Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 716800 )"A tout péché miséricorde" par megnace (2013-04-12 12:35:03) 

Quelqu'un connaît-il l'origine de ce proverbe ? Qui, en passant, m'a toujours été suspect, inorthodoxe, puisque :

- il y a un péché impardonnable, celui contre l'esprit ;

- la miséricorde suppose le regret des fautes, ce qui n'apparaît pas dans cette formule.

Pourrait-on dire : "A tout repentir miséricorde" ?
images/icones/1a.gif  ( 716803 )Essai de réponse... par La marmotte (2013-04-12 12:52:09) 
[en réponse à 716800]

Une recherche toute simple sur google, et voici la réponse :

http://www.expressions-francaises.fr/expressions-a/2009-a-tout-peche-misericorde.html
images/icones/5a.gif  ( 716804 )Mais à quoi sert-il par Le Webmestre (2013-04-12 12:59:33) 
[en réponse à 716803]

que Ducros se décarcasse ?

Petite vidéo à visualiser ici.
images/icones/croix.gif  ( 716816 )Miséricorde = péché par Leopardi (2013-04-12 13:54:51) 
[en réponse à 716800]

Le sens est qu'il n'existe pas de péché assez grand pour ne pas rencontrer une miséricorde plus grande encore.

Vous soulignez justement que le péché contre le St Esprit est le seul impardonnable et que le pardon suppose le repentir.

Je crois qu'ici il n'est pas question de pardon mais de miséricorde, c.à.d. d'amour de Dieu, cette miséricorde pouvant mener au repentir et donc au pardon, dès lors qu'on est convaincu que quelqu'un vous aime et est prêt à vous pardonner.

La miséricorde ne justifie son existence que par l'existence du péché, sans quoi elle serait sans objet.

St François de Sales est très éclairant là-dessus.

Leopardi
images/icones/radioactif.gif  ( 716819 )Péché contre le Saint-Esprit : contresens fréquent par Sacerdos simplex (2013-04-12 14:22:40) 
[en réponse à 716800]

La formule "à tout péché miséricorde" est parfaitement correcte du point de vue théologique.
Même les péchés contre le Saint-Esprit peuvent être absouts en confession : jamais un confesseur ne dira à un pénitent : "ce péché là est un péché contre le Saint-Esprit, il est impossible de vous donner l'absolution, vous êtes irrémédiablement perdu pour toujours".
Si le pénitent s'en repent, il peut (et doit) recevoir l'absolution.

La parole de Jésus signifie que ce péché suppose une telle mauvaise foi et/ou un tel endurcissement que par nature le pénitent est en quelque sorte enfermé dedans, il s'empêche lui-même par avance de se repentir.

Mais malgré tout, s'il s'en repent, il peut recevoir le pardon.

Tous les saints auteurs sont d'accord avec cela.
Pensez à Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face : "Quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, je ne perdrais rien de ma confiance, j'irais, le coeur brisé de repentir...."
images/icones/fleur.gif  ( 716863 )Merci à tous, en particulier à Léopardi par megnace (2013-04-12 17:27:53) 
[en réponse à 716819]

pour m'avoir fait mettre le doigt sur la différence entre la miséricorde et le pardon.
Prions pour les pécheurs afin qu'ils se repentissent.
images/icones/neutre.gif  ( 716914 )En complément par Leopardi (2013-04-12 20:50:22) 
[en réponse à 716863]

En complément de ce que vient d'écrire Scrutator Sapientae, St François de Sales nous dit que le péché contre le St Esprit est impardonnable car c'est un péché contre Dieu lui-même tandis que les autres, même les pires, sont dus à un amour mal dirigé, donc pardonnable.

Leopardi
images/icones/neutre.gif  ( 716970 )péché contre l'Esprit-Saint selon Jean-Paul II par Leonid (2013-04-13 05:41:08) 
[en réponse à 716819]

Le Pape Jean-Paul II a abordé la question un peu mystérieuse du péché contre l'Esprit-Saint dans son encyclique Dominum et vivificantem, voici ici.

"Et le blasphème contre l'Esprit Saint consiste précisément dans le refus radical de cette rémission dont Il est le dispensateur intime et qui présuppose la conversion véritable qu'il opère dans la conscience. Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette «non-rémission» est liée, comme à sa cause, à la «non-pénitence», c'est-à-dire au refus radical de se convertir. Cela signifie le refus de se tourner vers les sources de la Rédemption, qui restent cependant «toujours» ouvertes dans l'économie du salut, dans laquelle s'accomplit la mission de l'Esprit Saint."


La miséricorde de Dieu est infinie mais ne peut forcer un coeur radicalement fermé à la grâce salvifique.