Le Forum Catholique

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images/icones/vatican.gif  ( 708812 )Election d'un non-européen par Deo gratias (2013-03-04 19:02:26) 

De plus en plus plausible au Souverain Pontificat.
Source : I-Média.

Quoiqu'il en soit faisons confiance en l'Esprit-Saint !
images/icones/ancre2.gif  ( 708855 )La curie fonctionne sur un modèle occidental. par Paterculus (2013-03-04 21:15:23) 
[en réponse à 708812]

Il faudrait donc à un Pape non occidental beaucoup de doigté.
Cela sera évidemment pris en compte par les cardinaux.

VdP
images/icones/neutre.gif  ( 708856 )Tout dépend par Deo gratias (2013-03-04 21:17:51) 
[en réponse à 708855]

Des priorités des électeurs. Si c'est la réforme de la curie, il faut un connaisseur de celle-ci, si ce sont d'autres priorités, alors les possibilités peuvent être très ouvertes.
images/icones/info2.gif  ( 708873 )non-européen mais occidental possible par Luc Perrin (2013-03-04 22:08:01) 
[en réponse à 708855]

l'hypothèse envisagée est un pape nord américain (états-unien, très improbable, canadien moins illogique).

Pour un non-occidental, certes la Curie est assez européenne, trop encore je trouve pour ma part.
Toutefois il y a toujours eu des non-occidentaux très "romanisés" : le cardinal arménien Agaganian était parmi les papabili ayant eu des suffrages au conclave de 1958. Il a été choisi comme un des Modérateurs en 1963 à Vatican II, celui qui était plus proche de la Minorité.
Il passait, c'est ce que j'ai lu, pour très italianisé.

Feu le cardinal béninois Gantin connaissait Rome fort bien.
Cette belle citation de lui trouvée dans La Croix :

« Quand je suis arrivé à Rome, expliquera-t-il quelques années plus tard,(...), j’ai apporté l’Afrique avec moi, et en repartant au Bénin, j’ai emmené Rome en Afrique.»
images/icones/neutre.gif  ( 708889 )La sainteté personnelle et les qualités adminsitratives du Cardinal Ranjith par Chicoutimi (2013-03-04 23:01:11) 
[en réponse à 708873]

Le texte suivant me dit que c'est justement d'un candidat non-européen que l'Église, la curie romaine et le monde ont besoin :

"S'il est bien un domaine où le prochain pape est attendu, c'est celui de la réforme de la Curie. Or, dans les différentes listes de papabili que sortent les vaticanistes depuis quelques jours, il est un cardinal sur lequel beaucoup s'accordent, et pas seulement parce qu'il représente la possibilité d'un pape non européen: il s'agit du cardinal Albert Malcolm Ranjith Patabendige Don, archevêque de Colombo (Sri-Lanka) depuis 2009, créé cardinal en 2010. "Extrêmement populaire dans l'aile la plus orthodoxe de l'Eglise, le cardinal Ranjith remplit de nombreuses conditions nécessaires pour être pape", écrit le quotidien sri-lankais The Island. "Connu pour sa sainteté personnelle et ses capacités administratives, il est aussi un diplomate expert du Vatican, qui a servi dans de nombreuses villes à travers le monde. Grandement fidèle au pape Benoît XVI, il a aussi passé du temps dans la Curie romaine comme numéro deux dans le 'ministère' du Vatican sur la liturgie".

C'est en effet ses talents d'organisateur et d'administrateur qui ont fait la réputation de cet homme de 65 ans: "Depuis qu'il a pris la direction de l'Église catholique [au Sri Lanka], le cardinal Malcolm Ranjith a veillé à ce que ses ressources soient utilisées efficacement. La rationalisation des nombreux groupes autonomes au sein de l'église, la collecte de fonds pour le renforcement des institutions, la vente de biens immobiliers pour financer les activités ecclésiales sont toujours des tâches difficiles et controversées. Cela a provoqué des ulcères d'estomac chez certains, mais dans l'ensemble, ceux qui profitent de la situation sur le terrain sont impressionnés et reconnaissants des changements qui s'opèrent. Ils ont le sentiment que les ressources provenant tant du gouvernement sri-lankais que de la communauté internationale sont devenues plus disponibles sous l'intendance du cardinal que par le passé".

Le vaticaniste John Allen juge Ranjith comme une option "plus convaincante" que son challenger asiatique Luis Antonio Tagle, de dix ans son cadet et "grand vainqueur au buzzomètre" médiatique. Il revient également sur son conservatisme liturgique: "[Entre 2004 et 2008,] Ranjith est devenu quelque chose comme la bête noire des progressistes liturgiques. Il a critiqué la communion dans la main, en disant qu'elle n'était pas envisagé par le Concile Vatican II (1962-65) et ne s'est répandue qu'après son 'introduction illégitime' dans certains pays. Lorsque Benoît XVI a autorisé une plus large célébration de l'ancienne messe latine en 2007, Ranjith a ouvertement fustigé les évêques qui ne se conformaient pas rapidement à sa mise en œuvre, les accusant de 'désobéissance'... et même de 'révolte' contre le pape".

Sur Directmatin.fr, on loue ses qualités d'homme proche de ses contemporains. "Il est populaire et proche du terrain: c'est toute la force du cardinal Ranjith. S'il connaît parfaitement les couloirs feutrés du Vatican, il s'est également frotté, notamment quand il était jeune prêtre, aux problématiques contemporaines les plus criantes - développement, alphabétisation - ce qui lui a valu une réelle popularité. Nonce apostolique ("ambassadeur" du Vatican) en Indonésie et au Timor Oriental, il s'était dépensé sans compter en faveur des victimes du Tsunami de décembre 2004. Il est ouvert au monde: l'atout n'est pas mince lorsque la charge pontificale exige désormais de nombreux voyages sous toutes les lattitudes, le cardinal Ranjith parle dix langues : le cingalais, le tamoul, l'anglais, l'italien, l'allemand, le français, l'espagnol, l'hébreu, le grec et le latin. Au cours de son ministère, il a su montrer ses talents diplomatiques, notamment dans la défense des minorités chrétiennes persécutées. Partisan du dialogue interreligieux, il l'a concrètement mis en oeuvre au Sri Lanka avec les bouddhistes, les hindous et les musulmans".

Source : Ranjith
images/icones/neutre.gif  ( 708915 )Le cardinal Randjith par Deo gratias (2013-03-05 08:13:26) 
[en réponse à 708889]

A toutes mes faveurs, mais il est peu probable qu'il soit choisi à cause justement de ses vues sur la liturgie.
Comme diraient certains, il est trop marqué.
Il a peut-être ses chances si les cardinaux, n'arrivent pas à s'entendre entre deux "poids lourds" et préfèrent un outsider.
images/icones/heho.gif  ( 708907 )Peut etre par Mauwgan (2013-03-05 01:52:15) 
[en réponse à 708873]

mais je connais un Cardinal Americain qui travaille a la curie. Cela ne compte pour rien...)

ici on prie....pour que ce soit lui.

Moi, je dis à mes amis, les europeens n'aiment pas les Americains mais ils leur demandent toujours de finir le "dirty work". Cela à deux avantages: 1/ si le job est fait, on dira qu'on aurait pu le faire aussi bien sinon mieux, on n'avait pas besoin des Americains.
2/ si le job n'est pas fait aussi bien qu'on le voulait, on grognera après que c'est bien entendu comme cela que travaillent les Americains. Sloppy

D'apres moi, les europeens ont tout interet à élire un Américain, ils pourront toujours nous blamer et dire que eux ils auraient mieux fait.

Mais bon, je n'irai pas jusqu'a dire que nos cardinaux font de la politique et auraient des arrieres pensees. Ils sont audessus de toutes mesquineries. ( la majorite en tous cas.)

images/icones/neutre.gif  ( 708899 )C'est l'héritage de l'Église Latine qui définit l'occidental par New Catholic (2013-03-05 00:37:33) 
[en réponse à 708855]

Tout le reste ce sont des divagations des penseurs sécularisés.

Un berger méxicain fortement catholique de langue et culture espagnoles est plus occidental qu'une "couple" lesbienne athée/post-luthérienne à Stockholm.