Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=709938
images/icones/hein.gif  ( 709938 )INRI et tétragramme divin hébreu... par Aétilius (2013-03-10 16:48:31) 

J'avais lu il y a un certain temps que trois raisons avaient provoqué la fureur des autorités juives, après la pose de l'écriteau au dessus du crucifié :

1) Celle que tout le monde connait, et dont était bien conscient Ponce Pilate : marquer en grec, langue de communication dans cette partie de l'Empire, latin, langue de l'Etat et en hébreu, langue religieuse des juifs que Jésus le "nazarenus" était le roi des Juifs (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum, abrégé en latin en INRI). Cela ne pouvait en effet que rendre furieux ses interlocuteurs, qui se retrouvaient ainsi ridiculisés.

2) La deuxième est que ce titre de "nazarenus" ne voudrait pas vraiment dire "de Nazareth", mais issu d'un mot hébreu signifiant "issu de la racine" (sous-entendu de David) : cela était donc la reconnaissance légale par le représentant de Rome de la messianité de Jésus, ce qui là aussi ne pouvait que rendre furieux les autorités juives

3) Enfin, mais je ne connais pas l'hébreu, et ne peux donc vérifier, ces quatre lettres qui donnent en latin INRI donneraient en hébreu...le tétragramme divin (IHWH) ! Autrement dit, involontairement, Pilate reconnaissait la divinité du Christ !

Quelqu'un ayant des connaissances en hébreu confirme-t-il, ou est-ce une pieuse histoire ?

Merci d'avance, et bon dimanche à tous !
images/icones/fleche2.gif  ( 709941 )Je ne sais pas mais j'ai des idées ... par Rémi (2013-03-10 17:24:56) 
[en réponse à 709938]

Pour votre deuxième élément ce serait certainement fortuit de la part de Pilate probablement peu au fait des détails du Judaïsme et de l'histoire de ses très anciens et lointains petits roitelets (au sens de Rome) .

Pour le troisième point, est-ce vraiment cet acronyme que Pilate a fait apposer, ou bien la phrase complète (Iesus nazarenus rex Iudeorum) dans les trois langues ? Je penche pour la deuxième hypothèse auquel cas ce que vous évoquez quant au tétragramme divin ne tient pas, de toutes façons, mais sans exclure la coincidence quant à l'acronyme en tant que tel.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 709956 )Jésus est le Verbe qui est Dieu par PEB (2013-03-10 19:00:41) 
[en réponse à 709941]

Jésus, Verbe fait chair est le commencement de toute chose (le Berechit du Prologue en Jn 1, 1).

La Passion s'ouvre sur le dialogue:
"Qui cherchez-vous?"

La réponse du Messie n'est pas improprement: "C'est moi!" mais :"JE SUIS."

Le Nom divin révélé et invoqué par Jésus est appliqué par Lui à Lui-même.
C'est pour cela que les gardes tombent à la renverse. Un soldat bien entrainé n'a pu être ébranlé que par une force supérieure.

De la même façon, Caïphe, encore prophète pour quelques minutes avant que l'Esprit ne lui soit définitivement retiré à l'expiration du Fils, a répondu à Pilate: "Il fallait écrire: cet homme a dit: JE SUIS le Roi des Juifs". Ainsi, il affirmait sans le savoir que le seul Nom divin était le vrai souverain éternel d'Israël (en lieu et place de César Tibère) et que Jésus assumait, au Nom de son Père, cette souveraineté en raison de sa divinité filiale.
images/icones/neutre.gif  ( 709960 )l'acronyme INRI par Epiphanios (2013-03-10 19:10:33) 
[en réponse à 709938]

n'a rien à voir avec le tetragrammaton de l'Ancien Testament dont la dignificaton est être, devenir.
images/icones/neutre.gif  ( 709962 )IOD HE VAV HE par portejoie64 (2013-03-10 19:12:35) 
[en réponse à 709938]

Le tétragramme divin se compose ces quatre lettres. Je ne pense pas que l'on puisse le retrouver dans INRI. Certains alchimistes y voyaient Igne Natura Renovatur Integra.
L'on peut gloser pendant des heures sur les différentes significations de certains mots. La langue hébraïque se prête à ces exercices intellectuels. On ne voit bien qu'avec le coeur et s'il plaît à Dieu de nous révéler quelques pans de sa Vérité, c'est par le coeur que nous pourrons les appréhender par un lien subtil entre ce coeur et l'intelligence.
images/icones/neutre.gif  ( 709989 )De l'exégèse comme je l'aime! par le torrentiel (2013-03-10 21:36:50) 
[en réponse à 709938]

Fulgurante, foudroyante, providentielle!


Nous faisans faire l'économie de vaines hypothèses sur la lente séparation des judéo-chrétiens et autres fariboles d'historiens qui ne veulent pas voir.


Même si l'analogie devait ne se révéler que poétique, la fable vaudrait des heures d'affabulation historique.


Et, pour couronner le tout, cette exégèse est.... christiano-rabbinique.


Un grand merci!