Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 706947 )Mgr Bernard Fellay : le rendez-vous manqué avec l’Histoire par La Favillana (2013-02-22 11:54:00) 


Mgr Bernard Fellay : le rendez-vous manqué avec l’Histoire


Les douze coups de minuit ont sonné, pour reprendre le titre de l’article de grand poids de Jean-Marie Guénois, publié dans son blogue du Figaro, appelant Mgr Fellay à sa responsabilité devant l’histoire.

par Christophe Saint-Placide

Rome, d’ailleurs avait déjà pris acte de l’échec réciproque. Après une dernière tentative pour que le pape « sortant » puisse concéder à Mgr Fellay une Prélature personnelle universelle (lettre du 8 janvier lui laissant un délai de 6 semaines, soit jusqu’au 22 février, restée en vigueur après la démission de Benoît XVI), la Commission Ecclesia Dei a fini par jeter l’éponge : « Nous n’attendons pas de réponse ; le futur pape verra ce qu’il veut faire ». Quant il en aura le loisir. Et s’il en a l’envie.

Au lieu donc que le pontificat de Benoît XVI, le pontificat du Motu Proprio Summorum Pontificum, s’achève par un acte qui l’aurait qualifié pour toujours : l’érection de la Prélature Saint-Pie-X, on a donc une énième remise aux calendes. Au lieu donc que les cardinaux, qui commencent dès à présent à arriver à Rome, soient frappés en ce 22 février, fête de la Chaire de Saint-Pierre, par la foudre de cet événement, puis qu’ils entrent au conclave avec ce signal testamentaire fortissime du vieux pontife, de la « Tradition » on ne parle pas à Rome, de la « Tradition » on ne parlera pas au moment de choisir le nouveau pape. Immense soulagement…

Sauf que. Sauf que la tradition fera en sorte d’être toujours plus présente par toute la force morale que lui donne désormais le droit de cité rendu à la liturgie tridentine. Dieu, qui tire toujours du mal (ou du non-bien) un plus grand bien oblige ainsi l’ensemble des prêtres des paroisses ou des communautés, des fidèles du rang, des séminaristes, des religieux attachés à divers degrés à ce critère loi de la prière/loi de la foi de l’usus antiquior, et à tout ce qu’il entraîne avec lui, catéchisme, vocations, mission, éducation chrétienne, à participer de toutes leurs forces à la préparation de l’avenir de l’Église cum Petro.

Christophe Saint-Placide



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images/icones/hum2.gif  ( 706957 )Pour ce que j'en sais par Thierry (2013-02-22 12:26:11) 
[en réponse à 706947]

c'est à dire pour tout ce qui en a été dit, écrit et que j'ai pu lire, l'occasion historique c'était en avril... et les torts ne sont pas du côté de la Fraternité.

Il serait bon de reprendre les nombreuses analyses de Luc Perrin sur ce pontificat en général et sur cette question en particulier.

La valeur du pontificat actuel tient au fait qu'il a posé des gestes forts, l'histoire nous apprendra peut-être pourquoi ils n'ont eu que des portées limitées. On sait déjà qu'il y a eu des freins puissants, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi ce pape pourtant volontaire n'a pas réussi à surmonter ces blocages !

Le pontificat s'achève donc malheureusement en demi-teinte, nous verrons si le suivant voudra et pourra tranformer l'essai ou non... avec le risque d'y être contraint dans la débacle générale.

Dieu ait pitié de nous

images/icones/2e.gif  ( 706976 )N'importe quoi ! par Scribe (2013-02-22 14:33:32) 
[en réponse à 706947]

Qu'est-ce que ce délire sur la chance historique ratée ? qu'y a-t-il de changé par rapport au changement de position de Rome en juin ? La position de la FSSPX a-t-elle changé quant au fait de ne pas accepter un accord pratique sans garanties de pouvoir publiquement contester Vatican II (et de conserver une autonomie juridictionnelle par rapport aux différents épiscopats)?

C'est la FSSPX qui a fait un grand pas en acceptant d'envisager un accord pratique même sans la résolution de la crise doctrinale mais avec un certain nombres de garanties qui ne sont pas données à ce jour.

Le coup de l'ultimatum, ça fait 10 fois qu'on nous le fait, de même que le plat qui ne repassera peut-être pas. Quel manque de foi en l'Espérance !

Christophe Saint-Placide nous avait déjà sorti des textes sensiblement similaires. Il faut comprendre que loin d'un esprit sectaire, la FSSPX a conscience d'être la seule à pouvoir incarner et défendre librement (sur le plan doctrinal) la Tradition et que l'ensemble du Tradiland compte sur elle pour éviter de se faire coincer dans un faux accord pratique par Rome.

Fichez donc la paix à la FSSPX et laissez poursuivre son travail avec l'Espérance d'aboutir à ramener la Foi au centre de nos vies.
images/icones/heho.gif  ( 706983 )la FSSPX "incarne" la Tradition ?! par FerdinandP (2013-02-22 15:02:06) 
[en réponse à 706976]

là franchement, vous démontrez (comme Ch. de St Placide d'ailleurs) votre vision étonnante de l'ecclésiologie, après vos remarques maladroites et gravement erronées sur le magistère ordinaire universel. Mais il y a une cohérence dans votre erreur : c'est que vous ne savez pas que l'Eglise possède un magistère vivant (alive !), chargé d'enseigner et de guider les fidèles tous les jours jusqu'à la fin des siècles comme s'il s'agissait du Christ en personne (Qui vous écoute, m'écoute), et dépositaire de l'interprétation de l'Ecriture comme de la Tradition apostolique.

Bref, si c'était la FSSPX qui portait désormais le dépôt de la Tradition, c'est que ce serait en elle que subsisterait l'Eglise catholique désormais, et donc que les portes de l'enfer auraient prévalu.

Selon le merveilleux travail du Père Goupil (la Règle de foi) c'est le magistère vivant seul qui puise dans l'Ecriture et le Tradition pour enseigner l'Eglise, car la Tradition n'est autre que la Divine Parole donnée oralement et conservée et transmise par la succession apostolique établie sur Pierre, et elle seule.

Seul le Magistère Vivant est doté du charisme de nous délivrer la Parole de Dieu de façon authentique, qu'elle soit puisée dans l'Ecriture ou dans la Tradition, et pas une communauté, une tendance, un groupe particulier, quel qu'il soit... Car ce groupe n'a aucun pouvoir authentique de conservation du dépôt, d'interprétation et de transmission. Seul la Magistère vivant peut interpréter correctement le magistère "mort", l'interpréter avec la garantie de le faire en conformité avec le dépôt de la foi, car il ne s'agit ni plus ni moins que de conserver, d'interpréter et de transmettre la Vérité révélée.
images/icones/1p.gif  ( 706988 )Le magistère vivant d'hier ou d'aujourd'hui ? par Jean-Paul PARFU (2013-02-22 15:29:59) 
[en réponse à 706983]

Il y aurait aussi, selon vous FerdinandP, un magistère mort ??? Ouille, ouille, ouille !

Sur toutes ces questions et souvent sur pas mal de spohismes, voir l'analyse de l'abbé Gleize de la FSSPX ici
images/icones/4b.gif  ( 706992 )Les sophismes de l'abbé Gleize ! par FerdinandP (2013-02-22 15:54:23) 
[en réponse à 706988]

Pour l'abbé Gleize, le magistère vivant, ce serait celui de maintenant et d'avant ! une sorte de concept de magistère "vivant" dont le mot vivant ne recouvrirait pas une réalité concrète et présente !

Ben pour un spécialiste de l'ecclésiologie, c'est pas très fort ! On attend des références précises à ses affirmations fantaisistes, et on ne trouve rien... le vide... De plus, il semble ignorer que le magistère vivant a essentiellement une charge d'interprétation : or cette charge d'interprétation ne repose pas sur lui, ni sur la FSSPX, mais bien sur des personnes vivantes, auxquelles un mandat juridictionnel a été confié et qui ont donc le charisme afférent... (voir le catéchisme de St Pie X : qui sont les Pasteurs de l'Eglise...)

On dirait que l'abbé Gleize ignore que l'Eglise du Christ a été fondée sur des hommes, humains, vivants, chargés, eux et leurs successeurs, de transmettre sa parole ! L'abbé Gleize nous invente une Eglise-concept, une idée déshumanisée et gnostique qu'il aurait bien du mal à mettre en cohérence avec les paroles du Christ...

Pour moi, je m'appuie sur la doctrine de l'Eglise et donc je maintiens que le magistère vivant, c'est un magistère qui repose sur des personnes physiques. Saint Pie X estime que les pasteurs légitimes de l'Eglise : c'est le Pape et les évêques, non en tant que fonction, mais en tant que personnes car il ne parle pas de la Papauté ou de l'épiscopat... Et quand Pie XI parle du magistère, dans Mortalium animos, il parle d'un magistère qui s'exerce de vive voix ! et il entend vive voix, comme une voix parlée par une personne vivante, pas un concept englobant ce qui a été dit avant et maintenant ! Bref, les mots ont un sens et il ne sert à rien de les tourner, sans preuve, dans un sens échappant au sens commun, au profit d'une thèse fausse. C'est de la manipulation, ni plus ni moins.
images/icones/neutre.gif  ( 706995 )Sophisme vraiment ? par Meneau (2013-02-22 16:22:25) 
[en réponse à 706992]

Vous frôlez la non-distinction qu'explique l'abbé Gleize et qui est parfaitement fondée. C'est de la pure scholastique :

- si l'on se rapporte au SUJET du Magistère, alors oui, le Magistère vivant, ce sont les personnes vivantes aujourd'hui qui sont organes de ce Magistère et non plus les personnes mortes qui ont été organes du Magistère autrefois.

- si l'on se rapport à l'OBJET du Magistère, alors le Magistère "mort" DOIT ETRE INCLUS dans le Magistère vivantn les deux ne pouvant s'opposer.

Donc tant que l'on en reste au sujet, vous avez raison :

l'Eglise possède un magistère vivant (alive !), chargé d'enseigner et de guider les fidèles tous les jours jusqu'à la fin des siècles comme s'il s'agissait du Christ en personne (Qui vous écoute, m'écoute), et dépositaire de l'interprétation de l'Ecriture comme de la Tradition apostolique.



Mais lorsque vous écrivez :

Seul la Magistère vivant peut interpréter correctement le magistère "mort", l'interpréter avec la garantie de le faire en conformité avec le dépôt de la foi, car il ne s'agit ni plus ni moins que de conserver, d'interpréter et de transmettre la Vérité révélée.


vous opérez un glissement vers l'OBJET du Magistère, le dépôt de la Foi. Stricto sensu, vous avez toujours raison. Mais lorsqu'il y a apparente contradiction entre le Magistère-objet d'aujourd'hui et le Magistère-objet d'hier, on est en droit d'attendre du Magistère-sujet d'aujourd'hui qu'il clarifie cela.

Quand cette clarification ne vient pas, que faire ? La seule solution qui ne remette pas en cause l'autorité du Magistère-sujet d'aujourd'hui est
- soit de considérer que ce qui sort de la bouche du Magistère-sujet d'aujourd'hui n'appartient en fait pas au Magistère-objet d'aujourd'hui (ex caricatural : c'est de la pastorale et pas de la doctrine)
- soit de demander au Magistère-sujet d'aujourd'hui de résoudre les contradictions et de s'en tenir en attendant au Magistère-objet d'hier qui n'est plus à démontrer.
Pratiquement, ces deux alternatives reviennent au même : conserver intégralement le Magistère-objet d'hier, et rejeter la partie apparemment contradictoire du Magistère-objet d'aujourd'hui.

Tout ça pour dire, de façon caricaturale, que l'on ne peut invoquer la notion de "Magistère vivant" pour justifier une évolution des dogmes.

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 706997 )PS par Meneau (2013-02-22 16:25:49) 
[en réponse à 706995]

Le glissement sujet-objet est encore plus pernicieux et dangereux lorsqu'on se met à parler du concept de la "Tradition vivante".

Cordialement
Meneau
images/icones/bravo.gif  ( 707009 )placet ! par FerdinandP (2013-02-22 17:31:45) 
[en réponse à 706995]

je suis d'accord sur tout.

je pense l'abbé Gleize distingue pour mieux mélanger en réalité car on ne comprend pas grand chose de son galimatias et nous divergeons nettement sur les conclusions ! Ensuite, je pense que seul le magistère vivant (sujet) a le charisme d'expliciter la totalité du magistère (objet) mais c'est ce que vous dites, donc vous et moi partageons les mêmes conclusions contre AB Gleize...

D'autre part, j'ai un préjugé plus favorable que d'autres pour le magistère actuel, c'est certain et je ne considère pas (et ne pourrais accepter) qu'il y ait la moindre évolution du dogme.

Enfin, je crois qu'il est compliqué pour les membres de l'Eglise enseignée de "conserver le magistère objet d'hier" en étant certain d'avoir la bonne interprétation de son contenu, faute de charisme authentique d'interprétation... car son contenu objectif ne peut être interprété avec certitude que par le magistère vivant (sujet) !
images/icones/neutre.gif  ( 707030 )Placet juxta modum par Meneau (2013-02-22 20:29:38) 
[en réponse à 707009]


Enfin, je crois qu'il est compliqué pour les membres de l'Eglise enseignée de "conserver le magistère objet d'hier" en étant certain d'avoir la bonne interprétation de son contenu, faute de charisme authentique d'interprétation... car son contenu objectif ne peut être interprété avec certitude que par le magistère vivant (sujet) !



Oui, il faut assurément faire preuve de la plus grande prudence dans l'interprétation du contenu du magistère.
Mais compte-tenu que :

3. Si quelqu'un dit qu'il est possible que les dogmes proposés par l'Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l'Eglise a compris et comprend encore, qu'il soit anathème.

Conc. Vatican I, IIIè session

et que :

En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte L'Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n'est loisible de s'en écarter sous le prétexte ou au nom d'une compréhension plus poussée. DS 3023 .
"Que croissent et progressent largement et intensément, pour chacun comme pour tous, pour un seul homme comme pour toute l'Eglise, selon le degré propre à chaque âge et à chaque temps, l'intelligence, la science, la sagesse, mais exclusivement dans leur ordre, dans la même croyance, dans le même sens et dans la même pensée".

Dei Filius

et qu'enfin :

Le premier Concile du Vatican (1869-1870) a réaffirmé la doctrine de Trente (DS, 3007). Allant plus loin, il a reconnu un développement des dogmes, pour autant que celui-ci se fasse dans le même sens et selon la même signification (« eodem sensu eademque sententia»). De cette manière, le Concile enseigne que pour ce qui regarde les dogmes, il faut tenir le sens qui a été une fois pour toutes défini par l’Église. Pour cette raison, il condamne quiconque s’écarte de ce sens sous le prétexte et au nom d’une connaissance supérieure ou du progrès des sciences, ou d’une prétendue interprétation plus profonde de la formulation dogmatique ou d’un progrès scientifique (DS, 3020 ; 3043).

L'interprétation des dogmes, CTI, 1989 ICI

il est beaucoup plus facile de connaître le sens des formulations dogmatiques irréformables enseignées par le Magistère-sujet passé, et beaucoup plus sûr dans le doute, en cas de contradiction même seulement apparente, de s'en tenir au Magistère-objet du passé.

Cordialement
Meneau
images/icones/hein.gif  ( 707069 )Formulation irréformable ? par Ion (2013-02-22 23:22:02) 
[en réponse à 707030]

Je ne vois pas que la formulation elle-même du dogme soit irréformable. D'où tenez-vous cette expression ? Au contraire, du moment que le sens n'est pas contredit par rapport à ce que, selon la formulation de Vatican I, l'Eglise a compris et comprend encore (c'est moi qui souligne), le dogme peut être du coup mieux compris, mieux interprété et donc mieux exposé.

Ion
images/icones/neutre.gif  ( 707075 )Oui, parfaitement, formulations irréformables par Meneau (2013-02-22 23:47:33) 
[en réponse à 707069]

Les dogmes sont irréformables dans leur formulation. Ce qui n'empêche pas de compléter le corpus doctrinal.


3. Valeur permanente des formules dogmatiques

La question de l’interprétation actuelle des dogmes se concentre dans le problème de la valeur permanente des formules dogmatiques (cf. Commission théologique internationale, Unité de la foi et pluralisme théologique (1972), dans Documenta, op. cit., p. 36). Sans doute faut-il distinguer le contenu toujours valable des dogmes de la forme dans laquelle u est exprimé. Le mystère du Christ transcende les possibilités d’expression de toute époque historique et se dérobe donc à toute systématisation exclusive (cf. Ep 3, 8-10 ; Commission théologique internationale, cité supra, p. 32). Dans la rencontre avec les diverses cultures et les signes des temps qui se succèdent, l’Esprit Saint ne cesse de rendre le mystère du Christ présent dans sa nouveauté.

Cependant, on ne peut pas séparer nettement contenu et forme d’expression. Le système symbolique du langage n’est pas seulement un revêtement extérieur, mais en quelque sorte l’incarnation d’une vérité. Cela vaut, sur le fond de l’incarnation de la Parole éternelle, tout particulièrement de la profession de foi de l’Église. Celle-ci prend naturellement une forme concrète et formulable qui, comme expression réelle symbolique du contenu de la foi, contient et rend présent ce qu’elle indique. C’est pourquoi ses images et ses concepts ne sont pas interchangeables à volonté.

L’étude de l’histoire des dogmes montre clairement que, dans ces dogmes, l’Église n’a pas simplement repris une conceptualisation déjà donnée. Elle a plutôt soumis des concepts déjà existants, le plus souvent empruntés au langage cultivé du milieu, à un processus de purification et de transformation ou de réélaboration. Ainsi, a t-elle créé le langage adapté à son message. Qu’on pense, par exemple, à la distinction entre « substance » (ou nature) et « hypostase », et à l’élaboration du concept de personne qui, en tant que tel, n’était pas présent dans la philosophie grecque, mais est le résultat de la réflexion sur la réalité du mystère du salut et sur le langage biblique.

Pour une part, le langage dogmatique de l’Église s’est donc formé dans le débat avec certains systèmes philosophiques, mais il n’est lié en aucune façon à un système philosophique déterminé. Dans le processus d’expression verbale de la foi, l’Église s’est créé son propre langage, par lequel elle a donné une expression à des réalités qui n’avaient pas été connues et perçues auparavant, mais qui appartiennent maintenant, précisément par cette expression linguistique, à la Paradosis de l’Église et par elle à l’héritage historique de l’humanité.

Comme communauté de la foi, l’Église est une communauté dans la parole de la confession. C’est pourquoi l’unité dans les paroles fondamentales de la foi fait aussi partie, diachroniquement comme synchroniquement, de l’unité de l’Église. Ces paroles fondamentales de la foi ne sont pas révisables, même quand on se propose de ne pas perdre de vue la réalité qui est exprimée en elles. Mais on doit s’efforcer de les assimiler toujours davantage et d’aller plus loin dans leur explication, grâce à toute une gamme de différentes formes d’évangélisation. En particulier, l’inculturation du christianisme dans d’autres cultures peut, pour cette tâche, fournir une occasion ou créer une obligation. La vérité révélée demeure pourtant toujours la même, « non seulement dans ce qui est son contenu substantiel, mais aussi dans ses formules linguistiques décisives » (Commission théologique internationale, cit. supra, p. 37).



Source.

Cordialement
Meneau
images/icones/hum2.gif  ( 707092 )Certes... mais ! par FerdinandP (2013-02-23 08:42:44) 
[en réponse à 707030]

Ne tournons pas autour du pot : la question, vous le savez bien, ne se pose pas pour les dogmes fondamentaux de la Foi catholique et la formulation du magistère vivant (actuel) du dogme de la Rédemption ne pose aucun problème comparée à la formulation du magistère pris dans la durée... (malgré les élucubrations de Mgr Tissier sur le sujet qui analyse les intentions de l'auteur et non son propos...)

Tout autres sont les sujets qui font débats, comme la liberté religieuse, sur laquelle je serais curieux d'avoir une formulation dogmatique irréformable enseignée par le Magistère-sujet passé... Quanta Cura qui qualifie certaines positions de 'délire' est plus dans l'invective que dans la formulation dogmatique irréformable, si je puis me permettre...
images/icones/neutre.gif  ( 707178 )Mouais... par Meneau (2013-02-23 18:05:22) 
[en réponse à 707092]

Il est vrai que Quanta Cura ne définit pas mais condamne. Il n'empêche que les doctrines en question sont donc définitivement et formellement condamnées. Dans la formulation qu'elles ont reçues dans Quanta Cura.

Si d'aventure on avait un doute sur le sens des condamnation portées par Quanta Cura et Mirari vos, il n'est pas difficile de se référer au contexte de la condamnation, et de touver les théories en question parfaitement précisées dans les ouvrages de Montalembert et de Lammenais, qui n'étaient ni indifférentistes ni rationalistes.


En conséquence, toutes et chacune des opinions déréglées et des doctrines rappelées en détail dans ces Lettres, Nous les réprouvons, proscrivons et condamnons de Notre Autorité Apostolique ; et Nous voulons et ordonnons que tous les fils de l'Église catholique les tiennent absolument pour réprouvées, proscrites et condamnées.


Je n'appelle pas ça de l'invective. (Le mot délire, d'ailleurs, ne vient pas de Quanta Cura mais de Mirari vos).

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 707105 )Sophisme totalement par Chelot (2013-02-23 11:13:01) 
[en réponse à 706995]

Reconnaître le pape et refuser la réception du Magistère que valide le Pape en prétextant la tradition.
images/icones/neutre.gif  ( 706990 )Votre distinction est symptômatique par Meneau (2013-02-22 15:50:44) 
[en réponse à 706983]


Seul la Magistère vivant peut interpréter correctement le magistère "mort", l'interpréter avec la garantie de le faire en conformité avec le dépôt de la foi, car il ne s'agit ni plus ni moins que de conserver, d'interpréter et de transmettre la Vérité révélée.



(Vous aussi vous vous laissez contaminer par les théories du genre ? Voilà que le Magistère en a changé ? )

Je suppose que vous entendez par magistère "mort" le Magistère passé. Mais les "deux" Magistères ne sont pas mutuellement exclusifs. Le magistère "mort" fait partie intégrante du "magistère vivant". De sorte que le magistère vivant peut effectivement interpréter le magistère passé, lui rajouter une sur-couche si vous voulez, mais pas dans une interprétation contradictoire avec lui, puisque ce magistère "mort" EST DEJA "en conformité avec le dépôt de la Foi" sans qu'il soit besoin de le redémontrer.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 706993 )Absolument ! par FerdinandP (2013-02-22 16:04:09) 
[en réponse à 706990]

(pour le genre, je ne veux vexer personne !)

je parle de "mort" entre guillemets comme le fait Mgr Rifan, par opposition avec un magistère présent, exprimé par des personnes vivantes.

Je pense aussi que nous sommes parfaitement d'accord sur le fait que les deux ne peuvent s'opposer, mais que la charge d'interprétation authentique du dépôt de la Foi, comme de la Tradition (qui contient le magistère passé), appartient au seul magistère vivant.

Ainsi, si les deux semblaient s'opposer, c'est non pas à nous, fidèles, qu'il appartiendrait d'opposer le magistère passé au magistère actuel... (sauf à tomber dans le sédé-machin !) car nous ne sommes pas des interprètes autorisés de la Tradition ; au contraire, nous devons faire confiance au magistère présent pour expliquer et lever les contradictions qui ne peuvent être qu'apparentes...

Et donc c'est la compréhension du magistère passé par le magistère vivant qui doit prévaloir.
images/icones/neutre.gif  ( 706998 )Oui justement ! par Meneau (2013-02-22 16:33:10) 
[en réponse à 706993]


nous devons faire confiance au magistère présent pour expliquer et lever les contradictions qui ne peuvent être qu'apparentes...



Je reprends à ce sujet un post passé de N.M. dans lequel je fais quelques [incises] avec votre terminologie :


Dieu ne nous demande pas d'abdiquer notre intelligence et notre nature humaine, et de souscrire aveuglément tels les disciples de Mahomet (n'en déplaise à une certaine lecture volontariste de l'obéissance ignacienne). Il nous demande de faire nôtre le jugement de l'Eglise [Magistère mort ET vivant], c'est-à-dire de juger nous-même du même jugement de l'Eglise. Et c'est très différent. Et beaucoup plus exigeant.

C'est tellement différent que nous n'avons pas en soi besoin d'un nouveau jugement de l'Eglise [Magistère vivant] pour récuser toute proposition perçue comme contraire aux jugements de l'Eglise [Magistère mort] que nous avons fait nôtres. Quand bien même cette proposition contraire viendrait de ceux qui sont a priori regardés comme l'autorité dans l'Eglise [Magistère vivant].

--- Ah oui, je vois où vous voulez en venir... Mais précisément, qui vous garantit que cette perception n'est pas contraire ? C'est vous et vous seul qui la jugez telle.

- Hé bien à supposer que tel soit objectivement le cas, le premier soin de l'autorité [Magistère vivant] serait d'avoir la charité d'exposer, autrement que par des pétitions de principe, autrement que par le truchement de théologiens plus ou moins bien "ralliés" et mandatés, autrement que par le biais de "discussions doctrinales", mais en raison de l'autorité qu'elle est censée assumer, en quoi il y a bien développement homogène du dogme [Magistère-objet-mortt INCLUS dans Magistère-objet-vivant], et non pas opposition.

On attend toujours.



Cordialement
Meneau
images/icones/1b.gif  ( 707108 )Justement par Chelot (2013-02-23 11:24:26) 
[en réponse à 706998]

Moi aussi je fais appel à NM


--- Ah oui, je vois où vous voulez en venir... Mais précisément, qui vous garantit que cette perception n'est pas contraire ? C'est vous et vous seul qui la jugez telle.



Qui vous garantit que cette perception n'est pas contraire.

Peut-être que le Saint Père est finalement une pétition de principe de l'ensemble des cardinaux électeurs, quand il dit le Magistère.
images/icones/neutre.gif  ( 707180 )Eh bien par Meneau (2013-02-23 18:10:39) 
[en réponse à 707108]


- Hé bien à supposer que tel soit objectivement le cas, le premier soin de l'autorité [Magistère vivant] serait d'avoir la charité d'exposer, autrement que par des pétitions de principe, autrement que par le truchement de théologiens plus ou moins bien "ralliés" et mandatés, autrement que par le biais de "discussions doctrinales", mais en raison de l'autorité qu'elle est censée assumer, en quoi il y a bien développement homogène du dogme [Magistère-objet-mortt INCLUS dans Magistère-objet-vivant], et non pas opposition.

On attend toujours



Cordialement
Meneau
images/icones/1j.gif  ( 707206 )Ha! Alors par Chelot (2013-02-23 20:25:12) 
[en réponse à 707180]

Soyons sérieux, je ne voudrais pas être désobligeant, quand on lit l'opposition qu'essaye de faire un abbé Gleize entre le cardinal Ratzinger, et Mgr Occariz.

Peut-être répondrez vous à cette question lu mille fois sur ce forum, le temporaire pour l'Eglise combien de temps, par rapport à la vie d'un clerc? Quand le temporaire, dépasse, couvre la vie d'un clerc, cela est-il suffisant pour l'invoquer et en prendre prétexte?

Soyons sérieux.

Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles.

Quels étaient les titres des pseudos théologiens auxquels l'Eglise par charité donnait audience?

Je trouve particulièrement indélicat de retourner la charité de l'Eglise et de s'en servir contre elle, quelques siècles plus tôt comment cela se serait-il passé?


autrement que par le truchement de théologiens plus ou moins bien "ralliés" et mandatés, autrement que par le biais de "discussions doctrinales"



Théologiens qui ont accepté de dialoguer avec des non théologiens.
Je ne qualifierai pas l'argument invoqué, sauf d'un manque de correction et de délicatesse que tout le monde appréciera.

Quand on invoque l'autorité, alors le premier soin n'est il pas de s'y soumettre. Quand l'Eglise exerce son autorité et demande la reconnaissance du Concile, quelle est l'attitude, un refus.
Qui a la prétention de juger le Magistère, Qui à la prétention de juger l'Eglise?

S'ils avaient été traités au travers de leur perception de l'Eglise, et de manière identique, dont ils se traitent au sein de la Fraternité, renvois et anathèmes, discorde, opposition à l'autorité. Si l'Eglise avait employé les moyens dont ils usent entre eux, si l'Eglise avait exercé plus l'autorité, que la Charité, que serait-il advenu?

Je comprends que vous vouliez avoir raison contre le Magistère, que vous puissiez être aveugle "par amour" en pensant défendre l'Eglise contre l'Eglise, que vous pensiez que les grands esprits sont d'un seul bord, qu'en face se trouvent des simples d'esprit.
Mais l'argument que vous mettez en avant manque de délicatesse, consistant à demander, l'autorité à la place de la charité qui fut faite.
Et dés qu'un clerc use du droit, quels cris contre lui, car il applique le droit et maintient les portes fermées.

J'avoue ne pas savoir que répondre à une telle attitude, il y a quelques siècles certainement, certains manquant de patience, auraient envoyé tout ce petit monde prétentieux aux galères, et pour d'autres auraient prononcé des arrêts définitifs, à notre époque ils se contentent de fermer les portes, alors par pitié sachez appréciez la charité, et n'invoquer pas l'autorité quand au sein du mouvement que vous défendez elle est foulée aux pieds.

Vous avez votre opinion, j'ai la mienne, nous échangeons, je suis heureux que l'Eglise manie la Charité, avec fermeté, concernant la Fsspx. Alors si certains pouvaient en faire autant pour l'Eglise.
Qui a la capacité pour juger l'Eglise, la Fraternité?
C'est encore avec Charité que les théologiens mandatés par l'Eglise, pour les discussions doctrinales pensèrent des clercs mandatés par la Fsspx pour les discussions (doctrinales?), dans ce qui transpira de leur déception.

Je préfère me dire que je n'ai pas compris, que je me trompe.

Bon Dimanche.





images/icones/neutre.gif  ( 707211 )Effectivement, vous n'avez pas compris par Meneau (2013-02-23 20:49:01) 
[en réponse à 707206]

Ce qui manque, c'est un texte Magistériel, engageant l'assistance divine, disant une fois pour toute ce qui est bonne interprétation et ce qui est mauvaise interprétation des textes problématiques.

Des "discussions" ne servent à rien, surtout quand il n'en sort rien de concret.

Et, oui, plutôt que de s'engager dans des "discussions", le premier soin de l'autorité devrait être d'exposer, en raison de l'autorité qu'elle assume, comment il y a bien développement homogène du dogme. C'est même son DEVOIR !

Pour cela, l'autorité n'a même pas à s'abaisser à discuter avec des théologiens ou des pseudo-théologiens, de la FSSPX ou d'ailleurs. Il suffit qu'elle produise les éclaircissements doctrinaux nécessaires, en y engageant son autorité divinement assistée.

Cordialement
Meneau

images/icones/neutre.gif  ( 707314 )Je préfère qu'il en soit ainsi ne pas avoir compris par Chelot (2013-02-24 15:17:30) 
[en réponse à 707211]


Et, oui, plutôt que de s'engager dans des "discussions", le premier soin de l'autorité devrait être d'exposer, en raison de l'autorité qu'elle assume, comment il y a bien développement homogène du dogme. C'est même son DEVOIR !





Pour cela, l'autorité n'a même pas à s'abaisser à discuter avec des théologiens ou des pseudo-théologiens, de la FSSPX ou d'ailleurs. Il suffit qu'elle produise les éclaircissements doctrinaux nécessaires, en y engageant son autorité divinement assistée.



Croyez vous sincèrement que si l'autorité se prononçait, ceux qui refusent de lui obéir, lui obéirait pour autant?
Croyez vous que ses éclaircissements doctrinaux seraient reçus?

Je crains qu'aujourd'hui, l'autorité se prononçant de façon Magistrale sur les textes conciliaires, cela servirait à certains pour justifier que l'autorité à apostasier, et ils entraîneraient avec eux dans des chemins dont l'issue n'est pas certaine beaucoup.
Alors l'autorité prudente est obligée de maintenir un statu quo.
images/icones/neutre.gif  ( 707353 )Détrompez-vous par Meneau (2013-02-24 20:42:26) 
[en réponse à 707314]


Croyez vous sincèrement que si l'autorité se prononçait, ceux qui refusent de lui obéir, lui obéirait pour autant?
Croyez vous que ses éclaircissements doctrinaux seraient reçus?


Je pense que oui. Car pour la majorité d'entre eux ils souffrent d'être en marge de l'Eglise.


Je crains qu'aujourd'hui, l'autorité se prononçant de façon Magistrale sur les textes conciliaires, cela servirait à certains pour justifier que l'autorité à apostasier,



C'est indubitable, ce serait sûrement de cas de quelques uns.


et ils entraîneraient avec eux dans des chemins dont l'issue n'est pas certaine beaucoup.


Non, à mon avis pas tant que cela.


Alors l'autorité prudente est obligée de maintenir un statu quo.



Non, cela, c'est le pire. Ca ne rend service ni aux uns ni aux autres.

J'ai pour ma part une autre hypothèse : si l'autorité se prononçait de façon magistrale sur les textes conciliaires, elle serait obligée d'exprimer une doctrine qui ferait fuir une grosse partie des "catholiques bien-pensants" de l'Eglise conciliaire. N'est-ce pas plutôt pour cela qu'elle est prudente ? Mais désolé, c'est une prudence qui manque de charité, car elle ne rend pas non plus service à ceux-là en ne leur ré-enseignant pas la Vérité.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 707049 )oui ! par Scribe (2013-02-22 21:57:37) 
[en réponse à 706983]

Mais pas au sens où vous voulez l'entendre. Vous feignez d'ignorer, avec la mauvaise foi d'un Denis Crouan ou d'un Pierre Gabbaras, le sens de mes phrases. La FSSPX incarne la tradition en ce qu'elle est la seule à défendre cette tradition. Le Saint-Père, malgré son "herméneutique de la continuité" essaie de sauver les meubles déjà détruits par les vers de Vatican II. La FSSPX, comme le rappelait Mgr Williamson en 2008 à Flavigny, n'est qu'une petite partie de l'Eglise et certainement pas l'Eglise.

Vous pouvez toujours hurler à l'outrage, considérer que le Magistère est outragé par mes propos, et cela ne m'impressionne guère. Vous pouvez vous référer à la pravda du Tradiland (alias la nef) sans que cela m'émeuve davantage. Sans doute taxerez-vous mes certitudes d'un sédévacantisme larvé.

Je taxerai quant à moi votre obsession à promouvoir au nom de tout et de rien un magistère permanent du Pape d'une hallucination vous permettant d'échapper au sédévacantisme dont vous êtes somme toute assez proche, puisque ces derniers se servent de vos arguments (enfin des mêmes) pour prouver leurs positions.

Quant à l'abbé Goupil, ses textes ont l'air intéressant, comme ceux d'un auteur qui n'engage que lui.
images/icones/1g.gif  ( 707132 )ridicule par FerdinandP (2013-02-23 13:17:44) 
[en réponse à 707049]

vous êtes grotesque sur ce coup, franchement.

L'ouvrage du Père Goupil, sj, 1931, fait partie d'une série d'ouvrages de vulgarisation de la Foi Catholique et de catéchèse. En l'occurrence il ne fait qu'expliciter le contenu de Vatican I et c'est considéré comme une véritable référence depuis plus de 80 ans...

On vous a connu avec plus d'arguments. Si désormais les insultes vous en tiennent lieu : restons-en là en espérant que le Saint Carême vous permettra de retrouver votre équilibre.
images/icones/1d.gif  ( 707139 )C'est rassurant par Scribe (2013-02-23 13:49:59) 
[en réponse à 707132]

le jour où vous serez d'accord avec moi, je serai inquiet. Quant aux insultes, je les cherche. A part porter atteinte à votre vanité et votre morgue, je n'en trouve guère.
images/icones/1b.gif  ( 706977 )Pas très placide sur ce coup-là. par Meneau (2013-02-22 14:35:42) 
[en réponse à 706947]

Les 12 coups de minuit on sonné, certes. Ils sonnent tous les jours. Sauf qu'on est toujours le 22 !

D'autre part, intituler un article "Mgr Bernard Fellay : le rendez-vous manqué avec l’Histoire" alors même que ce fameux "rendez-vous" a été qualifié hier par la salle de presse du Saint Siège comme une pure hypothèse...

Autrement dit, Mgr Fellay n'a donc pas encore raté un rendez-vous hypothétique avec une histoire faite par les médias.

Ca valait bien article supplémentaire...

Cordialement
Meneau

images/icones/carnet.gif  ( 707048 )Tornielli confirme la lettre du 8 janvier demandant réponse le 22 février. par La Favillana (2013-02-22 21:56:42) 
[en réponse à 706977]

Confirmation datée d'aujourd'hui donc postérieure à la conférence de presse de Lombardi.


Quelle influence la fin du pontificat de Benoît XVI aura-t-elle selon vous sur les relations avec la Fraternité Saint-Pie-X ? Est-ce la fin des discussions visant à un accord juridique et théologique ?

Nous savons que le 8 janvier dernier, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a envoyé une lettre au supérieur de la Fraternité Saint-Pie-X, Mgr Fellay, en l’invitant à donner son accord d’ici au 22 février. Mais il me semble tout à fait clair que le dossier sera transmis au nouveau pape. L’attitude du successeur de Benoît XVI sera déterminante. Le pape Ratzinger a fait énormément, a fait tout ce qu’il pouvait pour panser la blessure avec la Fraternité Saint-Pie-X.



Source
images/icones/neutre.gif  ( 707064 )Tornielli par Meneau (2013-02-22 23:00:36) 
[en réponse à 707048]

n'est "que" écrivain et journaliste, il me semble, non ?

Il "confirme" une info qui est démentie par le directeur de la salle de presse du St Siège et aussi par la FSSPX, partie prenante dans l'histoire.

Qui croire ? Je n'en sais rien, mais je trouve présomptueux dans ces conditions de titrer "rendez-vous manqué avec l'Histoire". Finalement personne ne sait vraiment ce qui se passe.

Et à l'heure où je vous écris, on est toujours le 22. Techniquement Mgr Fellay a toujours le temps...

Cordialement
Meneau
images/icones/1f.gif  ( 707007 )Oui bon! par Miserere (2013-02-22 16:52:11) 
[en réponse à 706947]

C'est du Saint-Placide!

Qui n'a jamais compris le combat de la FSSPX en sortant son délire habituel.

Par contre son site est bien.

Miserere
images/icones/1v.gif  ( 707021 )Le rendez-vous manqué des journalistes... par Bertrand Decaillet (2013-02-22 18:44:42) 
[en réponse à 706947]

... avec le réel!


Les journalistes (même tradis aoc)

1) fabriquent l'évènement...

2) le commentent en long, en large, en travers (bis repetita ad libitum)...

3) et ensuite en critique amèrement la non-existence.



Trop forts! Même plus besoin du réel.



images/icones/5a.gif  ( 707024 )Journalistes tradis AOC par Jeanne Smits (2013-02-22 19:08:09) 
[en réponse à 707021]

Je ne sais.

Voici en tout cas le petit article paru aujourd'hui dans "Présent" à propos de Rome et la Fraternité :

Rome et la Fraternité Saint-Pie X :




Il s’est beaucoup dit, et un « blog » très bienveillant de notre confrère Jean-Marie Guénois du Figaro a renforcé l’idée, que la Fraternité Saint-Pie X était sous le coup d’une sorte d’ultimatum pour accepter une offre d’accord très favorable de la part de Rome. Avec une date butoir fixée au 22 ou 23 février. Compte tenu de l’arrivée d’un nouveau pape qui risque d’être moins intéressé par cette question, nombreux sont ceux qui, espérant de tout cœur que la Fraternité trouve une position officielle, en quelque sorte, dans l’Eglise, l’ont tant espéré qu’ils y ont cru, et même continuent de croire en un coup de théâtre avant le départ de Benoît XVI le 28 février.

Douche froide à Rome jeudi : le porte-parole du Vatican, le père Lombardi, a déclaré que cette date butoir n’était que pure hypothèse : « La question passera sous la responsabilité du nouveau pape », a-t-il déclaré, sans que l’on sache toutefois s’il disait cela de son propre chef ou en rendant compte de la volonté de Benoît XVI. Voire – il n’a jamais paru très favorable à la Fraternité Saint-Pie X – pour décourager Mgr Fellay, le supérieur de celle-ci, de répondre à la lettre de Mgr Di Noia avant cette fin de pontificat précipitée.

Ce que l’on sait à l’heure d’écrire à propos de cette réponse éventuelle de la Fraternité… c’est qu’on ne sait pas si une réponse est partie ou envisagée.

La FSSPX ne s’est pas non plus encore exprimée sur les propos tenus par Benoît XVI aux prêtres de Rome sur le Concile Vatican II (lire en page 8).

Pendant ce temps, d’autres rumeurs vont bon train, La Repubblica (journal de gauche) croyant savoir que la décision de Benoît XVI de renoncer à sa charge pourrait avoir été renforcée par sa vive contrariété après avoir pris connaissance des résultats de l’enquête ultra-secrète menée au sein de la Curie par une commission de trois cardinaux à la retraite. Le quotidien croit aussi savoir que l’un des signataires, le cardinal Herranz, aurait évoqué le 9 octobre devant lui le dossier « le plus scabreux », à savoir « un réseau transversal uni par l’orientation sexuelle », impliquant des prélats influencés par des laïcs auxquels ils seraient liés.

Conjectures encore, face auxquelles la seule réponse possible aujourd’hui est certainement la prière pour Benoît XVI et pour son successeur : notre carême pour l’Eglise !


images/icones/1a.gif  ( 707067 )Vous! par Bertrand Decaillet (2013-02-22 23:14:20) 
[en réponse à 707024]

Vous êtes une exception ;-)

Bon, soyons factuels:
Une lettre de Rome le 8 janvier envoyée à Mgr Fellay, signée Mgr Müller (et ? Mgr du Noia).

Contenu? Inconnu.

Probablement la date du 22 février y est mentionnée...

Entre-temps, coup de théâtre : démission de Benoît XVI

On apprend aussi que passée la date du 22, Mgr Müller se donne le droit de passer outre le Supérieur Général pour consulter chaque prêtre.

On apprend que lesdits prêtres font bloc derrière Mgr Fellay. Assurément Mgr Muller connaît mal ses interlocuteurs! L'heure n'est plus ni a l'intimidation, ni aux ultimata ;-)

Avant de partir, Benoît XVI reprend les rênes pour ne pas laisser l'initiative à Mgr Muller prétextant de l'urgence, ce dernier étant notoirement peu enclin à la sympathie vis-à-vis de la FSSPX, et lui signifie que son successeur (et probablement le successeur de Mgr Muller aussi...) reprendra le dossier. Et voilà.

On notera que le p. Lombardi est un génie incontestable de la restriction mentale...
images/icones/hein.gif  ( 707097 )Vous relisant... j'ajoute(rais)! par Bertrand Decaillet (2013-02-23 09:25:52) 
[en réponse à 707024]

Vous relisant - et si vous permettez, tout en soulignant l'immense mérite de "Présent" qui, seul (ou presque, du moins à sa manière), rame à contre-courant - je trouve que ça fait quand même beaucoup de conditionnels dans cet article.

Est-ce bien utile de remplir un papier de ... conditionnels? Question d'autant plus pertinente que votre lecteur (le lecteur moyen universel) est un patient gravement atteint désormais d'une perte de goût systématique pour le réel, plus, d'une attirance compulsive pour le non-réel. Les conditionnels nourrissent complaisamment sa pathologie.

L'autre article auquel vous vous référez, celui du "bienveillant" Guénois m'a, quant à moi, parut terriblement nocif, dans la mesure même où il va plus loin, il passe outre même la prévention du conditionnel. Un cran plus loin dans l'irréel, en somme: il affirme ce qui n'est pas. Et cela ne peut vous avoir, à vous non plus, échappé, même si vous avez mille fois raison d'être vous-même bienveillante. On a toujours raison de l'être.

Ne faudrait-il pas inventer un presse qui serait non pas la réplique, ou le contre-courant..., mais un cran au-dessus de la mêlée? Pour faire simple: une presse intelligente?
Mais c'est trop simple.
Disons mieux : une presse catholique (quant à la forme), qui ne parle pas pour parler (vendre dans le pire des cas, convaincre dans le "moins pire"), qui respecte le réel, qui respecte les gens, qui respecte les âmes, qui respecte le mot et son dévouement à l'entendement, qui respecte Dieu et son immense silence autour de sa Parole essentielle.

Je sais bien, c'est facile à dire... et encore une fois, bravo à Présent!

Mais je rêve (au conditionnel) d'un medium (de media) catholique et exemplaire du catholicisme (non tellement quant au fond que quant à la forme, à la manière, une manière profondément catholique, évangélique), qui apparaisse comme une immense leçon de savoir-dire, face à (au-dessus de) la meute des destructeurs professionnels ausi bien de parole et que de silence, un medium qui aurait la saveur du sermon sur la montagne, quant à la forme bien sûr - pour le fond ce n'est certes pas au journalisme qu'en incombe l'office, on est d'accord.

Mais peut-être y a-t-il une contradiction frontale entre journalisme (qui rester un royal bâtard de la démocratie...) et l'esprit évangélique? Peut-être est-ce la poésie qu'il faudrait réinventer, et rendre à ce mot sa dignité essentielle qui ne fut pas de "divertir" le bourgeois, mais bien d'"informer" les âmes, informer au sens philosophique, rendre une forme au réel - sa forme- , restituer une forme qu'une intelligence déchue, noircie par le péché, un coeur abîmé par des affections mortifères et à la pesanteur déséquilibrée, ne sait plus retrouver spontanément... dans le vrai.

Rien à voir, et pourtant. Je lisais hier ce mot dans la grand Thérèse:

Je me demandais un jour pour quelle raison Notre-Seigneur était si ami de la vertu d'humilité. Et, à un moment où je n'y p'ensais plus, ce me semble, il me vint tout à coup l'idée suivante: c'est parce que Dieu est la suprême Vérité, et que l'humilité consiste à marcher selon la vérité. (Château intérieur, VIe Demeure, ch. X)



Vérité et humilité. Humilité parce que vérité. Vérité parce qu'humilité. Avec ces deux petits mots, l'un immense, l'autre tout petit, vous faites exploser tout le journalisme contemporain.
Serait-ce possible d'inventer un "journalisme" désormais dont ces deux mots seraient la devise (encore le conditionnel)?

Enfin, je m'interroge... à voix haute: pléthore de journalistes, pénurie de poètes? Mais la faute en incombe peut-être plus encore à la trahison des poètes qu'à celle des journalistes?

Qu'en pensez-vous, vous-même?

Ps. Je pose la question avec d'autant plus de liberté, que travaillant dans une radio de service public, je ne me situe pas "au-dessus" de la mêlée.
images/icones/neutre.gif  ( 707120 )Quel beau message, tout simplement ! par le torrentiel (2013-02-23 12:18:51) 
[en réponse à 707097]

Je n'ai rien à en penser, mais je tenais à vous le dire.


Du très bon bertrand decaillet!
images/icones/1e.gif  ( 707026 )en même temps, le concile des médias par FerdinandP (2013-02-22 19:28:42) 
[en réponse à 707021]

et des journalistes vous plaît plus et vous donne plus de grain à moudre, ne serait-ce que pour le combattre, que le concile réel enraciné dans la Foi de l'Eglise...
images/icones/1n.gif  ( 707062 )FerdinandP vous avez par Bertrand Decaillet (2013-02-22 22:51:20) 
[en réponse à 707026]

un art de l'a propos... déconcertant ;-)

Le Concile des médias? Sans vouloir manquer de respect à l'égard du vénérable auteur de cette formule, je crois qu'il serait plus juste de dire tout bonnement ... le concile des modernistes.

Les journalistes ont énormément de tares, inutile de leur infliger en plus la responsabilité de 50 ans d'impuissance du Magistere (vivant... hm!) a donner une interprétation "orthodoxe" du dit concile, je ne dis pas aux journalistes, ni même aux fidèles lambda, mais... auprès des évêques!

Plus intéressante en revanche l'idée lue ces jours derniers sur ce forum d'un théologien italien (pas tradi aoc) : un concile motivé non par une nécessité, mais par un certain orgueil: un rêve d'une toute nouvelle Église, tellement "plus mieux" que celle du passé... Intéressant, en effet, et très cohérent quant aux faits, c'est sûr!

images/icones/linux.gif  ( 707100 )Concile des médias par FerdinandP (2013-02-23 10:21:25) 
[en réponse à 707062]

le saint Père n'a pas seulement voulu parler d'un concile des journalistes et des communicants, il a voulu parler d'un concile envisagé dans sa dimension humaine, dé-spiritualisé, sans l'assistance de l'Esprit Saint, et analysé seulement dans une vision purement matérielle de rapports de forces politiques, avec une manipulation de son contenu pour le faire correspondre au langage de l'air du temps...

Et cette déformation du véritable concile est indispensable à l'aile progressiste de l'Eglise pour mieux saper le dogme, comme est l'est pour ses intégristes afin de mieux le combattre...

Bref, une interprétation/déformation commune pour une véritable convergence d’intérêt des modernistes et des intégristes ! moi, à votre place, ça m'interpellerait, non ?

Car le relativisme (voir les choses comme ça nous arrange et non comme la magistère -vivant : cf Domine Jesu- nous dit qu'il faut les comprendre) des uns et des autres, en définitive, n'est-ce pas le même ? Et c'est ce même relativisme qui imprègne toutes les mentalités et ruine l'Eglise, il préexistait au concile...
images/icones/neutre.gif  ( 707079 )Mais que sait-on au juste? par le torrentiel (2013-02-23 00:21:50) 
[en réponse à 706947]

Que sait-on à l'heure où j'écris ce message ?


1. Comment comprendre cette phrase de la commission ED:

« Nous n’attendons pas de réponse ; le futur pape verra ce qu’il veut faire ».

Il faut être honnête. A première lecture, cette phrase traduit moins une impatience déçue qu'un soulagement de n'avoir rien à attendre. Et ce soulagement, est-il celui de la commission "eclesia dei" et de la salle de presse du vatican? Cette commission et cette salle de presse en ont-elles seulement référé à benoît XVI? Si oui, est-ce par respect pour son successeur que le souverain pontife en partance ne veut pas trancher une question qui l'aura tiraillé durant tout son pontificat? Un pontificat qui aura laissé bien des questions ouvertes, mais pouvait-il laisser ouverte cette "question dédiée" au risque qu'elle se referme avec le prochain pape? Au risque que le clivage s'enkyste durablement, pour ne pas dire que le chisme se durcisse? Ce qui m'amène à ma deuxième question:


2. Oui ou non, avant de partir, Benoît XVI a-t-il fait une dernière tentative auprès de mgr fellay, comme celui-ci le lui demandait? Or, pourquoi le souhaitait-il si le statut qu'on lui proposait était bien celui d'une "prélature personnelle universelle" avec "liberté de critiquer le concile", assortie de cette seule restriction que cette critique devrait être un peu plus constructive que le mode de communication désastreux et terriblement moderne, dont le ton est ouvertement dénoncé par mgr Di Noia dans sa lettre du 8 janvier (une dénonciation que semble ne pas avoir repéré notre cher Luc Perrin)? Quelle garantie supplémentaire mgr Fellay pouvait-il demander, sachant que, si, bien que bénéficiaire d'une juridiction aussi ouverte, on lui eût mis des bâtons dans les roues, il lui aurait été loisible de dénoncer l'accord, et il ne s'agissait pour lui que de "faire l'expérience de l'accord et de la Tradition dans le giron de l'eglise"? Mgr fellay serait excusable de n'avoir pas signé si jamais de telles conditions ne lui avaient pas été proposées et si le pape n'avait fait aucune démarche auprès de lui pour hâter le règlement du statut canonique de la FSSPX avant son départ. Et, si mgr Fellay avait des excuses, je devrais, moi, modeste torrentiel, faire amende honorable pour avoir écrit qu'en ne signant pas maintenant, mgr fellay prononcerait un double arrêt de mort: celui, de chagrin, du saint-Père retiré et celui du processus de réintégration de la FSSPX dans des conditions inimaginables dans l'avenir, si la balle est dans le camp des "commissaires", dont le ton est doné. Bien sûr, le prochain pape pourrait toujours... Mais on voit qu'il pourrait avec leur approbation plutôt réprobatrice et sous leur vigilante surveillance. Alors se pose une troisième question:


3. Que savait Jean-Marie Guénois? Si le pape ne s'était pas ultimement rapproché de mgr fellay, s'il n'en était pas certain, pourquoi l'a-il écrit? Eventuellement, qui l'a trompé (accessoirement en me poussant à me tromper sur les circonstances, mais non, j'ose le croire, sur la conjoncture)? Cela, il faudra qu'il nous le dise. Je ne mets aucunement en doute l'intégrité ni le professionalisme de Jean-Marie guénois. Je m'interroge à peiene un peu plus sur la qualité de ses informateurs. Mais je suspecte une embûche qui pourrait avoir été mise sous les pieds du saint-Père pour faire avorter sa dernière tentative de réconciliation. Et cette embûche, il faudrait que Jean-Marie guénois nous la décrive, et le plus tôt possible.


A moins que le pape ne démente par un acte d'autorité les conciliabules des porte-parole et des commissaires. A moins que mgr fellay n'aide in extremis le pape à faire ce démenti. A moins qu'un coup de théâtre vienne clore ce pontificat et fermer la bouche à ceux qui, le Siège de Pierre n'étant même pas vide, sans même attendre que la place soit chaude, affirment ex cathedra professorale que ce pontificat aura été celui de l'impuissance? J'ai exhorté M. Luc Perrin à ne pas fermer son dossier d'histoire immédiate et ultracontemporaine à la perspective de ce coup de théâtre. Si celui que j'appelle de mes voeux n'a pas lieu, moi qui crois au miracle, je devrai faire amende honorable et ce message m'acquittera de mes excès circonstantiels sans préjudice de mes conjectures conjoncturelles. Je fais comme Luc Perrin, j'assure mes arrières: je reconnais mes fautes, mais non pas toutes mes fautes. Je sélectionne entre mes erreurs d'analyse. J'ai pu me tromper parce que j'aurai été trompé par Jean-Marie guénois qui, lui-même, aura été trompé, il nous dira par qui, le cas échéant... si mon coup de théâtre n'arrive pas. que voulez-vous? Je suis faillible, à la différence du pape et du professeur Luc Perrin, dont la profession inconsciente d'infaillibilité implicite tient au jeu de la morgue universitaire, qui fait que c'est se déshonorer pour un universitaire que d'avouer qu'il peut se tromper. Mais Luc Perrin n'a pas écrit la règle de ce jeu mandarinal, je le dédouane bien volontiers d'avoir intériorisé cette morgue. Je puis même saluer qu'il vienne s'entretenir avec de simples liseurs ignares comme nous sommes. Mais je le mets en garde une fois de plus contre l'influence que ses prises de position sur un médium comme ce forum, où il s'exprime en qualité de simple contributeur, ne transforme sa voix d'expert en agent d'influence. Cela soit dit en toute objectivité, sans la moindre invective et, je le répète, sans le moindre soupçon d'antipathie personnelle, bien au contraire.
images/icones/neutre.gif  ( 707095 )Et pour ne rien simplifier, donc arranger, par le torrentiel (2013-02-23 09:15:37) 
[en réponse à 707079]

j'ajouterai que l'article de Jean-Marie guénois contenait une contradiction qui a rarement été relevée. Comment M. guénois pouvait-il à la fois laisser entendre que l'échec de la réconciliation du Saint-Père avec la FSSPX était l'"écharde dans la chair" du pape régnant, et reprendre la confidence du même à Piter sewald, selon laquelle, peut-on traduire a posteriori, il quitte le Siège de Pierre, content de sa mission, car il aura "recatholicisé l'eglise". Voilà au moins un point d'accord avec Luc Perrin, qui me donnera acte, j'espère, d'avoir relevé cette incohérence.