
( 720705 )
Réforme de la Curie par Aigle (2013-05-08 23:24:01)
depuis quelques temps on ne cesse d'évoquer une nécessaire réforme de la curie soit pour éviter les couacs et dysfonctionnements divers soit pour éviter que la volonté du pape ne soit bloquée par ses propres subordonnés. Pourquoi pas ?
Toutefois, mon expérience personnelle du fonctionnement des institutions est que lorsqu'un chef (ou un groupe majoritaire) sait ce qu'il veut réellement faire, il trouve aisément l'organisation adaptée à son but.
Si vous n'avez pas de but clair - ou que vous ne souhaitez pas réellement l'atteindre - vous aurez évidemment du mal à trouver une bonne organisation.
Cela dit, je ne doute pas un instant que SS le pape Benoît XVI n'ait sincèrement voulu lutter contre le relativisme, les abus sexuels et n'ait voulu la réconciliation avec la FSSPX. Pourtant il n'a guère traduit ses intentions en actes nombreux et concrets même s'il en a eu : le MP SP, les discussions doctrinales, quelques nominations épiscopales par exemple.
Pourquoi ?

( 720775 )
bonne analyse par Luc Perrin (2013-05-10 00:39:09)
[en réponse à 720705]
Je suis peu convaincu par le consensus médiatique autour de cette formule valise "réforme de la Curie".
Pour quoi faire ?
Des adaptations mineures sont toujours utiles depuis saint Pie X elles ont été faites quand elles sont nécessaires.
Mais in fine, ce qui importe ce sont :
1) l'orientation donnée par le pape : Benoît XVI n'en pas a pas donné vraiment
2) la traduction de cette orientation dans le choix des hommes pour la porter : or Benoît XVI a multiplié les choix bizarres, erratiques, jusqu'en 2012. Entre les cardinaux Ravasi et Burke ? entre les cardinaux Hummes puis Aviz et le cardinal Canizares ? sans parler de l'énigmatique secrétaire d'Etat, très effacé et soucieux d'abord de nommer des salésiens partout.
Bref une Curie tirant à hue et à dia et des prélats parfois très loin des idées ratzinguériennes voire opposés à elles.
Imaginons F. Hollande avec M. Copé à l'Intérieur, Mélenchon à l'économie et Marine à la Justice, Martine étant Premier ministre ...
On peut penser que ce gouvernement serait cahotique. Une réforme des ministères n'y changerait rien puisque l'incohérence viendrait des personnes choisies pas de l'organigramme.
C'est peu ou prou l'état de la question depuis Jean-Paul II, aggravé sous Benoît XVI.