Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 719541 )Abbé Christian Bouchacourt : une nouvelle ère ? par Ennemond (2013-04-29 19:25:52) 

UNE NOUVELLE ÈRE ?


Il y a quelques semaines retentissait du haut de la loggia de saint Pierre de Rome, le fameux « Habemus papam ! » François Ier venait d’être élu pape. Depuis cet évènement, les médias ne cessent d’expliquer qu’une nouvelle ère s’est ouverte dans l’Eglise. Avec le nouveau Souverain Pontife, proclament-ils, l’Eglise du Christ va revenir à la source claire et rafraichissante de la pauvreté véritable et de la simplicité évangélique. Adieu mozette et ornements richement brodés, adieu cérémonial pontifical triomphaliste et vive le retour à la simplicité de « l’Eglise pauvre pour les pauvres ».(1) Le Monde applaudit à tout rompre et a déjà jeté dans les profondeurs de l’oubli son prédécesseur Benoit XVI pourtant encore vivant.

Ce dépouillement initié et encouragé par le dernier Concile Vatican II semble avoir atteint son accomplissement avec le pape François. En effet, à la différence de son prédécesseur, le nouveau pape fait peu d’allusions directes à Vatican II : il le vit ! Il est le premier Successeur de Pierre à n’avoir jamais célébré la messe traditionnelle puisqu’il fut ordonné en décembre 1969, quelques semaines après que le Novus Ordo Missæ ait été imposé.

Le Cardinal Bergoglio fut un homme totalement habité par l’esprit du concile, à la source duquel il a nourri son sacerdoce. De même que Vatican II a voulu se centrer totalement sur l’homme, de même a-t-il centré son apostolat sur celui-ci, l’orientant vers la lutte contre la pauvreté, l’injustice et la corruption. Il l’a fait avec une réelle conviction, gagnant une grande popularité auprès des déshérités. A cela il joignait une vie simple et austère.

C’est animé par ce même esprit que le Jeudi saint dernier, comme « évêque de Rome », il est allé célébrer la messe dans une prison romaine pour y laver les pieds de jeunes prisonniers parmi lesquels se trouvaient deux jeunes filles dont une était musulmane ! Nous sommes en présence d’un populisme militant.

Pour celui qui fut le primat d’Argentine, tout faste crée une barrière entre les pauvres et l’autorité ; aussi faut-il simplifier au maximum ce qui peut l’être… La liturgie ayant pour finalité, selon lui, de rassembler les hommes et leur manifester la tendresse de Dieu, il faut donc en bannir la solennité, l’or, l’encens et revenir à la simplicité de l’Evangile. Il ne s’agit pas tant d’un manque de goût ou d’une absence de culture liturgique que la concrétisation d’une doctrine vécue, celle que Vatican II a prônée et qu’il applique en toute logique.

C’est cette même pensée qui habite le pape François depuis son élection et le guide au travers du dialogue interreligieux et de l’œcuménisme qu’il dit « vouloir poursuivre dans le sillage de ses prédécesseurs ».(2) Les religions, quelles qu’elles soient, sont au service de l’homme et doivent s’unir pour œuvrer à la réalisation du plan de Dieu sur l’humanité. Il faut donc qu’elles se rencontrent et agissent ensemble pour défendre les causes universelles en péril telles que le respect de la vie, l’écologie, la paix, la lutte contre toutes les exclusions que suscitent la misère et l’injustice.

Ce mouvement œcuménique et interreligieux est orienté vers l’action et ne peut-être, en aucune façon, un appel à la conversion à entrer dans l’Eglise catholique seule arche de salut.... Lors de la prédication de la messe célébrée au lendemain de son élection devant les cardinaux, le pape a prononcé de belles paroles sur Notre Seigneur Jésus-Christ hors duquel il ne peut y avoir d’apostolat fécond. Sans Lui, dit-il « l’Eglise ne serait qu’une ONG ». Mais quelques jours plus tard, lors de la réunion au cours de laquelle il reçoit les responsables de toutes les religions, le pape François demande aux religions de s’unir pour sauver les valeurs essentielles, alors qu’une grande partie des chefs religieux présents ne reconnaissent pas la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ… N’y a t-il pas là une contradiction ? Elle est malheureusement le propre du moderniste que dénonçait saint Pie X. Ce dialogue, croyez-le bien, sera plus effusif que jamais, comme il l’a montré à maintes reprises à Buenos Aires ! Contrairement à son prédécesseur, François Ier ne parlera pas de l’herméneutique de la continuité de Vatican II avec la Tradition et ne cherchera pas à la démontrer. Il assumera de façon totalement décomplexée cette rupture que la FSSPX dénonce depuis sa fondation.

Comme tout cela est éloigné de la théologie catholique enseignée par les papes jusqu’à Pie XII ! Le Souverain Pontife, de par sa fonction, doit défendre, expliquer et transmettre le dépôt de la foi qu’il a reçu du Christ. Ces attitudes nouvelles enseignées et pratiquées depuis plus de 50 ans par les papes successifs découlent d’une doctrine nouvelle en rupture avec ce que le Concile Vatican I avait exprimé au sujet de la fonction du pape : « Le Saint-Esprit n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour qu’ils fassent connaitre, sous sa révélation, une nouvelle doctrine, mais pour qu’avec son assistance ils gardent et exposent fidèlement la révélation transmise par les Apôtres, c'est-à-dire le dépôt de la foi ».(3)

C’est au pontife nouvellement élu d’entrer dans la charge qu’il a reçu. Il n’a pas à l’adapter à ses goûts personnels. Elle le transcende. Dans le cas contraire, il prendrait alors le risque de la désacraliser.

A l’instant de son acceptation, le pape ne s’appartient plus : il est le Vicaire du Christ, c'est-à-dire la plus haute autorité sur la terre. Le port de ses insignes pontificaux, le faste du protocole et des cérémonies qu’il préside, protègent cette autorité, manifestent les dons qu’il a reçus de Dieu et donnent joie et fierté aux membres de l’Eglise. Ainsi sera manifestée la vertu de magnanimité qui doit habiter le pape, c'est-à-dire sa grandeur d’âme, qui provient de la vertu de force dont il aura tant besoin pour accomplir fidèlement sa mission et qu’il lui faudra montrer à la face d’un Monde hostile. Encore faut-il qu’il veuille être pape et pas seulement évêque de Rome… Saint Thomas d’Aquin dit que le refus de ces honneurs légitimes est condamnable.(4)

Cela n’empêche pas le pontife romain de manifester de la simplicité et de la bonté dans ses relations avec autrui, bien au contraire ! Ses qualités personnelles, sa sainteté, doivent édifier et servir au rayonnement de la papauté dans le monde. De la vertu de magnanimité doit dériver celle de magnificence ; « voir et faire grand » pour la gloire de Dieu et l’honneur de la sainte Eglise. Ainsi s’explique le faste des offices pontificaux, de la liturgie catholique qui honore Dieu, de reproduit sur terre un peu de la liturgie céleste.

C’est parce que cette magnificence habitait le saint Curé d’Ars qu’il s’exclama un jour: « rien n’est trop beau pour Dieu ! ». Les pauvres, parce qu’ils sont pauvres n’auraient-ils pas le droit d’assister à de belles liturgies qui rendent dignement gloire à Dieu et les élèvent aussi au dessus de leurs misères ?

La splendeur de la liturgie transcende les siècles et les personnes. Elle constitue le patrimoine de l’Eglise offert à tous ses enfants pour les aider à louer Dieu et attirer sur eux les bontés divines. La solennité de la liturgie manifeste la foi qui anime l’Eglise catholique.

Cette magnanimité et cette magnificence brillèrent de façon exemplaire en saint Pie X, issu d’un milieu social très modeste. Il accepta les honneurs extérieurs dus à sa charge pour le bien de l’Eglise, bien que son humilité personnelle y répugnait, tout en conservant une pauvreté édifiante dans sa vie personnelle.

Son enseignement fut d’une grande fermeté unie à une admirable bénignité envers ceux qui l’approchaient. Sous son pontificat, l’Eglise connut un grand rayonnement. Il la sauva de bien des périls intérieurs et extérieurs, surtout celui du modernisme.

Il fut un pape aimé de tous, admiré, respecté par les puissants mais craint et haït des ennemis de l’Eglise qui ne lui pardonnèrent jamais sa fermeté doctrinale et diplomatique qui déjoua leurs plans. Car, faut-il le rappeler ? L’autorité n’est pas reçue pour plaire aux hommes mais pour propager la vérité et le bien et dénoncer l’erreur et empêcher le mal. C’est ce qu’enseignait saint Paul : « le prince est pour toi ministre de Dieu pour le bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant ministre de Dieu pour tirer vengeance de celui qui fait le mal, et le punir ».(5) « Tout restaurer dans le Christ » comme l’a fait saint Pie X, travailler à la reconstruction du règne social du Christ. Voilà un programme radicalement opposé aux maximes du dernier concile, qui seul pourra sortir l’Eglise de la crise qui l’accable aujourd’hui et apporter paix et prospérité aux nations.

Que le nouveau pape s’inspire de son saint prédécesseur et qu’il ait présent devant les yeux ces autres paroles de saint Paul ; « Si je voulais encore plaire à des hommes, je ne serais plus le serviteur du Christ ».(6)

La sainteté personnelle d’un pontife ou d’un membre de la hiérarchie catholique serait-elle suffisante pour sortir l’Eglise de la crise? Mgr Lefebvre, dans son Itinéraire Spirituel, répond de manière fort claire à cette question :

« J'entends dire : « vous exagérez ! Il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants… » Seraient-ils des saints, dès lors qu'ils admettent la fausse liberté religieuse, donc l'État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent officiellement à la révolution dans l'Eglise et à sa destruction.

“Le pape actuel et ces évêques ne transmettent plus Notre Seigneur Jésus-Christ mais une religiosité sentimentale, superficielle, charismatique où ne passe plus la vraie grâce de l'Esprit-Saint dans son ensemble. Cette nouvelle religion n'est pas la religion catholique ; elle est stérile, incapable de sanctifier la société et la famille.

“Une seule chose est nécessaire pour la continuation de l'Eglise catholique : des évêques pleinement catholiques, sans aucune compromission avec l'erreur, qui font des séminaires catholiques, où des jeunes aspirants pourront se nourrir au lait de la vraie doctrine, mettront Notre Seigneur Jésus-Christ au centre de leurs intelligences, de leurs volontés, de leurs cœurs; une foi vive, une charité profonde, une dévotion sans bornes les uniront à Notre Seigneur ; ils demanderont comme Saint Paul que l'on prie pour eux, pour qu'ils avancent dans la science et la sagesse du « Mysterium Christi » où ils découvriront tous les trésors divins.(…) Le concile c'est l'ignorance de Jésus-Christ et de son Règne. C’est le mal des mauvais anges, c'est le mal qui est le chemin de l'enfer ».(7)

Alors, faut-il désespérer pour autant et se lamenter sur les malheurs de notre temps ? Surtout pas ! Ce serait stérile et opposé à l’esprit catholique. Car comme le dit la Sainte Ecriture, « abyssus abyssum invocat »,(8) l’abime de l’épreuve appelle sur ceux qui aiment Dieu la surabondance de sa grâce. Il donne aujourd’hui à ceux qui veulent rester fidèles, des grâces insignes qu’Il ne donnait pas hier. Aussi, gardons courage ! Comme l’a demandé Notre Dame à Fatima, prions plus que jamais, pour le pape et offrons des pénitences pour lui afin que l’Esprit-Saint l’illumine, le guide et lui donne la force de restaurer la Tradition qui sauvera l’Eglise. C’est un devoir pour chacun d’entre nous, prêtres et laïcs.

Comme jamais nous avons aussi un devoir de sainteté, afin qu’au milieu des ténèbres, brille dans nos âmes l’image du Rédempteur. Que le Christ règne en nous, dans vos foyers, dans toutes nos activités. Dieu se laissera ainsi fléchir et se hâtera d’exaucer nos prières en voyant se refléter en nos âmes son Fils Bien Aimé.

Enfin, étudions les principes qui doivent nous guider dans le rude combat de la foi qu’il nous faut mener. Pour vous y aider paraîtra, ces prochaines semaines en langue espagnole, le Catéchisme catholique de la crise dans l’Eglise écrit par l’abbé Gaudron, de la FSSPX, qui a connu une grande diffusion dans le district de France. Il vous aidera à mieux comprendre ce qu’est la révolution religieuse que nous sommes en train de vivre et vous donnera des arguments pour répondre aux objections que l’on peut vous présenter.

Courage, chers Amis ! Avec Foi, Espérance et Charité, continuons à travailler avec persévérance au service du Christ-Roi, chacun à notre place loin des rumeurs, dans la clarté de la vérité. N’oublions pas que Pâques suit de près le Vendredi Saint!

La passion de l’Eglise se terminera à l’heure que Dieu voudra. Ce n’est pas de l’optimisme béat que je vous exprime là, mais bien la confiance en ces paroles de notre Sauveur : « dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage, j’ai vaincu le monde » !(9)

Que Dieu vous bénisse !
Padre Christian Bouchacourt
Supérieur du District d'Amérique du Sud de la Fraternité Saint-Pie X

SOURCE


(1) François Ier, le 14 mars, discours aux cardinaux au lendemain de son élection.
(2) François Ier, lors de l’audience du 20 mars aux diverses confessions chrétiennes et aux autres religions.
(3) Pie IX: « Pastor Æternus », 18 juillet 1870, 4e session du Concile Vatican I.
(4) IIa IIae, Question 129, a 1 et 3.
(5) Ro XIII, 3-4.
(6) Galates I, 10.
(7) Mgr Lefebvre: « Itinéraire Spirituel », prologue, p. 9-10, édition de 1990.
(8) Psaume XCI, 8.
(9) Evangile selon saint Jean, XVI, 33.
images/icones/1e.gif  ( 719545 )Encore une nouvelle ère ?... C'est une ère-heure ?... par Michel (2013-04-29 19:34:38) 
[en réponse à 719541]

ère-heure...
images/icones/fleche2.gif  ( 719546 )Voici les deux discours du pape François dont il est question. par Scrutator Sapientiæ (2013-04-29 19:35:20) 
[en réponse à 719541]

Bonsoir et merci, Ennemond.

Voici, à toutes fins utiles :

Discours du 15 mars

Discours du 20 mars

Bonne soirée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 719547 )Analyse fine par l'abbé Pépino (2013-04-29 19:37:59) 
[en réponse à 719541]

et que je partage en grande partie...
images/icones/bravo.gif  ( 719550 )Bravo à l'abbé Bouchacourt ! par Jean-Paul PARFU (2013-04-29 20:03:15) 
[en réponse à 719547]

Tout est dit, bien dit, simplement dit !
images/icones/idee.gif  ( 719552 )Il suffit de lire ... par Ion (2013-04-29 20:23:18) 
[en réponse à 719541]

... le début du sixième paragraphe pour se convaincre de la nullité de l'argument de cet abbé:

C’est cette même pensée qui habite le pape François depuis son élection ...(abbé Bouchacourt)


Il est fascinant de voir comment certains peuvent entrer dans la pensée des autres.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 719553 )Bravo a l'Abbé Bouchacourt.... par Pol (2013-04-29 20:31:54) 
[en réponse à 719552]

...pour cet exposé clair, simple et si juste.
images/icones/neutre.gif  ( 719576 )Ion par MG (2013-04-30 01:58:17) 
[en réponse à 719552]

avez-vous bien lu ?

Nous régressons dans une ère pire que celle de Paul VI !



Mais depuis vos multiples trahisons vous ne voyez plus rien...
images/icones/neutre.gif  ( 719573 )Remastering par Ritter (2013-04-30 01:46:03) 
[en réponse à 719541]

une séance de remastering
les mêmes arguments servis pour Jean-Paul II.

Nous avançons vers Pentecôte, mais pour le saint père c'est le chemin de croix.

images/icones/neutre.gif  ( 719577 )Comme un autre liseur l'a aussi remarqué par Ritter (2013-04-30 02:19:56) 
[en réponse à 719573]

Benoît XVI devient un quasi modèle alors qu'il fut presque accusé d'avoir voulu diviser,manipuler la fraternité.

il faut le lire pour y croire.


Contrairement à son prédécesseur, François Ier ne parlera pas de l’herméneutique de la continuité de Vatican II avec la Tradition et ne cherchera pas à la démontrer. Il assumera de façon totalement décomplexée cette rupture que la FSSPX dénonce depuis sa fondation.

images/icones/fleche2.gif  ( 719580 )Quelques remarques, non polémiques, sur cette même phrase. par Scrutator Sapientiæ (2013-04-30 06:53:31) 
[en réponse à 719577]

Bonjour Ritter,

I.

1. Je crois avoir compris, pour ma part, que, du point de vue de Monsieur l'Abbé Bouchacourt,

a) là où Benoît XVI éprouvait encore le besoin de concevoir et de déployer un discours, à la fois justificateur et légitimateur de Vatican II, un discours consistant

- à minimiser la part de rupture présente dans le renouveau,

et

- à maximiser la part de non rupture présente dans la continuité,

b) le pape François, pour sa part, n'éprouve même pas ou même plus ce besoin là, c'est-à-dire ce besoin de justifier ou de légitimer Vatican II au moyen d'une interprétation théorique.

2. Apparemment, pour l'Abbé Bouchacourt, le pape François considère que Vatican II

- n'a plus besoin de justification intellectuelle, constitue désormais ce que j'appelle un acquis mental,

- se justifie dorénavant uniquement au moyen d'une mise en oeuvre pastorale, plus vécue que pensée,

a) qui doit avant tout, sinon seulement, être vécue, sans plus avoir, ou sans trop avoir, à être pensée ;

b) que l'on n'a plus besoin de chercher à rattacher, à relier, à la Tradition antérieure, pour lui donner davantage d'autorité.

3. Formulé autrement, cela pourrait donner ceci : Benoît XVI faisait encore semblant de croire en la "traditionalité" du Concile, et acceptait d'en discuter, là le pape François ne fait même pas semblant d'y croire, non parce qu'il n'y croit plus, mais parce qu'il n'y a jamais cru.

4. Cela ne fait peut-être pas de Benoît XVI, du point de vue du même Abbé, "un quasi modèle" pour la Fraternité, comme si Benoît XVI pouvait donner lieu à une admiration, reconnaissante et rétrospective, intégrale, par effet de contraste, de la part de la FSSPX, compte tenu des "premiers pas" de son successeur.

II.

Grâce à vous j'ai relu la phrase que vous avez citée :

" Contrairement à son prédécesseur, François Ier ne parlera pas de l’herméneutique de la continuité de Vatican II avec la Tradition et ne cherchera pas à la démontrer. Il assumera de façon totalement décomplexée cette rupture que la FSSPX dénonce depuis sa fondation. "

A ma connaissance, mais je me trompe peut-être,

a) Benoît XVI n'a pas parlé de l’herméneutique de la continuité de Vatican II "avec la Tradition" : il en a parlé à toute l'Eglise, en général, et il en parlé avec la FSSPX, en particulier, ce qui n'est pas tout à fait la même chose ;

b) ce qui importe le plus , ce n'est pas que cette rupture soit dénoncée par la FSSPX "depuis sa fondation" ; ce qui importe, c'est que plusieurs éléments constitutifs de cette rupture aient été dénoncés, par anticipation, par plusieurs Souverains pontifes successifs, en amont du Concile.

A partir de là, se pose la question de "l'imputabilité" ou de la "rattachabilité" des origines de ces éléments et de cette rupture, ou, en tout cas, de cette part de rupture, au Concile Vatican II lui-même, ce qui est évidemment LA question, maintes fois traitée sur le FC.

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 719592 )Peut-être votre interprétation est elle juste par Ritter (2013-04-30 10:08:31) 
[en réponse à 719580]

Pourriez-vous préciser ce que je souligne.



a) Benoît XVI n'a pas parlé de l’herméneutique de la continuité de Vatican II "avec la Tradition" : il en a parlé à toute l'Eglise, en général, et il en parlé avec la FSSPX, en particulier, ce qui n'est pas tout à fait la même chose ;



J'aurais tendance à dire qu'il n'en discute pas, selon vous avec la Tradition, car il considère Vatican II dans la Tradition(dans le cadre d'une juste interprétation pas la moderniste, et uniquement pas la moderniste, car même la tradition doit faire une interprétation moderniste pour pouvoir condamner certains textes du concile) ainsi son allocution de décembre 2005 à la curie.

mais ce qui est gênant ce qui me fait basculer dans la formulation est :

François Ier ne parlera pas de l’herméneutique de la continuité de Vatican II avec la Tradition et ne cherchera pas à la démontrer


A mon sens il n'existe aucune démonstration théologique de la continuité, mais il n'existe pas plus de démonstration de la rupture.
Alors en l'absence de démonstration, l'Eglise possède certaines règles. L'absence de démonstration et, le fait de ne pas chercher à démontrer est ici à charge, est ce là une règle de la Tradition?



b) ce qui importe le plus , ce n'est pas que cette rupture soit dénoncée par la FSSPX "depuis sa fondation" ; ce qui importe, c'est que plusieurs éléments constitutifs de cette rupture aient été dénoncés, par anticipation, par plusieurs Souverains pontifes successifs, en amont du Concile.



Là je ne suis qu'en partie en accord avec vous. Oui pour la dénonciation par anticipation par les souverains pontifes.
Mais sans démonstration théologique de rupture, car nous devons supposer à cause des promesses de notre Seigneur la continuité, il n'est pas possible d'affirmer que les éléments constitutifs de la rupture sont bien ceux dénoncés par anticipation.

1 Car l'on pourrait voir dans la désobéissance, aussi un élément constitutif dénoncé par anticipation.
2 Car quand on lit les textes, c'est parfois en donnant des sens identiques à des mots, des expressions employés par le passé, avec des mots, des expressions employés dans le présent, qui ont des sens différents dans les textes, que l'on arrive à conclure, que les éléments constitutifs ont été dénoncés par anticipation.
Ainsi j'adhère à la demande de Mgr Gherardini qui veut une herméneutique, et pour lui il n'existe pas de preuve de continuité, continuité réduite à son affirmation par le texte conciliaire, mais il n'en existe pas plus de la rupture, car comment supposer qu'il l'eut passée sous silence.

Cordialement


images/icones/neutre.gif  ( 719596 )[réponse] par Meneau (2013-04-30 10:51:13) 
[en réponse à 719592]


L'absence de démonstration et, le fait de ne pas chercher à démontrer est ici à charge, est ce là une règle de la Tradition?



Passons sur votre point de vue consistant à dire qu'il n'y a aucune démonstration de la rupture (nous avons déjà eu l'occasion d'échanger longuement sur le sujet).

Quoiqu'il en soit, selon la "règle de la Tradition", le Souverain Pontife a reçu la mission de "confirmer ses frères dans la Foi". A ce titre, il se doit de répondre aux questions légitimes que se posent ses frères dans la Foi, et lorsque ceux-ci s'interrogent sur la continuité doctrinale entre Vatican II et la Tradition, il lui appartient bien de leur montrer en quoi ils se trompent.

J'aurais même tendance à penser que cette mission "ad intra" précède la mission "ad extra" consistant à évangéliser les Nations et convertir les tenants des autres religions.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 719600 )Question par Ion (2013-04-30 11:33:45) 
[en réponse à 719596]

Sur quoi basez-vous cette opinion ?

J'aurais même tendance à penser que cette mission "ad intra" précède la mission "ad extra" consistant à évangéliser les Nations et convertir les tenants des autres religions.


La parabole de la brebis perdue ne suggère-t-elle pas la nécessité d'aller chercher en priorité ceux qui sont le plus loin ?

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 719602 )Opinion par Meneau (2013-04-30 12:01:32) 
[en réponse à 719600]

Comme vous le dites, il ne s'agit que d'une opinion de ma part.

La parabole de la brebis perdue peut tout aussi bien s'appliquer à la brebis qui, faisant partie du troupeau, est en train de s'égarer, qu'à celle qui n'en a pas encore.

Mon opinion se fonde sur le fait que la mission reçue "enseignez les Nations" vient dans l'Evangile après la fondation de l'Eglise "Pais mes agneaux, pais mes brebis".

Et l'analogie avec le les brebis ne s'arrête pas là : le berger aura à coeur de contenir son troupeau dans l'enclos avant d'aller chercher d'autres brebis errantes.

Il me semble donc logique de penser que le Chef de l'Eglise se doit avant tout à son Eglise avant de s'intéresser à ceux sur lesquels il n'a pas (encore) juridiction. NSJC a confié à Pierre le gouvernement de l'Eglise, pas le gouvernement du monde.

Mais je peux me tromper.
Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 719604 )La parabole... par abbé F.H. (2013-04-30 12:24:37) 
[en réponse à 719600]

n'est qu'une parabole, et en plus elle dit bien:
"s'il possède 100 brebis et qu'il en perde une" (Luc. 15, 4, "et si perdiderit unam ex illis"): il s'agit donc bien comme le dit Meneau d'une brebis qui est sortie du troupeau.

En revanche les commandements du Christ sont clairs, et un commandement direct est bien plus important qu'une parabole.
La mission ad extra a été confiée à tous les Apôtres, en revanche à Pierre seul a été commandé de "confirmer ses frères" (Luc. 22, 32).

Je ne dirais pas forcément que la mission ad intra précède celle ad extra, mais en ce qui concerne la mission de Pierre, on ne peut séparer les deux. Et le rôle pétrinien est bien celui de garder l'unité et la communion.
images/icones/neutre.gif  ( 719611 )Ce n'est pas Mon point de vue par Ritter (2013-04-30 12:51:49) 
[en réponse à 719596]


Passons sur votre point de vue consistant à dire qu'il n'y a aucune démonstration de la rupture (nous avons déjà eu l'occasion d'échanger longuement sur le sujet).



Cela n'est pas Mon point de Vue, mon point de Vue pour l'affaire qui nous intéresse on s'en fout.


Il n'y a pas plus de démonstration théologique de la rupture qu'il n'y en a de la continuité.
Pourtant même si des essais ont été fait pour la continuité sur certains points, comme la thèse du Père Basile, ou pour d'autres sur la rupture.

Il y aura une démonstration de la rupture ou de la continuité quand l'Eglise se sera prononcée, et au sein de l'Eglise le Saint Père qui est chargé de confirmer ses frères dans la Foi.

Et à l'heure actuelle devant l'absence de démonstration plusieurs attitudes.

-Les tenants de la rupture.(Modernistes, tradis, et produits dérivés)
Mais avec des effets différents selon le bord, mais se retrouvant dans leurs extrêmes, on se fait pape à la place du pape on lui dit ce qu'il doit faire, comment il doit penser, diriger, administrer l’Église. Remarquez pourquoi pas l'Esprit souffle où il veut.
-Les tenants de la continuité.

Ou bien celle que préconise l'Eglise, plus exigeante.

Dans ce texte, celui mis en ligne, on nous dit bien ce que le pape ne fera pas, par opposition à ce qu'il devrait faire.

Vous même reconnaissant exprimer une opinion personnelle, peut-être juste, peut-être avez vous raison, peut-être que l'abbé a raison.
Le temps nous le dira.
Je serai même assez en accord sur le fait qu'il faille confirmer en premier lieu, la pentecôte permet l'évangélisation quand le Christ est retourné vers son père.
Pour autant souvenez de cet homme qui chasse les démons au nom du Christ et qui n'est pas avec les apôtres. Que dit le Christ?

Que lisons nous?


(1)Ce dépouillement initié et encouragé par le dernier Concile Vatican II semble avoir atteint son accomplissement avec le pape François. En effet, à la différence de son prédécesseur, (2)le nouveau pape fait peu d’allusions directes à Vatican II : il le vit ! (3)Il est le premier Successeur de Pierre à n’avoir jamais célébré la messe traditionnelle puisqu’il fut ordonné en décembre 1969, quelques semaines après que le Novus Ordo Missæ ait été imposé.



En lisant cela on pourrait penser tout aussi bien qu'il y a une certaine crainte chez l'auteur de ces lignes.

1 Le pape est l'aboutissement du Concile
2 Le pape vit le concile.

1 et 2 ferait-il trembler l'auteur, et si finalement en mettant le concile en pratique(à condition qu'il soit mis en pratique sans rupture au sens de Benoît XVI)le pape démontrait dans les faits, et par les faits que les craintes des uns sont veines et l'interprétation des autres est fausse. Prêcher et démontrer d'exemple en quelque sorte. Seul le temps le dira.

(3) est l'argument qui sert à l'auteur pour se justifier, on pourrait penser attention comme il ne célèbre pas la bonne messe on ne peut avoir confiance même s'il semble produire de bons fruits.
Vous imaginez: le premier successeur de Pierre à n'avoir jamais célébré la messe traditionnelle et cet argument ne gêne personne?


Enfin il semble vu de l'extérieur que quand le souverain pontife désire confirmer certains, qu'ils montrent envers eux, des signes manifestes de bon vouloir, beaucoup refusent d'être confirmés.
Il semble alors difficile dans la situation intérieure de confirmer aussi bien traditionalistes que Modernistes, tellement il est évident que campant sur leur position ils ne voudront rien entendre, alors que reste-t-il au Saint Père si ce n'est prêcher d'exemple.

Mais lui laissera-t-on le temps, je crains que non. Je le redis attendons 4 ans, ce qui semble avoir été le temps laissé à Benoit XVI pour diriger, l'essentiel fut fait dans ces 4 premières années ensuite, cela devint difficile.

Cordialement.







images/icones/nul.gif  ( 719574 )Manque de justice élémentaire par John L (2013-04-30 01:51:04) 
[en réponse à 719541]

Selon m. l' abbé Bouchacourt, “Contrairement à son prédécesseur, François Ier ne parlera pas de l’herméneutique de la continuité de Vatican II avec la Tradition et ne cherchera pas à la démontrer. Il assumera de façon totalement décomplexée cette rupture que la FSSPX dénonce depuis sa fondation.” Il me semble cependant qu'il n'y a que Dieu qui peut prédire les actes humaines futures. Supposons que les craintes de l'abbé Bouchacourt se réalisent, ce que je n'exclus pas; il est néanmoins injuste de dénoncer le pape François avant cette réalisation. Cette injustice serait grande envers quiconque; envers le pape, elle est grave, étant donné les devoirs de piété filiale à son égard qui tombent sur tous les catholiques.
images/icones/1v.gif  ( 719589 )Pas du tout par Adso (2013-04-30 09:20:28) 
[en réponse à 719574]

juste de la charité élémentaire vis à vis des bisounours: dire la vérité et prevenir de ce qui les attend
images/icones/fleche2.gif  ( 719731 )C'est beaucoup plus simple que cela par Philippilus (2013-05-01 12:14:36) 
[en réponse à 719574]

L'abbé Bouchacourt, en poste en Argentine comme supérieur de district de la FSSPX depuis 2004 a vu à l'oeuvre la Cardinal Bergoglio. Il l'a également rencontré.

Il connaît donc assez la Pape actuel et son action pour annoncer ce qui nous attend. Il a certainement bien plus d'informations que les "Vaticanistes" à son sujet.

Je ne vois pas en quoi il y aurait manquement à la justice à annoncer publiquement le "programme" qu'il a appliqué, et sur lequel il a été élu.


Philippilus
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 719575 )Merci par MG (2013-04-30 01:55:04) 
[en réponse à 719541]

l'abbé !

Tout est clair et respectueux !
images/icones/4a.gif  ( 719618 )Pour François, Vatican II est la Tradition par PEB (2013-04-30 13:31:01) 
[en réponse à 719541]

Par rapport à Mgr Wojtila où à l'abbé Ratzinger, Monsieur Bergoglio n'a in illo tempore jamais posé sa patte sur Vatican II.

Le Concile est donc pour François (comme pour votre serviteur), non pas une construction auquel il a apporté une pierre et qu'il doit justifier mais un donné de la Tradition ininterrompue de l'Eglise Universelle.

Dans ce cadre, il propose un chemin de conversion (les quatre C: cheminer, confesser la Croix, construire...) ad intra. Il demande d'ailleurs au sacerdoce d'être totalement donné aux fidèles dont il porte le poids.
En liturgie, la simplicité n'est pas nécessairement opposée à l'exactitude.

Ad extra, il insiste sur la nécessité de l'Eglise de s'adresser à la périphérie, aux bords du manteau d'Aaron et au delà. Celle-ci a pour composante, à la fois, la jeunesse paumée, représentée par les délinquants emprisonnés, mais aussi les Autres. Le mieux avant de commencer la prédication évangélique est d'agir en bon jésuite: s'acculturer à l'interlocuteur. C'est en épousant les valeurs éminentes qui se dégagent des sectateurs des cultes étranges et étrangers que l'on peut entamer une démarche de respect mutuel.
Le but n'est pas de se compromettre mais de permettre, au moins, une cohabitation pacifique avec la Sainte Eglise et, au mieux, de partager certaines visions communes pour préparer notre avenir collectif.

C'est l'application saine de Dignitatis Humanae: ne pas cesser de confesser Jésus-Christ et exhorter la puissance publique de ne faire obstacle à l'évangélisation en affirmant l'autonomie de la Religion et de la famille sur le droit simplement positif exprimé par des autorités risquant de devenir l'oppresseur de tous. Cette constitution dogmatique est inséparable de l'Histoire sanglante du siècle dernier.
images/icones/hein.gif  ( 719621 )“Constitution dogmatique” par Vianney (2013-04-30 13:42:37) 
[en réponse à 719618]

Juste pour information : d’où tirez-vous que la déclaration Dignitatis humanæ puisse être considérée comme une “constitution dogmatique” ?

V.
images/icones/1d.gif  ( 719622 )Non non non !!!! par Yves Daoudal (2013-04-30 13:44:21) 
[en réponse à 719618]

Celle-là je ne l'avais encore jamais vue: la "constitution dogmatique" Dignitatis humanae...

Dans les textes de Vatican II, il y a deux constitutions dogmatiques: sur l'Eglise, et sur l'Ecriture Sainte. Puis il y a une constitution pastorale. Et il y a des décrets. Et il y a des "déclarations". Dignitatis humanae est une de ces "déclarations" dont le magistère n'a jamais défini le degré d'autorité.

Quelle que soit l'interprétation qu'on donne de Dignitatis humanae, ce n'est pas une "constitution dogmatique" et, vu son sujet, elle ne peut pas l'être.
images/icones/heho.gif  ( 719709 )précision par Lycobates (2013-05-01 00:52:11) 
[en réponse à 719622]

Vous écriviez, M. Daoudal:



Il est absolument certain, en effet, que DH est une "déclaration", et non pas une "constitution dogmatique", comme il a été dit ici par erreur. Son titre même l'indique.
Votre dernier point en revanche ne s'avère pas, aux dires même de la-dite déclaration.

En effet, "vu son sujet" (la dignité humaine, fondement de la liberté religieuse, selon DH) elle pourrait très bien être une "constitution dogmatique", puisque le texte dit (n. 2) que cette dignité qui fonde la liberté religieuse est connue par la parole révélée de Dieu et la raison même (ius fundatum in dignitate qualis verbo Dei revelato et ipsa ratione cognocitur).

Or, ce qui est connu ou connaissable par la Révélation et ce qui trouve en elle son fondement, peut être dogmatisé par l'Eglise.
Ce qui n'est certainement pas le cas (en dépit du n. 2) du soi-disant "droit de ne pas être empêché d'agir, en religion, selon sa conscience, soit en privé, soit en public, soit seul, soit avec d'autres, dans certaines limites."

Hinc illae lacrimae ...
images/icones/1i.gif  ( 719625 )Etrange manière de nommer nos papes ! par Lamy (2013-04-30 13:48:35) 
[en réponse à 719618]

Quand vous dites :

Mgr Wojtila où à l'abbé Ratzinger, Monsieur Bergoglio


Est-ce à dire que le sacrement de l'Ordre sarait invalide depuis 1969 ?
Attention à la démarche : ce n'est pas "Ceci est conforme, donc ici est l'Eglise" qu'il faut dire, mais bien : "Ici est l'Eglise, donc ceci EST conforme".
(Il me semble que diamnche dernier le Christ a été tres clair)
images/icones/1y.gif  ( 719638 )Oh la la... par Yves Daoudal (2013-04-30 14:27:45) 
[en réponse à 719625]

"In illo tempore", précise PEB. Au temps du concile Vatican II, il y avait bien un Mgr Wojtyla, archevêque de Cracovie, un abbé Ratzinger, théologien du cardinal Frings, et un monsieur Bergoglio, quelque part en Argentine.

Ce qui est rigolo est que vous feriez de PEB, manifestement hyper-loyaliste, un sédévacantiste...
images/icones/1b.gif  ( 719640 )Mille excuses ... par Lamy (2013-04-30 14:37:01) 
[en réponse à 719638]

Je n'avais pas bien cerné ce "in illo tempore" ...
Je retire ma remarque et vous présente mes excuses.
images/icones/1n.gif  ( 719641 )Erreur quand même... par abbé F.H. (2013-04-30 14:39:13) 
[en réponse à 719638]

"Monsieur" Bergoglio est quand même rentré chez les abominables jés' le 11 mars 1958...

Donc il devait être "frère" Bergoglio entre 62 et 65.
images/icones/fleche2.gif  ( 719643 )certes ... par Lycobates (2013-04-30 15:03:02) 
[en réponse à 719641]

le Frère Bergoglio S.J. pourrait même encore être diacre, figurez-vous! au moins si les jésuites, in illo tempore, ont décidé de respecter les interstices.

Cela lui donnerait le droit de prêcher, de baptiser solennellement en l'absence du curé et de distribuer la Sainte Communion.
Ce n'est pas rien!
Puisque on n'est pas gâté ...
images/icones/1e.gif  ( 719646 )Content d'avoir fait le buzz! par PEB (2013-04-30 16:02:58) 
[en réponse à 719643]

Dont acte pour le jeune frère Bergoglio et la déclaration...

(Au fait, à propos de déclaration, un formulaire 2042 traîne sans doute dans votre boîte aux lettres.)

Non seulement, je suis hyper-loyaliste mais je pense être représentatif d'une certaine Eglise communément catéchisée par Vatican II.

Tout ça pour dire qu'avec François, pour la première fois dans l'Histoire, le Saint-Père n'aura jamais été acteur de l'écriture de Vatican II mais simplement de sa seule mise en oeuvre depuis un demi-siècle.

Pour cette nouvelle génération de pasteurs, le dernier concile œcuménique n'est plus en débat mais est le point d'appui d'où monte la discussion.
images/icones/neutre.gif  ( 719689 )frère? par AVV-VVK (2013-04-30 20:49:17) 
[en réponse à 719641]

ou plutôt: scolastique?

images/icones/neutre.gif  ( 719729 )la prochaine fois par Marek (2013-05-01 11:36:30) 
[en réponse à 719618]

Le pape François n'a jamais célébré en tant que prêtre que la messe de Paul VI. Mais pendant ses 10 années d'apprentissage jésuite, il n'a pratiqué que la tridentine. La prochaine fois, nous aurons un pape qui n'aura fait que la servir comme enfant de choeur. Et le coup encore après? Plus rien, zobi. La civilisation de l'amour sous toutes ses formes, l'odeur de brebis, le repas convivial sur la table en contreplaqué débarrassée de tous les ornements liturgiques qui pourraient offenser nos frères musulmans, le bénédicité juif en guise d'offertoire, le récit de la consécration avec sourires au peuple de Dieu, etc... Il s'est passé la même chose avec Luther, Calvin et Cranmer. Et pourtant, l'unique église du Christ a continué à subsister. Newman est devenu cardinal romain. Sten Sandmark a été ordonné prêtre catholique. Il ne faut pas désespérer!