Le Forum Catholique
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( 715464 )
L'engagement militant et le devoir d'état par Chouette (2013-04-05 08:50:55)
Ces derniers mois, et surtout ces dernières semaines, beaucoup s'engagent pour barrer la route au gouvernement (pour dire court) par des actions diverses et variées...des actions de nuit, des actions de jours, des actions derrière leur écrans,etc...
Très bien.
Cependant, pour la plupart, ce sont des jeunes, souvent étudiants : et de vivre leur militantisme la nuit, et jusqu'au petit matin, arriver en retard ou ne pas se réveiller pour faire leur devoir d'état, et tout cela entrainés par leurs aînés...
Peut-on passer le militantisme avant le devoir d'état ?
Qu'en pensez-vous ?

( 715465 )
Une vue à long terme... par Fatherjph (2013-04-05 09:18:32)
[en réponse à 715464]
Oui, si le militantisme a pour but de garantir la liberté d'accomplir son devoir d'état dans l'avenir!

( 715467 )
Matthieu 23, 23... par Michel (2013-04-05 09:23:31)
[en réponse à 715464]
"Il fallait faire ces choses-ci sans omettre ces choses-là..."
A chacun de faire son examen, et de déterminer son emploi du temps (avec la vertu de prudence).
Je crois que c'est Saint Louis que l'on critiquait parce qu'il donnait trop de temps chaque jour à la messe et à la prière. Il répliquait avec fermeté - et justesse !... - que s'il passait le même temps à des plaisirs frivoles, personne ne trouverait rien à redire.
L'étudiant doit donc faire passer son devoir d'état d'étudiant en premier lieu (après la vie spirituelle, bien sûr, mais les deux peuvent se faire plus ou moins en même temps ; consacrer cependant le temps nécessaire à la méditation/oraison quotidienne !...).
Mais le temps libre (et il est rare qu'il n'y en ait pas du tout) peut fort bien être utilisé pour la défense de la civilisation : tant d'étudiants passent des soirées (et des nuits) à faire la fête, aller au ciné, boire, etc.

( 715470 )
Reflexion a ce sujet ! par Deo Vindice (2013-04-05 09:46:32)
[en réponse à 715464]
Je vais un peu plus loin.... Tous ces efforts sont bien en soi et je les soutiens mais....le militantisme (puisque nous sommes sur Terre l'Eglise militante) au sens chretien du terme, n'est ce pas d'abord se sanctifier, ce qui suppose la fidelite au devoir d'etat ? Ce qui me frappe depuis mon retour en France apres 8 ans aux USA, c'est le manque de piete de beaucoup qui ne se contentent que de la messe du dimanche.... le manque d'enthousiasme pour la formation doctrinale, les exercices de piete etc.... c'est une chose dont jai parle avec plusieurs confreres qui partagent ce constat.
Nos eglises sont trop souvent vides en semaines. Ne devraient-elle pas etre le centre d'ou notre foi et notre charite devraient rayonner ? Je trouve le contraste tres grands entre nos apostolats aux USA et en France. Beaucoup de familles outre atlantique organisent leur emploi du temps et leur vie en generale autour des apostolats en fonction des horaires de messe et actvites paroissiales qui sont offertes. Cela n'empeche pas d'etre present sur le terrain et de gagner des victoires, au moins au niveau local, pour faire fermer des avortoirs par exemple. Mais avant d'aller dans la rue, j'ai ete temoin de fidele passant des heures en adoration, assistants au messes repartrices des 1e vendredis et samedis. N'avons-nous pas perdu de vue l'essentiel en France ?

( 715474 )
Dieu n'aime pas le travail qu'IL n'a pas demandé de faire... par Glycéra (2013-04-05 10:10:21)
[en réponse à 715464]
Si Dieu n'a pas dit de faire, c'est présomption... ou imagination qui détourne de la Voie...
Le militantisme est-il une demande divine sur moi, demande ferme et vérifiable ? Un devoir d'état (temporaire ou à long terme) ?
"Si l'Éternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; si l'Éternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain." (Ps 127.1)
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Comme le dit l'apôtre Pierre, nous participons à l'édification d'une maison spirituelle, dont nous sommes les pierres vivantes, et qui est l'Église de Jésus-Christ (1Pi 2.5). Et en tant que serviteurs de Dieu, il est impératif de nous souvenir constamment que notre ministère n'existe pas en dehors de Celui qui a promis de bâtir son Église.
Il existe malheureusement aujourd'hui trop de prétendus serviteurs de Dieu qui ne servent qu'eux-mêmes. Ils existaient déjà du temps de Paul, qui se voit contraint d'écrire : "Car de tels hommes ne servent point Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre" (Rom 16.18). Ils prétendent être des bâtisseurs, et certes, ils bâtissent. Mais si le résultat de leurs efforts peut parfois en faire accroire, ils travaillent en vain, et leur prétendu ministère n'est qu'un prétexte pour donner libre cours à leur soif de prestige et de pouvoir. Que Dieu nous préserve d'être de ceux-là !
""
Une catéchèse de Benoît XVI sur le sujet :
Benoît XVI en 2005
Celui qui dit aimer Dieu et n'aime pas son frère est un menteur.
Bien plus encore, celui qui prétend aimer son frère et ne sert pas, n'honore pas, n'écoute pas, ne loue pas, ne remercie pas Dieu, quel est-il donc ?
D'abord prier !
Exemple de Jésus, d'abord prier...
Pierre a compté sur ses forces... et elles l'ont conduit à renier.
Jean a aimé, d'abord aimé, et suivi Jésus là où il allait, lui a été jusqu'au bout...
Paul a étudié, agi... avant de devoir se faire renverser par le Seigneur, et se mettre à l'aimer d'une puissance raremant atteinte.
Dieu d'abord...
cela fit que Jeanne a gagné ses batailles.
Prier, cultiver le champ de son âme.
Priorité n° 1 !
Oeuvrer son devoir, fleurir où Dieu nous a planté.
Aller en mission quand Dieu envoie, ne pas inventer de mission que Dieu n'a pas signée !
Alors, Dieu donnera la victoire.
Le reste, c'est Lui déplaire.
Glycéra
qui déteste voir des jeunes gens se glorifier de peurs ou d'actes que personne ne leur a demandés, et de voir des comportements sectaires et prétentieux au sein des familles où ils vivent...
Rares sont ceux qui restent calmes, agréables aux leurs et souriants dans ces journées...
Vous aurez peut-être vu autrement ?

( 715488 )
Eh ! Hola les vieux ! par Armavir (2013-04-05 11:59:15)
[en réponse à 715474]
L'âge vous rend bien frileux !
Je me souviens que, dans ma lointaine jeunesse, nous allions perturber les conférences des Congar, Theillard de Chardin ........ tout comme les jeunes de maintenant vont aiguillonner les politiciens véreux qui veulent nous imposer une inversion totale de notre civilisation et plus grave encore, renverser tout le droit naturel voulu par Dieu.
N'oublions jamais que ce que "nos" politiciens veulent promouvoir à tout prix fait partie des quatre péchés qui crient contre le ciel.
Alors, moi - qui ne peux plus courir avec eux - je leur dis bravo, vous êtes courageux, votre foi est magnifique, continuez.
Je prie pour le succès de vos actions, j'assure en quelque sorte l'assistance technique et je continuerai à le faire jusqu'au bout !

( 715492 )
Réponse superficielle... par Glycéra (2013-04-05 12:23:56)
[en réponse à 715488]
Le titre est abrupt... mais le contenu ne l'est pas.
Si nous avons agi à un moment donné, était-ce pour autant juste ? Juste pour nous ? La force bouillante de la jeunesse n'a de proportion que son intempérance ou sa témérité peu sensée ! La force est-elle une raison juste ? "Pierre, remets l'épée au fourreau !" et réfléchis !
Si nous avons jugé que c'est juste et bon et qu'il faut continuer, devons-nous pour autant pousser TOUS les plus actifs à le faire ? Devons-nous même les aider sans discernement de leur vocation propre, de leur devoir actuel qui n'est pas de notre ressort de juger ?
SI l'âge amoindrit les forces, et de ce fait en diminuant la vitalité externe rend effectivement nos corps frileux, est-ce pour autant qu'il faut dire que c'est mauvais ? Que Dieu a mal prévu les années qui causent ces pauses ?
Aider est de notre devoir.
Répondre à des questions ou provoquer les réflexions plus élevées (voir de haut est la définition de la prudence) que la simple réactivité est bien de notre mission. Après la capacité d'analyser les anneés.
Aider n'est pas forcément approuver tout !
Satan a poussé Eve, cette partie sensible, fine, réactive de l'humanité, avec des arguments externes... "Beau, et bon à manger" est de l'ordre de la jouissance, puis il est passé du coup à plus grave : volonté de puissance, et de pouvoir : COMME des dieux...
Que la loi soit mauvaise ne justifie pas de faire aussi du mauvais : piétiner son devoir d'état. Cela n'autorise pas non plus à faire taire les inspirations personnelles que Dieu donne, surtout à qui prie longtemps et souvent.
Voilà pourquoi, je ne suis pas de votre avis, tout basé sur des écumes de raisons... où je ne vous donne pas raison. On juge aux fruits. Dieu n'a jamais demandé de perdre, ni même d'abimer son âme aux Croisades !
N'oublions pas la croisade des enfants, des pas encore mûrs... Ils sont tous allés à la mort. Dieu a-t-il demandé de les aider aussi à y aller ?
Discerner...
Ne pas leur cacher ce qui est vrai dans les choix des actes...
Accorder les nôtres aux demandes de Dieu.
Voilà notre job.
Citation pour finir:
"Celui qui n'est pas révolutionnaire à 20 ans, manque de coeur....
Celui qui l'est encore à 40, manque de ... tête"
Elle est laïque, mais aisée à transposer !
Glycéra

( 715521 )
Perdre ou abimer son âme aux croisades ? par Armavir (2013-04-05 15:51:23)
[en réponse à 715492]
Vous y allez un peu fort tout de même !
Avec des raisonnements comme les vôtres, nous serions tous musulmans depuis des siècles, réduits à une dhimmitude totale sans appel, privés à tout jamais du Paradis que Dieu réserve à Ses élus et la France n'aurait jamais survécu.
Souvenez-vous : Saint Bernard, Saint Pie V, Bernard L'Hermitte et beaucoup d'autres ont encouragé, aidé, recommandé la résistance active aux hérésies mortifères et sanglantes de l'époque.
Je sais, la France n'était pas à Lépante, cela doit vous réjouir. Avait-elle raison ? Non.
Heureusement que quelques courageux français, à titre individuel, s'étaient enrôlés dans les troupes de Don Juan d'Autriche pour laver (un peu) l'honneur de la France.
Je connais beaucoup de ces jeunes manifestants. Je sais qu'ils accomplissent d'abord leur devoir d'état, ont une vie de prière intense (plus peut-être que la mienne et la vôtre) et vont ensuite manifester pour la plus grande gloire de Dieu.
Je persiste et signe : bravo à eux.
P.S. "les bisounours m'a tuer" (citation avec les fautes)

( 715538 )
Erreurs... de lecture, ma bonne Dame par Glycéra (2013-04-05 17:00:51)
[en réponse à 715521]
St Bernard n'a pas encouragé la croisade des enfants...
Ou bien, je me suis mal exprimée, ou bien vous aurez mal lu...
La croisade, lisez les prêches de St Bernard a deux versants.
L'un externe, juste et bon, quand il est de sa force naturelle d'aller défendre l'Eglise ou Ses lieux saints des attaques impies.
L'autre, plus importante, plus vitale pour notre suite éternelle et les oeuvres divines est interne : travailler avec Dieu à faire uen âme humaine capable d'aller s'unir à Lui.
La croisade intérieure est la grande croisade, dit-il.
L'autre est moindre.
La première est universelle.
L'autre est du devori de ceux qui sont appelés à cela.
Ste Thérèse n'avait pas pour devoir d'aller manifester !
Ni Padre Pio, ni... tous ceux qui n'y sont pas appelés.
Faire des cris dans la rue une injonction obligée est faux ! faux !
Voilà ce que je dis.
Que ceux qui sont appelés par Dieu à y aller n'y manquent pas, mais nul n'a le droit d'en faire un devoir sous peine d'opprobre comme on l'entend. Nul n'en a le droit. St Bernard ne l'a pas fait, relisez le bien !
Vous dites connaître des manifestants et savoir qu'ils font leur devoir d'état. Tant mieux.
J'en connais à l'inverse.
Alors ?
Ce ne sont que deux petites connaissances bien inutiles au fond de la question.
Vous semblez dire, erreur philosophique habituelle que ceux qui ne sont pas pour l'obligation d'aller faire nombres sont à verser dans les camp des mous et des lâches... voire des approbateurs...
Mollo, évacuons cette dichotomie stupide !
Ne pas être pour l'obligation n'est pas un reproche à ceux qui y vont.
Ni une lâcheté !
Le jeunisme n'est pas une vertu.
Les cris et les coups de force mal visés n'en sont pas non plus.
Contre la proposition de loi, toutes les armes sont bonnes, et les plus bruyantes ne sont pas les meilleures !
Voulez-vous bien relire ce que j'ai écrit ?
Et aussi observer que les quelques cas que vous avez vus ne sont pas la totalité des jeunes activismes !
Dire bravo à ceux qui sont bien à leur place, ma foi, c'est bon de les soutenir, selon son charisme à soi aussi.
Mais ce n'est pas avoir le droit d'un ostracisme contre ceux qui disent et voient autrement.
Jamais rien dit d'autre que :
devoir d'état ok ?
âme claire devant Dieu, et intention pure de servir Dieu d'abord ?
Alors, c'est du bon boulot.
Sinon, c'est de la vanité, des choses vaines, de la gloriole ou du plaisir d'agir, c 'est de la captation individuelle, de la récompense identitaire, et ce n'est pas de la construction du Royaume.
Voilà Dame Armavir ce qu'il fallait lire dans mon propos.
Glycéra

( 715523 )
Mais c'est pour les enfants qu'ils se battent, chère Glycéra, par Sursum corda (2013-04-05 15:56:25)
[en réponse à 715492]
pour les enfants ! Pour les leurs, ceux qu'ils ont et ceux qu'ils auront, et ils se battent comme des lions.
La cause est juste, vous ne croyez pas ?
Le rôle de l'arrière-garde (ceux qui ne peuvent pas agir au-dehors) est de prier pour les troupes qui se battent : comme pour la bataille de Lépante (toutes proportions gardées)...
Personnellement, je suis littéralement stupéfaite (et ravie !) de voir toute cette jeunesse qui se lève -une jeunesse dans laquelle les tradis sont une petite minorité, ne l'oubliez pas, parce que c'est un détail important !
Et croyez-vous que les "conseils" des vieux soient les bienvenus, eux qui, pour la plupart, ont participé, par leurs silences prudents, par leurs petites ou grandes lâchetés, par leur tiédeur et j'en passe, à la dégringolade de leur pays ?
SC

( 715544 )
Et alors... est-c e que cela fait qu'il n'y a qu'une manière de se battre ? par Glycéra (2013-04-05 17:12:52)
[en réponse à 715523]
Oui, ils se battent "pour" sauver ce qui peut l'être devant le pouvoir du monde.
Oui, ils ont choisi une forme de bataille.
Certainement, elle est nécessaire et utile, ne serait-ce que pour vitaliser chaque âme de ceux qui y vont.
Mais que l'objectif soit juste ne veut pas dire que ce mode de refus est la seule forme de le faire. Agir selon cette forme n'est pas une nécessité "sub gravi" sous peine de péché comem d'aucuns le prêchent.
Je ne dis rien d'autre.
Bravo aux soldats, en âmes, oui. C'est leur style.
Mais pas de déni des vertus des autres modes de luttes !
Oui, j'ai aimé voir ceux qui relèvent la tête quand cela devient trop serré. C'est tellement mieux que le mou de l'entre-deux-guerres, ce mou de confort et de socialisme qui nous a conduit à être ratatinés sans pouvoir lutter. Mais cela n'en fait pas la seule manière de lutter pour le Royaume de Dieu. Mais tous nos anciens n'ont aps été dans ces mous-là.
Il est des jeunes gens qui aujourd'hui n'en sortent pas apaisés, ni fortifiés au for interne, tellement ils voient de plus en plus la lutte en externe social sans chercher le fond de la Foi.
Pour ce qui est des avis et conseils des "vieux", le tri est à faire ... selon la lumière qui brille dans leurs yeux !
Et cela est de toutes les époques !
Car il est des vieux plus entreprenants que les excités jeunistes.
Bien à vous, Dame Sursum Corda
Glycéra

( 715504 )
Reponse du Pape... par Deo Vindice (2013-04-05 13:56:04)
[en réponse à 715488]
"Chers frères, allez ! La moitié d’entre nous avons un âge avancé : la vieillesse est – j’aime le dire ainsi – le siège de la sagesse de la vie. Les vieillards ont la sagesse d’avoir cheminé dans la vie, comme le vieillard Siméon, la vieille Anne au Temple. Et justement cette sagesse leur a fait reconnaître Jésus. Donnons cette sagesse aux jeunes : comme le bon vin, qui avec les années devient meilleur, donnons aux jeunes la sagesse de la vie. Il me vient à l’esprit ce qu’un poète allemand disait de la vieillesse : « Es ist ruhig, das Alter, und fromm » : c’est le temps de la tranquillité et de la prière. Et aussi de donner aux jeunes cette sagesse. Vous allez retourner dans vos sièges respectifs pour continuer votre ministère, enrichis de l’expérience de ces jours, si chargés de foi et de communion ecclésiale. Cette expérience unique et incomparable nous a permis de saisir en profondeur toute la beauté de la réalité ecclésiale, qui est une réverbération de l’éclat du Christ Ressuscité : un jour nous regarderons ce très beau visage du Christ Ressuscité !" (Audience aux Cardinaux du 15 mars 2013)
J'ajoute que personnellement je me sens tres jeune a 43 ans mais que justement c'est la generation des 20 - 30 ans que je trouve frileuse aujourd'hui ! Manifester quand on est au pied du mur est une chose. Vivre sa foi au quotidien et repondre a l'appel du Christ en est une autre.... deux choses qui ne s'opposent pas mais peut etre aurions nous pu eviter la premiere si nous vivions reellement de la seconde !

( 715566 )
L'engagement militant est un devoir d'état par Semetipsum (2013-04-05 19:19:03)
[en réponse à 715464]
L'engagement militant est un devoir d'état, celui de notre état de "citoyen" que nous n'avons pas choisi et que la Révolution en détruisant l'ancien monde nous a donné.
En tant que "citoyen", mais aussi en tant que catholique nous avons, chacun selon son état et ses possibilités, le devoir de défendre la France et la France Chrétienne.
Pour les jeunes, c'est aux parents, si nécessaire, de modérer les ardeurs de leurs enfants, si elles leurs paraissent exagérées.

( 715612 )
Un état, qu'est-ce ? Cela se prend, cela se quitte ! par Glycéra (2013-04-05 22:38:24)
[en réponse à 715566]
Jésus était "citoyen"...
Pas au sens de St Paul, citoyen Romain,
mais Jésus était de son pays et de son peuple...
Etait-ce une raison pour lui reprocher de ne pas aller saboter les décisions des Romains ou des pharisiens ?
La missions de Jean, l'ami de l'Epoux, a été de crier à la face des pécheurs de se repentir. Sa missions a été même de crier à Hérode, et d'y laisser sa tête...
Ce n'était pas celle des autres.
Jean a quitté le Baptiste pour suivre Jésus.
Jacques aussi.
Pierre a quitté son état de pécheur de poissons...
Alors, de quel état parlez-vous ?
Le devoir d'état est bien contingent, et pas du tout un moule unique !
En tout cas, il n'a pas pour priorité ni nom universel d'être "citoyen d'abord".
L'étendard des âmes est plus varié que celui-là !
Glycéra

( 715636 )
Vous jouez l'ingénue! par Semetipsum (2013-04-06 00:22:54)
[en réponse à 715612]
Eh bien non, un état : Cela ne se prend pas , cela ne se quitte pas!
C'est précisément ce que nous sommes à un instant donné (clerc, religieux, laïc, marié, célibataire etc...)
La citoyenneté (avant que ça ne change) dans l'Etat (encore un autre état) moderne nous donne (fallacieusement certes) une voix et une responsabilité (que nous n'avons pas demandé) puisque c'est le "Peuple" qui est souverain.
Dans cette situation, nous avons une responsabilité que n'avait pas St Paul comme citoyen romain et encore moins Jésus (Notre seigneur).
Notre état est bien celui de "citoyen" (voyez les guillemets) d'un Etat (dit démocratique) dans lequel le "peuple" est sensé être souverain... ce qui nous donne des devoirs (dont nous nous passerions bien).
Il n’y a pas de moule unique, il n’est pas question d’être citoyen d’abord… il est question d’être (pour mon cas) père de famille, professionnel dans mon métier et « citoyen » français. Chaque état dans son ordre mais sans négliger les devoirs d’aucun.

( 715665 )
Vous surfez sur les étiquettes ? Plus fort que St Paul ou Jésus ? par Glycéra (2013-04-06 09:47:48)
[en réponse à 715636]
Les trappistes ont-ils oublié leur devoir d'état ?
Les moniales chartreuses ont-elle refusé le leur ?
Si tout un chacun est citoyen par fait, par étiquette dirais-je, est-ce pour autant son premier devoir ? Celui qui aura droit à être dit et imposé comme obligatoire du fait de l'existence de l'étiquette ?
Un état est plus ou moins permanent.
Il est choisi, plus ou moins...
On peut cesser d'être moniale avant les voeux permanents.
On se retrouve non marié lors du veuvage, et ce sont d'autres devoirs.
On est salarié, employé par quelqu'un lors d'un contrat de travail, et non en dehors de lui.
Un état n'est pas définitif.
Je ne joue pas sur les mots, mais pianote sur la gamme des états possibles.
Pourquoi raconter aux jeunes gens que leur étiquette de citoyen, contingent à une époque, est leur obligation d'aller se mêler de tout ?
Plus fort que Jésus ?
Dûment recensé pourtant...
Il aurait dû quitter son établi et aller manifester ?
Le Temple de Jérusalem a été détruit justement parce que les Juifs ont voulu s'y prendre de force (avec des fans d'un faux messie, pas du tout missionné de Dieu, et pourtant juif de son état...)
Allons voir le fond des choses...
Je refuse de rester en superficie des mots !
Alors, qui est ingénu ?
Avec mes exigeantes salutations
Glycéra

( 715574 )
Savoir bien organiser sa vie par Ennemond (2013-04-05 19:54:42)
[en réponse à 715464]
Un employé travaille entre 35 et 45 heures par semaine, parfois un peu plus. Il vit par ailleurs 168 heures chaque semaine. A lui d'organiser 123 à 133 heures restantes (certains étudiants ont parfois davantage). Penser que c'est impossible me paraît vraiment fuir les responsabilités ou bien les personnes que vous visez passent aussi beaucoup de temps ailleurs.
Dans toutes ces heures restantes, il y a la place pour la prière du matin et du soir, la messe dominicale (voire davantage), les heures de repas et de sommeil, la bonne tenue de son intérieur, et bien sûr l'apostolat et l'action politique.

( 715576 )
Z'auriez pas oublié votre jeunesse... par Donapaleu (2013-04-05 19:59:23)
[en réponse à 715464]
dans certains cinémas parisiens ?

( 715639 )
C'est grâce au devoir d'état par Chouette (2013-04-06 00:33:59)
[en réponse à 715576]
Ou à cause (c'est selon) que cette période à été lourde....et enthousiaste!!! Z'avez oublié le contexte ???
Je crois que mes parents, à l'époque, ne m'auraient pas laissé faire des actions allant contre le devoir d'état...et pourtant je n'étais plus du tout étudiante ...
Merci à l'abbé Deo Vindice de ses réponses détaillées : je crois que si nous perdons bien des combats depuis 200 ans, depuis la fin du XIXe siècle, c'est une des raisons...

( 715642 )
L'abbé oublie par Semetipsum (2013-04-06 00:42:59)
[en réponse à 715639]
un de nos états : celui de "citoyen" d'un Etat dont nous sommes les souverains...
Il en rappelle un autre : celui de fils de Dieu (qui est bien sûr le premier) car nous sommes "créés pour louer, honorer et servir Dieu" comme dit saint Ignace. La piété est donc en effet notre premier devoir d'état.