Rebonjour et merci à Aigle.
Je m'exprime ici dans le contexte français, sans préjuger de ce qu'il se passe ailleurs.
1. D'une part, ce qu'il est convenu d'appeler la presse écrite d'information générale est subventionné par l'Etat et par les acquéreurs d'espaces publicitaires : le modèle économique dont il est question ici est fragile, mais il peut se passer d'un grand nombre de lecteurs.
2. Quant à la prise en compte, par les médias les plus connus, des réactions éclairées et indignées des lecteurs qui sont à la fois, par exemple, humanistes et réalistes (alors que l'hédonisme auquel je pense, et que je n'appelle pas ainsi par moralisme, mais parce qu'il est plus asservissant que libérateur pour l'esprit, est à la fois un anti-humanisme et un anti-réalisme), qu'elles soient adressées par courriel ou par courrier, je ne suis pas absolument persuadé qu'elles soient toujours immédiatement bien accueillies, ce qui ne signifie absolument pas qu'elles sont inutiles.
3. D'autre part, il y a des informations extrêmement intéressantes sur internet, y compris sur des questions situées à l'extérieur du pseudo-mariage pour presque tous, mais qui ont le malheur de ne pas être conformes à la doxa médiatique ; la radio, la télévision, les hebdomadaires, les quotidiens, n'en parleront DONC presque jamais : croyez-vous que cela soit par hasard ?
4. Soyons clairs, il y a pire que la censure par contrainte concrète et directe : il y a l'auto-censure intellectuelle, par crainte des sanctions, par manque de curiosité, de courage ou de franchise, par conformisme court-termisme, mimétisme, répétition ritualisée de tel ou tel "marc-aux-niais" périodique.
5. Internet est nécessaire, mais n'est pas suffisant : tant qu'une information, présente sur internet, est absente des médias audio-visuels, et même cette information bénéficie d'un bouche-à-oreilles, elle a du mal à exister pleinement.
6. Le plus important est de modifier, dans la durée et en profondeur, le mode de raisonnement, en appelant les choses par leur nom, et non par le nom que les médias officiels leur donnent :
a) Par exemple, avez-vous jamais entendu parler, à la radio, à la télévision, du coup d'Etat légal, mais néanmoins réel, du...oh pardon, mille excuses, je l'ai dit...
Ici.
b) Autre exemple : imaginez ne serait-ce qu'un média audio-visuel qui appellerait
- une émission de divertissement par son véritable nom, en constatant qu'il s'agit d'une émission d'abêtissement ?
- une émission de télé-réalité par son véritable nom, en constatant qu'il s'agit d'une émission de télé-facticité ?
- un journal d'information télévisé par son véritable nom, en constatant qu'il s'agit d'un journal de propagande télévisée ?
On peut rêver...
A bientôt.
Scrutator.