Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 721358 )François I° : "quand les pasteurs deviennent des loups" par jejomau (2013-05-15 23:07:05) 

Aujourd'hui le Saint-Père n'a pas mâché ses mots envers les pasteurs "qui se laissent gagner par la tentation de l’argent et de la vanité du carriérisme" .

Remarquez.... Ca fait du bien ! Nous avons nous-mêmes à titre personnel eu des propos d'une très grande sévérité pour ces évêques ou prêtres qui, assurés de leur retraite, d'un "salaire" minimal, préfèrent rester confortablement rester assis dans leur cure, vêtus élégamment de leur costard-cravate atteints par la maladie de la réunionite .

Il rappelle la parole de Saint Augustin : « C’est la vérité ! Quand un prêtre, un évêque, est mû par l’argent, le peuple ne l’aime pas et cela est un signe. Et lui-même finit mal ».

Parfois il faut appeler un "chat" un "chat" . Et c'est ce que fait notre pape : à découvrir sur NEWSVA !

Bien entendu, à nous maintenant de prier encore plus et plus souvent pour nos prêtres qui ont tant besoin de nous, soit dans leur malheur (qui finira par être le malheur du peuple), soit pour un accroissement de Grâces en leur faveur afin que le Seigneur ne finisse pas par nous compter dans les ingrats quand Il nous donne de belles vocations....
images/icones/neutre.gif  ( 721362 )intéressant par Aigle (2013-05-16 07:26:08) 
[en réponse à 721358]

les propos du nouveau pape sont toujours frappé au coin du bon sens. Leur limite est que parfois on peut les interpréter différemment.

Pour la masse des journaux et des "chrétiens de gauche", le carriérisme da sl'Eglise et l'absence d'amour entre évêque et troupeau serait caractéristique d'une Eglise préconciliaire dont l'épiscopat aurait été constitué de juristes froids, sans coeur et tacticiens. Bref les grands reproches adressés (injustement à mon avis) à Pie XII.

Tandis que l'évêque conciliaire correspondrait au portrait tracé par le pape François.

Pour ma part je n'en crois rien.

Le carriériste au sein de la curie romaine a surfé depuis 1965 sur l'idéologie conciliaire pour assurer son avancement. Je pense qu'au moins jusque 2005 s'exprimer en faveur du VOM n'était pas utiles pour faire carrière bien au contraire.

Le carriériste épiscopal était de même celui qui ne se battait pas conter Golias, n'accueillait pas la FSSP ou l'opus die (et je ne parle pas de la FSSPX !), fermait les yeux sur les abus sexuels ou les désordres financiers. Mgr Pican à Bayeux ou Mgr Lacrampe à Ajaccio n'ont guère briller par leur courage. Ils étaient pourtant de bons conciliaires - et même assez progressistes.
images/icones/neutre.gif  ( 721385 )je retourne ma veste par Mandrier (2013-05-16 10:52:35) 
[en réponse à 721362]

Le carriériste était libéral au début du règne de Pie IX, réactionnaire à la fin, il était ralliériste avec Leon XIII et anti-moderniste avec saint Pie X, oecuméniste depuis Paul VI il arbore maintenant comme la plus belle des décoration une pauvreté aussi onéreuse que tapageuse.

Ainsi en est-il de beaucoup de prélats que nous avions cru être devenus presque traditionalistes sous Benoît XVI et cela nous étonne et nous attriste.

Mais bien sûr chacun voit toujours midi à sa porte.
images/icones/ancre2.gif  ( 721456 )Cela me rappelle... par Paterculus (2013-05-16 23:06:20) 
[en réponse à 721385]

... cet évêque qui m'a écrit qu'il est mauvais pour le peuple de prier habituellement dans une langue qui n'est pas la sienne, et puis qui est allé présider une messe VOM : on avait changé de Pape entre temps.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 721395 )traditionnel sauf peut-être par Luc Perrin (2013-05-16 12:02:40) 
[en réponse à 721358]

cette curieuse conclusion en forme d'audimat épiscopal et clérical :

"Soif et vanité : voici les deux tentations dont parle saint Augustin : « C’est la vérité ! Quand un prêtre, un évêque, est mû par l’argent, le peuple ne l’aime pas et cela est un signe. Et lui-même finit mal ».
(texte sur le lien donné).

"Le peuple ne l'aime pas" ? Est-ce un critère en soi ? encore plus un signe d'ascétisme ?
J'en doute fort, je pencherais même presque vers l'inverse ... la vanité et le suivisme ne sont guère des vertus et je n'ai pas besoin d'Augustin pour le savoir.

Notre Seigneur lui-même, pauvre non ?, a-t-il cherché toujours à être "populaire" et au top 10 des personnalités de son temps ?
En tout cas en 33, avant sa mise à mort, il était très impopulaire si l'on en croit les Écritures. Bref la popularité n'est pas un critère à mon très humble avis, du moins pas un critère en soi seul et suffisant.


D'autre part, il est justement de la responsabilité ultime du pape aidé de la Curie (la Congrégation des évêques spécialement mais aussi la Secrétairerie d'État), aidé aussi des Conférences épiscopales et de tous ceux/celles qui sont consulté(e)s dans le processus d'éviter les "carriéristes" spécialement incompétents et peu porteurs de l'Évangile. Vaste problème qui n'est pas si simple à traiter ...
images/icones/heho.gif  ( 721406 )Pas d'accord... Le "peuple" est divin, pas marxiste... par Glycéra (2013-05-16 13:55:00) 
[en réponse à 721395]

Ce titre en raccourci dit que le peuple est bien nécessaire :
pas de sacre de roi sans d'abord l'élection parmi les pairs, le hissage d'acclamation sur le pavois.
Même pour le Pape, pas de papauté valide sans l'acclamation du peuple, qui vient sur la place St Pierre.

Le peuple n'a pas condamné Jésus.
Le peuple le suivait partout, même quand on l'a chassé des synagogues.

C'est le gratin qui a détesté Jésus.
C'est le sanhédrin qui a poussé les présents, et peut-être même les a payé pour crier "Crucifice !".


Non, je ne suis absolument pas d'accord avec vous : le peuple est aimé de Dieu, car lui a accès à Dieu, et ne se trompe pas dans son amour.
Ce coeur que les gens qui fabriquent des règles et des trucs n'ont pas !

Glycéra