Le Forum Catholique
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( 707713 )
Pétition au CESE: une idée de qui? par Aurélien (2013-02-26 19:15:35)
Cette pétition au CESE, c'était une idée de qui?
Quel est le brillant juriste qui a suggéré cela?
Qui croyait qu'un UMP comme Jean-Paul Delevoye agirait autrement qu'il ne le fait aujourd'hui?
Ces questions sont sans animosité, j'aimerais juste avoir des réponses.

( 707717 )
Réponse : cette pétition n'était pas totalement inutile par Lux (2013-02-26 20:03:08)
[en réponse à 707713]
Cette pétition est une idée de M. Philippe Brillault, maire du Chesnay. Il n'est pas juriste, en effet. Son idée était d'utiliser pour la première fois un dispositif ouvert par la révision constitutionnelle de juillet 2008, dont les créateurs avaient précisément pour but qu'il ne soit jamais utilisé (500 000 pétitions, dans des conditions très restrictives, c'est énorme). Vous savez comme le peuple est considéré en France.
La pétition est juridiquement irrecevable ; il serait illégal de la juger recevable. Elle était mal rédigée. Elle aurait dû, au moins, demander l'avis du CESE sur le mariage homosexuel, et non sur le projet de loi ouvrant le mariage aux homosexuels. Il aurait alors été plus difficile d'arguer de son caractère non recevable - le débat aurait été plus intéressant.
Le droit n'est cependant pas un absolu ; rien n'empêchait le CESE d'honorer cette grande première (personne ne peut le sanctionner pour cela) et de montrer ainsi que la "démocratie participative" devenait une réalité. Pour des raisons évidemment politiques, et aidé par la loi (comme c'est pratique), il n'a pas choisi cette voie.
Il reste que la pétition n'aura pas été inutile. Elle a créé un précédent : à chaque éventuelle nouvelle demande, on se souviendra de celle-ci. Elle a montré la capacité de mobilisation des opposants au mariage homosexuel. Elle a permis d'occuper le débat, et de crier facilement au déni de démocratie. De faire passer les opposants pour les "gentils" qui aimeraient se faire écouter, et le pouvoir pour des "méchants" qui ne veulent rien entendre. Elle gêne profondément les journalistes, partagés entre leur fascination idéologique pour la démocratie participative, et la constatation qu'elle peut servir leurs pires ennemis. Qu'elle n'a d'ailleurs jamais beaucoup servi le camp du progrès et de la tolérance (cf. référendum de 2005). Pour toutes ces raisons, M. Brillault a eu une bonne idée et son énergie doit être saluée.
En espérant que cette réponse vous satisfera,
Lux

( 707722 )
peut-être pas si inutile par Paxtecum (2013-02-26 20:17:27)
[en réponse à 707713]
Il semblerait qu'au delà du refus apparent apporté par le CESE, ce dernier proposerait de s'auto saisir du débat en l'élargissant
Le bureau du Cese a toutefois estimé, selon le communiqué, que "les évolutions contemporaines de la famille et ses conséquences en matière de politiques publiques" justifiaient une auto-saisine de la part de son assemblée
voir
ICI

( 707730 )
Autre effet par Meneau (2013-02-26 20:55:45)
[en réponse à 707713]
La démission de Jean-François Bernardin du CESE.
« On se ridiculise et on insulte les 700 000 pétitionnaires
Ici
Cette pétition a quand même une certaine visibilité sur la scène politique... et des effets de bord durables.
Cordialement
Meneau

( 707732 )
Peut-être plus compliqué que ça par Vincent F (2013-02-26 21:11:11)
[en réponse à 707713]
Voir l'analyse d'Yves Daoudal. Le fait qu'une saisine sur un projet de loi relève exclusivement du premier sinistre semble loin d'être une évidence.

( 707751 )
si le CESE tient des propos mensongers par jejomau (2013-02-26 22:39:26)
[en réponse à 707732]
en arguant de prétextes fallacieux que Yves Daoudal met bien évidence.... Alors sa prise de position actuelle ne tient pas et la pétition est en soi recevable objectivement parlant tant que des arguments juridiques sans failles n'auront pas prouvé le contraire . Le point de vue du CESE est devenu un point de vue particulier , subjectif, et n'a aucune valeur en tant que telle.
Le peuple DOIT maintenir sa pétition et demander à une instance supérieure, celle qui fonde l'existence du CESE, de se saisir du problème et juger de la recevabilité de celle-ci puisque le CESE s'est discrédité devant la Nation.

( 707761 )
Aux armes &c. par PEB (2013-02-26 23:46:38)
[en réponse à 707751]
On se croirait revenu à l'époque du directoire.
Le rondouillard joufflu bien centriste municipal de Jean-Paul Delevoye dans le rôle du général Vendémiaire: on aura tout vu!
Tant qu'on ne donne pas la troupe, on s'en tire quand même mieux que nos valeureux ancêtres: braves mais inutiles sur l'instant.
Comme je le disais: la vraie lutte est religieuse.

( 707779 )
oui et non par jejomau (2013-02-27 08:15:54)
[en réponse à 707761]
Jeanne D'Arc n'a pas attendu en s'enfermant dans un couvent. D'ailleurs vous seriez peut-être Angloy aujourd'hui !
Dieu veut aussi que nous mouillons notre chemise. Que la lutte soit spirituelle, je n'en doute pas. Mais elle est également temporelle, et elle dépend de ce que nous faisons.
Sinon, ce qui va se passer, c'est que dans un avenir très proche, vous aurez une "clientèle" très particulière qui occuppera nos Eglises : demandes de mariages homosexualistes, clergé homosexualiste, etc.. Puisque des lois auront été votées en ce sens et que personne n'aura bougé...

( 707789 )
Ne faisons pas la manif de trop! par PEB (2013-02-27 09:29:42)
[en réponse à 707779]
Ce que je veux dire, c'est que, concernant la suite du mouvement, il vaut mieux passer à d'autres moyens de contestation.
La montée en puissance entre novembre et aujourd'hui avec la pétition était un cycle positif. La Majorité politique a dû s'expliquer: une mesure de consensus est devenu clivante au point que l'UMP fut contraint de se montrer sous un visage conservateur au grand dam de certains de ces ex-membres (
Gay Lib notamment).
A un moment, il faut savoir poser les armes et passer à autre chose. La société française est désormais suffisamment informée sur la question et la Réaction a pu compter ses troupes.
La manifestation prévue pour les Rameaux est une mauvaise idée. Elle tombe au moment d'une fête d'obligation majeure (liée au "culte" des morts dans nos villages). Elle risque de moins mobiliser car plus tardive et d'autres sujets sont venus sur la table: le Pape, les lasagnes au cheval, le Mali
&c. L'attention n'est plus sur le sujet du mariage gay dont le principe est acté. Les seules marges de manœuvre qui restent consistent à demander au Sénat de toiletter un texte pour y retirer quelques absurdités contraires à l'intérêt général de la population.
Et, il n'y a rien de plus contre-productif que la manifestation de trop: parole de syndicaliste! Un mouvement qui a acquis une sympathie dans l'opinion peut voir s'écrouler en une journée son crédit. Mieux vaut rester avec une impression de pas assez.
Encore une fois, la différence ontologique avec l'affaire de l'école dite "libre" est que nous ne manifestâmes non pas POUR un droit (la pluralité du système éducatif) mais CONTRE un autre droit (ne concernant qu'une poignée d'individu en réalité).
Si la lutte est religieuse, le combat est maintenant de l'ordre du culturel.

( 707825 )
sauf que ce n'est plus une manif par Paxtecum (2013-02-27 13:10:05)
[en réponse à 707789]
un peuple s'est levé, il découvre sa force.
Un réseau incroyable se met en place dans nos villes et villages qui alimente la réflexion et la contestation qui dépasse l'opposition au mariage pour tous.
Regardez ce qui se passe en Italie où les forces politiques officielles sont battues en brèche par des saltimbanques, la machine politicienne va imploser devant son incapacité à gérer le bien commun.
Devant l'inique il n'y a aucune opposition de trop, il y a ceux qui se couchent, il y a ceux qui combattent sans peur ni crainte fort de la Vérité qui sauve et protège!
Ne réduisons pas les combattants de la Vérité à une population aux pratiques quasi superstitieuses qui ne garde de sa Foi Catholique que quelques rits lui paraissant protecteurs, or la Toussaint et les Rameaux l'Eglise connait pas!
Commençons par expliquer que l'un n'empêche pas l'autre, nos prêtres sont tout à fait disposés pour organiser les cérémonies dans le temps liturgique de manière à ce que nous puissions participer au rassemblement des Champs Elysées et aux dévotions particulières de ce jour, c'est donc un faux problème.

( 707885 )
Et le vent des prophètes... par PEB (2013-02-27 18:20:37)
[en réponse à 707825]
Votre réponse me fait penser au cantique moderniste comme quoi
le vent des prophètes s'est levé ce matin et que l'on a vu des milliers d'alouettes danser autour du pèlerin et que l'on a vu sur toute la planète, des frères se donner la main.
Il y a un mouvement réel mais il ne faut pas le gâcher par une initiative tardive qui en brisera l'élan. L'expérience syndicale est remplie de cette manif de trop où l'opinion lasse finit par se désolidariser.
Le temps (comme dit l’Ecclésiaste) est désormais à d'autres modes d'actions plus pédagogiques.
Les familles chrétiennes peuvent se présenter et vivre comme dans un contre-modèle de société. Il y a les actions des élus officiers d'état-civil. Agents de la Collectivité, ils n'en porte pas moins une parole publique.
La célébration liturgique est à elle seule un témoignage. Mon député socialiste de Paris, Patrick Bloche, homosexuel homosexualiste notoire, est allé deux fois à la messe pour une occasion officielle (l'installation du nouveau curé et les anciens combattants). La première fois, il a eu la
Genèse et l’Évangile sur le mariage et la fois suivante, c'était
les noces de Cana!
Le lectionnaire du NOM fut providentiel.
PS: (Il fallait y penser avant: en mettant ou non son bulletin de vote dans l'urne au printemps dernier!)

( 707908 )
Vous savez l'opinion est une par Paxtecum (2013-02-27 20:50:54)
[en réponse à 707885]
péripatéticienne pour rester poli!
Alors, ce qu'elle pense c'est ce que pense les 20% qui dirigent en en ayant là où il faut pour imposer leur pensée.
Je sens que les évènements en cours vont chasser ces 20%, la place va être à prendre, autant que ce soit nous!.
La démocratie c'est bon pour les nantis, là bientôt de nantis il faudra les chercher.
Je vous dis un autre monde, nous entrons dans un autre monde, ce n'est pas la fin du monde, c'est terra incognita!
Alors avec le Christ "même pas peur!"

( 707826 )
Au "culte" des morts ? par Rémi (2013-02-27 13:17:47)
[en réponse à 707789]
Mon village doit être vraiment trop petit, et j'ignore tout à fait de quoi vous parlez.

( 707840 )
La vie qui doit renaître... par PEB (2013-02-27 14:23:06)
[en réponse à 707826]
Il peut être de coutume de déposer un rameau sur la tombe des aïeux...

( 707841 )
Intéressant, merci par Rémi (2013-02-27 14:29:27)
[en réponse à 707840]
C'est en effet la première fois que j'entends parler de cette coutume. Peut-être est-elle propre à certaines régions en paticulier ?

( 707733 )
détail du vote? par Aurélien (2013-02-26 21:12:22)
[en réponse à 707713]
Merci pour vos réponses.
Pour info, le Salon Beige reprochait à Nicolas Dupont-Aignan ses positions en faveur de l'union civile, or Philippe Brillaut a été sous les couleurs de Debout la République lors d'élections passées. Je ne crie pas au complot.
Voici la composition du CESE: http://www.lecese.fr/decouvrir-cese/conseillers
Comment connaître le détail du vote?

( 707755 )
Le rejet de la pétition n'est pas légal par Meneau (2013-02-26 23:31:20)
[en réponse à 707713]
Cette décision est infondée en droit.
En effet, l’article 4-1 de l’ordonnance susmentionnée dispose que la saisine du Conseil par voie de pétition est soumise à quatre conditions formelles qu’il énumère très précisément, et seulement à quatre.
(...)
Il appartient au Conseil de vérifier si ces quatre conditions sont satisfaites. Si elles le sont, le Conseil n’a pas le pouvoir de refuser d’examiner au fond une pétition dont il est légalement saisi.
En effet, l’article 4-1 dispose que « le bureau statue sur [la recevabilité de la pétition] au regard des conditions fixées au présent article », et uniquement au regard des conditions fixées au présent article. Ces conditions sont au nombre de quatre, et pas une de plus. Le Conseil économique, social et environnemental n’était donc pas fondé à prononcer l’irrecevabilité de la pétition au seul motif qu’un projet de loi serait en cours de discussion au parlement.
Pour prononcer l’irrecevabilité de la pétition, le CESE considère néanmoins que seul le Premier ministre peut saisir l’assemblée consultative concernant un projet de loi. A cet effet, il se fonde sur l’article 2 de l’ordonnance précitée. Or les dispositions contenues dans cet article ne prévoient nullement que la saisine du CESE, à laquelle procède le Premier ministre dans certains cas bien précis, serait exclusive du droit, pour les personnes visée à l’article 4-1, de saisir parallèlement l’assemblée consultative par voie de pétition.
Ici
Via Le Salon Beige

( 707866 )
Grande utilité par Nemo (2013-02-27 16:51:32)
[en réponse à 707713]
Il a été très difficile de s'entendre sur le nombre de personnes qui ont défilé au Champs de Mars.
En revanche le nombre de pétitions ayant été constaté par huissier on sait maintenant que c'est la plus grande pétition jamais signée en France.
Je vais du reste essayer de voir quelle est la plus grande pétition jamais signée. Peut-être Book Guiness Book of Records ?