Adoption homosexuelle : l’UDF combattra pour les intérêts des enfants
(Neuchâtel, le 4 mars 2013). S’alignant sur la Chambre du peuple, le Conseil des Etats a décidé aujourd’hui d’ouvrir partiellement l’adoption aux couples homosexuels : les gays et les lesbiennes vivant en partenariat enregistré pourraient adopter l’enfant de leur partenaire. Pour l’UDF, cette décision est inadmissible, car elle revient à introduire l’adoption homosexuelle par la petite porte, à l’encontre de la volonté populaire et des intérêts des enfants. C’est pourquoi l’UDF examine dès à présent le lancement d’un référendum avec d’autres partis et organisations.
Si, en 2005, la loi sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe (LPart) a passé la rampe du vote populaire, c’est parce qu’elle exclut la possibilité d’adopter un enfant : sans cette interdiction, l’échec de la loi était programmé devant le souverain. A présent, une motion de la Commission des affaires juridiques des Etats (CAJ-CE), amendée par les Chambres, demande au Conseil fédéral d’élaborer un projet de loi qui permette l’adoption de l’enfant du partenaire au sein des couples de même sexe. En faisant ainsi entrer l’adoption homosexuelle par la petite porte, le Parlement contourne la volonté populaire et se dirige clairement vers une autorisation générale de l’adoption homosexuelle.
Pour l’UDF, l’adoption doit viser exclusivement au bien-être de l’enfant et c’est pourquoi elle doit rester réservée aux couples hétérosexuels. Un enfant adoptif doit recevoir un cadre familial qui corresponde le plus possible à celui que la vie aurait pu lui donner, c’est-à-dire un père et une mère, car son identité se construit en référence à l’homme et à la femme dont il est issu. Si donc on veut fonder les dispositions relatives à l’adoption sur l’intérêt de l’enfant – ce que prétend paradoxalement faire la motion de la CAJ-CE – l’on doit lui reconnaître le droit à un père et une mère, et ce droit doit primer le désir égoïste des couples homosexuels d’avoir des enfants.
L’UDF continuera de suivre de très près l’évolution de ce dossier, en veillant notamment à faire entendre sa voix lors d’une éventuelle consultation. Par ailleurs, le parti examine dès à présent le lancement d’un référendum en collaboration avec d’autres formations et organisations.
Pédéraste : qui s'adonne à la pédérastie
PÉDÉRASTIE. sub. fém. Passion, amour honteux entre des hommes.
PÉDÉRASTIE. s. f. Vice contre nature.
pédérastie : nom féminin (grec paiderastia)
- Pour un homme, choix d'un jeune garçon ou d'un adolescent comme partenaire sexuel.
- Toute pratique homosexuelle entre hommes.
PÉDÉRASTE, subst. masc.
Homme qui éprouve une attirance amoureuse et sexuelle pour les jeunes garçons, enfants ou adolescents; p.ext., homosexuel. Anton. hétérosexuel. Pédéraste actif (de type masculin), passif (de type féminin); air, habitudes de pédéraste; monde des pédérastes. On cause pédérastie, et Huysmans dit que les pédérastes ne se reconnaissent pas tant à l'invite de l'oeil, à la tendance aux attouchements caressants, qu'à un certain aigu chantant et féminisé dans la voix (GONCOURT, Journal, 1889, p.1090). Ce pédéraste avéré, opprobre de sa profession, fut assassiné, au cours d'une scène inénarrable de débauche (L. DAUDET, Brév. journ., 1936, p.96). Beaucoup de choses [de l'oeuvre de Rimbaud] lui échappaient et il était choqué parce que Rimbaud était pédéraste (SARTRE, Mur, 1939, p.172). La répugnance apeurée d'un honnête homme en butte aux avances d'un pédéraste (SARTRE, Mots, 1964, p.62). V. homosexuel A ex. de Gide.
--- Synon. de homosexuel, inverti, pédophile, sodomite, uraniste; chevalier de la manchette* (pop., vx), chochotte (pop.; ds BRUANT 1901, ROB., BOUSS. 1973), jésus (arg.), clope (arg.; v. ce mot A), lopaille (arg.; rem. s.v. lope), lopette (arg.; dér. s.v. lope), mignon (v. ce mot II A en partic.), pédale2 (arg.), tante (arg.), tantouse (arg.), tapette (arg.), tata (arg.).
--- Rem. Les corresp. fém. (homosexualité féminine) sont lesbienne, gouine (pop.), tribade (vx).
REM. 1. Pédé, subst. masc. a) Abrév. pop. Les pédés de Saint-Germain-des-Prés, comme les maquereaux de Montmartre (VAILLAND, Drôle de jeu, 1945, p.39). b) [En terme d'injure] Péj. Pauvre type. Ils ont le mors aux dents ces pédés, ce soir! (J. CORDELIER, La Dérobade, 1976, p.32 ds CELLARD-REY 1980). 2. Pédoque, subst. masc., synon. Qui étaient les complices pour le rapt? (...) Et où on les trouve habituellement, ces pédoques? (SIMONIN, Touchez pas au grisbi, 1953, p.151).
Prononc. et Orth.: []. Att. ds Ac. dep. 1762. Étymol. et Hist. 1584 (TABOUROT, Bigarr., fo 163 vo ds GDF. Compl.). Empr. au gr. «qui aime les jeunes garçons», comp. de , «jeune garçon» et de «qui aime passionnément», dér. de «être épris de». Fréq. abs. littér.: 90. Bbg. QUEM. DDL t.23 (s.v. pédé).