Le Forum Catholique

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images/icones/livre.gif  ( 712828 )Légitimité de la splendeur des cérémonies catholiques selon un "catéchisme de controverse" par Chicoutimi (2013-03-21 05:05:29) 

Je vous partage un extrait du "Catéchisme de controverse", publié en 1905, à Québec, aux éditions J.-P. Garneau. Ledit catéchisme, conçu pour défendre la foi catholique contre les attaques du protestantisme, fut enregistré par l'abbé Lionel Lindsay et a reçu l'imprimatur de l'archevêché de Québec.

Voici donc, dans la deuxième partie, aux pages 61-62, une défense de la splendeur des cérémonies catholiques :

« Le protestantisme critique la pompe de nos solennités, les vêtements sacrés, la décoration de nos églises. Cependant il ne peut s’empêcher de les admirer. C’est qu’en effet tout est en harmonie avec l’objet que nous nous proposons ; nous voulons adorer l’infinie grandeur de Dieu, qui habite dans nos temples, et pour un tel but, rien ne saurait revêtir une trop grande splendeur.

Voyez donc ce qu’on faisait dans l’ancienne Loi qui n’était que l’ombre et la figure de la nouvelle. Quelle n’était pas la richesse des vêtements du grand-prêtre ! Quelle magnificence, quels trésors entassés dans ce temple qui n’abritait pourtant pas Dieu lui-même ! Quelles fêtes imposantes que celles qui attiraient à Jérusalem toute une nation !

Peut-on raisonnablement blâmer l’Église catholique de n’avoir pas voulu rester au-dessous de la Synagogue, de n’avoir pas moins fait pour la réalité qu’on faisait autrefois pour la figure, d’avoir travaillé à rendre à son divin Époux la gloire qui lui est due ? Il est assez remarquable que ceux qui trouvent trop de luxe dans les églises n’en trouvent jamais trop dans les théâtres, dans les places publiques, dans leurs demeures. Cela vient probablement de ce que ces hommes mettent la matière au-dessus de l’esprit, la terre au-dessus du ciel.

Sans doute les chrétiens des premiers siècles, traqués comme des bêtes fauves, obligés de se réfugier dans les catacombes, ne pouvaient pas célébrer avec éclat leurs cérémonies religieuses. Mais ce n’était pas là un état normal. Aussi lorsque la liberté chrétienne commença à briller sans nuages sur le monde, les fidèles eurent à cœur de témoigner à Dieu leur reconnaissance et leur affection dans de splendides solennités ; la majesté du culte prit un grand essor sous la direction si sage de la sainte Église. C’était le petit grain de semence jeté en terre, puis s’élevant au-dessus du sol et devenant un grand arbre. »
images/icones/neutre.gif  ( 712831 )Magnifique et très juste! par Minger (2013-03-21 08:11:10) 
[en réponse à 712828]


L'on pourrait ajouter serait t'il vraiment nécessaire de revêtir l'habit du pauvre pour montrer la divinité de notre Seigneur et la grandeur de de son église ....
Le saint curé d'Ars ce saint serviteur nous a répondu à tous : rien n'était trop beau pour servir son maître ..rien n'était trop beau pour célébrer la saint messe ..mais ensuite il revêtait l'habit du pauvre.
Nous le savons c'est la grande incompréhension le choc frontal d'aujourd'hui du liturgique et théologique de l'église.
images/icones/1b.gif  ( 712852 )Forward! par Leopardi (2013-03-21 09:39:41) 
[en réponse à 712831]

Peut-être faut-il faire suivre ce texte à l'évêque de Rome?
images/icones/livre.gif  ( 712853 )"je pense à ces mocassins rouges..." par frantiz (2013-03-21 09:47:56) 
[en réponse à 712828]

Je pense aux chaussures rouges infâmes. Je pense à la non-port de la mozzetta. Je pense à la juxtaposition de plus en plus des conversations de la liturgie simple plutôt que la liturgie sublime.

Certaines personnes disent: «Ô combien il est merveilleux de se débarrasser de tous les symboles de bureau et de la puissance et être humble comme les pauvres."

Quand j'ai appris à dire la forme plus ancienne de la Messe du rite romain, c'est-à-dire, quand j'ai d'abord appris à dire la messe, parce qu'il n'y a jamais eu un seul jour de ma prêtrise quand je ne pouvais pas le dire , j'avoue que j'ai été profondément mal à l'aise avec certains des gestes prescrits par les rubriques. Je leur ai même résisté. Par exemple, le baiser des objets à donner au prêtre, et le prêtre et le baiser des mains du prêtre ... qui m'a donné la chair de poule.

J'ai résisté à ceux oscules solita parce que j'étais tombé dans le piège de penser qu'ils m'ont fait regarder de trop important.

Le fait est qu'aucune de ces gestes étaient autour de moi du tout. Ils sont sur ​​le prêtre dans la mesure où il est l'alter Christus, et non pas dans la mesure où il est "John". Pour «John» tout cela serait ridicule. Pour le père, alter Christus, disant la messe, il est à peine suffisant.

Quand vous voyez le diacre et sous-diacre dans l'ancienne forme d'organisation la Sainte Messe, par exemple, les bords de la du prêtre face quand ils sont en procession, ou quand vous voyez les embrasser la main du prêtre, ou le saluant, ou en attente sur le ou de différer à lui ou - ce qui, dans la non-catholiques yeux semble être quelque chose comme culte d'adoration ou de l'empereur - vous êtes en train de les voir préparer le prêtre pour son abattage sacrificiel sur l'autel du Golgotha.

C'est la chose la plus naturelle dans l'expérience humaine de traiter avec révérence aimante le sacrifice doit être offert à Dieu. Le agneaux sacrificiels étaient choyés et donné le plus grand soin, jusqu'au moment où le couteau en tranches de leurs cous.

Le prêtre catholique est à la fois la victime offerte sur l'autel. Tous les plus âgés, les cérémonies traditionnelles du Rite romain souligner cette dimension fondamentale de la messe Si nous ne voyons pas que la relation du prêtre, autel et victime dans chaque Messe, la façon la messe a été célébrée a échoué. Si nous ne regardons pas à cette relation, alors nous ne sommes pas vraiment catholique. La masse est Calvaire.

L'utilisation de marbre dans l'église de construction, des tissus précieux et des métaux de vêtements et des navires, de la musique qui exige l'art véritable et de compétence pour exécuter, gestes rituels qui aux yeux du monde semblent être la substance des temps passés de la famille royale et autres, tous les soulignent le fait que, étape par étape pendant la Sainte Messe, le prêtre est prêt pour le sacrifice, qui - mystérieusement - il exécute lui-même.

À l'époque où j'ai résisté à la baiser liturgique de ma main lorsqu'il est remis une chaîne, une cuillère ou le calice, j'avais fait l'erreur d'imaginer moi-même à être plus humble que la résistance. Ce fut une erreur. Ironie du sort, ma résistance à ces gestes transformé les gestes en étant sur moi. Soumission aux gestes, d'autre part, efface propre personne du prêtre et lui permet d'être ce qu'il doit être en ce moment: prêtre, victime, alter Christus. Les signes extérieurs, les rubriques, les gestes effacer pauvre personne du prêtre. Résister à ces choses risque de les rendre tout sur le nouveau prêtre.

Dans un sens, j'avais fait l'objection de Judas sur le nard précieux dont la femme amené au Seigneur. Jésus a répondu que les choses précieuses doivent être conservés pour son Corps, qui devait être sacrifié. Les gens qui s'opposent que nous devrions avoir seulement la liturgie pauvres tombent dans l'argument de Judas. Nous devons nous soumettre à la précieuse et sublime dans la reconnaissance de la vérité de ce qui se passe. Pour dresser le sublime et complexe, précieuses et belles contre le faible, humble et simple est schizophrène et non catholique.

Il n'y a pas de conflit réel de l'humble et le sublime dans le culte liturgique.

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I am thinking about the infamous red shoes. I am thinking about the non-wearing of the mozzetta. I am thinking about the growing juxtaposition in some conversations of simple liturgy versus lofty liturgy.

Some people are saying, “O how wonderful it is to get rid of all the symbols of office and power and be humble like the poor.”

When I first learned to say the older form of the Mass of the Roman Rite, that is to say, when I first learned how to say Mass, because there has never been a single of day of my priesthood when I couldn’t say it, I admit that I was deeply uncomfortable with some of the gestures prescribed by the rubrics. I even resisted them. For example, the kissing of the objects to be given to the priest, and the priest and the kissing of the priest’s hands… that gave me the willies.

I resisted those solita oscula because I had fallen into the trap of thinking that they made me look too important.

The fact is that none of those gestures were about me at all. They are about the priest insofar as he is alter Christus, not insofar as he is “John”. For “John” all of that would be ridiculous. For Father, alter Christus, saying Mass, it is barely enough.

When you see the deacon and subdeacon in the older form of Holy Mass holding, for example, the edges of the priest’s cope when they are in procession, or when you see them kissing the priest’s hand, or bowing to him, or waiting on him or deferring to him or – what in non-Catholic eyes appears to be something like adoration or emperor worship – you are actually seeing them preparing the priest for his sacrificial slaughter on the altar of Golgotha.

It is the most natural thing in the human experience to treat with loving reverence the sacrifice to be offered to God. The sacrificial lambs were pampered and given the very best care, right up to the moment when the knife sliced their necks.

The Catholic priest is simultaneously the victim offered on the altar. All the older, traditional ceremonies of the Roman Rite underscore this foundational dimension of the Mass. If we don’t see that relationship of priest, altar, and victim in every Holy Mass, then the way Mass has been celebrated has failed. If we don’t look for that relationship, then we are not really Catholic. Mass is Calvary.

The use of beautiful marble in the church building, precious fabrics and metals for vestments and vessels, music that requires true art and skill to perform, ritual gestures which to worldly eyes seem to be the stuff of bygone eras of royals and the like, all underscore the fact that step by step during Holy Mass the priest is being readied for the sacrifice, which – mysteriously – he himself performs.

Back when I resisted the liturgical kissing of my hand when being handed a chain, spoon or chalice, I had made the mistake of imagining myself to be more humble by that resistance. That was a mistake. Ironically, my resistance to those gestures turned the gestures into being about me. Submission to the gestures, on the other hand, erases the priest’s own person and helps him to be what he needs to be in that moment: priest, victim, alter Christus. The trappings, the rubrics, the gestures erase the priest’s poor person. Resisting these things runs the risk of making them all about the priest again.

In a sense, I had made the objection of Judas about the precious nard which the woman brought to the Lord. Jesus responded that the precious stuff should be kept for His Body, which was to be sacrificed. People who object that we should have only poor liturgy are falling into the argument of Judas. We must submit to the precious and sublime in recognition of the truth of what is going on. To pit the sublime and complex and precious and beautiful against the low, simple and humble is schizophrenic and not Catholic.

There is no real conflict of the humble and the sublime in liturgical worship.


Article en Anglais
images/icones/1a.gif  ( 712894 )Bof... par Nemo (2013-03-21 12:10:45) 
[en réponse à 712828]

Ce texte a terriblement vieilli et ne s'adapte plus à notre époque.

Non nous ne cherchons plus le luxe dans nos théatres et nos demeures.

Nous vivons avec l'inox et le verre qui vont au lave-vaisselle. Les couverts en argent, les verres en cristal, les nappes et serviettes damassées brodées au chiffre, on ne les utilise, dans le meilleur des cas, que quelques jours par an, les cravates disparaissent.

Notre mode de vie a tous simplifié, ce qui n'implique pas laideur ni vulgarité. Le concile de Trente qui a nettement moins vieilli dit que l'homme a besoin de signes sensibles pour exprimer des vérités qui le sont moins. Il ne parle pas de luxe.

Donc pour tout ce qui n'est ni liturgique ni nécessaire, je suis favorable à l'abandon au musée : tiares, chapeaux, chaussures rouges, flabelli. L'Eglise n'est justement pas un musée.

Pour ce qui est des ornements très ornés, on devrait en limiter l'usage aux grandes fêtes, les mêmes jours où l'on se met sur son trente et un dans la vie courante.
images/icones/1d.gif  ( 712905 )Finalement, nous avons beaucoup de chance... par Leopardi (2013-03-21 12:34:46) 
[en réponse à 712894]

...que vous ne soyez pas cérémoniaire du St Père.
images/icones/ancre2.gif  ( 712940 )Heureusement que vous ne l'êtes pas non plus par Nemo (2013-03-21 13:56:42) 
[en réponse à 712905]

Nous aurions une église fossilisée qui tuerait toute création artistique. Il ne reste déjà plus beaucoup d'artistes catholiques, il n'y en aurait plus un seul. En revanche ce serait une aubaine pour les antiquaires.
images/icones/1d.gif  ( 713059 )En tous cas par Leopardi (2013-03-21 22:41:31) 
[en réponse à 712940]

avec vous, les marchands de cravates ont du souci à se faire.
Vous semblez faire une fixation dessus...
images/icones/fleche3.gif  ( 712936 )Au règne des mochetés, le simplement beau semble luxe... par Glycéra (2013-03-21 13:54:38) 
[en réponse à 712894]


Il n'est que de voir les dîners d'amoureux : ce n'est pas plateau télé sur assiettes en carton...

Le confort prime, certes, et envoie les détails chronophages aux oubliettes : que tout se nettoie sans y toucher, la vaisselle propre reste autant de temps que la sale à se faire astiquer au lave-vaisselle, l'aspirateur se transforme en tortue qui roule toute seule dans la pièce, même la tondeuse lui ressemble à courir dans son herbe ... et tout ceci pour avoir le "luxe" d'avoir du "temps"... Pour en faire quoi ? Des plaisirs que nos ancêtres ne pouvaient trouver que rarement.

Moyennant ces moyens là, nos luxes ne nous plaisent pas....
Alors, l'art en vogue les dénature, et les rabaisse.

Mais l'homme aime le luxe... quand l'homme est normal.
Car la fête fait partie de la vie.

Celui qui ne veut rien fêter est déjà raplapla, horizontal, mort...
Et n'a que faire du festin des noces de l'Agneau, qui sera offert au Ciel !

Je sens au contraire cet appel à la beauté rare...
Elle est juste mal cherchée, car la plus belle germe en nous, cela ne s'achète pas ! Le monde n'est pas la vie. La mode n'est pas la vérité...

En liturgie comme ailleurs.
Niveler un cadeau, c'est rabaisser son destinataire...

images/icones/neutre.gif  ( 713028 )Sauf que, questions par Meneau (2013-03-21 21:00:53) 
[en réponse à 712894]

sauf erreur de ma part, la tiare a une symbolique forte concernant le triple pouvoir du pape.

La tiare était-elle utilisée en liturgie, et à quelle occasion ? Est-ce qu'un autre élément liturgique a remplacé cette tiare ?

Cordialement
Meneau