Le Forum Catholique
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( 713407 )
La dignité du sacré par Abbé Néri (2013-03-23 15:25:58)
Dans la conférence que l’alors cardinal Ratzinger adressé aux évêques du Chili en juillet 1988, il présentait parmi les motifs qu’avaient poussé un grand nombre de fidèles à trouver refuge dans la liturgie traditionnelle celui de trouver préservé en elle « la dignité du sacré », comme étant le plus important.
Et il dénonçait un problème que ronge toujours l’ensemble de l’Église depuis l’obscure église de campagne jusqu’aux splendides basiliques vaticanes :
« Après le Concile, de nombreux prêtres ont délibérément érigé la désacralisation au niveau d’un programme d’action. (…)
Animés par de telles idées, ils ont rejeté les vêtements sacrés ;
Autant qu’ils ont pu, ils ont dépouillé les églises de leurs splendeurs qui rappelaient le sacré et ils ont réduit la liturgie au langage et aux gestes de la vie de tous les jours par le moyen de salutations, de signes d’amitié et autres éléments. »
Le combat continue pour rétablir cette dignité, par la prière d’abord implorant Notre Seigneur Jésus-Christ pour qu’il communique à ses pasteurs le zèle qui était le Sien de donner à son Père dignement le culte qui Lui est du.

( 713414 )
Non. par Job (2013-03-23 15:52:22)
[en réponse à 713407]
La "splendeur" du "sacré" est tout à fait discutable parfois. L'église romane, par son dépouillement, est elle moins "sacrée" que l'église du XIXe dégoulinante de sulpicien avec des statues souvent hideuses en plâtre mal taillé ?
Et puis, qu'est ce qui est "sacré" ? Dieu lui même ; ou bien ses figurines et accessoires qui essaient de nous le rendre perceptible ?
Le sacré n'est qu'un instrument, un moyen, et les vêtements liturgiques ont une histoire qu'il ne faut pas oublier, au risque de rendre un culte...au culte et non à Dieu.
Par exemple, le port du manipule, vêtement servant à l'origine à essuyer la transpiration du prêtre sous le soleil méditerranéen, avait il encore un sens au XXe siècle ? Le Concile a sagement décidé qu'il n'avait plus sa place.
Il ne s'agit pas de tout casser pour le plaisir, mais bien de faire preuve d'intelligence avec les signes que l'Eglise elle même n'a eu de cesse de faire évoluer. Pour les fins connaisseurs de l'histoire de la liturgie, ils savent à quel point l'Eglise a pu être diverse dans ses manières de "dire Dieu" par l'architecture ou le mobilier liturgique.
Je vous recommande l'excellent ouvrage "La messe à l'envers" de Marc Levatois qui explique remarquablement le sens historique des dispositions et éléments de la "scène liturgique". De même, il présente pourquoi certains symboles étaient inscrits dans un contexte de pensée et de populations attachées à des croyances, lesquelles ne sont plus partagées aujourd'hui.
Par exemple, l'orientation (au sens strict du terme) des autels avait un sens bien précis. Ainsi Marc Levatois l'explique :
"Le trait caractéristique de l'autel médiévale, par rapport à celle des âges classiques, réside surtout dans la revendication d'une orientation commune que l'on peut qualifier de cosmique ou effective, vers l'orient astronomique. C'est bien alors d'une orientation stricto sensu, c'est à dire un tropisme vers l'orient, le soleil levant, qu'il s'agit. C'est une orientation vers une direction géographique et non pas vers un point, comme on le voit traditionnellement pour les synagogues (vers Jérusalem) ou les mosquées (vers La Mecque). Dans le Moyen-Âge on peut bien parler d'une orientation structurante, intégrée à une cosmogonie, marquant la vision du monde, dans la mesure aussi où l'on sait classiquement que nombre de représentations cartographiques médiévales de l'oekoumène sont en conséquence elles aussi, au moins jusqu'au XIIIe siècle, orientées vers l'Est".
La réforme tridentine fera sensiblement évoluer l'interprétation donnée à cette orientation. Néanmoins, les symboles originels ont eu un sens... très contingent à une certaine époque. Il faut aussi avoir l'humilité de reconnaître que les symboles ont leur histoire avec un début, et parfois une fin.
Le but est toujours le même : dire Dieu ; le rendre accessible ; annoncer l'évangile ; et rendre gloire.

( 713419 )
Vous avez raison. par Yves Daoudal (2013-03-23 16:11:42)
[en réponse à 713414]
Nous sommes beaucoup plus intelligents qu'autrefois.
Autrefois, les gens croyaient que le soleil se lève à l'est. Aujourd'hui,nous savons qu'il se lève où il veut, ou bien où nous le voulons. Il peut se lever au sud (année A) ou à l'ouest (année B) ou au nord (année C), mais le faire se lever à l'est relève d'anciennes superstitions médiévales.
Merci pour cette salutaire mise au point.

( 713422 )
O Oriens par Yves Daoudal (2013-03-23 16:27:07)
[en réponse à 713419]

( 713428 )
Merci de.. par Non nobis (2013-03-23 16:44:21)
[en réponse à 713422]
cette magnifique réponse en chant et en image à l'imbécile commentaire de Job.
Exortum est in tenebris Lumen rectis..

( 713435 )
Quand... par Job (2013-03-23 17:27:26)
[en réponse à 713419]
...le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.
Merci d'avoir si bien illustré cet adage populaire, M. Daoudal.
Je sais que tout ce qui pourrait être associé à l'histoire, la culture ou la liturgie vous fait pousser des boutons (comme notre nouveau Pape...obéissance à géométrie variable quand tu nous tiens.), mais je complète quand même la petite absurdité que vous me prêtez :
Nous sommes beaucoup plus intelligents qu'autrefois.
Où avez vous vu que je compare l'intelligence des visions médiévales avec les visions contemporaines ? Je suis passionné de scolastique, me faire ce procès est quand même un peu fort de café...
Je disais que la liturgie doit être comprise avec intelligence, comme ceux qui nous ont précédé ont su le faire ! Jamais, je dis bien, jamais, la liturgie a été une constante immuable. Il n'y a qu'à observer les merveilles laissées par les siècles, les symboles qu'ils contiennent, les façons dont les hommes de foi ont annoncé l'évangile à travers la culture des civilisations qu'ils rencontraient !
Même si vous ne lisez sûrement jamais de livres ("Quand j'entends le mot culture je sors mon révolver" comme disait l'autre...), celui de Marc LEVATOIS, peu suspect de "modernisme", est brillant en matière d'explications de l'évolution des symboles.
Faut il rappeler comment la Bretagne fut christianisée par la "christianisation" des symboles païens ? Saint Patrick en Irlande qui utilisa le trèfle pour expliquer la trinité ?
Allez à Rome ! Visitez Saint Paul hors les Murs, construire sur la forme d'un tribunal civil romain pour...signifier aux néo-chrétiens que l'évêque était dispensateur de la Justice de Dieu ! Les exemples comme ça, on peut les multiplier à l'infini.
Là encore, l'annonce de l'évangile s'est faite à des gens utilisant des codes, des valeurs et des croyances propres à leur temps. Au Moyen-Âge, on rivalisait déjà d'imagination pour annoncer la foi par delà les frontières des grandes cités urbaines, pour aller dans les campagnes. Il a fallu parler à ces populations, souvent illettrées, par des symboles compréhensibles : les peintures, les vitraux et ces représentations avaient un sens très fort pour des cultures très marquées par la symbolique des sens et de la nature.
Comment peut on être à ce point obscurantiste et ignorant de l'histoire de sa propre Eglise ? Elle qui recèle de vrais trésors comme autant de témoignages de l'audace de l'évangile qui a su s'exporter jusqu'aux "extrémités de la terre".

( 713436 )
Oui mais bon... par Meneau (2013-03-23 17:30:54)
[en réponse à 713435]
Je disais que la liturgie doit être comprise avec intelligence, comme ceux qui nous ont précédé ont su le faire !
Moi je veux bien, mais la remarque suivante laisse présager d'une intelligence de la liturgie pour le moins "légère" :
Par exemple, le port du manipule, vêtement servant à l'origine à essuyer la transpiration du prêtre sous le soleil méditerranéen, avait il encore un sens au XXe siècle ? Le Concile a sagement décidé qu'il n'avait plus sa place.
Cordialement
Meneau

( 713446 )
Cérémoniaire par Job (2013-03-23 18:01:11)
[en réponse à 713436]
Rappelle ainsi l'origine du Manipule :
"Le manipule, appelé encore au moyen âge sudarium, mappula, fanon, ne se distinguait pas à l'origine de cette mappa ou mouchoir de cérémonie dont les Romains avaient accoutumé de se servir pour essuyer la sueur du visage ou se garantir la tête du soleil."
Vous n'allez quand même pas dire que "ceremoniaire.net" est moderniste aussi... ?

( 713450 )
Oui mais... par Meneau (2013-03-23 18:07:17)
[en réponse à 713446]
L'"origine" ne fait pas tout.
Justement, les symboles litugiques se sont développés là-dessus. Et cette symbolique est riche, et ne mérite pas d'être jetée aux oubliettes pour de simples considérations pratiques comme "la sueur" pour le manipule ou "la forme de l'aube" pour le cordon !
Cordialement
Meneau

( 713458 )
Bien d'accord par Job (2013-03-23 18:39:48)
[en réponse à 713450]
Je suis très enthousiasmé par le port de la robe universitaire, par exemple, qui rappelle aussi l'origine religieuse des Universitates (héhé). Je suis très loin d'être un anti-symboles !
Cependant, je pense qu'il faut savoir raison garder et ne pas trop absolutiser leur portée. Je ne regrette pas beaucoup le manipule.
En revanche, l'étole croisée ou "droite", selon l'ordre, je trouvais cela intéressant symboliquement parlant.
Bref, il faut avoir un regard critique et toujours se poser la question : qu'est ce qui permet d'annoncer l'évangile et "dire Dieu" aujourd'hui de façon admirable ?
La liturgie nous aide à signifier, même très imparfaitement, le "visage de Dieu" même si, Grégoire de Naziance résumait bien notre problème : "Toi l'au-delà de tout n'est-ce pas là tout ce qu'on peut chanter de Toi ?"
Fraternellement.

( 713441 )
La bible des illettrés par Mandrier (2013-03-23 17:38:58)
[en réponse à 713435]
Là encore, l'annonce de l'évangile s'est faite à des gens utilisant des codes, des valeurs et des croyances propres à leur temps. Au Moyen-Âge, on rivalisait déjà d'imagination pour annoncer la foi par delà les frontières des grandes cités urbaines, pour aller dans les campagnes. Il a fallu parler à ces populations, souvent illettrées, par des symboles compréhensibles : les peintures, les vitraux et ces représentations avaient un sens très fort pour des cultures très marquées par la symbolique des sens et de la nature.
Vous qui semblez aimer les livres et l'histoire médiévale vous en êtes resté au XIXe siècle et aux livres d'Emile Male...
Au Moyen Age comme vous dites (réussir à considerer 10 siècle comme un tout homogène est une gageure bravo) on se méfie de l'image sculptée pour les fidèles jusqu'au XIe-XIIe siècle et même après les fameux ensembles historiés "compréhensibles" étaient plus souvent destinés aux religieux et conçus par eux comme un support de méditation.
L'image de "la bible des illettrés" est un peu datée. Lisez le livre de Jérome Baschet sur l'iconographie médiévale, je gage qu'il vous fera changer d'avis

( 713442 )
Nous revoilà au début du XVIIIe siècle, par Yves Daoudal (2013-03-23 17:44:27)
[en réponse à 713435]
quand le Père Lebrun devait répondre aux puérilités anti-symboliques et anti-traditionnelles de Claude de Vert. (On met des cierges sur l'autel pour s'éclairer...)

( 713433 )
Allez hop ! par Meneau (2013-03-23 17:05:54)
[en réponse à 713414]
Supprimons allègrement tous les symboles, à ce compte-là ?
Le manipule servait certes à essuyer la transpiration. Mais sa
symbolique est plus vaste. La prière à réciter au moment de l'enfiler rappelle le rachat de la faute par le labeur et la peine.
" Puissé-je mériter, ô Seigneur, de porter la gerbe des larmes et des douleurs ; afin que je reçoive dans la joie la récompense de mon labeur. "
Si on va par là, on peut aussi supprimer :
- le
cordon (déjà rendu facultatif selon la forme de l'aube, justement parce qu'on n'a voulu y voir que l'aspect utilitaire et plus l'aspect symbolique), symbole de barrière de pureté
" Ceignez-moi, Seigneur, de la ceinture de pureté, et éteignez dans mes reins l'ardeur des passions ; afin que la vertu de continence et de chasteté demeure en moi. "
- l'
étole, "dont la forme actuelle ne permet pas de retrouver à coup sûr la forme et la destination primitives", symbole du pouvoir d'ordre (à l'époque du sacerdoce commun des fidèles...) et appel à l'immortalité
" Rendez-moi, Seigneur, la robe d'immortalité que j'ai perdue par la prévarication de notre premier père; et quoique indigne je m'approche de vos mystères sacrés, puissé-je mériter néanmoins les joies éternelles. "
- la
chasuble, qui n'était après tout qu'un manteau (aujourd'hui on a le chauffage), mais aussi symbole du sacedoce et aussi du joug du Seigneur (pas cool ça).
" Seigneur, vous qui avez dit: Mon joug est suave et mon fardeau léger : faites que je puisse le porter de manière à obtenir votre grâce."
Et puis ces couleurs toujours différentes... ces symboles ont-ils encore un sens ?
- l'aube, symbole de pureté,
etc.
Et puis on célèbrera la messe en t-shirt et jeans.
Cordialement
Meneau

( 713439 )
Tout... par Job (2013-03-23 17:36:16)
[en réponse à 713433]
...ce qui est excessif est insignifiant, disait Talleyrand.
Il ne s'agit pas de tout jeter à la poubelle, mais de faire preuve d'intelligence dans la compréhension des symboles, de leur histoire, et de leur transmission (tradition -> tradere).
Si on ne transmet plus les symboles et les rites, ils se dessèchent pour devenir du rituel paganisé et ne servent à rien chrétiennement parlant. Au contraire, si on en transmet le sens et que ce dernier peut être compris, alors ils deviennent pertinents.
L'architecture est un magnifique exemple de cette façon de "dire Dieu" à travers l'Histoire.
Par exemple, le port du col romain voir de la soutane me semble tout à fait approprié pour le prêtre puisqu'il témoigne, pour tous, de l'état clérical, y compris chez les non croyants. C'est un signe puissant pour évangéliser.
C'est un débat passionnant, qui croise beaucoup de disciplines à la fois et qu'il faut mener, loin des désordres affectifs que chacun y associe.

( 713440 )
... à fait par Meneau (2013-03-23 17:38:32)
[en réponse à 713439]
Il ne s'agit pas de tout jeter à la poubelle, mais de faire preuve d'intelligence dans la compréhension des symboles, de leur histoire, et de leur transmission (tradition -> tradere).
Si on ne transmet plus les symboles et les rites, ils se dessèchent pour devenir du rituel paganisé et ne servent à rien chrétiennement parlant. Au contraire, si on en transmet le sens et que ce dernier peut être compris, alors ils deviennent pertinents.
C'est pourquoi je trouve la remarque mentionnée
ici peu pertinente. De même que votre interprétation de l'orientation "ad orientem" plus haut.
Par contre, le livre de Marc Levatois => bien !
Cordialement
Meneau

( 713447 )
Mon interprétation... par Job (2013-03-23 18:02:19)
[en réponse à 713440]
De la disposition ad orientem des autels est reprise de Marc Levatois.
Bien cordialement,
PS : je partage votre remarque, je me suis régalé à lire son livre, très bien écrit et bien documenté. :)

( 713443 )
le retour "aux origines" d'après les conciliaires par jejomau (2013-03-23 17:52:10)
[en réponse à 713433]
voudrait qu'on célèbre simplement en tenue d'Adam... Cool, que Christ t'habite !

( 713438 )
toujours les symboles par Mandrier (2013-03-23 17:32:49)
[en réponse à 713414]
Excusez-moi, mais ce que vous appelez le dépouillement des églises romanes n'est rien d'autre que ce que le XIXe et le XXe siècle en ont fait (lire à ce sujet Contre l'art roman de Xavier Barral i Altet). Donc c'est un peu faible comme référence. Quant on retrouve les peintures d'une église romane, quand on lit les inventaires (lorsqu'il y en a) du matériel liturgique et des ornements des églises médiévales, on se dit qu'elles étaient tout sauf dépouillées.
Ce genre d'argument vaut celui que nous ressortent les liturgistes modernes prouvant que la messe était dite face au peuple jusqu'au concile de Latran IV (1215) alors que les archéologues et les historiens de l'art retrouvent des retables au moins à partir du VIIIe siècle...
Le symbole, mot bien pratique pour qualifier ce qu'on ne comprend pas, ou plus et se donner des grands airs mystérieux...

( 713445 )
réponse par Job (2013-03-23 17:56:22)
[en réponse à 713438]
Monsieur,
Vous avez tout à fait raison concernant l'usage des peintures des églises médiévales. L'art Roman fait référence à plusieurs périodes, avec notamment des prolongements dans l'art monastique cistercien, par exemple, qui a déployé une autre branche de l'art roman plus épurée. Il y a eu également une période romane flamboyante du point de vue des figurations picturales : là encore, l'art dans l'église est utilisé comme un "objet" de transmission de la foi. Tout s'y veut lisible pour le non-lettré : tant les sculptures que l'orientation architecturale cherchaient à dire l'histoire du salut.
Sur la disposition ad orientem ou versus populum des autels, là encore, vous n'êtes pas sans ignorer les débats archéologiques sur les dispositions paléochrétiennes des autels. Néanmoins, la disposition de la Basilique Saint Pierre est un contre-exemple intéressant. Cette question relève de l'archéologie.
Enfin, le symbole est un mot, au contraire, très fort, mais qui suppose de savoir faire la différence entre le signifiant et le signifié, pour reprendre une image linguistique : autrement dit, ne pas confondre ce que veut "dire" le symbole ; et le support du symbole. Si on confond les deux, alors on risque l’idolâtrie.
Cordialement :)

( 713478 )
Avez-vous compris ? par Abbé Néri (2013-03-23 19:48:49)
[en réponse à 713414]
Je préfère le constat du cardinal Ratzinger à votre réaction, dont vous donnez l’impression de n’avoir pas compris le sens.
Vous dites :
« Le sacré n'est qu'un instrument, un moyen, et les vêtements liturgiques ont une histoire qu'il ne faut pas oublier, au risque de rendre un culte...au culte et non à Dieu. »
Nulle part le cardinal nie que les ornements soient un instrument qu’a une histoire mais il dit qu’au mépris de cette histoire : « de nombreux prêtres ont délibérément érigé la désacralisation au niveau d’un programme d’action. (…) »
Et vous ajoutez :
« Il ne s'agit pas de tout casser pour le plaisir, mais bien de faire preuve d'intelligence avec les signes que l'Église elle même n'a eu de cesse de faire évoluer. »
Pourquoi donc récuser le constat du cardinal ?
Nulle part dans le texte ou ailleurs le cardinal devenu ensuite Benoît XVI a nié que :
« Le but est toujours le même : dire Dieu ; le rendre accessible ; annoncer l'évangile ; et rendre gloire. »
Alors en quoi cela vous dérange de demander au Seigneur qu’il communique à ses pasteurs le zèle qu’est le Sien pour le culte qu’es du à son Père ?