Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=714834
images/icones/neutre.gif  ( 714834 )les pauvres et la FFF par Aigle (2013-04-02 08:45:18) 

Le saint-Père place les pauvres au centre de ses préoccupations.

Il n'en va pas de même de la fédération française de football qui a rencontré le premier ministre pour obtenir un avantage fiscal (un privilège ?) : pas de taxe à 75% sur les salaires des joueurs qui gagner plus d'un million.

Une bonne occasion pour notre presse et pour nos évêques franciscomanes de prouver qu'ils ont bien compris notre Pape : qu'ils proposent au parlement de voter contre un tel privilège !

un million d'euros par an quand le SMIC est 20 000 brut : faut oser !

et 10 millions pour certains joueurs.
images/icones/nul.gif  ( 714836 )Ce qui est choquant par Vincent F (2013-04-02 09:12:56) 
[en réponse à 714834]

C'est le principe même de cette taxe.

Après que certains joueurs gagnent plus d'1 million, ça ne rend pas les smicards plus pauvres.
images/icones/fleche3.gif  ( 714841 )rémunérations (sic) indécentes par Luc Perrin (2013-04-02 10:20:56) 
[en réponse à 714836]

Je suis toujours étonné quand je lis des catholiques prôner le luxe outrancier, les "rémunérations" vertigineuses et l'accumulation de richesse personnelle sans aucun rapport avec les qualités, les apports à la société et les talents.

Cela sonne vraiment très "protestant" ... l'élection divine par l'épaisseur du compte en banque.


En effet la F.F.F. n'a aucune morale : cela on le sait depuis longtemps. Un communiqué vient de rectifier ce matin : les multimillionnaires du sport seront assujettis à la taxation. Les habituels zig-zags de la communication gouvernementale.

Juste pour mémoire, le sport de compétition en France est né ... catholique et au sein des patronages : la FGSPF est l'ancêtre de la FFF. C'est un "bon" exemple de dérive libérale et matérialiste (immoraliste souvent avec la triche, le dopage, le trafic de joueurs, l'exploitation parfois de très jeunes joueurs) d'une institution que le clergé avait développée, au départ, pour le contraire : promouvoir la solidarité, les qualités de santé physique bien sûr, du respect des règles, de la gratuité de l'effort commun, honnêteté et le tout sous le regard de Dieu avec la messe à la chapelle du patro.
Il s'agissait de procurer dans le club de foot du patro une "éducation intégrale".

Qui s'en souvient en 2013 ?
Surtout quel contraste avec les clubs de foot aujourd'hui et la vie réelle du sport professionnel.
images/icones/1h.gif  ( 714851 )Je précise par Vincent F (2013-04-02 11:24:15) 
[en réponse à 714841]

Ces salaires sont vertigineux parce que les employeurs sont prêts à payer de tels salaires. Si le simple fait de mettre le nom d'un joueur sur les maillots vendus permet à son club de gagner 20 millions par ans je ne vois pas ce qu'il y a d'anormal à ce que ce joueur soit payé 12 millions par an. Certes dans la réalité ça ne se passe pas de cette façon et les salaires vertigineux sont financés par des dettes abyssales.
Ce qui est anormal c'est qu'on autorise les clubs à s'endetter autant.

Ceci étant dit, il est vrai qu'il n'y a aucune raison que les clubs soient soumis à un régime social autre que les autres entreprises. Mais cette taxe de 75% est scandaleuse quelle que soit l'entreprise à laquelle elle s'applique.
images/icones/neutre.gif  ( 714893 )Pourquoi Beckam est-il au PSG ? par FilsDeMarie (2013-04-02 15:10:14) 
[en réponse à 714851]

Parce qu'il joue très bien ? Non, parce qu'il rapporte du pognon, du flouze, des dollars, du fric, du blé, de l'oseille...

Mais tant qu'il y aura des personnes/fans pour payer des places dans les stades, pour regarder les pubs à la tv... Le Foot est un business, point barre.
images/icones/1b.gif  ( 714915 )Panem et circences par Rémi (2013-04-02 16:24:45) 
[en réponse à 714893]

Au moins l'Antiquité païenne à laquelle notre modernité ressemble étrangement de plus en plus avait-elle l'intelligence de ne pas payer ses stars sportives. Homme libres, ils étaient honorés d'une couronne de laurier. Esclaves, ils jouissaient de leur état et de la gloire et de la renommée, y compris dans la mort sur le sable.


Etrangement dis-je. Mais non: ces jeux étaient ceux d'avant le Christ mais nos jeux avec leurs indécences propres à la modernité ("salaires", culte de la superficialité, dopage, drogue, sexe ... ) et leur vacuité absolue sont ceux de sociétés qui se veulent "après le Christ" , sans le Christ. Les nôtres.


Les Antiques étaient plus malins que nous, voilà. C'est aussi pour ça que nous admirons encore leur culture. Huhu.
images/icones/1d.gif  ( 715013 )Et s'il rapporte par Vincent F (2013-04-02 21:53:08) 
[en réponse à 714893]

c'est probablement pour ses compétences en matière de couture.
images/icones/bible.gif  ( 714846 )Lecture pour foutboleurs par Philalèthe (2013-04-02 11:00:13) 
[en réponse à 714836]

Epître de Jacques, V :

"A vous maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes. Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours! Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées. Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasiez vos coeurs au jour du carnage."


Luther disait que c'était une "épître de paille" et aurait bien voulu la virer du canon des Ecritures ! Comme dirait XA : "sans blaaaaague...".

Philalèthe
images/icones/2a.gif  ( 714847 )Pareil pour les allocs ! par Lamy (2013-04-02 11:05:08) 
[en réponse à 714846]

Qu'un foyer de 2 enfants avec 4 500 € de revenu par mois vienne pleurer parceque ses allocs vont certainement baisser, de qui se moque-t-on ?

Sans blaaaagues !

images/icones/4b.gif  ( 714849 )J'aimerais bien savoir par Vincent F (2013-04-02 11:08:54) 
[en réponse à 714846]

Qui a vu son salaire frustré par un footballeur. Et donc en quoi cette épître a quoi que ce soit à voir avec le sujet. Il est bien question d'un enrichissement fait sur le dos des autres.

Sans blaaaaaague
images/icones/fleche3.gif  ( 714856 )par définition les salaires indécents par Luc Perrin (2013-04-02 12:17:22) 
[en réponse à 714849]

sont faits "sur le dos des autres".

C'est vous-même qui l'écrivez ci-dessus : les clubs s'endettent hors de proportion pour payer ces salaires exorbitants. Le fait que ces "salaires" monstrueux soient proposés ne les rend pas moraux pour autant : c'est une immoralité intrinsèque.

Rappelons que les collectivités publiques subventionnent largement ces clubs : les 12 millions sont donc bien pris en partie sur le "dos du contribuable". Sans parler des stades etc. Les télévisions paient des droits inouïes mais elles-mêmes répercutent sur les budgets publicitaires et les firmes sur ... leurs clients.
Quand vous allez au supermarché, vous payez votre part des ferrari, séjours récréatifs (!) avec certaines jeunes femmes et autres "exploits" de ces "héros" de notre époque : bien à la triste image de notre société.

Chacun ses loisirs, on peut aimer le football pourquoi pas, tous les goûts sont dans la nature.
De là à venir nous faire pleurer sur les joueurs professionnels qui seraient imposés, les malheureux, parce qu'ils gagnent des sommes astronomiques sans rapport avec leur implication dans la société : non cher Vincent F, vous ne m'arracherez aucune larme.

J'ajoute que sur un Forum catholique l'apologie de l'excès de richesse, footballeur ou chefs d'entreprise ou rentiers ou etc., est particulièrement incongru. Au cas où vous l'ignoreriez, et là je suis en symbiose totale avec le pape François, le Christ est venu d'abord pour les pauvres.
Relisez les Evangiles, après tout c'est la semaine pascale...


ps. sur France Culture ce jour, on racontait l'histoire d'un champion médaille d'Or olympique français en 1928 : ouvrier de chez Renault, mort d'une conséquence de la guerre d'Algérie (1959), sorti de la misère par Mimoun en 1956. Il s'appelait Boughéra El Ouafi, Algérien de naissance. On est bien loin des sportifs multimillionnaires ...
images/icones/radioactif.gif  ( 714858 )Une question par Vincent F (2013-04-02 12:24:58) 
[en réponse à 714856]

Où avez-vous vu qui que ce soit faire l'apologie de l'excès de richesse ?
images/icones/1w.gif  ( 714859 )Cher Luc ! par Jean-Paul PARFU (2013-04-02 12:27:27) 
[en réponse à 714856]

- il y a d'un côté des salaires indécents (footballeurs ou autres, mais surtout footballeurs) qui ne correspondent effectivement à aucun service réel rendu à la société ;

- et il y a, de l'autre, la taxe à 75% qui n'était qu'un coup électoral médiatique et démagogique de François Hollande, taxe qui ne sert strictement à rien, si ce n'est à alourdir encore les charges des entreprises dans notre pays et à détruire des emplois, ce qui n'est pas bon, ce me semble, pour les pauvres !
images/icones/1e.gif  ( 714867 )Cher Maître par Vincent F (2013-04-02 13:10:45) 
[en réponse à 714859]

Il me semble que vos honoraires ne sont pas fonction du service que vous rendez à la société mais de ceux rendus à vos clients.
images/icones/1f.gif  ( 714860 )[réponse] par Etienne (2013-04-02 12:33:31) 
[en réponse à 714856]


Le fait que ces "salaires" monstrueux soient proposés ne les rend pas moraux pour autant : c'est une immoralité intrinsèque.



Pas d'accord. Déjà, sur le terme intrinsèque, puisqu'en la matière, on est typiquement dans le domaine du prudentiel : chaque cas est différent. Il peut s'agir d'un acte immoral, mais le fait de payer quelqu'un plusieurs millions d'euros n'est pas intrinsèquement mauvais.

Ensuite, sur le foot en lui même, je vous avoue ne pas y connaitre grand chose : laissons donc ce débat aux experts.

En revanche, le fait de gagner beaucoup d'argent n'est pas en soi un problème, ni individuellement, ni sur le principe, à partir du moment où l'argent n'est pas volé, et où personne n'est lésé. Ce qui pose un problème, c'est ce que l'on fait de l'argent. Et c'est là dessus que nous serons jugés.

Maintenant, une taxe à 75% sur un salaire, quel qu'il soit, est idiot, immoral et dangereux. C'est idiot parce que contre-productif. C'est immoral parce que confiscatoire. Et c'est dangereux parce qu'à force de faire rentrer ce genre de taux dans les mentalités, en étiquetant certains de "riches", on va finir, doucement mais surement, par taxer du même taux les classes moyennes en les qualifiant également de "riches". Regardez ce qui se passe avec les allocations familiales.
images/icones/1a.gif  ( 714861 )Plus je paye d'impôts plus je suis heureux par Nemo (2013-04-02 12:43:15) 
[en réponse à 714860]


Maintenant, une taxe à 75% sur un salaire, quel qu'il soit, est idiot, immoral et dangereux. C'est idiot parce que contre-productif. C'est immoral parce que confiscatoire. Et c'est dangereux parce qu'à force de faire rentrer ce genre de taux dans les mentalités, en étiquetant certains de "riches", on va finir, doucement mais surement, par taxer du même taux les classes moyennes en les qualifiant également de "riches". Regardez ce qui se passe avec les allocations familiales.


Je suis volontaire pour être imposé à 75% si on me verse un revenu d'un million par an.
Je suis même volontaire pour être imposé à 95% voyez-vous. Et je pense ne pas être le seul.
images/icones/nul.gif  ( 714865 )Moi aussi par Vincent F (2013-04-02 12:59:31) 
[en réponse à 714861]

Mais dans le cas d'un impôt à 75% je ne serais productif que 25% du temps travaillé et 5% dans le cas d'un impôt à 95%
images/icones/1g.gif  ( 714866 )Ne pas oublier que : par megnace (2013-04-02 13:00:53) 
[en réponse à 714861]

-Les footeux de haut niveau, en vertu (!) d'un usage né il y a 15 ans environ, négocient leur salaire APRES prise en charge de leur impôt sur le revenu par leur club : c'est du net de chez net ;
- il y a en France une centaine de joueurs payés plus d'un million par an ; en dehors de la question de principe, peu de foyers fiscaux étant concernés, la mesure est quasi symbolique;
- on se retrouve au fond devant une belle hypocrisie : le sport s'arrête en passant de l'amateurisme au professionnalisme, le sport professionnel étant en réalité un spectacle à prétexte sportif ; et donc il faut appliquer aux sportifs professionnels la même règle qu'aux acteurs. Quelle est-elle ? Je l'ignore.
Moi aussi je suis volontaire pour être imposé comme Nemo ! D'ailleurs à ce tarif là j'aurai de quoi m'offrir un bon conseiller en optimisation fiscale......
images/icones/hum2.gif  ( 714869 )Ça dépend de la façon dont on les gagne ! par Sursum corda (2013-04-02 13:15:04) 
[en réponse à 714861]

Bien sûr, s'ils vous tombent du ciel, même avec 95% d'impôts il vous en reste bien suffisamment pour vivre à l'aise !

MAIS : si vous les avez gagnés en travaillant 20h/24, en passant votre temps à courir d'un côté à l'autre du globe terrestre (en encaissant les décalages horaires sans jamais pouvoir "récupérer"), sans être absolument certain d'avoir fait les bons investissements au bon moment, avec la crainte perpétuelle de tout perdre à la suite de n'importe quel incident qui va mettre tous les médias à vos trousses, ou de concurrences déloyales, sans parler de votre ulcère à l'estomac dû au stress permanent, etc., etc., eh bien vous trouveriez saumâtre que l’État vous en vole les 3/4, non ?
Surtout si, en plus, vous avez plusieurs enfants...

Je sais, on peut bosser comme un malade sans jamais atteindre une somme pareille au bout de l'année, mais bon...


SC

images/icones/ancre2.gif  ( 714871 )si vous vous plaignez, pensez par blamont (2013-04-02 13:22:34) 
[en réponse à 714869]

aux pauvres fonctionnaires:
Ils n'ont que leur retraite-chapeau statutaire* pour vivre à la retraite.

* bin oui quoi: le mode de calcul et d’engagement financier de l'Etat envers ses statutaires correspond globalement à ce que l'on utilise dans le privé pour la formulation de la retraite chapeau envers les salariés cadres ou non cadres.

A quelques nuances près en matière de pérennité d'engagement.
images/icones/1a.gif  ( 714886 )moi aussi Nemo où peut-on s'inscrire ? par Luc Perrin (2013-04-02 14:22:57) 
[en réponse à 714861]

si Vincent F a la liste où on s'inscrit pour être taxé à 75% et recevoir bien sûr les revenus en rapport, je suis volontaire : je n'irai pas en Belgique ni aux îles Cayman.
images/icones/1g.gif  ( 714872 )Pourquoi dit-on toujours que le Christ par Sursum corda (2013-04-02 13:33:19) 
[en réponse à 714856]

est venu pour les pauvres, sans préciser "pauvres en esprit", et sans ajouter qu'Il est venu aussi pour les "petits" et les humbles...

Je n'aime pas du tout cette opposition riches/pauvres, on a vite fait de déraper : comme il s'agit d'attachement aux choses matérielles, on peut très bien avoir une mentalité de "riche" sans l'être nécessairement sur le plan matériel, et inversement, avoir une mentalité de "pauvre" en étant matériellement riche. La plus grande difficulté, c'est justement le détachement par rapport à l'avoir...



SC
images/icones/bravo.gif  ( 714877 )oui Sursum corda pour votre remarque par blamont (2013-04-02 13:54:03) 
[en réponse à 714872]

et d'ailleurs quelle définition donner à la richesse?
différente pour un Tchadien ou un sujet du Liechtenstein.

La vertu de pseudo-pauvreté ne cacherait-elle pas le défaut d'inconséquence ou d’irresponsabilité?

La Fontaine a écrit une belle fable animalière à ce sujet.

Est riche celui qui dépense moins que ce qu'il a ou gagne.
Cours de classe de 8° 1960.
Moins glorieux que Keynes mais plus efficace.
images/icones/bible.gif  ( 714885 )Des pauvres, il y en aura toujours parmi vous par Jean-Paul PARFU (2013-04-02 14:22:13) 
[en réponse à 714877]

nous dit le Christ (St Matthieu 26,11) qui nous rappelle également qu'il faut "d'abord chercher le Royaume de Dieu et sa justice et que le reste nous sera donné par surcroît" (St Matthieu 6-3).

L'Evangile de St Jean (12.4) nous rappelle également que c'est Judas, trésorier du groupe des Apôtres, qui avait fait la remarque à propos du prix du parfum versé sur Jésus et de sa revente pour les pauvres, et qu'en réalité Judas, qui volait dans la caisse, se souciait fort peu des pauvres !
images/icones/fleur.gif  ( 714884 )Petit exercice par Rémi (2013-04-02 14:20:39) 
[en réponse à 714872]

seulement "spirituel" et qui n'engage d'abord à rien de "physique":

Pourriez-vous relire les Evangiles et y relever et nous indiquer chaque passage où il y est question des pauvres, de la pauvreté, des riches et des richesses ? A chaque fois en notant s'il est question seulement de pauvreté et de richesses spirituelles, ou bien physiques.

Peut-être verrions-nous mieux ce qu'il en est de la venue du Christ et de l'enseignement du Divin Maître quant aux riches et aux pauvres.




Ensuite viendraient les exercices pratiques, les histoires de chas, de chameaux et des trucs qui commencent par "vas, vends tout ce que tu possèdes et ... " ... personnellement j'avoue que sans être bien riche je cale là ...


Mais d'autre part, sans nier le caractère "préférentiel" de l'attention du Christ et de Son Eglise pour les pauvres, il est vrai que les controverses historiques sur la pauvreté au sein même de l'Eglise, et le Catéchisme également, la Tradition donc, c'est à dire l'autre source de la Révélation, nuancent certains aspects littéralement radicaux de la seule Ecriture. En termes de vocation (à la pauvreté) par exemple. Ou de Justice et de Charité dans la jouissance des biens terrestres. Etc.



Mais vous ne pouvez pas dire je crois que par "pauvres" on n'entend dans notre Foi que les seuls "pauvres en esprits". Au contraire même, pour l'essentiel, comme en témoignent la radicalité du discours évangélique et néotestamentaire (merci pour le rappel de l'Epître de saint Jacques), la pratique de l'Eglise et son histoire, les nuances, distinctions et recommandations de son Magistère et de sa Tradition.



Sujet cependant ô combien délicat, j'en conviens. Et aussi ô combien difficilement audible dans un monde devenu hyper-matérialiste en proportion (inverse et au carré ... ) qu'il s'est déchristianisé. Et ne croyons pas que nous autres pratiquants soyons parfaitement exempts des effets aveuglants et assourdissants à l'Evangile de ce monde qui passe. Mais rappelons-nous: on ne coud pas de poches à un linceul, et notre trésor, nous savons bien où nous devons l'amasser ...



Rémi

- Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes ...
images/icones/bravo.gif  ( 714890 )merci Rémi certaines évidences par Luc Perrin (2013-04-02 14:47:30) 
[en réponse à 714884]

évangéliques semblent échapper complètement à quelques uns dans ce fil. Quand le Christ s'adresse au jeune homme riche notamment.

Pauvres en esprit seulement .... "sans blaaaague" (copyright X.A.)

Il est aussi stupéfiant de lire de telles balivernes - je ne vois pas d'autre mot - dans un Forum où on est supposé avoir un minimum de connaissance des Écritures et où la plupart si ce n'est tous, nous sommes en contact avec des clercs qui tous ont fait promesse de pauvreté et même voeu pour les religieux et religieuses.

Or il me semble qu'en Tradition, l'état religieux et clérical est assez valorisé ou bien je me suis trompé de Forum : est-ce celui de Davos ou le syndicat des grandes fortunes ... le pire étant que probablement aucun de ceux qui versent des larmes sur la taxation des très hauts revenus ne les perçoit et ne serait imposable.

Quant à celui qui écrit qu'il n'y a pas de problème moral à accumuler des montagnes de richesse, il me semble que tel n'est pas l'idéal des évangiles. Quel footballeur de luxe (je ne parle pas de la masse qui touche des salaires moyens) et quel grand patron (salarié) ou rentier vit en ascète parce qu'il ou elle redistribue aux pauvres (pas qu'en esprit) 90% de ses revenus ?

S'il y en a autant que les doigts d'une main, ce serait déjà beaucoup. Votre thèse ne tient pas. La juxtaposition des revenus pyramidaux (toujours plus) et des gens qui soit misèrent, soit s'appauvrissent lentement (classes populaires et moyennes) ne correspond pas à la doctrine sociale de l'Église.

Ce n'est pas entrer dans une démarche confiscatoire que de réduire l'échelle totalement disproportionnée des revenus. Entre la Chine de Mao et les mesurettes fiscales du président Hollande, il y a tout de même plus qu'une marge, un gouffre.
Le libéralisme intégral, loi de la jungle, faut-il le rappeler n'est pas un système que le catholicisme approuve. Et ce rejet n'a rien à voir avec Vatican II (cf. 1891 Rerum novarum).
images/icones/fleche2.gif  ( 714894 )Il n'en reste pas moins par Jean-Paul PARFU (2013-04-02 15:12:23) 
[en réponse à 714890]

que la religion de Jésus-Christ, le christianisme, n'est ni la religion des riches ni la religion des pauvres !

Elle est la religion des hommes de bonne volonté qui veulent être baptisés ou le sont déjà ! Point !

Si ce n'était pas le cas, le christianisme serait un messianisme temporel, une théologie de la libération, une idéologie révolutionnaire et l'Eglise, une ONG ou une guerilla marxiste !
images/icones/bible.gif  ( 714898 )Les impôts dans les Evangiles par Jean-Paul PARFU (2013-04-02 15:36:49) 
[en réponse à 714894]

Je signale aussi au passage que le paiement de l'impôt est souvent évoqué dans les Evangiles.

Certes, et précisément, le Christ ne s'oppose pas au paiement de l'impôt, y compris à une puissance occupante, et ne discute pas non plus de son montant.

Il n'en reste pas moins qu'une fiscalité excessive (on dirait "confiscatoire" aujourd'hui) par des collecteurs d'impôts corrompus et des autorités incompétentes ou/et prédatrices et étatistes, est au moins mise en cause en filigrane dans les Evangiles et plus globalement dans les Ecritures (Ancien et Nouveau Testaments).
images/icones/1a.gif  ( 714906 )Pas "Point ! " . Hélas. par Rémi (2013-04-02 16:01:26) 
[en réponse à 714894]

Faut-il le rappeler à un tradi, et un tradi aussi tradi que vous, si j'ose dire, cher M. Parfu ?


Etre de bonne volonté et être baptisé ou avoir le désir de l'être ne suffit pas pour être sauvé, n'importe quel catéchisme vous le dira, il faut encore persévérer jusqu'à la fin dans la Foi, en particulier en vivant des sacrements, et dans les oeuvres selon les préceptes évangéliques et les enseignements de l'Eglise, chacun dans son etat de vie et sa vocation propre, et mourir en état de grâce. Fors la Toute-Puissance de Dieu qui sauve gratuitement et n'est pas tenue par les sacrements.


Au delà, que dire par exemple des versets 23 et 24, étonamment redondants, sans parler du 25 bien connu, de saint Marc au chapitre Xème de son Evangile du Seigneur ?

Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi ... Ah. Et pourtant à titre personnel ils n'étaient guère riches !

Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Eh bien voilà, on en est au même point. Au moins c'est rassurant: nous disciples vingt siècles après sommes comme les premiers d'entre-nous, ceux qui pourtant cotoyaient le Maître.


Rémi

- globalement d'accord avec le Prof quant aux fouteux* et leurs "salaires", et avec les autres liseurs quant à la "politique" fiscale du Dernier des François.




* sauf en ce qui concerne l'O.L. , club qui devrait être déclaré d'utilité et de salubrité publique. Comment ça "gros fayot qui connait rien au foot" ?!
images/icones/neutre.gif  ( 714905 )Si les montagnes de richesses par Vincent F (2013-04-02 15:58:42) 
[en réponse à 714890]

sont accumulées moralement, cette accumulation ne pose pas de problème.

Le problème n'est pas l'enrichissement des riches, mais l'appauvrissement des pauvres. Or celui-ci n'est pas lié à celui-là. Étant donné que quand les riches s'appauvrissent les pauvres meurent, ce serait pire si les riches ne s'enrichissaient pas.
images/icones/1h.gif  ( 714918 )Mon Dieu, monsieur Perrin, quel mépris ! par Sursum corda (2013-04-02 16:37:19) 
[en réponse à 714890]

Heureusement (merci XA !) ce forum n'est pas seulement destiné aux intellectuels (professionnels de la lecture de la Bible, grands liturgistes, historiens de l’Église, etc.) pour le plaisir d'enrichir leurs connaissances mutuelles : il permet aussi à des petits cathos lambdas de poser des questions, d'obtenir des réponses fiables, de se documenter, d'émettre des opinions, etc.

Ainsi, les intellos (du moins ceux qui sont, en plus, intelligents) pourront
- d'une part, se rendre compte de la nécessité de créer des "passerelles" entre les uns et les autres -et donc de "travailler" leur savoir pour le rendre intelligible à tous,
- d'autre part, évaluer l'étendue de l'ignorance, de la naïveté ou d'un savoir incomplet ou inexact des cathos "de base" pour, ensuite, agir (parler, écrire) en fonction de cette évaluation
- et enfin, parfois, reconnaître l'humour et la blague, sourire et/ou rire sans complexe.

Ceci dit, je vous rappelle que le sermon sur la montagne commence ainsi (extrait et commentaire copiés de la Bible Crampon):

- Heureux les pauvres en esprit car le royaume des cieux est à eux
(pauvres en esprit : ceux qui n'ont pas l'esprit des richesses, le faste, l'orgueil, l'avidité insatiable ; mais qui ont l'esprit de pauvreté, sont humbles)

Pour en finir avec votre dédain méprisant : ayez au moins l'humilité de reconnaître que vous ne savez RIEN de ce que vivent et souffrent, dans leur vie quotidienne, la plupart des liseurs qui s'expriment ici et qui, à vous lire, ne seraient que des minables qui feraient mieux de se taire et d'aller voir ailleurs (même s'ils sont ici depuis bien plus longtemps que vous !).

SC
images/icones/1a.gif  ( 714924 )Cependant par Rémi (2013-04-02 17:14:12) 
[en réponse à 714918]

le petit catho lambda, dont je suis (juste un bac), sans être un pro de la Bible connait les Evangiles, du moins lit le Nouveau Testament ou même seulement l'entend à la Messe (là le nomiste est avantagé avec le cycle de trois ans, c'est vrai) .


Et il sait que si certes le Seigneur parle des pauvres en esprit, Il parle aussi bien et probablement plus souvent des pauvres tout court. Et des affamés, de ceux qui vont nus, des malades, des prisonniers ... oh certes, une seule fois pour cette "liste" ... mais en précisant qu'elle conditionne le Salut ... ou la damnation !

Et je ne crois pas qu'il s'agisse de visiter les prisonnier "en esprit" par exemple. Et lorsque je parlais de l'Evangile selon saint Marc tout à l'heure, croyez vous que lorsqu'il retranscrit la Parole du Maître "Qu'il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu! " il s'agisse de richesses ... en esprit ? Pardonnez-moi mais ça fait un peu chacha, ces histoires de "en esprit" ...


D'autant que si le Prof (qu'il me pardonne mais je ne suis ni le seul ni le premier à lui en faire la remarque) peut être exaspérant d'arrogance, dédaigneux et méprisant, et surtout anti-pédagogue au possible (ce qui est bien dommage car sa sapience dans son domaine et d'autres encore, et ses autres qualités humaines ne sont mises en doute par personne) là sincèrement je ne vois pas.


Ne seriez-vous pas embêtée par le fait qu'il renvoie à l'Evangile, et mois aussi, et à ce que tout catho "de base" ou "lambda" pour reprendre votre terminologie doit en savoir ? Quant à pratiquer ... là il faut s'en remettre à l'interprétation de notre Sainte Mère l'Eglise. Cf. le Catéchisme mais aussi les Encycliques dites "sociales". Ou encore la pratique de l'Eglise et des saints. Dans l'ensemble on ne voit pas qu'il soit question d'être riche pour faire son Salut.

Au contraire.

Par exemple la vie de saint ... François ... haheum ...
D'autant plus exemplaire que si certes les clercs le sont comme le souligne M. Perrin, on pourrait dire que nous ne sommes pas appelés comme eux. Or saint François, riche qui a choisi la pauvreté, fondateur d'Ordre, saint très éminent, aimé et honoré, est resté ... laïc comme vous et moi, sauf erreur ?




Et puis ce que vivent et souffrent les liseurs dites-vous. Eh bien déjà si comme moi ils ne roulent pas sur l'or mais ont internet et un ordinateur, et la culture/éducation pour s'en servir on peut dire que la pauvreté crasse ne fait pas partie de leur ordre de souffrance. Tant mieux. Mais s'ils souffrent de la façon dont le Pape porte sa croix pectorale, ou le la couleur de ses chaussures, alors ... j'allais dire tant pis pour eux, ce serait méprisant pour le coup. Disons "tant pis" tout court.

Personnellement toutes ces "simplifications" m'agacent profondément, parce que ce n'est pas beau et que j'ai encore en tête les Messes de Benoît XVI. Mais je ne saurai dire que je souffre !!

Maintenant j'attends que le Pape enseigne. Là je saurai s'il me fait souffrir ou s'il pose un baume sur mon âme. Pour le moment, et si vous ne l'avez pas fait je vous engage à les lire, ses interventions et homélies me semblent lumineuses et bienfaisantes. Pour le "simple" que je suis.






Ps: mon exercice avec les Evangiles, vous en pensez quoi ? Vous le ferez, histoire de voir de quoi nous parlons ?
images/icones/neutre.gif  ( 714926 )[réponse] par Etienne (2013-04-02 17:24:22) 
[en réponse à 714890]


Il est aussi stupéfiant de lire de telles balivernes - je ne vois pas d'autre mot - dans un Forum où on est supposé avoir un minimum de connaissance des Écritures et où la plupart si ce n'est tous, nous sommes en contact avec des clercs qui tous ont fait promesse de pauvreté et même voeu pour les religieux et religieuses.



Vous n'avez pas le monopole de l'interprétation de l'écriture, cher Monsieur. Qu'il soit dit beaucoup de choses sur les richesses dans l’Évangile ne fait aucun doute, merci pour l'information. Mais Dieu merci nous ne sommes pas protestants, et avons pour nous le Magistère entier de l'Eglise. Dieu merci également, il n’est nulle part écrit qu’il soit « intrinsèquement immoral » de gagner de l’argent, et c’est principalement en cela que je me suis permis de vous contredire.

Vous évoquez à ce sujet Rerum Novarum qui, j'en suis désolé, ne vous aide pas vraiment. D'abord parce qu'il se situe dans un contexte historique bien différent du nôtre à aujourd'hui : on est alors beaucoup plus dans un conflit riches propriétaires contre classes travailleuses miséreuses et exploitées. Ensuite parce qu'il part d’une prémisse claire, nette et sans bavure : le socialisme (tel qu’on l’entend à la fin du XiXeme siècle) est une impasse et le salarié a un droit inaliénable à la propriété privé, ainsi qu’au droit à disposer des fruits de son travail (soit dit en passant, partant de ces deux constats et poussant le raisonnement jusqu’au bout, l’invocation de Rerum novarum pour une taxe à 75% peut s’avérer être un contre sens énorme).


Quant à celui qui écrit qu'il n'y a pas de problème moral à accumuler des montagnes de richesse, il me semble que tel n'est pas l'idéal des évangiles. Quel footballeur de luxe (je ne parle pas de la masse qui touche des salaires moyens) et quel grand patron (salarié) ou rentier vit en ascète parce qu'il ou elle redistribue aux pauvres (pas qu'en esprit) 90% de ses revenus ?



Ce n’est pas parce que ça ne court pas les rues que ça n’existe pas. C’est en ce sens que l’Ecriture dit qu’il est plus difficile pour un riche de rentrer dans le Royaume des Cieux que pour un Chameau de passer dans le chas d’une aiguille (laquelle fait d’ailleurs référence à une porte de Jérusalem certes étroite, mais pas autant que l’expression littérale le laisse croire…) : le confort matériel peut effectivement troubler l’esprit et le perdre dans l’attachement aux biens de ce monde beaucoup plus facilement qu’un pauvre dont la simplicité forcée laisse plus de place pour une vie spirituelle plus riche. Mais ce n’est pas, en soi, la possession de biens matériels qui nous damne, mais bien ce qu’on en fait. C’est d’autant plus vrai, d’ailleurs, pour un propriétaire, qui a une responsabilité morale vis-à-vis des salariés qu’il emploie.

La juxtaposition des revenus pyramidaux (toujours plus) et des gens qui soit misèrent, soit s'appauvrissent lentement (classes populaires et moyennes) ne correspond pas à la doctrine sociale de l'Église.



C’est exact, j’en conviens bien. Mais cette dichotomie ne vient pas directement d’un écart de revenues entre « riches » et « pauvres », mais bien à l’air du temps portée par deux courants de pensée, en apparence opposés, mais qui ont su trouvé un modus vivendi pendant la seconde moitié du siècle dernier : le libertarisme économique qui enlève au patronat tout devoir moral envers ses employés et le socialisme qui tend à déresponsabiliser le salarié et faire croire que « les autres payeront ».
images/icones/fleur.gif  ( 715116 )Accord et plus par Ioannes (2013-04-03 12:46:16) 
[en réponse à 714890]

Cher professeur, je suis bien heureux de vous voir mener le bon combat. Il est, en effet, plutôt accablant de voir tant de catholiques gober la fausse alternative libéralisme/communisme et appuyer l'accaparement de richesses indécentes. Il ne vous reste plus, désormais, qu'à découvrir que l'immigration de masse est là pour casser les salaires des couches moyennes et modestes. Après nous avoir tous ôté nos racines, c'est-à-dire notre humanité dans la durée.

Je profite de ce billet pour redire toute mon incompréhension devant le silence présent de l'Église devant, non plus l'usure, mais l'usure mise en système et du fait imposée à tous ; et même : l'usure (et donc la financiarisation) comme fondement de l'économie. Peut-être, sur ce plan-là, le nouveau pape infléchira-t-il le cap ?
images/icones/neutre.gif  ( 714901 )Plusieurs choses par Vincent F (2013-04-02 15:46:08) 
[en réponse à 714856]

Les subventions
Là, je vous suis, elles ne sont pas justifiées. En tout cas dans la majorité des cas.

Le stade
En général il est loué. Ce n'est pas pour rien qu'aucune équipe ne veut être domiciliée au Stade de France.

Les droits TV
La majorité sont payés par des chaînes à péage dont les abonnés payent exprès pour le foot ou tout du moins payent en connaissance de cause.

La publicité
Si on divise le coût de la publicité pour un produit lors d'un grand match et qu'on divise par le nombre d'exemplaires vendus, combien cela représente-t-il ?
De plus le producteur répercute-t-il le prix de la pub ou préfère-t-il le compenser par des ventes plus importantes ?

La dette
C'est ce qui pose le plus de problèmes à mes yeux. Mais j'ose néanmoins supposer que les banques ne prêtent pas aux clubs sans un espoir raisonnable de se voir remboursées.
images/icones/bible.gif  ( 714907 )Il faut relire la parabole des talents par Jean-Paul PARFU (2013-04-02 16:05:20) 
[en réponse à 714901]

L'important, ce n'est pas ce qu'on a. L'important, c'est ce qu'on fait avec ce qu'on a !
images/icones/neutre.gif  ( 714975 )Un choix de sociéte par PEB (2013-04-02 19:33:10) 
[en réponse à 714834]

A l'aube des années 1970, les princes de ce monde ont voué le monde à Mammon, c'est-à-dire à la finance cosmopolite.

Auparavant, le circuit du Trésor, garantissait la souveraineté nationale sur la monnaie. Les revenus étaient modérés par la richesse effectivement produite. Les purs rentiers étaient lessivés dans cet économie de travail, d'épargne réelle (en immobilier et en bon du Trésor) et de consommation d'équipement et de loisir. Le Général aurait voulu évoluer vers un capitalisme participatif où l'ouvrier posséderaient une part de l'usine.

Au contraire, l'économie d'endettement qui est notre chemin actuel, permet la scalabilité de la richesse. Le surendettement des uns et l'usure généralisé permettent à d'aucun de bénéficier d'un revenu arbitrairement élevé.

D'où l'indécence...
images/icones/hein.gif  ( 714981 )Le général ? par Vincent F (2013-04-02 19:50:39) 
[en réponse à 714975]

Excusez-moi, ça vous semble peut-être évident mais de quel général parlez-vous ? Comme vous ne précisez pas.
images/icones/neutre.gif  ( 715005 )Sans doute par Bertrand (2013-04-02 21:16:56) 
[en réponse à 714981]

s'agit-il du Général des Jésuites!!! Ils sont à la mode!
images/icones/1d.gif  ( 715009 )Mes devoirs, Mongénéral! par PEB (2013-04-02 21:38:17) 
[en réponse à 714981]

Voyons!

Il s'agit évidemment du général de Gaulle, le grand Charles.

C'est ainsi que les gaullistes invétérés nomment le libérateur et le fondateur de nos institutions républicaines.

Rompez les rangs!
images/icones/4b.gif  ( 715011 )Jamais par Vincent F (2013-04-02 21:48:06) 
[en réponse à 715009]

entendu parlé. Inconnu au bataillon.
images/icones/ancre2.gif  ( 714993 )purs rentiers étaient lessivés par blamont (2013-04-02 20:26:41) 
[en réponse à 714975]

dans cet économie de travail.
Effectivement ceux qui firent confiance à l'Etat après avoir versé de leurs biens cumulés par le travail dans des obligations furent lessivés.

Au fait comment appelez-vous un foyer qui tire ses revenus viagers des dividendes tirés des fruits du capital investi dans l'économie réelle?
c'est-à-dire qui prennent le risque financier à leur charge.?
Il est bon que le salarié soit capitaliste et qu'il acquiert des parts de capitaux d'entreprise, la sienne et d'autres quand cela est possible
il n'y a pas d’opposition entre capital et travail.

L'un crée l'autre.
le capital c'est l'aléas, le salaire c'est la sécurité.
L'un relativement à l'autre.

Bastiat l'a fort bien expliqué dans "les Harmonies sociales".
images/icones/hum2.gif  ( 715018 )Pas exactement par PEB (2013-04-02 21:58:18) 
[en réponse à 714993]

L'épargne trouvait un support réel dans les bons du Trésor, les bons EDF, les bons d'autoroutes.

Les travailleurs récupéraient leurs économies avec un faible intérêt réel compensant légèrement une inflation de 3,5% annuels seulement (1955-1975). Cette épargne investie en investissement d'intérêt public permettait un enrichissement non scalable de la société. Les actions des grandes entreprises privées tiraient leur rentabilité du contrôle du crédit dans une planification libérale.

La retraite par répartition à annuité pouvait s'exprimer comme pseudo-épargne indexé sur l'élévation du niveau de vie. Les retraités n'étaient donc pas perdants: loin de là.
Outre les bons du Trésor et assimilés, le support le plus commun était la pierre dont la construction créait de l'activité et dont la valeur d'usage était plus importante que la valeur strictement vénale.

En revanche, la finance, strictement contenue, ne permettait pas de générer des fortunes indécentes car l'endettement public et privé était borné par les pouvoirs publics.

Le monde né de la financiarisation depuis le coup de Nixon en 1971 est celui de l'endettement roi. L'investisseur fait place au rentier usuraire. A côté, Balzac, c'est de la bluette pour enfant de Marie face aux arcanes du grand bonneteau mondial.

Le grand patronat préféra cette solution d'une économie ouverte à celle de la participation gaullienne où le capital aurait été partagé entre les actionnaires de référence familiaux et les ouvriers dans une économie modeste.

Tout cela pour dire que les très hauts revenus et les inégalités inouïes sont la norme de notre économie financière moderne où les footballeurs ne sont que des panneaux publicitaires Deluxe.