Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 712874 )L’hommage du cardinal Barbarin à Benoît XVI par LouisL (2013-03-21 11:02:01) 


Christophe Geffroy, directeur du mensuel La Nef, vient de publier un ouvrage collectif en hommage au pape Benoît XVI, Le Pontificat de la joie, donnant la parole à des spécialistes pour aborder les questions du pontificat et lui rendre hommage. Parmi les personnalités, on y trouve des évêques (Mgr Aumonier, Mgr Aillet, Mgr Brouwet, Mgr Rifan), des Pères Abbés (Fontgombault, Kergonan, Barroux, Lagrasse), etc. La préface est signée du cardinal Barbarin. La voici :



« Le pontificat de Benoît XVI. Son enseignement, intrinsèquement lié à l’œuvre immense du théologien Joseph Ratzinger, oserais-je le résumer en un seul mot, Caritas ?

Il apparaît dès le titre de sa première encyclique, Deus caritas est, publiée le jour de Noël 2005 ; on le retrouvera bien souvent par la suite. Avec une audace novatrice, il reprend ce nom biblique de Dieu en s’éloignant des clichés qui s’appliquaient toujours à distinguer érôs, l’amour de désir, philia, l’amour d’amitié, et agapè, la charité. Non, pour Benoît XVI, Dieu est la source de tout amour ; même érôs a sa place dans la vie divine.

Quand est publiée, quelque temps plus tard, l’exhortation apostolique présentant le fruit du synode d’octobre 2005 sur l’Eucharistie, ce sacrement est présenté comme le Sacramentum caritatis. Voilà donc la plus belle preuve de son amour pour ses enfants, la marque de son attention pour nous.

Cette charité a un amont, c’est la vérité. En 2009, Benoît XVI intitule sa troisième encyclique Caritas in veritate. A entendre le titre, j’imaginais qu’il y serait question de l’amour authentique, celui dont parle saint Jean – « Si quelqu’un dit : “J’aime Dieu” et qu’il déteste son frère, c’est un menteur » (1 Jn 4, 20) – ou saint Jacques lorsqu’il lie la foi et les œuvres (2, 14-26). Là aussi, surprise ! Dans cette encyclique sociale, le Saint-Père cherche à ancrer l’action et les initiatives de notre amour, dans la vérité la plus profonde. C’est une condition essentielle pour que la charité demeure active et traverse les nombreux obstacles qui se présentent. Benoît XVI étonne ses lecteurs en affirmant que la gratuité, celle qui existe en Dieu, source de tout amour, doit avoir sa place dans le monde du travail. Elle ne nuit pas à l’efficacité ni au rendement, ce que beaucoup de chefs d’entreprise reconnaissent après avoir pris le temps d’y réfléchir.

La charité a aussi un aval, c’est la liberté. Et, précisément, « la vérité vous rendra libres » dit Jésus (Jn 8, 32) – verset préféré de Jean-Paul II de tout l’Evangile. On se souvient du merveilleux discours du cardinal Ratzinger, lors de sa réception à l’Institut de France, en 1992. Il prononce l’éloge d’Andreï Sakharov, ce qui lui permet de dire que la liberté est l’un des biens les plus précieux de notre condition humaine, mais d’avertir en même temps que « la liberté peut s’abolir elle-même, se dégoûter d’elle-même, une fois qu’elle est devenue vide ».

Une seconde encyclique sur l’espérance, Spe salvi, du 30 novembre 2007, est passée presque inaperçue, malheureusement. Après une partie qui explicite et éclaire le concept d’espérance, le pape regarde les conséquences concrètes du don de l’espérance dans notre vie chrétienne, avant de nous confier à Marie, « étoile de l’espérance ».

On nous dit qu’il préparait une nouvelle Lettre, sur la foi, ces temps-ci. Espérons que son successeur l’encouragera à la publier et que nous pourrons aussi la lire et la travailler. Car celui qui a été Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi pendant plus de vingt ans sous le pontificat de Jean-Paul II et qui vient d’arriver au terme du sien, nous livrera certainement là un texte de haut niveau et de grande portée. On y trouvera le fruit de toute une vie de travail et de service, bien résumée dans sa devise épiscopale « coopérateurs de la vérité » (3 Jn 8) ! »


Source : Riposte catholique - Perepiscopus
images/icones/hum2.gif  ( 712890 )Réciter la chahâda aux mourants, est-ce coopérer à la vérité ? par Effata (2013-03-21 11:50:47) 
[en réponse à 712874]


Quand j'étais séminariste, un vieux prêtre m'avait dit :
"S'il te plait, Philippe, apprends la chahâda par coeur, parce que peut-être, un jour, tu te trouveras au chevet d'un musulman qui sera en train de mourir. Et si tu veux l'aider, parce que tu peux aussi être son serviteur à la rencontre avec Dieu, mets le en face de Dieu en lui rappelant les mots de son enfance qui tourneront son coeur vers Dieu."
Je l'ai fait ! Avec grande joie !

images/icones/1g.gif  ( 712895 )Non, c'est la trahir par Pétrarque (2013-03-21 12:11:01) 
[en réponse à 712890]

Oser conforter un homme dans une fausse religion au moment où il va comparaître devant son Créateur est une abomination.

On voit bien tout le respect humain qui barbote là-dessous...

Déjà grave pour un fidèle du rang, une telle apostasie l'est infiniment davantage pour un prêtre, à plus forte raison pour un cardinal, sensé pouvoir verser son sang pour la défense de la foi.

Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions...

Cela montre en tout cas l'immensité de la crise au sein d'une très grande partie du clergé conciliaire et du devoir que les catholiques conscients ont de tout faire pour s'en protéger.