Le Forum Catholique

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images/icones/bravo.gif  ( 708850 )Adoption homosexuelle : l’UDF combattra pour les intérêts des enfants... par XA (2013-03-04 21:09:12) 

en Suisse.

Adoption homosexuelle : l’UDF combattra pour les intérêts des enfants


(Neuchâtel, le 4 mars 2013). S’alignant sur la Chambre du peuple, le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui d’ouvrir partiellement l’adoption aux couples homosexuels : les gays et les lesbiennes vivant en partenariat enregistré pourraient adopter l’enfant de leur partenaire. Pour l’UDF, cette décision est inadmissible, car elle revient à introduire l’adoption homosexuelle par la petite porte, à l’encontre de la volonté populaire et des intérêts des enfants. C’est pourquoi l’UDF examine dès à présent le lancement d’un référendum avec d’autres partis et organisations.


Si, en 2005, la loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (LPart) a passé la rampe du vote populaire, c’est parce qu’elle exclut la possibilité d’adopter un enfant : sans cette interdiction, l’échec de la loi était programmé devant le souverain. A présent, une motion de la Commission des affaires juridiques des Etats (CAJ-CE), amendée par les Chambres, demande au Conseil fédéral d’élaborer un projet de loi qui permette l’adoption de l’enfant du partenaire au sein des couples de même sexe. En faisant ainsi entrer l’adoption homosexuelle par la petite porte, le Parlement contourne la volonté populaire et se dirige clairement vers une autorisation générale de l’adoption homosexuelle.


Pour l’UDF, l’adoption doit viser exclusivement au bien-être de l’enfant et c’est pourquoi elle doit rester réservée aux couples hétérosexuels. Un enfant adoptif doit recevoir un cadre familial qui corresponde le plus possible à celui que la vie aurait pu lui donner, c’est-à-dire un père et une mère, car son identité se construit en référence à l’homme et à la femme dont il est issu. Si donc on veut fonder les dispositions relatives à l’adoption sur l’intérêt de l’enfant – ce que prétend paradoxalement faire la motion de la CAJ-CE – l’on doit lui reconnaître le droit à un père et une mère, et ce droit doit primer le désir égoïste des couples homosexuels d’avoir des enfants.


L’UDF continuera de suivre de très près l’évolution de ce dossier, en veillant notamment à faire entendre sa voix lors d’une éventuelle consultation. Par ailleurs, le parti examine dès à présent le lancement d’un référendum en collaboration avec d’autres formations et organisations.
images/icones/2a.gif  ( 708871 )je me demande encore comment les français peuvent par jejomau (2013-03-04 22:07:02) 
[en réponse à 708850]

tolérer le seul fait de penser à une "adoption des enfants par des couples homosexuels". Je crois que c'est parce que les mots utilisés ne leur font pas vraiment voir la réalité en face.

Ainsi, si on utilise les vrais mots on a ceci :

"l'adoption d'enfants par un couple de pédérastes ou un couple de lesbiennes" . C'est bien de ceci qu'il s'agit, non ? Et on accepte ceci comme un droit . Nos députés et notre gouvernement le réclame comme un progrès de la civilisation.

images/icones/neutre.gif  ( 708893 )C'est ce qu'on appelle la perversion du langage... par Sursum corda (2013-03-04 23:42:59) 
[en réponse à 708871]

Eh oui, ça permet de faire passer plein d'horreurs en leur donnant une apparence acceptable... IVG est moins "parlant" qu'avortement, et avortement moins méchant que "massacre de bébés", comme embryon est moins impressionnant que "bébé" ou "petit d'homme"...

Ça fait bien longtemps qu'on nous fait croire ou accepter n'importe quoi si l'emballage est suffisamment anesthésiant !

Quant à votre "parler vrai", il serait encore plus vrai en utilisant "paire" au lieu de "couple".

Mais, tout de même, attention de pas jouer le même jeu que ceux que nous combattons : par exemple, il faut éviter de mettre tous les homosexuels dans le même sac à cause de la tendance à "l'exhibitionnisme" d'une très, très petite minorité d'entre eux -minorité initiée, poussée et soutenue par certains lobbies qui savent très bien, eux, ce qu'ils font.
Nous ne devons pas nous tromper d'objectifs : c'est contre ces lobbies et leurs ignobles buts qu'il faut se battre !

SC
images/icones/1d.gif  ( 708901 )Toujours à côté de la plaque par Nemo (2013-03-05 00:44:36) 
[en réponse à 708871]

Puisque vous parlez des vrais mots, commencez déjà par apprendre leur sens vous-même. Ouvrez un dictionnaire au mot pédéraste pour en découvrir le sens. C'est amusant que pour quelqu'un qui pense homosexualité du lever au coucher du soleil, et peut-être pire, de ne pas connaître les rudiments du langage et de donner des leçons (sur un forum où vous prenez de grands risques).
images/icones/livre.gif  ( 708911 )Je viens de le faire par Accipiter (2013-03-05 07:29:52) 
[en réponse à 708901]

pour vous faire plaisir, Nemo, puisque vous semblez vous acharner à dénoncer l'acharnement de Jejomeau et quelques autres liseurs contre les adeptes de ces pratiques (on ne parle plus de tendances, mais de pratiques sexuelles et de mode de vie) - avec un peu trop de zèle, sans doute ce qui vous agace - j'ai donc ouvert quelques dictionnaires...

Pas n'importe lesquels, pour commencer, l'Académie Française : est-ce une bonne référence de la Tradition de la Langue Française ?

Pédéraste : qui s'adonne à la pédérastie


Bon, nous voilà bien avancés...

Pédérastie :
dans les dictionnaires de 1762 et 1798 :

PÉDÉRASTIE. sub. fém. Passion, amour honteux entre des hommes.


dans les dictionnaires depuis 1835 :

PÉDÉRASTIE. s. f. Vice contre nature.



Désolé, Nemo, mais il semble que le sens, pourtant étymologique, que vous défendez, d'amour pour les jeunes garçons pubères, ne soit qu'une dérive moderne, ressemblant furieusement à la volonté d'un André Gide par exemple de promouvoir ces pratiques comme respectables...

Notez aussi, pour finir, que même Larousse (que je préfère personnellement au Petit Robert !) donne aujourd'hui les deux sens :

pédérastie : nom féminin (grec paiderastia)
- Pour un homme, choix d'un jeune garçon ou d'un adolescent comme partenaire sexuel.
- Toute pratique homosexuelle entre hommes.




Voilà, voilà...

Maintenant, je ne pense pas que le choix délibéré de mots qui ont aujourd'hui un sens effrayant ou blessant soit le meilleur moyen de montrer au monde déjà corrompu l'horreur de ce péché grave... Et je pense aussi que ces projets de loi ont pour seul but de détruire un peu plus les valeurs traditionnelles de nos sociétés : on sait de qui cela vient, ne leur laissons pas de prise par des maladresses qui nous rendraient gratuitement impopulaires. Mais je pense néanmoins qu'en ces temps troublés, nous catholiques devrions avoir des sujets de préoccupation quotidienne bien plus importants. Mais ce que je pense n'importe pas vraiment...

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Accipiter
images/icones/1d.gif  ( 709135 )Vous aimez le compliqué par Nemo (2013-03-06 12:07:48) 
[en réponse à 708911]

Dictionnaire de l'Académie Française, neuvième et dernière édition

PÉDÉRASTE n. m. XVIe siècle. Emprunté du grec paiderastês, « qui aime les jeunes garçons », lui-même composé à l’aide de pais, paidos, « enfant », et erastês, « qui aime passionnément ».
Homme attiré par les jeunes garçons, qui entretient avec eux un commerce charnel. Par une extension abusive. Homosexuel.

Pas la peine de tourner en rond dans tous les sens, et c'est incontestable. Sauf si l'on pense que le dictionnaire de l'académie, qui rappelle pourtant les racines étymologiques indéniables, est le fruit d'un complot.
images/icones/neutre.gif  ( 709147 )C'est marrant par Meneau (2013-03-06 13:03:42) 
[en réponse à 709135]

Si je vais sur votre site http://atilf.atilf.fr/, que je clique sur connexion lente ou rapide, et qu'ensuite je rentre "pédéraste" dans la boîte de recherche et clique sur "Valider 1", j'obtiens le résultat suivant :


PÉDÉRASTE, subst. masc.
Homme qui éprouve une attirance amoureuse et sexuelle pour les jeunes garçons, enfants ou adolescents; p.ext., homosexuel. Anton. hétérosexuel. Pédéraste actif (de type masculin), passif (de type féminin); air, habitudes de pédéraste; monde des pédérastes. On cause pédérastie, et Huysmans dit que les pédérastes ne se reconnaissent pas tant à l'invite de l'oeil, à la tendance aux attouchements caressants, qu'à un certain aigu chantant et féminisé dans la voix (GONCOURT, Journal, 1889, p.1090). Ce pédéraste avéré, opprobre de sa profession, fut assassiné, au cours d'une scène inénarrable de débauche (L. DAUDET, Brév. journ., 1936, p.96). Beaucoup de choses [de l'oeuvre de Rimbaud] lui échappaient et il était choqué parce que Rimbaud était pédéraste (SARTRE, Mur, 1939, p.172). La répugnance apeurée d'un honnête homme en butte aux avances d'un pédéraste (SARTRE, Mots, 1964, p.62). V. homosexuel A ex. de Gide.
--- Synon. de homosexuel, inverti, pédophile, sodomite, uraniste; chevalier de la manchette* (pop., vx), chochotte (pop.; ds BRUANT 1901, ROB., BOUSS. 1973), jésus (arg.), clope (arg.; v. ce mot A), lopaille (arg.; rem. s.v. lope), lopette (arg.; dér. s.v. lope), mignon (v. ce mot II A en partic.), pédale2 (arg.), tante (arg.), tantouse (arg.), tapette (arg.), tata (arg.).
--- Rem. Les corresp. fém. (homosexualité féminine) sont lesbienne, gouine (pop.), tribade (vx).
REM. 1. Pédé, subst. masc. a) Abrév. pop. Les pédés de Saint-Germain-des-Prés, comme les maquereaux de Montmartre (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p.39). b) [En terme d'injure] Péj. Pauvre type. Ils ont le mors aux dents ces pédés, ce soir! (J. CORDELIER, La Dérobade, 1976, p.32 ds CELLARD-REY 1980). 2. Pédoque, subst. masc., synon. Qui étaient les complices pour le rapt? (...) Et où on les trouve habituellement, ces pédoques? (SIMONIN, Touchez pas au grisbi, 1953, p.151).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1584 (TABOUROT, Bigarr., fo 163 vo ds GDF. Compl.). Empr. au gr. «qui aime les jeunes garçons», comp. de , «jeune garçon» et de «qui aime passionnément», dér. de «être épris de». Fréq. abs. littér.: 90. Bbg. QUEM. DDL t.23 (s.v. pédé).



Cordialement
Meneau
images/icones/1n.gif  ( 709162 )Non : l'histoire et la tradition par Accipiter (2013-03-06 14:28:40) 
[en réponse à 709135]

je ne parle pas de complot, mais d'une lente dégradation des valeurs, qui tend à faire passer pour normal ce qui ne l'est pas. Cela n'a pas commencé aujourd'hui, dans la société comme dans l'Eglise, pour les moeurs comme pour la Foi... Et cela commence souvent par la révolution sémantique, arme idéologique par excellence pour préparer le terrain en douceur (relire "1984" d'Orwell et son "ministère de la paix")... Les "grands ancêtres" et les Encyclopédistes n'ont pas agi autrement...

Personne ne conteste l'étymologie du mot pédéraste, ce n'est pas le débat.

Votre citation "moderne" ne fait qu'accentuer ce que je vous montrais : pédéraste signifiait homosexuel jusqu'au XIXe siècle, pour la même Académie Française, puis l'on a commencé à couper les cheveux en quatre, à vouloir revenir à l'origine (comme au Concile Vatican II, aucun rapport mais c'est marrant cette manie !), à distinguer le sens étymologique du sens courant abusif, pour mieux distinguer l'inacceptable (attirance pour les enfants) de ce qu'on commence à excuser (pratiques sexuelles entre hommes) avant de le légaliser, de le banaliser, de l'encourager...

Et jusqu'où ira-t-on dans l'acceptation de l'inacceptable, voilà la vraie question. La manière d'appeler ce péché contre nature n'est déjà plus d'actualité.

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Accipiter