 
[en réponse à 721756]

Bonsoir, bon dimanche de Pentecôte, et merci beaucoup, Paterculus.

1. Je souscris pleinement à votre message ; très souvent (il est vrai qu'il arrive "parfois" qu'il y ait "de quoi"), nous incriminons ou récriminons, en circuit fermé, contre nos évêques, alors que nous devrions les encourager, car c'est nécessaire, et les féliciter, quand c'est possible, d'une manière constructive et positive, avec diplomatie et discernement, sans candeur, mais non sans chaleur, sans cruauté ni dureté, mais non sans énergie ni fermeté.

2. En 2011, c'est en matière "culturelle", que le climat a commencé à changer ; en 2012, c'est en matière "sociétale" que le climat a continué à changer, lentement, partiellement, mais d'une manière qui n'était pas sérieusement envisageable, imaginable, même dans les années 1980 ou 1990. Et vous avez raison de souligner le fait qu'en 1975 nous n'avons pas eu droit à ce type de texte, de la part d'un évêque membre de la CEF.

3. A ce sujet, voici ce que je viens de retrouver sur internet : Ici.

4. Je considère que nous avons toujours intérêt à écrire à nos évêques, non pour nous défouler, ni pour les accabler, mais pour leur préciser ou leur rappeler dans quelle mesure ils doivent pouvoir, conformément à leur rôle, nous éclairer davantage, y compris sur les aspects ou enjeux qu'ils ont peut-être "parfois" tendance à maintenir dans l'obscurité, parce que ce sont les aspects ou enjeux qui se prêtent le moins à une pastorale consensuelle.

5. Je pense ici, en particulier, aux "jeunes" évêques, compte tenu, en tout cas, de l'âge de leurs frères aînés ; il ne doit pas être facile de réfléchir et de réagir, d'une manière résistante et vigilante, en ce moment, sur ces questions, alors que, pendant au moins un demi-siècle, la majorité de leurs prédécesseurs a été négligente ou nonchalante, bienveillante sans vigilance, notamment face à l'individualisme, au collectivisme, et aux religions non chrétiennes.

Je vous souhaite une bonne nuit et vous dis à bientôt.

Scrutator.