
( 719007 )
Oui, c'est un messianisme laïcisé par Jean-Paul PARFU (2013-04-25 12:08:39)
[en réponse à 719000]
C'est à l'origine un christianisme sécularisé, un christianisme qui s'est comme "affaissé" en quelque sorte, un christianisme qui n'a plus eu la tête dans le Ciel et les pieds sur terre !
Comme on veut établir le Ciel où "il n'y a plus ni juif ni Grec, ni homme ni femme, ni maître ni esclave", sur la terre, on s'en prend, sur la terre, au nom du bien, de la morale, aux valeurs naturelles que l'on combat comme "racistes", "sexistes" et "inégalitaires".
Il s'agit de la forme la plus accomplie, la plus dangereuse d'utopie millénariste que la terre ait jamaie connue, car cette utopie est celle qui est à la fois la plus proche et la plus éloignée du christianisme :
- proche en ceci qu'elle est donc à l'origine une hérésie chrétienne et qu'elle ressemble au christianisme, à tel point qu'elle arrive à tromper jusqu'aux élus eux-mêmes ;
- éloignée, car il n'y a pas plus dangereux que cette ressemblance, cette apparente proximité, mais qui, en réalité, "oublie" ou canonise de très gros péchés (avortement, homosexualité), tout en inventant des péchés qui en réalité n'existent pas (prétendu "racisme" et prétendue "homophobie"), se veut "morale", se faisant juge de toute chose, se faisant passer pour dieu, mais inversant toutes les valeurs, appelant mal le bien et bien le mal !
En un mot, ce danger mélangé à celui que représente l'islam, c'est très dangereux et c'est diabolique !

( 719009 )
On peut répondre par Diafoirus (2013-04-25 12:40:41)
[en réponse à 719007]
ce que de Charette dit à ses hommes :
"Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux, tout ce que nos pères ont aimé avant nous. Notre patrie, c’est notre Foi, notre terre, notre Roi... Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? Vous le comprenez, vous ? Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors, qu’est-ce que cette Patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? Cette Patrie de billebaude et d’irréligion ? Beau discours, n’est-ce ? Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous l’avons sous les pieds… Il est vieux comme le diable, le monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu… On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions ; faut rire ! Mais en face de ces démons qui renaissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, Messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu. La jeunesse de la fidélité ! Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la liberté de l’homme intérieur..."

( 719014 )
Le choix est : christianisme vertical ou christianisme horinzontal ? par Jean-Paul PARFU (2013-04-25 14:06:58)
[en réponse à 719009]
Cependant, ne nous y trompons pas : le christianisme horizontal n'est plus le christianisme ! Le christianisme horizontal, c'est le "Grand-Orient de France", ni plus ni moins !
C'est pourquoi quand des Princes de l'Eglise nous expliquent que la fin de l'Eglise, c'est l'homme ou l'unité du genre humain, méfiance, méfiance !
La fin de l'Eglise ne peut être que le culte du vrai Dieu, la Très Sainte Trinité, et le salut des âmes !
Le reste peut certes advenir, mais en plus, selon les paroles de NSJC : "Cherchez d'abord le royaume de Dieu et Sa justice et le reste vous sera donné par surcroît !"
En tout état de cause, votre citation de Charette, Diafoirus, est très bonne. Je connais les propos de Charette et il avait tout compris, il avait dévoilé le caractère utopique, anti-naturel et pour tout dire, diabolique, de la Révolution.

( 719045 )
Qui se souvient des soixante fusillés de l’îlot du Talard ? par Diafoirus (2013-04-25 19:12:00)
[en réponse à 719033]
Qui se souvient des soixante fusillés de l’îlot du Talard ?
C’était à l’époque des « Lumières ». Des « Lumières » que l’œil de Caïn doit encore de nos jours bien regarder en face, et pour l’éternité. Nous sommes en novembre 1793.
Des hommes et des femmes du peuple, de tous les âges. Ils s’étaient révoltés contre les persécutions de la Terreur, pour protéger leur foi et leurs biens. Ils s’étaient admirablement battus et avaient remporté bien des victoires. Ils avaient reconquis leurs libertés. Leur liberté. Et puis un jour, à Cholet, le vent tourna, et le vent de Galerne les poussa hors de leurs frontières, au nord de la Loire, sur des terres inconnues où ils espéraient trouver des renforts. Des quatre départements vendéens, de bataille en bataille, de victoires en défaites, ils arrivèrent jusqu’à Dol. Dol de Bretagne. Là, 22 000 républicains les attendaient. Kléber, Marceau, Westermann…
Pendant trois heures, au lever du jour, profusion d’héroïsme dans les landes et les forêts couvertes de brouillard. A un moment, les Vendéens décrochèrent et, comme cela arrive parfois, un mouvement de panique s’empara de cette foule de paysans entourés de leurs familles. Alors, comme à Tiffauges, leurs familles et les prêtres leur rappelèrent rudement leur devoir, et ils remontèrent à l’assaut jusqu’à la victoire. Culbutés, les Bleus refluèrent honteusement jusqu’à Rennes.
Une fois de plus, les Vendéens avaient été à la hauteur de leur cause. Dans leur fuite, les Bleus emmenèrent quelques prisonniers, pour leur appliquer légalement et démocratiquement la force injuste de la loi, face aux justes forces de la foi et du cœur. Ils se donnèrent le mal de les transporter jusqu’à Saint-Malo, où siégeait une commission militaire révolutionnaire. Là régnait le conventionnel Le Carpentier, bourgeois montagnard pur jus très fier du sang qu’il avait sur les mains. L’homme qui sauva Granville de l’attaque vendéenne, qui déporta des prêtres au Cap Vert, qui n’hésita pas à envoyer une mère de treize enfants à l’échafaud, qui envoya Marie-Charlotte Hébert de la Maillardère, une aristocrate qui refusait ses avances, sous le couteau national, place Saint-Thomas.
Les prisonniers furent interrogés puis divisés en deux. Certains furent renvoyés vers le « Tribunal criminel du département » pour y être rejugés. On ne saura jamais ce qu’ils devinrent. Nombre d’entre les autres bénéficièrent d’un inutile « délai destiné à leur permettre de démontrer leur innocence » évidemment impossible à prouver. Au nombre de soixante, on les emmena à la Grand’grève de l’îlot du Talard pour y être fusillés dans le dos, face à la mer. On raconte « qu’un coup de vent enleva le chapeau de l’un des Vendéens et l’envoya à la mer, le condamné y entra pour le récupérer et revint prendre sa place dans le rang des victimes ».
Déchu, le proconsul criminel finit ses jours à la prison du Mont-Libre, ci-devant Mont Saint-Michel… où il servit la messe jusqu’à sa mort. Son cadavre fut décapité pour servir à la science via le système de Gall. Jusqu’en 1815, à la cathédrale de Saint-Malo, on célébra une messe commémorative pour le repos de l’âme des fusillés. Après, ce fut l’oubli. Jusqu’en 1907 lorsque des travaux de nivellement dans les dunes du Talard firent ressortir des ossements des sables.
Parmi les soixante victimes de l’intolérance, jugées « révolutionnairement », comme cela s’inscrivit sur les jugements, on relève de nombreux hommes originaires d’Europe centrale, de Vendée, de l’itinéraire de la Virée de Galerne, et de toute la France : Genouillac, ex-Chartreux, 66 ans, Barbin, 42 ans, prêtre, Pajaud, 27 ans, de l’île de Saint-Domingue, Body, 26 ans, de Saint-Laurent sur Sèvre, Vignarski, 23 ans, de Varsovie, Legendre, 22 ans, de Montaigu, Schwint, 21 ans, de Roumanie, Huret, 20 ans, de Nantes, Hinec, 20 ans, de Bohême, Ganachaux, 19 ans, d’Oudun, Steinenger, 19 ans, du Bas-Rhin, Paumiler, 18 ans, de Belgrade, Marolleau, 18 ans, de Cercueil, Rochard, 18 ans, de Saint-Laurent-de-la-Plaine, Trouvé, 17 ans, de Saint-Lambert, Bagrin, 17 ans, de Saint-Julien-du-Conseil, Deluman, 16 ans, de Cholet… Et des femmes : Le Meillec, 25 ans, de Beaupréau, Carteau, 25 ans, de Châtillon, Jobard, 25 ans, de Saint-André-de-la-Marche, Legros, 24 ans, de de Saint-Florent, Oger, 19 ans, de Saint-Florent…
On raconte encore que, sur la Chaussée de Paramé, face à l’océan, la Croix du Sillon gémit même par grand calme, et que c’est les « gas » de Vendée pris à Clos-Poulet qui demandent une prière.
Bernard Chupin
Références :
— Annales de la Société Historique et archéologique de Saint-Malo.
— Hippolyte Harvut, Les fusillés du Talard, 1907.
Article extrait du n° 7840 de Présent
du Mercredi 24 avril 2013