Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=719830
images/icones/attention.gif  ( 719830 )Les francs-maçons italiens soutiennent le pape François par Alonié de Lestre (2013-05-02 10:51:35) 

Il Gran Maestro Raffi: "Con Papa Francesco nulla sarà più come prima. Chiara la scelta di fraternità per una Chiesa del dialogo, non contaminata dalle logiche e dalle tentazioni del potere temporale"

"Uomo dei poveri e lontano dalla Curia. Fraternità e voglia di dialogo le sue prime parole concrete: forse nella Chiesa nulla sarà più come prima. Il nostro auspicio è che il pontificato di Francesco, il Papa che 'viene dalla fine del mondo' possa segnare il ritorno della Chiesa-Parola rispetto alla Chiesa-istituzione, promuovendo un confronto aperto con il mondo contemporaneo, con credenti e non, secondo la primavera del Vaticano II". Gustavo Raffi, Gran Maestro del Grande Oriente d'Italia, commenta così l'inizio del pontificato di Francesco, al secolo Jorge Mario Bergoglio.

"Il gesuita che è vicino agli ultimi della storia - prosegue Raffi - ha la grande occasione per mostrare al mondo il volto di una Chiesa che deve recuperare l'annuncio di una nuova umanità, non il peso di un'istituzione che si arrocca a difesa dei propri privilegi. Bergoglio conosce la vita reale e ricorderà la lezione di uno dei suoi teologi di riferimento, Romano Guardini, per il quale non si può staccare la verità dall'amore".

"La semplice croce che ha indossato sulla veste bianca - conclude il Gran Maestro di Palazzo Giustiniani - lascia sperare che una Chiesa del popolo ritrovi la capacità di dialogare con tutti gli uomini di buona volontà e con la Massoneria che, come insegna l'esperienza dell'America Latina, lavora per il bene e il progresso dell'umanità, avendo come riferimenti Bolivar, Allende e José Martí, solo per citarne alcuni. E' questa la 'fumata bianca' che aspettiamo dalla Chiesa del nostro tempo".

Roma, Villa il Vascello 14 marzo 2013

Traduction

Le Grand Maître Raffi: «Avec le pape François, rien ne sera plus comme avant, il s'agit d'un choix clair de fraternité pour une Église de dialogue, qui n'est pas contaminée par les tentations et la logique du pouvoir temporel."

Je m'applique à traduire le reste correctement...
images/icones/fleche2.gif  ( 719836 )Christianisme vertical ou Christianisme horizontal ? par Jean-Paul PARFU (2013-05-02 11:12:58) 
[en réponse à 719830]

L'Eglise est à la croisée des chemins !

Le Christianisme vertical, c'est le Christianisme de Jésus-Christ ; le Christianisme horizontal, c'est la Franc-Maçonnerie !
images/icones/carnet.gif  ( 719837 )Traduction complète par Alonié de Lestre (2013-05-02 11:20:14) 
[en réponse à 719830]

"Un homme des pauvres loin de la Curie. Fraternité et désir de dialogue furent ses premières paroles concrètes. Peut-être que rien dans l'Église ne sera plus comme avant. Notre espoir est que le pontificat de François, le Pape qui « vient du bout du monde » puisse marquer le retour à l'Église-Parole à la place de l'Église-institution, promouvoir un dialogue ouvert avec le monde contemporain, avec les croyants et non-croyants, après le printemps de Vatican II". Ce sont les commentaires de Gustavo Raffi, Grand Maître du Grand Orient d'Italie, au début du pontificat de François, Jorge Mario Bergoglio dans le monde.

« Le jésuite qui est proche des plus petits de l'histoire», poursuit Raffi, "a la grande chance de montrer au monde le visage d'une Église qui doit récupérer l'annonce d'une nouvelle humanité, et non pas le poids d'une institution qui se referme pour la défense de ses propres privilèges. Bergoglio connait la vraie vie et se souviendra de la leçon d'un de ses théologiens favoris, Romano Guardini, pour qui, la vérité de l'amour ne peut pas être arrêtée.

"La simple croix qu'il portait sur sa soutane blanche», conclut le Grand Maître du Palazzo Giustiniani, "nous laisse espérer qu’une Église du peuple va redécouvrir sa capacité à dialoguer avec tous les hommes de bonne volonté et avec la franc-maçonnerie qui, comme l'expérience de l'Amérique latine nous l’enseigne, travaille pour le bien et le progrès de l’humanité, comme l’ont montré Bolivar, Allende et José Martí, pour n'en nommer que quelques-uns. C'est la «fumée blanche» que nous attendons de l'Eglise de notre temps ».

Rome, Villa il Vascello 14 mars 2013
images/icones/1v.gif  ( 719838 )remarquez par jejomau (2013-05-02 11:41:05) 
[en réponse à 719830]

Comment attaquer le plus sournoisement qu'il soit l'Eglise et le lien unissant les fidèles catholiques au Saint-Père si ce n'est que de faire exprès de révéler une telle position en faveur du Saint-Père... publiquement ?

Si le Grand-Maître avait déclaré que ce pape était haïssable : il aurait provoqué un sentiment encore plus fort d'admiration des fidèles envers le pape.

En déclarant que ce pape convient parfaitement à la Franc-Maçonnerie, il cherche à provoquer la zizanie, non ?

images/icones/neutre.gif  ( 719841 )Zizanie, non, pas tellement.... par Pol (2013-05-02 12:08:13) 
[en réponse à 719838]

....car, franchement, qu'est-ce qui reste comme resistance et volonté de combattre ? l'Anglais dirait : " who cares?"
Je pense plutot que si le GO encensait le pape en quelque facon, ce serait pour endormir encore plus les Catholiques. N'oublions pas : ils sont malins et demeurent nos ennemis les plus redoutables. Heureusement que nous possedons les armes surnaturelles, nous pouvons tenir indefiniment et en plus nous sommes garantis que l'Eglise tiendra le coup.
Beaucoup de Pretres et beaucoup de saints Pretres. St Pie X, priez pour nous.
images/icones/3f.gif  ( 719843 )Le Grand Orient d'Italie a voulu décorer Jean Paul II par Jean-Paul PARFU (2013-05-02 12:31:36) 
[en réponse à 719841]

En 1996, le Grand Orient d'Italie a voulu attibuer à Jean Paul II le prix "Galileo Galilei", la plus haute distinction de la maçonnerie italienne.

Voir ici

Nous en sommes là.

Et vous remarquerez aussi que c'est toujours à l'Eglise de faire un pas vers la représentation maçonnique du monde et jamais aux Maçons de faire un pas vers celle de l'Eglise !
images/icones/neutre.gif  ( 719844 )préparatifs? par Marek (2013-05-02 12:38:31) 
[en réponse à 719838]

Remarquez-bien que Paul VI faisait déjà des déclarations publiques et officielles de solidarité à la franc-maçonnerie internationale à la tribune de l'ONU : "nous aussi nous avons le culte de l'homme". Benoît XVI ne semblait pas être un farouche combattant du Règne Social de NSJC. Mais pour les frères 3 points, François semble encore mieux. La mise en place stratégique s'achève-t-elle avant l'offensive d'automne?
images/icones/neutre.gif  ( 719845 )La Phrase dans son entier est plutôt une condamnation par Ritter (2013-05-02 12:44:05) 
[en réponse à 719844]


nous aussi nous avons le culte de l'homme



Si on ne lit que cela, effectivement vous semblez avoir raison, mais en lisant l'intégralité, c'est une autre dimension.

Cordialement

images/icones/2e.gif  ( 719846 )En lisant l'intégralité, c'est pire encore ! par Jean-Paul PARFU (2013-05-02 12:48:35) 
[en réponse à 719845]

"La religion du Dieu qui s'est fait homme a rencontré la religion de l'homme qui se fait dieu !!!"

Comment un Pape (Paul VI en l'occurence) a-t-il pu prononcer de telles paroles ???
images/icones/neutre.gif  ( 719847 )Ici aussi hélas la citation est tronquée par Ritter (2013-05-02 12:56:54) 
[en réponse à 719846]


Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme



Source
images/icones/fleche2.gif  ( 719864 )Votre pseudo-rectification ne change rien du tout ! par Jean-Paul PARFU (2013-05-02 14:04:39) 
[en réponse à 719847]

Ritter-Anton-Jacquou.

Par ailleurs, vous vous égarez en pensant qu'être chrétien et catholique, c'est systématiquement prendre la défense du Pape !
images/icones/1g.gif  ( 719867 )Je pense que c'est bon maintenant par Le Webmestre (2013-05-02 14:15:03) 
[en réponse à 719864]

Tout le monde a compris qui était Ritter. Ce qui compte à mes yeux, c'est précisément que ceci ait été convenu d'un commun accord avant son inscription. Inutile donc à tel ou tel désormais de jouer les Zercule Poirot en croyant révéler un scoop. Supportez donc Ritter au même titre que d'autres. Merci.

XA
images/icones/fleche2.gif  ( 719848 )bonne question! par Lycobates (2013-05-02 13:02:56) 
[en réponse à 719846]

Ce fameux credo hoministe plutôt ahurissant (il ne semble pas avoir ahuri les auditeurs mitrés à la basilique Saint Pierre) ne date pas de l'allocution à la tribune de l'ONU, mais de quelques semaines plus tard, du 7 décembre 1965, et fut intitulé "Homilia ad patres conciliares habita a summo pontifice, missae concelebratione peragente, in ultima oecumenicae synodi publica sessione, in qua declaratio de libertate religiosa, decreta de activitate missionali ecclesiae et de presbyterorum ministerio et vita, constitutio pastorali de ecclesia in mundo huius temporis approbata et promulgata sunt".

È tutto dire!


Pour le contexte:

"Religio, id est cultus Dei, qui homo fieri voluit, atque religio - talis enim est aestimanda - id est cultus hominis, qui fieri vult Deus, inter se congressae sunt. Quid tamen accidit? Certamen, proelium, anathema? Id sane haberi potuerat, sed plane non accidit. Vetus illa de bono Samaritano narratio excmplum fuit atque norma, ad quam Concilii nostri spiritualis ratio directa est. Etenim, immensus quidam erga homines amor Concilium penitus pervasit. Perspectae et iterum consideratae hominum necessitates, quae eo molestiores fiunt, quo magis huius terrae filius crescit, totum nostrae huius Synodi studium detinuerunt. Hanc saltem laudem Concilio tribuite, vos, nostra hac aetate cultores humanitatis, qui veritates rerum naturam transcendentes renuitis, iidemque novum nostrum humanitatis studium agnoscite: nam nos etiam, immo nos prae ceteris, hominis sumus cultores."
images/icones/info2.gif  ( 719851 )source par Lycobates (2013-05-02 13:09:05) 
[en réponse à 719848]

"Acta Apostolicae Sedis" 58 (1966) pp. 55-56.
images/icones/heho.gif  ( 719857 )dans la traduction française par Lycobates (2013-05-02 13:45:10) 
[en réponse à 719851]

citée par Ritter (renvoyant au lien de la FSSPX), il faut corriger c.q. ajouter certaines choses, parfois non sans importance!
Ici entre crochets [-]:

"La religion [c.-à-d. le culte] du Dieu qui s’est fait homme [qui a voulu se faire homme] s’est rencontrée avec la religion (car c’en est une) [c.-à-d. le culte] de l’homme qui se fait Dieu [qui veut se faire Dieu]. Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème ?
Cela pouvait [aurait pu /potuerat a valeur de potuisset] arriver ; mais cela n’a pas eu lieu. La vieille histoire du [bon] Samaritain a été le modèle [et la norme] de la spiritualité du Concile. [Car u]ne sympathie sans bornes [pour les hommes] l’a envahi tout entier.
La découverte [L'intelligence et la reprise en considération] des besoins humains (et ils sont d’autant plus grands [pressants, douloureux] que le fils de la terre se fait plus grand) a absorbé [toute] l’attention de notre synode. Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes [qui reniez les vérités transcendentales /!!], et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme."

"Religio, id est cultus Dei, qui homo fieri voluit, atque religio - talis enim est aestimanda - id est cultus hominis, qui fieri vult Deus, inter se congressae sunt. Quid tamen accidit? Certamen, proelium, anathema? Id sane haberi potuerat, sed plane non accidit. Vetus illa de bono Samaritano narratio exemplum fuit atque norma, ad quam Concilii nostri spiritualis ratio directa est. Etenim, immensus quidam erga homines amor Concilium penitus pervasit. Perspectae et iterum consideratae hominum necessitates, quae eo molestiores fiunt, quo magis huius terrae filius crescit, totum nostrae huius Synodi studium detinuerunt. Hanc saltem laudem Concilio tribuite, vos, nostra hac aetate cultores humanitatis, qui veritates rerum naturam transcendentes renuitis, iidemque novum nostrum humanitatis studium agnoscite: nam nos etiam, immo nos prae ceteris, hominis sumus cultores."
images/icones/abbe1.gif  ( 719859 )dans la messe on trouve par jejomau (2013-05-02 13:53:07) 
[en réponse à 719857]

également quelque chose de très, très approchant au début de l'Offertoire quand le prêtre bénit l’eau devant être mêlée dans le calice, disant : :

Dieu qui d’une manière admirable avez créé la nature humaine dans sa noblesse, et l’avez restaurée d’une manière plus admirable encore, accordez-nous, selon le mystère de cette eau et de ce vin, de prendre part à la divinité de celui qui a daigné partager notre humanité, Jésus-Christ votre Fils, notre Seigneur, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous en l’unité du Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il


images/icones/neutre.gif  ( 719866 )Incarnation par Marek (2013-05-02 14:12:34) 
[en réponse à 719859]

Evidemment, c'est tout le mystère de l'Incarnation qui est résumé là. Si vous trouvez cela "très, très approchant" de la négation de la transcendance et de la divinité du Christ par les "humanistes modernes" nous risquons dans ce Forum d'être quelques-uns à ne pas être d'accord avec vous (vous admirerez la suavité de ma périphrase)
images/icones/1e.gif  ( 719868 )bah par jejomau (2013-05-02 14:15:44) 
[en réponse à 719866]

Je voulais mettre un peu de piment..... Tant qu'on y est !
images/icones/heho.gif  ( 719870 )il y a par Lycobates (2013-05-02 14:20:00) 
[en réponse à 719859]

un abîme entre Dieu qui par Sa grâce assume et élève la nature humaine, et l'homme qui s'érige, autonome, en reniant le surnaturel, en dieu.

Au fond l'estompage (et par là, la négation) de la différence fondamentale entre nature et surnaturel, entre nature et grâce, est un point typique, et peut-être le plus dangereux, du modernisme ambiant.
C'est un monisme qui aboutit dans l'athéisme pur et dur, ou dans une gnose pseudoreligieuse à sauce humaniste, selon les tempéraments.

Prenez garde!
images/icones/neutre.gif  ( 719863 )crochets par Marek (2013-05-02 14:04:18) 
[en réponse à 719857]

"[Car u]ne sympathie sans bornes [pour les hommes] l’a envahi tout entier."
"Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes [qui reniez les vérités transcendentales /!!], et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme."

OK, ces deux crochets atténuent un peu l'agressivité du texte :
1) la sympathie est pour les hommes en général et pas seulement pour les francs-maçons en particulier
2) on reconnait que les francs-macs nient les vérités transcendentales, mais sans porter de jugement négatif sur cette négation. J'aurais préféré les "vérités transcendantes" aux "transcendentales", mais passons.

Il n'en reste pas moins que ce pauvre Paul VI bifrons, torturé, tiraillé à son habitude, donne des gages officiels à nos ennemis acharnés, les "humanistes modernes", et que cela continue.
images/icones/heho.gif  ( 719873 )je crois au contraire par Lycobates (2013-05-02 14:34:18) 
[en réponse à 719863]

que loin d'en atténuer la portée, l'ajout "qui reniez les vérités transcendantes" [merci de me corriger!] dans l'hommage à l'humanisme athée, aurait dû rendre les auditeurs de cette homélie encore plus perplexes!

Mais bon, peut-être ils étaient sourds, assoupis, distraits, ou le micro ne marchait pas bien, ou bien tout simplement ils ne connaissaient pas de latin, et leur peritus prenait le café au Bar-Jona. Il y avait de tout chez les Pères conciliaires.

L'un d'eux, le cardinal Siri, est mort aujourd’hui il y a 24 ans, le 2 mai 1989.
Il ne s'est pas levé dans la Basilique pour dire "non possumus", pas plus que les autres.
Prions aujourd'hui pour son âme.
images/icones/neutre.gif  ( 719858 )condamnation de quoi? par Marek (2013-05-02 13:46:21) 
[en réponse à 719845]

J'aime bien votre source, FSSPX, qui démontre exactement le contraire de ce que vous voulez nous faire croire. Ou du moins ce que nous croyons que vous voulez nous faire croire. Car, selon vous, qu'est ce que Paul VI cherchait exactement à condamner? En fait, je suis comme vous : le visage hideux de la réalité me fout les boules!
images/icones/neutre.gif  ( 719885 )Je précise que le texte de la source est tronquée. par Ritter (2013-05-02 16:50:39) 
[en réponse à 719858]

Et je ne veux rien vous faire croire. Mais comment travailler sur une citation tronquée.




Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme. »



Ici le pape s'adresse aux émules de Rousseau, des lumières (Humanistes modernes) Ces humanistes émules de Rousseau des Lumières qui renoncent à la transcendance des choses suprêmes, qui ont un culte de l'homme bien imparfait.
Le culte de l'homme dont il est question est l'homme créature, qui est différent de l'homme des lumières, de Rousseau.
Mais le sens de culte de l'homme est alors différent.

Nous aussi plus que quiconque, l'homme ici défendu par le Pape, est un homme qui à une âme éternelle, un homme pour lequel l'on ne peut renoncer à la transcendance des choses suprêmes.


Il y a bien une condamnation.
Le choc qui n'a pas eu lieu, c'est la condamnation brute, mais la condamnation existe, elle n'est pas formulée, mais la différence est établie.
Quel culte de l'homme prétendez vous avoir, en ayant renoncé à la transcendance des choses suprêmes? De quel homme avez vous le culte? De quel homme s'agit-il? vous humanistes modernes, sont les questions qui jaillissent que l'on doit se poser.

Aussi le Saint Père peut-il écrire nous aussi, NOUS PLUS QUE QUICONQUE, nous avons le culte de l'homme.
Le culte de l'homme c'est ici le soin, la vénération que l’Église apporte à la créature, créature qui lui est confiée, pour qu'elle soit sauvée.

Cordialement.
images/icones/neutre.gif  ( 719893 )anathèmes par Marek (2013-05-02 18:19:13) 
[en réponse à 719885]

"Qu’est-il arrivé ? Un choc, une lutte, un anathème?" Ben non, rien de tout cela. C'est dommage, car les papes jusqu'à Pie XII compris avaient largement anathématisé la franc-maçonnerie, et tout était clair. Mais Jean XXIII, l'ami du franc-maçon Marsaudon, l'a dit à l'entrée de Vatican II : "pas d'anathèmes, pas de condamnations, du dialogue avant toute chose". Et l'on voit aujourd'hui où cela nous a menés. Pauvres intégristes bornés qui ne comprennent que le premier degré et sont allergiques aux finasseries du libéralisme. Heureusement, le chevalier Ritter est là pour leur ôter la peau de saucisson qui leur recouvre les yeux.
images/icones/fleche2.gif  ( 719911 )Voici le discours de Paul VI + une remarque. par Scrutator Sapientiæ (2013-05-02 22:02:07) 
[en réponse à 719893]

Bonsoir Marek,

1. Voici le discours de Paul VI, en date du 8 décembre 1965, lors de la clôture du Concile :

Le discours de clôture du Concile.

2. Voici la remarque, qui est sans doute le reflet de ma candeur :

Paul VI

- dit d'abord ceci :

" La religion du Dieu qui s'est fait homme s'est rencontrée avec la religion (car c'en est une) de l'homme qui se fait Dieu. "

- puis dit ensuite ceci :

" Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l'homme. "

- mais ne dit pas du tout, et aurait peut-être dû dire, ceci :

" Reconnaissez-lui (au moins) ce mérite, vous, humanistes modernes, qui RENIEZ la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre (nouvel) humanisme, QUI EST LE CHRISTIANISME LUI-MEME : nous (aussi), nous plus que quiconque, nous avons le culte DU DIEU FAIT HOMME. "

3. Il me semble en effet ce qui suit :

I - Les humanistes modernes ne renoncent pas à la transcendance des choses suprêmes, mais RENIENT la transcendance des choses suprêmes, ce qui n'est pas du tout la même chose : de leur propre point de vue,

a) non seulement ils renoncent à "une chose" qui a cessé de leur être utile,

b) mais en outre et surtout ils renient "une chose" qui est devenue un obstacle,

ce qui n'est pas du tout la même chose qu'un renoncement consécutif à la seule constatation "objective" d'une inutilité absolument définitive, d'une obsolescence absolument irréversible du christianisme.

C'est ainsi que pour les humanistes modernes les plus radicaux et les plus substantiels, Dieu n'est pas une hypothèse inutile, mais un RIVAL.

Dieu, le seul vrai Dieu, Père, Fils, Esprit, n'est pas avant tout dépassé, il est avant tout dérangeant ; c'est quand les hommes d'Eglise ne veulent plus que le seul vrai Dieu soit dérangeant, y compris, peut-être, pour eux-mêmes, que Dieu commence à être dépassé, peut-être bien parce que l'humaniste moderne trouvera toujours plus arrangeant qu'un Dieu qui ne lui est plus présenté que d'une manière arrangeante, ou, en tout cas, la moins dérangeante possible.

II - Le coeur nucléaire du culte, dans le cadre du christianisme, n'est pas "le culte de l'homme", mais "le culte du Dieu fait homme", ce qui, là aussi, n'est pas du tout la même chose.

Le culte de l'homme est "horizontaliste", là où le culte du Dieu fait homme est "verticalisant".

Demandeur et preneur de toute remarque ou suggestion, je vous souhaite à tous une bonne nuit.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 719920 )On renonce par Ritter (2013-05-02 23:03:26) 
[en réponse à 719911]

On renonce à Satan à ses Pompes et à ses Œuvres.
Donc renier n'est pas nécessaire, renoncer est suffisant et traduit bien aussi la nuance que vous faites ressortir.

Cordialement.
images/icones/heho.gif  ( 719931 )trois remarques par Lycobates (2013-05-03 00:28:07) 
[en réponse à 719911]

puisque vous y invitez, cher Scrutateur de la Sagesse!

1) Le "discours" n'est pas un discours (mot de contexte plutôt profane à mon avis) mais une "homélie" lors de la concélébration (une des premières) ce jour de la clôture. Je vous laisse juge d'une homélie pareille.

2) C'était le 7 décembre, pas le 8, vigile de l'Immaculée, l'année 1965, jour de jeûne et qui le sera à jamais.

3) Ne vous fiez jamais à la traduction. Elle n'est pas assez forte.
"Renuere" n'est pas "renoncer", c'est "renier", "refuser", "prohiber", "ne pas consentir". Aussi dans les trois dictionnaires FR-LAT-FR que j'ai sous la main ce soir.

"Renoncer" serait repudiare, dimittere, absistere/desistere, abicere, deponere.

Les humanistes athées, en effet, ne renoncent point, mais renient, et le prédicateur de la Basilique les affirme.
Les gnostiques teilhardiens ne croient pas en un Dieu fait homme, ils croient en l'homme qui se fait dieu, et dont le Christ n'est que le symbole parfait.
Comme vous dites: Le culte de l'homme est "horizontaliste", là où le culte du Dieu fait homme est "verticalisant".
Il suffit de repasser en revue les années depuis 1965 pour savoir lequel des deux cultes a prévalu.
La session du 7 décembre s'avère par conséquent non seulement une clôture, mais une constituante.

Veritas liberabit nos.

Cordialement
images/icones/fleche2.gif  ( 719945 )Merci beaucoup + un autre extrait, "inouï", du même texte. par Scrutator Sapientiæ (2013-05-03 10:59:01) 
[en réponse à 719931]

Bonjour et merci, Lycobates.

Tout d'abord, merci beaucoup pour vos précisions, sur les circonstances et la date de cette "homélie" et non de ce discours.

Il y a bien une homélie de la cérémonie de clôture du Concile, en date du 8 décembre, mais il s'agit d'un autre texte, que l'on trouve de la page 255 à la page 260 de l'ouvrage : "Jean XXIII / Paul VI : Discours au Concile", qui a été publié par les éditions du Centurion en 1966, et qui comporte des éléments, si j'ose dire, beaucoup moins équivoques et beaucoup plus orthodoxes.

Ensuite, grâce à vous, j'ai relu "l'homélie" du 7 décembre 1965, et je suis tombé en arrêt, au contact de ce passage, qui fait suite au passage précédent :

" Et dans l'humanité, qu'a donc considéré cet auguste sénat, qui s'est mis à l'étudier sous la lumière de la divinité ? Il a considéré une fois encore l'éternel double visage de l'homme : sa misère et sa grandeur, son mal profond, indéniable, de soi inguérissable, et ce qu'il garde de bien, toujours marqué de beauté cachée et de souveraineté invincible.

Mais il faut reconnaître que ce Concile, dans le jugement qu'il a porté sur l'homme, s'est arrêté bien plus à cet aspect heureux de l'homme qu'à son aspect malheureux. Son attitude a été nettement et volontairement optimiste.

Un courant d'affection et d'admiration a débordé du Concile sur le monde humain moderne. Des erreurs ont été dénoncées. Oui, parce que c'est l'exigence de la charité comme de la vérité mais, à l'adresse des personnes, il n'y eut que rappel, respect et amour.

Au lieu de diagnostics déprimants, des remèdes encourageants ; au lieu de présages funestes, des messages de confiance sont partis du Concile vers le monde contemporain : ses valeurs ont été non seulement respectées, mais honorées ; ses efforts soutenus, ses aspirations purifiées et bénies. "

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 719957 )son mal profond, indéniable, de soi inguérissable par Marek (2013-05-03 12:05:26) 
[en réponse à 719945]

C'est quoi ce "mal profond"? Quelque chose comme le péché originel? Et le propre chef de l'église catholique le déclare inguérissable. Comme si le Fils de Dieu, Dieu lui-même, n'avait pas adopté notre condition humaine pour nous en guérir.
images/icones/1e.gif  ( 719921 )Marek par Ritter (2013-05-02 23:08:00) 
[en réponse à 719893]

Regardez une expression comme "frères ainés", dans la foi.
Elle parait "sympathique", mais elle peut être redoutable.

Voyons donc les frères aînés dans l'ancien testament.

Cain
Esau
Les frères de Joseph.

Ce ne sont pas des modèles nécessairement, même plutôt des mauvais garçons.

Alors cela est-il nécessaire.


Pauvres intégristes bornés qui ne comprennent que le premier degré et sont allergiques aux finasseries du libéralisme. Heureusement, le chevalier Ritter est là pour leur ôter la peau de saucisson qui leur recouvre les yeux.



Cordialement