Mon frère Maurice, vous avez du cœur et je conçois ce que vous fait éprouver la courante dont nos catholiques sont malades à Nancy comme partout. Nous avons eu ce spectacle à Paris, nous l’aurons encore ; nous sommes destinés peut-être à voir l’Église de France mourir de ce mal autant qu’Église peut mourir, et cela va loin quelque fois.
J’aimerais mieux une de ces époques où l’on croit qu’elle va disparaître dans les flots de sang. J’aurais meilleure espérance de la voir se relever. Bienheureux ceux qui ont entendu la messe dans les catacombes, bienheureux ceux qui l’ont servie à quelque prêtre fugitif de la Vendée, au milieu des blessés, des orphelins et des veuves ! Ceux-là ont pu prédire des triomphes. Dans nos cathédrales où l’on nous laisse en paix, nous n’avons à compter que sur des abaissements. Ce n’est pas la chair qui vous parle et qui se révolte ; c’est l’esprit. Des abaissements, j’en veux pour moi Dieu merci ; mais je n’en veux pas pour Jésus, et c’est lui que l’on abaisse.
Considérez bien ceci, je ne crois pas que le monde ait vu rien de pareil. On outrage l’Église et nous ne sommes ni fugitifs, ni réduits à nous cacher, ni sans moyen d’agir. Tout au contraire, nous jouissons de nos biens, de notre liberté, nous exerçons les pouvoirs de citoyens, nous sommes gaillards et l’arme au bras pendant qu’on l’outrage. Nous regardons faire et nous allons communier. L’abbé Rohrbacher n’en citerait pas d’autres exemples et, si l’on veut réfléchir, cela est nouveau et cela est effrayant. Je crains moins pour un temple les furieux qui veulent le démolir que les fidèles qui ne songent qu’à leur potage en présence de ce danger. Ceux-là détruisent vraiment l’Église qui ne lui font pas un rempart de leur corps, qui ne se font pas massacrer sur les marches pour la moindre de ses prérogatives.
Jadis les parents chrétiens plutôt que d’abjurer dévouaient leurs enfants à la misère et les voyaient d’un œil ferme massacrer sous leurs yeux : aujourd’hui on s’expose plus volontiers à leur voir perdre la foi qu’à leur voir manquer un diplôme. On achète froidement un titre d’avocat ou de médecin au prix de cent péchés mortels qu’ils pourront commettre avant de l’obtenir. On appelle cela « songer à leur avenir » : ce mot dit tout. Quand on était chrétien, l’avenir était au ciel ; il n’y est plus, il est ici dans les boutiques, dans les négoces, dans les affaires, dans la boue : et pour y arriver, on marche d’abord sur le crucifix. Il n’y a plus de chrétiens, car il n’y a plus de foi. S’il y avait de la foi, on saurait qu’avec tant de lâchetés on expose son âme, et on verrait ce que nous ne voyons pas : des hommes.
Je vous déclare, entre nous, que les sociétés de Saint-Vincent-de-Paul et toute cette charité de bons de soupe et de bons de pommes de terre, réduite aux termes où je les vois, me font pitié ! Je ne comprends rien à ce système de vouloir sauver des âmes moyennant des pièces de dix sous, et de refuser une parole toutes les fois qu’il faut la dire. On a trouvé l’art d’assister les pauvres sans assister Jésus-Christ. Si le Journal des Débats n’avait inventé pour nous le nom de néo-catholique, nous devrions l’inventer, nous, pour cette race poltronne, car elle est en effet nouvelle. Partout où je la tâte, sous la mitre, sous la soutane, et sous l’habit bourgeois, j’y sens des lacunes et des excroissances qui en font une espèce particulière. Ce sont des chrétiens avec beaucoup de ventre en plus et beaucoup de cœur en moins.
Ce qu’il faut faire, cher Maurice ? Prier le Bon Dieu d’abord ; lui demander pour unique grâce de l’aimer follement, sans aucune espèce de prudence ni de raison en ce qui nous concerne ; accepter les croix, les affronts, les solliciter, nous préparer à ne rien craindre et ne point jurer qu’on ne s’appliquera pas un jour quelque peu de discipline. Pour ce qui concerne nos chers frères, aviser le plus tôt possible à les faire rouer de coups, car ce n’est qu’alors qu’ils se défendront et qu’ils se souviendront qu’ils sont ici l’Église militante, non pas l’Église croupissante.
Quand je vois les Évêques supporter l’Université, les laïcs ne songer qu’à leur pot-bouille, les ordres religieux mourir d’inanition au milieu de cette jeunesse qui n’a rien à faire et qui se met à entretenir les pauvres parce que cela coûte moins que les filles et que c’est plus honnête, je dis qu’il n’y a plus qu’un péril : c’est de laisser les choses sur ce pied-là. Cherchez des affaires et poussez-les.
Je n’ai point la vocation monastique, surtout la bénédictine ; mais j’obtiendrai, s’il plaît à Dieu, la vocation du dévouement. Il n’y a que servir Dieu. Tout le reste est par trop misérable et par trop dangereux en un temps comme celui-ci, pour une âme qui a pu entrevoir une fois la Croix où Jésus est mort. Quand je serai de retour à Paris, vous tâcherez de venir me voir, et nous arrangerons une campagne d’hiver. Adieu, cher enfant ; je vous aime dans mon cœur. Présentez mes tendres respects à votre excellente et vénérée mère. Dites-lui que Dieu l’aime et qu’on est heureux d’être du nombre de ses martyrs, à une époque où les chrétiens ne redoutent que la Croix ; c’est-à-dire ce qui est le caractère même du chrétien. (…)
Monsieur, si vous le jugez utile, voici un essai de traduction d'un film proposé par Mauwgan,
education des enfants: droit fondamental par Mauwgan (2013-04-26 15:31:07)
Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique veut déporter cette famille pratiquant l'école à la maison
traduction de la vidéo
Mr Romeike:
Si la cours d'appel de l'immigration met un terme définitif à notre asile provisoire, cela signifie qu'ils voudront nous renvoyer en Allemagne où nous devrions faire face à la même persécution que nous avons fuit. Cela signifie que nous devrions être encore plus sujet à de grosses amandes, nous devrions avoir a subir de la prison, si nous ne payons pas ces amandes, et que nous devrions tout perdre, absolument tout – notre maison tout ce qui pourrait nous appartenir – tout ce que l'on peut perdre dans ces cas là. Nous devrions être menacé de perdre la garde de nos enfants? Cela signifient qu'ils chercheront à détruire notre famille.
Je voudrais dire qu'en Allemagne existe à la base la liberté religieuse mais elle est limitée en ce sens qu'elle ne va pas jusqu'à l'enseignement aux enfants.
Le gouvernement revendique le droit d'imposer tout ce qu'ils (les enfants) devraient apprendre.
Ms Romeike:
vous subissez beaucoup de pressions, ils prennent absolument tout ce qui vient de votre part, jusqu'à un certain point comme si vous ne pouviez pas légitimement sortir d'Allemagne. Et donc vous devez vous résigner, c'est tout ce qui disent, ou alors vous avez à vous lever très tôt le matin, lorsque vous avez encore la garde de vos enfants.
Mr Romeike
pour le gouvernement Allemand, il est important, d'avoir droit de préemption (first right) sur l'éducation des enfants. Parce qu'ils veulent imposer leur conception du monde, plutôt que d'avoir des parents formant leurs enfants selon leur propre conception des choses, ce qui est assez différent.
En 2010, La cour des Etats-Unis, a accordé à la famille Romeike l'asile politique sur la base d'une persécution en Allemagne.
Depuis, l'administration Obama a fait appel de cette décision.
Ms Romeike:
Lorsque nous avons juste commencé l'école à la maison, mon père y été opposé, je suis issue d'une famille nombreuse, de douze enfants, et je suis allé à l'école publique évidement, et il était opposé à nous, il pensait que nous devrions simplement laisser ce genre de choses entre les mains de l'école.
Mais après peu d'années – après quelques temps - il nous aida et avant qu'il meure, il a même dit à ma sœur « si j'avais su plus tôt, nous aurions dû le faire également...avec nos propres enfants. »
l'école au foyer est parfaitement légale dans tous les états-unis d'Amérique.
Mais l'avocat général Eric Holder a déclaré que l'interdiction de l'école au foyer ne devrait pas violer les libertés fondamentales.
Mr Romeike:
nous vivons à présent ici, en Amérique une période très cruciale, parce que nous avons constaté tant et tant de disparitions des libertés, pour les gens, de la part du gouvernement, du fait que le gouvernement réalise de plus en plus de contrôle sur nos propres vies.
À présent si le gouvernement dit que l'école à la maison n'est pas un droit humain fondamental, n'est nullement un droit fondamental que les parents possèdent; alors je pense que c'est, que cela deviendrait vraiment alarmant. Parce que c'est ce que nous voyons en Allemagne. le gouvernement décide ce que les enfants doivent apprendre.
et si le gouvernement à présent décide, ce que les enfants apprennent, et qu'une génération entière soit formée dans cette optique, alors cela sinifie par cons équent que la génération suivante ne croira plus, ne comprendra plus du tout ce qu'est la liberté.
Ici, en Amérique les gens sont élevé avec cette idée que nous sommes en pays libre, ici, et que les parents possèdent des droits fondamentaux, et voir le gouvernement parler d'abandonner tout cela, doit être alarmant. Et la société devrait se lever contre çà.
Malgré la pression internationale pour accorder asile à la famille Romeike, le Président Obama a gardé le silence sur la raison qui pousse son administration à déporter cette famille.
"...une comparaison très flatteuse avec les comportements des singes Bonobo (cf. B.O.E.N. spécial n° 9 du 30/09/2010), et tout cela avec force illustrations..."
ces gens écrivent n'importe quoi
"...une comparaison très flatteuse avec les comportements des singes Bonobo (cf. B.O.E.N. spécial n° 9 du 30/09/2010), et tout cela avec force illustrations..."
"...une comparaison très flatteuse avec les comportements des singes Bonobo (cf. B.O.E.N. spécial n° 9 du 30/09/2010), et tout cela avec force illustrations..."c'est à peu près aussi sérieux que si je faisais semblant de croire que telle déclaration intempestive de tel ou tel curé sort du Denzinger. Ce qui est "hénaurme" est qu'ils donnent une référence précise... sauf que ce qu'ils dénoncent n'y figure pas