Bonjour à tous,
Voici :
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Au cours de l'homélie du 21 juin 1970, Paul VI aurait dit (à confirmer ou à vérifier) :
" Le 21 juin 1970, il canonisa le Bienheureux Nicolas Tavelic et ses trois compagnons franciscains de Terre Sainte, martyrisés par les musulmans en 1391. Hé bien ! écoutez comment il commenta dans son homélie de circonstance leur héroïque martyre :
« A la base de la tragique aventure missionnaire des quatre moines, il y avait une double intention : prêcher la Foi chrétienne, en refusant courageusement - mais manquant certainement de prudence et de sagesse - la religion de Mahomet, et provoquer le risque de devoir sacrifier leur vie. » (D.C. n°1568 p.706)
C’est incroyable qu’il ait pu définir leur martyre : un geste manquant de prudence et de sagesse ! Et pourquoi alors, les a-t-il canonisés ?... N’avait-il pas lu auparavant les Actes de leur martyre?
L’histoire raconte au contraire que les quatre franciscains s’étaient présentés au Cadi de Jérusalem et avaient ainsi parlé :
« Nous sommes venus ici, envoyés non par un homme, mais par Dieu qui nous a inspiré de venir vous enseigner la vérité et la voie de votre salut. Le Christ a dit dans l’Evangile : “Qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; qui ne croira pas, sera condamné.” (Mc 16,16) »
Invités à rétracter ce qu’ils avaient dit, ils répondirent qu’ils étaient prêts à subir n’importe quel tourment, même la mort. C’est pourquoi ils furent martyrisés à Jérusalem le 14 novembre 1391.
Pour Paul VI au contraire, ils manquèrent de prudence et de sagesse !
Plus loin, après les avoir taxés d’imprudents, bien que mus par un amour positif et exaltant pour le Christ, Paul VI ajoutait :
« A présent se pose pour nous cette question embarrassante : devons-nous accentuer plus vivement notre désaccord envers la société qui nous entoure ?... Est-ce là l’exemple que nous devons tirer de ces hommes courageux qui sont canonisés aujourd’hui ? Non, nous ne le croyons pas. Si nous lisons bien dans leur histoire et surtout dans leurs âmes, nous verrons que ce n’est pas un esprit d’inimitié qui les pousse au martyre, mais plutôt un esprit d’amour - amour naïf, si vous voulez - et de folle espérance. Leur calcul est faux, mais il est inspiré par le désir de faire du bien, et de conduire au salut (éternel) ceux mêmes qu’ils avaient provoqués à leur infliger la terrible répression du martyre. » (D.C. ibid. p.707) "
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Bonne journée et à bientôt.
Scrutator.