Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=719424

( 719424 )
Le Père Lombardi envisage des formes d'unions entre deux personnes par Ennemond (2013-04-28 22:58:52)
Ce 24 avril, alors qu'il était interrogé par les journalistes, le Père Lombardi, directeur de la salle de presse au Vatican, a abordé l'actualité de la politique française :
"Il est bon de savoir qu’un enfant a un père et une mère : on doit clairement affirmer que le mariage entre un homme et une femme est une institution spécifique et fondamentale dans l’histoire de l’humanité. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas reconnaître d'autres formes d’union entre deux personnes."
source


( 719427 )
Complément par Ennemond (2013-04-28 23:04:37)
[en réponse à 719424]
Dans cette phrase, j'ai oublié trois mots du Père Lombardi qui dit :
"Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas reconnaître, d'une certaine manière, d'autres formes d’union entre deux personnes."

( 719429 )
si vous pouviez faire suivre cet ouvrage par jejomau (2013-04-28 23:12:23)
[en réponse à 719427]
au Père Lombardi (et à tous ceux que çà intéresse dans leurs rangs)....... Tant qu'on y est....
lien

( 719428 )
c'est en train de m'énerver sérieux par jejomau (2013-04-28 23:06:39)
[en réponse à 719424]
Voir des "Monsignores" accepter des "unions" pédérastiques ou lesbiennes au lieu de les pousser à changer de vie , c'est blasphématoire; c'est refuser de croire à la puissance des sacrements; c'est refuser de croire en Dieu tout simplement.
C'est également condamner ces hommes et ces femmes à persévérer dans le vice en appelant "Bien" ce qui est "Mal" .
Et c'est tout simplement nier le "péché originel".

( 719454 )
Les évêques croient-ils en l'inconvertibilité des non chrétiens ? par Scrutator Sapientiæ (2013-04-29 09:05:12)
[en réponse à 719428]
Bonjour jejomau,
Ce qui suit va bien au-delà de ce dont il est question ici, et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.
1. Les évêques, pas nécessairement tous, ni même la majorité d'entre eux, mais les plus importants et les plus influents d'entre eux, au sein de certaines instances, croient-ils, au fond d'eux-mêmes, en l'inconvertibilité des non chrétiens ?
2. Il est vrai que la croyance effective en la convertibilité des non chrétiens risquerait de déboucher sur la mise en oeuvre d'une pastorale potentiellement non consensuelle ni fraternelle, compte tenu de la conception dominante du consensus fraternel que nous nous devons d'entretenir, notamment avec les croyants non chrétiens.
3. En d'autres termes, les clercs que sont les évêques et les théologiens concernés croient-ils
- en l'illégitimité de l'exhortation à la conversion des non chrétiens, une telle exhortation étant jugée non "évangélique", ni "oecuménique",
- en l'impossibilité et en l'insouhaitabilité de mettre en oeuvre, d'une manière explicite et spécifique, radicale et substantielle, la mission ad gentes,
à l'attention des croyants non chrétiens, voire aussi, si j'ose dire, des humains non chrétiens, pourvu que les uns et les autres respectent globalement les droits de l'hommes, aussi achrétiens, post-chrétiens, sinon anti-chrétiens, ceux-ci soient-ils ?
4. Cette croyance de bien des clercs, ou en tout cas, de certains clercs, en l'inconvertiblité de nos contemporains non chrétiens, évidemment jamais affichée ni assumée en tant que telle, expliquerait énormément de choses, bien des attitudes intellectuelles et relationnelles, bien des catégories et des comportements.
5. Cette croyance implicite, cette intériorisation de la défaite, mais d'une défaite qui n'est même plus perçue en tant que telle, expliquerait surtout comment ou pourquoi tant de clercs se sont transformés, depuis au moins un demi-siècle (mais qui exhortait les communistes à la conversion, dans les années 1950 - 1960 ?), en gestionnaires du déclin en pente douce.
6. Je remercie par avance tout liseur pour toute réflexion ou suggestion à ce sujet ; peut-être suis-je moi-même coupable ou victime de la croyance en une telle croyance, épiscopale et théologienne, en l'illégitimité de l'évangélisation, "confessionnelle" ou "identitaire".
Bonne journée à tous.
Scrutator.

( 719448 )
J'ai lu ailleurs qu'il disait autre chose sur cette question. par Scrutator Sapientiæ (2013-04-29 08:29:14)
[en réponse à 719424]
Bonjour Ennemond,
J'ai peut-être mal lu.
Voici :
Benoît et moi.
Quant à la traduction en français, par Google, il est vrai, de l'article que vous insérez, elle aboutit à ceci, comme sur le site Benoît et moi :
" Cela ne signifie pas que l'on peut reconnaître d'une certaine manière d'autres formes d'union entre deux personnes. "
Merci beaucoup pour toute précision, sur ce qui fait vraiment foi.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 719453 )
Peut-être faudrait-il patienter par Ritter (2013-04-29 08:59:15)
[en réponse à 719424]
Quand Benoît XVI fit des déclarations dans un avion elles furent déformées.
Alors peut-être qu'il en est de même pour les déclarations que l'on peut lire sur tel ou tel monseigneur et dont on trouve l'écho ici.
Pourquoi ferait-on confiance aux journalistes en fonction des déclarations attribuées à tel ou tel?

( 719457 )
Cher Ennemond, par Chouette (2013-04-29 09:34:34)
[en réponse à 719453]
Pourriez-vous citer, sur un sujet aussi grave, un texte officiel du père Lombardi, plutôt que des propos rapportés ?
Je pense que c'est essentiel...On ne peut pas faire partie des "loups" !

( 719479 )
retour à Paul VI? par Marek (2013-04-29 11:40:46)
[en réponse à 719424]
Dans une note du Conseil Famille et Société de la CEF intitulée "élargir le mariage aux personnes de même sexe? Ouvrons le débat!",déjà publiée sur le FC, on trouve ce passage :
"Du côté de l'Eglise catholique, la Congrégation pour la doctrine de la foi invitait, dès 1976, les catholiques à une attitude de respect, d'écoute et d'accueil de la personne homosexuelle au coeur de nos sociétés"

( 719482 )
Voici de quel texte de la CDF il s'agit sans doute. par Scrutator Sapientiæ (2013-04-29 11:51:17)
[en réponse à 719479]
Bonjour Marek,
Voici :
Persona Humana.
Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.

( 719507 )
Merci, cher Scrutator par Marek (2013-04-29 14:41:33)
[en réponse à 719482]
J'extrais de ce texte de la CDF ce qui concerne l'homosexualité. Si c'est bien de là que sont partis nos évêques français du CFS/CEF il y a un léger bidouillage. Le cardinal Seper parle de compréhension, de soutien et de prudence. Nos évêques ont transformé cela en respect, écoute et accueil. Je note la distinction entre homosexualité acquise et homosexualité innée, sur laquelle Mgr Seper exprime comme un doute. Mais à aucun moment cet homme-lige de Paul VI ne donne son accord formel à "des relations homosexuelles dans une sincère communion de vie et d’amour analogue au mariage en tant qu’ils se sentent incapables de supporter une vie solitaire". Les évêques qui sont en France cherchent, une fois de plus, à nous enfumer.
"Homosexualité
8. De nos jours, à l’encontre de l’enseignement constant du Magistère et du sens moral du peuple chrétien, quelques-uns en sont venus, en se fondant sur des observations d’ordre psychologique, à juger avec indulgence, voire même à excuser complètement, les relations homosexuelles chez certains sujets.
Ils font une distinction — et, semble-t-il, avec raison — entre les homosexuels dont la tendance provenant d’une éducation faussée, d’un manque d’évolution sexuelle normale, d’une habitude prise, de mauvais exemples ou d’autres causes analogues est transitoire ou du moins non incurable, et les homosexuels qui sont définitivement tels par une sorte d’instinct inné ou de constitution pathologique jugée incurable. Or, quant à cette seconde catégorie de sujets, certains concluent que leur tendance est à tel point naturelle qu’elle doit être considérée comme justifiant, pour eux, des relations homosexuelles dans une sincère communion de vie et d’amour analogue au mariage en tant qu’ils se sentent incapables de supporter une vie solitaire.
Certes, dans l’action pastorale, ces homosexuels doivent être accueillis avec compréhension et soutenus dans l’espoir de surmonter leurs difficultés personnelles et leur inadaptation sociale. Leur culpabilité sera jugée avec prudence. Mais nulle méthode pastorale ne peut être employée qui, parce que ces actes seraient estimés conformes à la condition de ces personnes, leur accorderait une justification morale. Selon l’ordre moral objectif, les relations homosexuelles sont des actes dépourvus de leur règle essentielle et indispensable. Elles sont condamnées dans la Sainte Ecriture comme de graves dépravations et présentées même comme la triste conséquence d’un refus de Dieu.(13) Ce jugement de l’Ecriture ne permet pas de conclure que tous ceux qui souffrent de cette anomalie en sont personnellement responsables, mais il atteste que les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés et qu’ils ne peuvent en aucun cas recevoir quelque approbation. "

( 719508 )
texte du 29 décembre 1975 par Marek (2013-04-29 14:47:08)
[en réponse à 719482]
alors que les évêques français disent 1976. Il serait bien étonnant qu'il y ait eu du nouveau su cette question si peu de temps après.