Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 712025 )"Le curé du Vatican" par Mandrier (2013-03-18 11:09:54) 

Un article de JM Guénois manifestement ravi du style du nouveau pape qui reprend les vieilles lunes d'évolution/révolution... style seventies.

Je suis assez fasciné par le revirement subit des journalistes de cette trempe qui pourtant semblaient soutenir il y a peu bec et ongle le style de Benoît XVI voire pour Guénois allaient jusqu'à encourager l'accord avec la FSSPX et qui aujourd'hui semblent être à l'exact opposé.

Que pensent vraiment ces gens là ? Pensent-ils réellement par eux même ou acceptent-ils sans broncher le prêt-à-penser de quelque pape que ce soit ?

lien
images/icones/1v.gif  ( 712028 )La plupart de ces commentateurs par Jean-Paul PARFU (2013-03-18 11:17:02) 
[en réponse à 712025]

est toujours d'accord avec ce qui semble avoir le vent en poupe, être fort.

Ces commentateurs ne font que "canoniser" l'actualité, pour reprendre une expression maintenant célèbre !
images/icones/1g.gif  ( 712077 )Chacun son style par Le Webmestre (2013-03-18 14:10:17) 
[en réponse à 712028]

En clouant au pilori le nouveau Souverain Pontife, bien des personnes ou personnalités font preuve de la même démarche. Oui, on trouve parmi ces commentateurs des gens qui ne font que "diaboliser" l'actualité, pour reprendre une expression qui sera bientôt célèbre… Si l'on admet que François est pape, on doit admettre l'idée qu'il bénéficiera de grâces d'état qui pourront sans doute faire qu'il agisse différemment que lorsqu'il était simple archevêque. Le juger comme c'est le cas depuis moins d'une semaine, c'est à mon sens vraiment excessif, et assurément peu productif. Le démon est décidément très fort pour nuire à la prière, prière qui est due au Souverain Pontife par les catholiques, si je ne me trompe.

XA
images/icones/idee.gif  ( 712073 )Peut-être sont-ils tout simplement catholiques par Le Webmestre (2013-03-18 14:02:33) 
[en réponse à 712025]

et voient-ils en la personne du pape François le Vicaire du Christ ? Allez savoir.

XA
images/icones/livre.gif  ( 712079 )Un saint qui ne devait pas être “catholique” par Vianney (2013-03-18 14:14:48) 
[en réponse à 712073]

Saint Pierre le Vénérable, abbé de Cluny (1092-1156), commentant le passage où saint Paul annonce que, pour quelque temps, l’Antéchrist “siégera dans le Temple de Dieu” (II Thessal., II, 4) :
“Le Christ a permis ceci : que l’Antéchrist – tête de tous les schismatiques – siègerait dans le Temple de Dieu, que les siens seraient exilés, et que ceux qui ne sont pas les siens occuperaient un jour le Siège de Pierre.”

(De miraculis, livre II, ch. 16 ; Bol. t. 14, page 473.)”
V.
 
images/icones/1d.gif  ( 712117 )un antéchrist, ça va, trois... par Stephdi (2013-03-18 15:12:18) 
[en réponse à 712079]

bonjour les dégats !

Jean XXIII était l'antéchrist qui a ouvert Vatican II,
Paul VI a détruit la messe de toujours,
(Jean Paul I ...)
Jean Paul II a excommunié Mgr Lefevre,

Ca fait beaucoup de monde déjà ...

mais quand on aime l'antéchrist, on ne compte plus !

bon courage

Stéphane
images/icones/1q.gif  ( 712120 )Vous oubliez le Fils de la Perdition ! par M (2013-03-18 15:20:09) 
[en réponse à 712117]

Planqué à Castel Gandolfo ......








C'est la fin du commencement ...



M...
images/icones/fleche2.gif  ( 712124 )Il n’écrit pas cela non plus... par Vianney (2013-03-18 15:47:35) 
[en réponse à 712117]

...il parle de “ceux qui ne sont pas les siens” et qui, en cela, seraient les complices de l’Antéchrist.

Mais c’est évidemment beaucoup plus facile de déformer ses propos pour tenter d’échapper à une réalité qui gêne : à savoir, comment l’Église peut-elle vénérer la mémoire d’un religieux qui – du moins à en croire l’opinion courante – n’était pas “catholique” au motif qu’il était convaincu que la siège de Pierre pourrait être un jour occupé des non-chrétiens en dépit des promesses du Christ ?

Remarquez, j’ai déjà soulevé la même question à propos de la bulle Cum ex Apostolatus de Paul IV, approuvée et confirmée par saint Pie V, et qui est basée sur la même hypothèse. Et là, ça va beaucoup plus loin, car une législation approuvée par de vrais papes, même temporairement, pour toute l’Église ne peut rien contenir de contraire à la foi catholique. C’est donc que l’opinion courante interprète mal les promesses du Christ.

Le cardinal Newman était beaucoup plus prudent. Tout en ignorant (on ne peut pas tout connaître) l’existence de cette partie de la législation de l’Église, et d’autres semblables il se contentait d’écrire : “Les catholiques estiment que c’est impossible...” Entre la foi et une estimation, il savait faire la différence.

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 712144 )parce-que par Yves54 (2013-03-18 17:48:05) 
[en réponse à 712124]

Un saint peut être saint tout en s'étant trompé sur certains points...
images/icones/1b.gif  ( 712150 )Cette explication... par Vianney (2013-03-18 18:13:29) 
[en réponse à 712144]

...si c’en est une, me réconforterait plutôt dans ma conviction que je peux parvenir à la sainteté sans reconnaître l’élu du dernier conclave !

Mais plus sérieusement, ce que vous dites n’expliquerait pas que l’Église ait pu s’écarter de la foi dans des législations qu’elle a imposées à tous les fidèles : cette idée, exprimée par le synode janséniste de Pistoie, a été condamnée par Pie VI (78e proposition condamnée dans Auctorem Fidei) “comme si l’Église, qui est régie par l’Esprit de Dieu, pouvait constituer une discipline non seulement inutile et même plus onéreuse que ce que permet la liberté chrétienne, mais dangereuse, nuisible...”. Plusieurs papes, dont Léon XIII, ont rappelé cette condamnation doctrinale.

V.
 
images/icones/fleche3.gif  ( 712172 )Un extrait du CEC (Caté...) par Michel (2013-03-18 19:42:18) 
[en réponse à 712079]

Juste pour info (pas pour polémiquer) :


L’Épreuve ultime de l’Église

675 Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18,8 ; Mt 24,12). La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre (cf. Lc 21,12 ; Jn 15,19-20) dévoilera le " mystère d’iniquité " sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2,4-12 ; 1 Th 5,2-3 ; 2 Jn 7 ; 1 Jn 2,18. 22).
[...]
677 L’Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19,1-9). Le Royaume ne s’accomplira donc pas par un triomphe historique de l’Église (cf. Ap 13,8) selon un progrès ascendant mais par une victoire de Dieu sur le déchaînement ultime du mal (cf. Ap 20,7-10) qui fera descendre du Ciel son Épouse (cf. Ap 21,2-4). Le triomphe de Dieu sur la révolte du mal prendra la forme du Jugement dernier (cf. Ap 20,12) après l’ultime ébranlement cosmique de ce monde qui passe (cf. 2 P 3,12-13).

images/icones/hein.gif  ( 713259 )Une question par Paterculus (2013-03-22 21:03:44) 
[en réponse à 712172]

dans ce passage, le catéchisme de l'Eglise catholique est prophétique.

Ma question est donc :
- s'agit-il d'une prophétie historique, affirmant les caractéristiques d'une période précise,
- ou bien s'agit-il d'une prophétie pour tous les temps, donnant la signification de toutes les épreuve de la Sainte Eglise au cours de l'histoire ?

D'avance merci à tous ceux qui pourront m'éclairer.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/bible.gif  ( 713261 )La réponse par Rémi (2013-03-22 21:14:32) 
[en réponse à 713259]

réside certainement en partie dans les passages du Nouveau Testament que le Catéchisme indique se donner comme source pour ces enseignements ?

Ainsi, comment faut-il entendre par exemple tel ou tel passage de l'Apocalypse ? Tel aspect prophétique des Evangiles ? Telle annonce dans les Actes ou cette Epitre ou cette autre ?

Question d'exégèse donc, mais aussi de foi et de méditation des Ecritures à sa lumière, et à celle du Magistère s'il s'est prononcé pour un sens définitif ici ou là.


Question passionante, donc, M. l'abbé, à creuser en premier lieu dans les références proposées par le CEC dans les extraits concernés.
images/icones/ancre2.gif  ( 713264 )Justement... par Paterculus (2013-03-22 21:21:36) 
[en réponse à 713261]

Merci pour votre intervention, mais justement on ne sait trop comment interpréter les passages concernés de l'Ecriture.

Je crois que ces thèmes font partie de l'enseignement de Marthe Robin, du moins des méditations de son entourage.
Le RP Marie-Dominique Philippe y tenait beaucoup.

VdP
images/icones/neutre.gif  ( 713326 )Prophétique, mais vous ne trouvez pas ce passage terriblement antidaté par le torrentiel (2013-03-23 06:11:53) 
[en réponse à 713259]

"L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair (cf. 2 Th 2,4-12 ; 1 Th 5,2-3 ; 2 "


Conclusion à tirer : l'antéchrist, c'est l'humanisme chrétien. Donc "l'apocalypse s'est approchée", elle précède de peu le Royaume, nous en sommes plus proches que jamais. Et derrière cette lapalissade, il s'agit d'entretenir la flamme de l'attente apocalyptique, qui est souvent teintée d'un brin de paranoïa.


Et ici, au risque d'être irrévérencieux, j'aimerais dire que c'est un mystère pour moi que les deux dernières béatitudes paraissent "béatifier"... le complexe de persécution, au point de nous faire dire que "le sang des martyres est semence de chrétiens", donc il faut souhaiter la persécution en même temps que s'en affliger. Et il faut souhaiter la persécution par fausse Identification à la manière dont notre seigneur est Lui-même mort Persécuté, avec quelle infamie, crucifié, mais offrant à son Père un sacrifice unique et un martyre qui ne sera jamais réplicable.


Que pensez-vous de ce lien curieux, qui me paraît une contradiction, un paradoxe évangélique, susceptible d'entretenir la bipolarité de notre identité humaine, indissolublement et insolublement paradoxale, jusqu'à l'avènement du Jugement dernier.
images/icones/attention.gif  ( 713120 )Erreur de traduction par Vianney (2013-03-22 11:44:35) 
[en réponse à 712079]

Je me suis fié à tort, et je prie les liseurs de m’en excuser, sur la traduction qu’on peut trouver sur plusieurs sites, notamment le blog La Question. En réalité, Pierre le Vénérable n’annonçait pas l’occupation du Siège pontifical par des non-chrétiens, il l’avait sous les yeux en la personne de l’antipape Anaclet II (1130-1138) :
“Le siège apostolique était encore occupé par Pierre, fils de Léon, et ses lionceaux sévissaient contre la partie catholique. C’est le Christ qui permettait cela ; lui qui doit permettre que l’Antéchrist, tête de tous les schismatiques, s’asseoie dans le temple de Dieu, tolérait que les siens soient exilés et que le siège de Pierre soit occupé par ceux qui n’étaient pas les siens.”
La traduction ci-dessus est tirée de celle que Jean-Pierre Torrel et Denise Bouthillier ont publiée aux éditions Saint-Paul (1992) : Pierre le Vénérable, Livre des Merveilles de Dieu (De miraculis), livre II, ch. XVI, pp. 231-232. Un ami latiniste m’a confirmé cette traduction en partant du texte reproduit dans la Patrologie latine.

V.
 
images/icones/neutre.gif  ( 713325 )Le curé du Vatican par le torrentiel (2013-03-23 05:47:51) 
[en réponse à 712025]

fait pendant au "curé du monde", après ce très intelligent "curé du village" que j'ai perçu à Lourdes en benoît XVI (pour des raisons qui tiennent à des souvenirs personnels de messes de mon adolescence dans la campagne alsacienne).


Le "curé du vatican" va-t-il donner à tous les curés du village mondial l'exemple de comment s'y prendre pour tenir une paroisse?



Il faut avouer que notre Saint-Père s'attaque à forte partie, car le Vatican n'est pas une paroisse facile.