Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=707455

( 707455 )
Conseil - Texte Vatican II. par Giacomo123 (2013-02-25 14:32:19)
Bonjour,
je souhaiterai lire les textes du Concile Vatican II dans leur intégralité.
Car souvent, on n'en propose que des extraits ou des interprétations.
Je voudrais donc une bonne édition avec si possible des notes explicatives sérieuses pour mieux comprendre ces textes.
Merci d'avance de vos conseils.
L'objectif de mon post n'a pas pour but de relancer une nouvelle polémique stérile.

( 707457 )
bonne chance ! par jejomau (2013-02-25 14:35:31)
[en réponse à 707455]

( 707460 )
Voilà les Textes par Epiphanios (2013-02-25 14:40:13)
[en réponse à 707455]
du Concile Vatican II
http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm

( 707462 )
Merci mais, par Giacomo123 (2013-02-25 14:48:13)
[en réponse à 707460]
Oui, mais j'aurai voulu un guide de lecture sérieux avec ces textes.

( 707463 )
il y a aussi les interventions de Mgr Lefebvre au Concile par jejomau (2013-02-25 14:50:06)
[en réponse à 707455]
qui peuvent vous intéresser grandement pour avoir la position au Concile de celui qui fut ensuite un la figure de proue de ce qu'on a appelé la Tradition. Il y a plusieurs interventions. Il vous suffit d'indiquer dans "recherche" : première intervention, deuxième intervention, troisième intervention, etc.......

( 707464 )
désolé, voici le lien par jejomau (2013-02-25 14:51:18)
[en réponse à 707463]

( 707474 )
Les textes du concile par Yves Daoudal (2013-02-25 15:20:55)
[en réponse à 707455]
peuvent parfaitement se lire sans notes explicatives. Ils se suffisent à eux-mêmes (avec leurs propres notes et références), et il est même préférable de les lire (au moins d'abord) sans explications, ces explications étant forcément des interprétations particulières, de quelque bord qu'elles soient: elles ne peuvent pas être "objectives".

( 707477 )
Merci au COETUS !!!! par Japhet (2013-02-25 15:42:20)
[en réponse à 707474]
Merci aux 250 pères conciliaires membre du Coetus internationalis Patrum qui, par leurs actions, ont permis d'éviter une catastrophe encore plus grande.
Un article complet ici:
http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=18&rub=dossier&item=169

( 707571 )
Merci à vous par Meneau (2013-02-25 23:39:36)
[en réponse à 707477]
Je ne connaissais pas ce texte sur le Coetus. Passionnant.
Le Rhin se jette dans le Tibre, par contre, une référence !
Cordialement
Meneau

( 707486 )
L'herméneutique ! par baudelairec2000 (2013-02-25 16:21:00)
[en réponse à 707474]
Vous avez raison, Yves Daoudal, les textes du Concile peuvent se comprendre sans les interprétations dont on voudrait les affubler.
Toute étude de texte qui se veut sérieuse nécessite que l'on commence d'abord par la lecture et la compréhension du texte. Ce n'est que dans un deuxième temps que l'on peut faire appel à des textes extérieurs ou à des interprétations.
1/ Lecture
2/ Interprétation ou herméneutique
Il est évident que pour sauver des textes du Concile comme Dignitatis humanae, certains préconisent le recours à l'herméneutique de la continuité; en d'autres termes, il faudrait lire le texte sur la Liberté religieuse à la lumière du Magistère antérieur, avec les développement du Magistère qui a suivi le Concile Vatican II, au risque de lui faire dire autre chose et de lui donner .ainsi un aspect plus présentable, plus traditionnel

( 707487 )
Quelqes bémols par Meneau (2013-02-25 16:33:32)
[en réponse à 707486]
Si je suis d'accord avec vous sur la nécessité de d'abord lire un texte, et ensuite seulement d'en lire les interprétations et herméneutiques, je pense quand même que dans le cas des textes du Concile, il ne faut pas oublier qu'ils ont été écrits par des Pères, donc des gens connaissant parfaitement la doctrine "antéconciliaire".
Cela devrait donner des clés de lecture, et notamment lorsqu'on s'intéresse à la continuité du Magistère du concile avec le Magistère antérieur. Des clés de lecture dans les deux sens d'ailleurs :
- connaissant la doctrine antérieure, on peut penser qu'ils tâcheront de ne pas trop s'en écarter
- mais connaissant la doctrine antérieure, ils ne vont pas forcément éprouver le besoin de rappeler cette doctrine qui, pour eux, tombe sous le sens.
Enfin, pour qui veut étudier sérieusement les textes du Concile, il est intéressant de se reporter aux schémas préparatoires produits par les différentes commissions.
Cordialement
Meneau

( 707501 )
Victime de la propagande par Silos (2013-02-25 17:52:02)
[en réponse à 707487]
la doctrine "antéconciliaire"
Encore une fois entre le mensonge intégriste qui affirme mais ne prouve pas, ne démontre pas, en 40 ans et le mensonge moderniste qui lui aussi affirme et ne prouve pas, et ne démontre pas.
Comment peut-on parler de doctrine antéconciliaire, comme s'il y avait une doctrine post-conciliaire.
S'il y a rupture il faut le démontrer.
S'il y a une doctrine post-conciliaire, alors il ne faut plus évoquer un concile simplement pastoral.
Ce ne fut jamais l'étalement de la culture et de la connaissance, les références et citations nombreuses, qui firent l'intelligence et particulièrement en matière de religion.
A notre époque où l'on sait si facilement remplir les têtes, ce n'est pas une tête bien pleine qui fait le théologien.
Mais hélas bien souvent il est difficile de ne pas se dire que parce que l'on a une tête bien pleine, l'on est devenu, expert, intelligent.
En constatant l'état de la société et de l'Eglise en énumérant le nombre des théologiens, Economistes, physiciens, et autres on s'étonne que notre monde fonctionne aussi mal.
Tant de têtes bien pleines incapables de fournir une solution, ou parfois une simple démonstration, mais condamnant avec assurance, quelle misère.
Enfin concernant les schémas préparatoires qu'il faudrait lire, c'est bien mais indiquer où les trouver, ou comment les trouver, voila qui aurait peut-être été utile?

( 707513 )
Vous faites une fixation ou quoi ? par Meneau (2013-02-25 18:20:28)
[en réponse à 707501]
Il est évident, dans le contexte où je l'emploie, que j'entends par doctrine "antéconciliaire" l'ensemble du corpus doctrinal d'avant le concile, et que je veux dire par là que les Pères conciliaires ne sont pas n'importe qui, et sont arrivés au concile en connaissant et maîtrisant parfaitement leur doctrine catholique.
Je vois pas ce que vient faire la notion de rupture là-dedans. Qui a parlé de rupture ? Qui a parlé de doctrine "post-conciliaire" ? Vous et vous seul.
Au contraire, il me semble que j'écris que, du fait de leur connaissance de la doctrine catholique, les Pères conciliaires ont plutôt oeuvré dans le sens de la continuité, et que si parfois ils n'ont pas rappelé la doctrine précédente [pas d'opposition ni de rupture dans ce terme, simplement une notion chronologique. Je préfère préciser avant que vous ne montiez sur vos grands chevaux...!] c'est parce que pour eux, elle tombait sous le sens !
On trouve la plupart des schémas dans les "Acta synodalia sacrosancti Concilii Oecumenici Vaticani II", mais certains d'entre eux ont été publiés en français dans d'autres ouvrages.
Cordialement
Meneau

( 707582 )
ou peut etre suis je simplement prudent par Silos (2013-02-26 06:36:06)
[en réponse à 707513]
Me souvenant de certains messages disparus, et la manière employée avec certains, quand je n’étais que liseur.
Pour une doctrine, évoquer ante-conciliaire et continuité quand on sait les implications qui en découleraient au cas ou, cela doit aussi tomber sous le sens?
et notamment lorsqu'on s'intéresse à la continuité du Magistère du concile avec le Magistère antérieur.
y aurait-il une autre alternative? La continuite ne tombant pas sous le sens?
et que si parfois ils n'ont pas rappelé la doctrine précédente [pas d'opposition ni de rupture dans ce terme, simplement une notion chronologique. Je préfère préciser avant que vous ne montiez sur vos grands chevaux...!] c'est parce que pour eux, elle tombait sous le sens !
- connaissant la doctrine antérieure, on peut penser qu'ils tâcheront de ne pas trop s'en écarter
- mais connaissant la doctrine antérieure, ils ne vont pas forcément éprouver le besoin de rappeler cette doctrine qui, pour eux, tombe sous le sens.
Parfois il est utile de faire préciser.
Si parfois j'ai pu lire d'excellents messages de vous, par l'utilisation des connaissances et le deploiement logique, l'intelligence de l'utilisation, contrairement a vos affirmations de ton condescendant (c'est toujours une erreur car l'on peut perdre l'occasion d'apprendre ou d'enseigner)
Je ne suis pas intimement persuade de votre totale honnêteté intellectuelle(certains messages concernant des liseurs dénonçant certains procédés et la manière de faire relevant plus de la malhonnêteté que de la condescendance), je préférerais avoir a reconnaître mon erreur, ce que je ne manquerai pas de faire en vous présentant mes excuses le cas échéant.
Donc pour le moment le vocabulaire choisi me laisserait encore penser que la fixation n'est peut être pas unilatérale?

( 707597 )
Avez-vous au moins lu par Meneau (2013-02-26 10:25:24)
[en réponse à 707582]
...
ceci ? Car j'imagine que c'est à cette affaire que vous faites référence concernant ma "malhonnêteté intellectuelle" ?
(D'ailleurs, il me semble que vous avez abandonné la même
discussion en cours de route. Mais c'est un autre sujet)
Enfin, permettez-moi de vous retourner le compliment : vous traitez constamment la FSSPX de "menteurs", comme quoi aucune démonstration n'aurait jamais été faite, etc. Or des démonstrations il y en a eu de nombreuses. Même des ouvrages favorables à la "continuité" comme par exemple celui du Père Basile commencent par établir l'apparente contradiction pour essayer ensuite de la résoudre. Même des auteurs n'appartenant pas à la FSSPX, comme par exemple le P. O'Malley SJ écrivent qu"'il est absurde de prétendre que les documents du concile sont entièrement en continuité avec la tradition".
Prenez donc une de ces démonstrations, il en existe plusieurs également sur ce forum, et prouvez que c'est un mensonge, en avançant des arguments, en montrant les fautes de raisonnement, que sais-je... Alors vous pourrez taxer de mensonge ou de malhonnêteté intellectuelle ceux qui essayent de raisonner de façon argumentée et construite.
Cordialement
Meneau

( 707518 )
Quelques réflexions sur la réception de Vatican II par baudelairec2000 (2013-02-25 18:50:31)
[en réponse à 707487]
Ce que je dénonce ici, c'est la lecture orientée des textes du Concile qu'on veut nous imposer jusqu'à faire dire autre chose au texte, histoire que celui-ci ne soit pas en opposition avec le Magistère antérieur. L'herméneutique ou l'interpétation (c'est la même chose!) prend ici le pas sur la lecture proprement dite. Parmi les promoteurs de cette attitude, signalons les Dominicains de Cheméré, lesquels, avouons-le, avaient beaucoup de choses à se faire pardonner après leur longue période de sedevacantisme...
Je préconise d'abord la lecture, me méfiant de l'interprétation officielle. Les comparaisons avec le Magistère antérieur sont d'autant plus faciles si l'on n'est pas pris dans un carcan qui fixe à l'avance une compréhension toute balisée, celle de l'herméneutique de la continuité excluant la critique et favorisant un consensus béat.
En ce qui concerne la liberté religieuse, si le texte de Vatican II me semble irrecevable, ce n'est pas parce qu'il serait hérétique, c'est que, d'un point de vue philosophique, c'est un mauvais texte, un texte dont le domaine de définition est absent, un texte, sur le plan de la composition, mal fichu qui ne mériterait pas la moyenne à un examen de fac. A qui les Pères conciliaires s'adressent-ils dans Dignitatis humanae? Aux hommes en général, aux chrétiens? Il est évident qu'on ne peut pas tenir le même discours aux uns et aux autres. Que l'Eglise revendique pour elle la liberté, c'est une chose, qu'elle la réclame pour toute l'humanité, qui plus est, au nom de la dignité de la personne humaine - je me demande si Kant n'aurait pas influencé la pensée des Pères - là on sombre dans la bêtise, on frise le ridicule. Un texte circonstanciel, maladroit, qui, je le crains, ne mérite pas la comparaison, avec le magistère antérieur, notamment celui du XIX e siècle. Un texte qui très certainement tourne le dos à des siècles d'histoire religieuse et de pratique de la tolérance. J'invite d'ailleurs les liseurs du Forum, en cette année anniversaire de l'Edit de Milan, à se reporter à deux ouvrages de Pierre Maraval: le premier a pour titre Constantin le Grand (Tallandier), le second est une biographie de l'empereur Théodose (paru chez Fayard). Ouvrages qu'il faut compléter par la lecture du tome II de L'histoire du Christianisme paru chez Desclée comportant une analyse magistale de Lucie et Ch Pietri. On y apprend comment les premiers empereurs chrétiens (Constantin ne sera baptisé qu'avant sa mort) favorisent la religion chrétienne, en faisant porter leurs efforts contre les hérésies et les schismes, au nom du bien commun, précisons-le, et se gardent bien d'interdire le paganisme parce qu'ils n'en ont pas pendant longtemps les moyens. Pourtant ils n'invoquent jamais un quelconque droit à la liberté religieuse...
baudelairec2000, un professeur qui insiste auprès de ses élèves sur la compréhension des auteurs.

( 707519 )
Benoît XVI dit la même chose par jejomau (2013-02-25 18:54:13)
[en réponse à 707518]
A redécouvrir
ICI :
Nous savons comment ce Concile des médias fut accessible à tous. Par conséquent, il fut dominant, le plus influent, et il a provoqué tant de calamités, tant de problème, réellement tant de misères : séminaires fermés, couvent fermés, liturgie banalisée… et le vrai Concile a eu des difficultés à se concrétiser, à se réaliser ; le Concile virtuel était plus fort que le Concile réel. Mais la force réelle du Concile était présente, et peu à peu, elle se réalise toujours plus, et elle devient la vraie force qui est aussi la vraie réforme, la vraie rénovation de l’Église. Il me semble que, 50 ans après le Concile, nous voyons comment ce Concile virtuel se brise, se perd, et apparaît le vrai Concile avec toute sa force spirituelle

( 707510 )
l' herméneutique ou.... par AVV-VVK (2013-02-25 18:08:57)
[en réponse à 707486]
l' herméneutique de l' herméneutique de l' herméneutique...
AVV-VVK (conciliaire mais chaque fois déçu par la réalité conciliaire...)

( 707489 )
A ses risques et périls!!!! par Japhet (2013-02-25 16:50:11)
[en réponse à 707474]
On peut le lire seul mais on prend des risques.
C'est tout le problème de nombreux textes du concile. Ils se suffisent à eux même mais sont tellement ambigus qu'il y a autant d'interprétations que de lecteurs!
Un exemple parmi tant d'autres
La langue liturgique
1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
La régle est l'usage de langue latine. cette règle doit être conservée sauf cas particulier.
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
Ce qui est au 1 un cas particulier devient au 2 quelque chose de très souvent utile
3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
Comme c'est très souvent utile il est logique de l'étendre au maximum, c'est ce qu'ont fait les évêques.
Le cas particulier du 1 devient la règle, la règle devient cas particulier.

( 707522 )
Un aveu: des textes ambigus ! par baudelairec2000 (2013-02-25 18:58:04)
[en réponse à 707489]
Relisez-vous, cher Monsieur:
Les textes du Concile se suffisent à eux-mêmes, mais ils sont tellement ambigus qu'ils nécessitent autant d'interprétations que de lecteurs.
Là, j'avoue, que vous êtes mal partis pour défendre les textes du Concile ainsi que ceux qui les ont élaborés. Mission impossible...

( 707524 )
Vous m'avez mal compris par Japhet (2013-02-25 19:06:20)
[en réponse à 707522]
Les textes du Concile se suffisent à eux-mêmes
C'est juste pour reprendre ce que dit Daoudal
mais ils sont tellement ambigus qu'ils nécessitent autant d'interprétations que de lecteurs.
heu.... ce n'est pas ce que j'ai écrit....
mais sont tellement ambigus qu'il y a autant d'interprétations que de lecteurs!
Là, j'avoue, que vous êtes mal partis pour défendre les textes du Concile ainsi que ceux qui les ont élaborés. Mission impossible...
Cà tombe bien c'est exactement le contraire que j'essaye de faire

( 707525 )
D'ailleurs connaissez vous un prêtre NOM par Japhet (2013-02-25 19:14:51)
[en réponse à 707524]
qui applique l'alinéa 1 du paragraphe 36 de la constitution sacrosanctum concilium???????

( 707528 )
Encore une couche par Japhet (2013-02-25 19:43:46)
[en réponse à 707525]
Et l'article 54 du même décret qui l'applique
On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent.
Ce n'est pas impossible si l'on met en application l'article 19
Les pasteurs d’âmes poursuivront avec zèle et patience la formation liturgique et aussi la participation active des fidèles, intérieure et extérieure, proportionnée à leur âge, leur condition, leur genre de vie et leur degré de culture religieuse ; ils acquitteront ainsi une des principales fonctions du fidèle dispensateur des mystères de Dieu ; et en cette matière, ils ne conduiront pas leur troupeau par la parole seulement, mais aussi par l’exemple.

( 707535 )
BEN, OUI, MOI (par exemple, et j'en connais un paquet d'autres) Tedlt par AB Gédéon (2013-02-25 20:10:49)
[en réponse à 707525]
Tout est dans le titre

( 707543 )
Moi aussi ! par Paterculus (2013-02-25 21:24:15)
[en réponse à 707525]
Nous sommes plus nombreux dans ce cas là que vous semblez le croire.
Votre dévoué Paterculus

( 707573 )
Bravo et merci à vous messieurs les abbés! par Japhet (2013-02-26 00:22:39)
[en réponse à 707543]
Je n'ai pour ma part encore jamais assisté ou entendu parler d'une messe NOM prés de chez moi où l'ordinaire est dialogué en latin.
Dans quel diocèse exercez vous votre ministère? Célébrez-vous de cette manière tous les dimanches? Comment cela est-il apprécié par vos évêques?
En tous cas je suis heureux de savoir que cela existe.

( 707737 )
Heureux que cela vous plaise ! par Paterculus (2013-02-26 21:50:31)
[en réponse à 707573]
Qunat à moi, je suis en repos actuellement, mais j'ai souvent pu dire la messe en public et en latin.
Cela m'a valu pas mal de déboires.
Par exemple, quand j'étais aumônier militaire à l'île de La Réunion, j'ai choisi de dire la messe de mes vingt ans d'ordination en latin. L'horaire n'était pas celui de la messe habituelle, mais il était tout autant accessible au grand nombre. J'ai reçu par la suite une lettre de l'évêque me disant : "Tu (sic) aimes dire la messe en latin, mais ce qui compte pour nous c'est le bien des fidèles." J'ai répondu que j'étais d'accord avec chacune de ses propositions, mais que je ne voyais pas pourquoi il y voyait une opposition. Il s'en est suivi un échange très désagréable, où il a fini par me dire le fond de sa pensée : "Il est mauvais pour le peuple de prier habituellement dans une langue qui n'est pas la sienne. Je ne suis pas le seul à le penser, puisque le Pape, quand il vient en France, dit la messe en français."
On voit l'illogisme : c'est comme s'il disait : "La preuve que le Pape est contre le vélo, c'est qu'il fait du ski." Surtout on voit l'orgueil : les anciens pendant quinze siècles n'avaient rien compris, mais nous, au moins, nous sommes intelligents..." Inutile de dire qu'ensuite j'ai eu un poste où il n'y avait pas de messe à dire, alors qu'on mettait des laïcs dans des postes à forte demande de sacrements...
Mais au Bénin, plus tard, au petit séminaire de Natitingou, il y avait une messe en latin par semaine.
Il m'arrive occasionnellement de dire la messe en latin cum populo, souvent pur des groupes comme les chevaliers de Notre-Dame qui ont toujours gardé cette façon de faire.
En ce moment j'aide pour le carême un confrère qui a instauré une messe en latin par semaine dans sa paroisse.
Ce qu'il faut c'est faire progresser l'idée. Je sais qu'un certain nombre de prieurés de la communauté Saint Martin s'y emploie.
Parallèlement, on fait progresser l'idée de la messe face à Dieu seul.
On se fait mal voir et on attend qu'à Rome on comprenne que le problème est au niveau de la nomination des évêques, mais on garde le moral.
VdP

( 707749 )
Bon courage et tenez bon!!! par Japhet (2013-02-26 22:27:12)
[en réponse à 707737]
Pour revenir à ce texte du concile il est clair qu'il est ambigu.
Vous M. l'abbé vous appliquez l'alinéa 1 et à titre personnel je trouve cela très bien!
1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
Votre évêque lui applique l'alinéa 2 . Comment peut-on lui en vouloir puisque ces passages de Sacrosanctum Concilium disent qu'il peut être très souvent utile pour le bien des fidèles que de déroger à l'alinéa 1.
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
Par ailleurs l'alinéa 3 précise que c'est à lui de juger qu'elle est pour le bien du peuple de Dieu l'alinéa à appliquer en priorité.
3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
Le Pape, quand il vient en France, dit la messe en français. Peut être parce que le Souverain-Pontife considère que lorsqu'il vient célébrer en France devant une nombreuse assemblée il est "utile" (al 2) de célébrer en langue vernaculaire. En même temps il est dommage que quand un pape se déplace, le pays d'accueil ne prenne pas le soin de se préparer pour appliquer l'article 19:
Les pasteurs d’âmes poursuivront avec zèle et patience la formation liturgique et aussi la participation active des fidèles, intérieure et extérieure, proportionnée à leur âge, leur condition, leur genre de vie et leur degré de culture religieuse ; ils acquitteront ainsi une des principales fonctions du fidèle dispensateur des mystères de Dieu ; et en cette matière, ils ne conduiront pas leur troupeau par la parole seulement, mais aussi par l’exemple.
Ce qui permettrait de mettre œuvre plus aisément l'article 54:
On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble, en langue latine, aussi les parties de l’ordinaire de la messe qui leur reviennent.
Sacrosanctum Concilium c'est tout est son contraire. Voici ce qu'il faut faire mais il très souvent utile de ne pas le faire, c'est aux évêques de juger ce qu'il faut faire mais etc.... etc.... Finalement on ne fait rien ou pas grand chose, ceux qui font sont persécutés, ceux qui ne font pas le sont aussi.......
Voilà bien un enseignement du concile à mettre rapidement aux oubliettes!!!

( 707750 )
De l'ensemble de ces textes... par Paterculus (2013-02-26 22:34:25)
[en réponse à 707749]
... il ressort que le latin ne peut pas être exclu purement et simplement.
Et le code de 1983 (le document ultime de Vatican II, selon le bienheureux Jean-Paul II, lors de sa promulgation) me donne parfaitement raison. Il n'est plus question là de l'avis de l'évêque.
D'ailleurs y a-t-il un évêque français qui a produit des textes sur le sujet et les a fait ratifier par le Pape ?
VdP

( 707769 )
OUI et NON par Japhet (2013-02-27 00:55:47)
[en réponse à 707750]
Non le latin ne peut être exlus purement et simplement.
Mais il peut l'être souvent et utilement!!!!
C'est rappelé dans "Liturgiam authenticam" du 07 mai 2001 où il est à nouveau question de l'evêque!

( 707905 )
Références ? par Paterculus (2013-02-27 20:40:00)
[en réponse à 707769]
Pouvez-vous, mon cher Japhet, me dire le paragraphe de Liturgiam Authenticam auquel vous renvoyez ?
Je ne l'ai pas retrouvé.
VdP

( 707491 )
A ses risques et périls!!!! par Japhet (2013-02-25 16:50:37)
[en réponse à 707474]
On peut le lire seul mais on prend des risques.
C'est tout le problème de nombreux textes du concile. Ils se suffisent à eux même mais sont tellement ambigus qu'il y a autant d'interprétations que de lecteurs!
Un exemple parmi tant d'autres
La langue liturgique
1. L’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
La régle est l'usage de langue latine. cette règle doit être conservée sauf cas particulier.
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l’administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l’emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
Ce qui est au 1 un cas particulier devient au 2 quelque chose de très souvent utile
3. Ces normes étant observées, il revient à l’autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l’article 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c’est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
Comme c'est très souvent utile il est logique de l'étendre au maximum, c'est ce qu'ont fait les évêques.
Le cas particulier du 1 devient la règle, la règle devient cas particulier.

( 707494 )
Je vous conseille... par Deo gratias (2013-02-25 17:25:30)
[en réponse à 707455]
...Le Concile Vatican II (texte intégral) : 1962-1965,paru aux éditions Artège. Ce sont de bonnes éditions. Mgr Aillet y a été publié et bien d'autres.

( 707504 )
Cher Monsieur par Silos (2013-02-25 17:57:20)
[en réponse à 707455]
Qu'attendez-vous de la lecture des textes conciliaires?
Pourquoi voulez-vous les lire?

( 707512 )
Quelques éléments de réponse. par Scrutator Sapientiæ (2013-02-25 18:18:47)
[en réponse à 707455]
Bonjour Giacomo123,
1. Je vous suggère la collection des "Documents conciliaires", en six volumes, parue aux éditions du Centurion, en 1966, si et seulement si vous voulez avoir, dans un même ouvrage, à la fois
- une introduction et une explication de chacun des textes
et
- chacun des textes du Concile, y compris les discours des Papes.
2. Alors, me direz-vous peut-être, pourquoi "si et seulement si" ? Pour au moins deux raisons :
a) je ne suis pas absolument persuadé que cette collection, aussi précieuse et précise soit-elle, contienne, "à coup sûr", pour chacun des seize textes du Concile, la traduction définitive et officielle ;
b) Yves DAOUDAL, avec d'autres bien sûr, a raison d'écrire que rien ne remplace, pour une première lecture, la lecture directe des textes du Concile, et je vous suggère de ne pas les lire dans n'importe quel ordre.
3. Il me semble en effet, mais ce qui suit n'a rien d'original,
- qu'il est possible de commencer la lecture des textes du Concile par celle de Dei Verbum et de Sacrosanctum Concilium ;
- qu'il vaut mieux lire la constitution Lumen Gentium AVANT d'en lire les décrets d'application sectorielle ou de déclinaison thématique ;
- qu'il n'est pas inintéressant de lire les textes suivants dans l'ordre suivant : d'abord UR, ensuite NA, enfin DH ;
- qu'il est souhaitable d'achever la lecture des textes du Concile par celle de Gaudium et Spes.
4. On peut être surpris par l'impression de confrontation à la banalité que l'on peut ressentir à la lecture de certains de ces textes, mais ce que l'on tient parfois pour banal, aujourd'hui, était alors tenu pour plutôt nouveau, à cette époque.
5. Il me reste à vous souhaiter une bonne lecture ; si vous le souhaitez, vous pouvez vous tourner vers "le Concile Vatican II, édition intégrale définitive", en français et en latin, avec index et table, parue aux éditions du Cerf, cette dernière précision se voulant purement informative.
Je vous souhaite une bonne fin de journée et vous dis à bientôt.
Scrutator.

( 707521 )
Je confirme par Paterculus (2013-02-25 18:55:53)
[en réponse à 707512]
A mon avis, la meilleure édition et la plus pratique est celle du
Cerf.
Votre dévoué Paterculus

( 707523 )
Aux Editions Artège par Anne Charlotte Lundi (2013-02-25 19:01:55)
[en réponse à 707455]
vous avez l'intégralité des textes du concile Vatican II en un volume.
En un clic

( 707539 )
Bigre! par Miserere (2013-02-25 20:42:37)
[en réponse à 707455]
Vous avez vraiment du temps à perdre!
Bien à vous.
Miserere