Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 706152 )Les prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X font bloc derrière Mgr Fellay par Bernard Joustrate (2013-02-17 21:21:54) 

Les prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X font bloc derrière Mgr Fellay

Rome a laissé jusqu’au 22 février à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X pour accepter la main tendue de Benoît XVI. Mais les prêtres lefebvristes ne bougeront pas avant l’élection du futur pape.

LA CROIX - 17/2/13

Selon nos informations, la Commission pontificale « Ecclesia Dei », chargée du dialogue avec les lefebvristes, a adressé début janvier à Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX), une lettre lui donnant jusqu’au 22 février pour accepter la dernière version du Préambule doctrinal remise le 13 juin.

Ce document devait rendre possible le retour de la Fraternité dans l’Église à condition de reconnaître la validité du Missel de Paul VI, le concile Vatican II et le Magistère comme interprète authentique de la Tradition… Des conditions repoussées en juillet par le chapitre général de la FSSPX. Aussi, à défaut d’une réponse positive de Mgr Fellay vendredi, Rome se réserverait la possibilité de s’adresser individuellement à chaque prêtre de la Fraternité.

Interrogé par La Croix, le clergé lefebvriste ne semble pas prêt à sauter le pas. « S’ils veulent m’écrire, je leur répondrai très gentiment, mais je ne me vois pas quitter la Fraternité dans laquelle je suis depuis mon ordination il y a trente ans. Je ne vais pas changer aujourd’hui d’opinion », souligne l’abbé M.

LA MAJORITÉ FAIT BLOC DERRIÈRE LE SUPÉRIEUR GÉNÉRAL
La grande majorité fait bloc derrière le supérieur général. « Par le passé j’ai hésité à quitter la Fraternité, reconnaît l’abbé K., mais davantage pour des difficultés interpersonnelles que pour des raisons doctrinales. En revanche, aujourd’hui je n’ai aucun doute, au vu de la méthode adoptée dans les discussions avec Rome, j’ai une confiance absolue en Mgr Fellay. »

Même ceux qui se présentent comme les plus « accordistes » n’envisagent pas de quitter seuls la Fraternité. Ainsi, l’abbé B., dans le Sud, déplore qu’il soit « de plus en plus difficile d’aborder ce sujet avec (ses) confrères car il y a un durcissement net ; ils se sont braqués ces derniers mois ». Pour autant, il dit ne pas vouloir perdre « l’esprit propre à notre congrégation » : « Notre force, c’est justement cet esprit de corps, cette vie en communauté qui nous soutient. » Et puis, pour aller où ? « Notre évêque, qui n’est pourtant pas un moderniste, ne nous aime pas du tout. Seul, on n’a pas beaucoup de chances de survivre longtemps. »

Le chapitre général de l’été semble avoir même resserré les liens entre les lefebvristes. « La communication au sein de la Fraternité n’a pas été facile par le passé, poursuit l’abbé B., mais l’été dernier, Mgr Fellay a reconnu qu’il aurait dû nous tenir mieux informés des discussions avec Rome.

« QUELQUES-UNS EN ONT MARRE, MAIS PAS AU POINT DE PARTIR »
Depuis, le climat de confiance a grandi entre nous. » Rejoindre un ordinariat ? Peu s’y résoudraient, car, sur le plan doctrinal, ils n’ont pas bougé d’un iota : « Nous sommes toujours ouverts à des propositions du Saint-Siège, mais il ne faut pas nous obliger à accepter Vatican II ! Cela fait quarante ans qu’on le dit ! tempête l’abbé Jean-Yves Cottard, à Tours. Le Concile a promulgué un texte contraire à la foi catholique, celui qui concerne la liberté religieuse. Nous ne pouvons en conscience accepter ce texte, les autres pourquoi pas… »

Quand bien même certains saisiraient la main tendue, ils seraient une vingtaine tout au plus. « Quelques-uns en ont marre, mais pas au point de partir. Il y a eu des départs en vingt-cinq ans, mais tous ceux qui le pouvaient sont déjà partis, note un proche de la FSSPX. La perspective d’une autre excommunication ne les effraiera pas, ils sont habitués aux sanctions. »

Bien plus, à les entendre, les concessions de Benoît XVI, motu proprio de 2009 en tête, les ont confortés dans leur bon droit et dans l’idée qu’ils ont plus encore à gagner en attendant. « Dans les diocèses, ce sera bientôt très dur humainement, financièrement, tandis que nous, nous avons des vocations, nous avons fait une série énorme d’acquisitions l’année écoulée », se félicite l’abbé Grégoire Celier, porte-parole du district de France, qui s’installera mi-mars dans la chapelle Notre-Dame de Consolation à Paris.

De toute façon, « la démission de Benoît XVI a tout suspendu, résume l’abbé Celier, on ne bougera pas tant qu’on ne connaîtra pas le nom de son successeur ».

CÉLINE HOYEAU, avec NICOLAS SENÈZE

source
images/icones/1g.gif  ( 706181 )Oui d'ailleurs! par Miserere (2013-02-17 22:57:05) 
[en réponse à 706152]

Depuis quand il faut croire aux écritures de Senèze avec ses mensonges?

Comme si des prêtres de la FSSPX allaient répondre à ce rigolo.

Nous n'adorons pas la même croix.

Miserere
images/icones/bravo.gif  ( 706182 )Nous n'attendions pas autre chose... par Philippe F. (2013-02-17 23:01:03) 
[en réponse à 706152]

de ces prêtres qui sont tout à fait remarquables.
Nous laïcs, avons grande confiance en Mgr Fellay, l'évêque qui parle en évêque, avec sagesse et prudence.
Je ne suis pas surpris que les prêtres de la Fraternité lui fassent entièrement confiance.
images/icones/1i.gif  ( 706183 )Ça n'était donc pas un gag!! par Bertrand Decaillet (2013-02-17 23:03:16) 
[en réponse à 706152]

Ils sont donc à ce point pitoyables, à Rome! Pauvre Église! Usquequo, Domine?
images/icones/2a.gif  ( 706185 )Clichés binaires à la FSSPX par Rikiki (2013-02-17 23:12:31) 
[en réponse à 706152]

En quoi la constitution conciliaire sur la liberté religieuse est-elle contraire à la foi catholique?
images/icones/neutre.gif  ( 706189 )[réponse] par Meneau (2013-02-17 23:23:49) 
[en réponse à 706185]

Il ne s'agit pas d'une "constitution", mais d'une "déclaration".

Elle semble contraire à la foi catholique en ce qu'elle affirme un prétendu droit (naturel fondé sur la Révélation) pour les fausses religions à ne pas être empêchées d'agir par la puissance civile au for externe public dans de justes limites.

Cordialement
Meneau



images/icones/neutre.gif  ( 706201 )pas a la doctrine religieuse mais au croyant par Chelot (2013-02-18 06:32:00) 
[en réponse à 706189]

elle garantit la liberté de prier Dieu, car elle suppose qu'un croyant a l'intention de s'adresser au vrai Dieu, en pratiquant sa religion.
Et c'est ainsi sans contrainte qu'il pourra rechercher la vérité.

Tout comme vos enfants qui ne vérifient pas la justesse de vos ordres, ni les prêtres de la fsppx vérifient la justesse des dispositions et positions de leur supérieur, alors certains ne vont pas se poser la question de savoir si la religion a laquelle ils adhèrent définit le vrai Dieu, doit on pour autant leur interdire de pratiquer? Des saints n'ont ils pas doute?
Si en ayant la vraie Religion l'on peut douter, accepter que l'on puisse croire avoir la vérité en ayant une autre religion et être de bonne foi.

Certains en croyant rechercher la vérité, ne font ils pas que justifier leur erreur?
images/icones/neutre.gif  ( 706235 )Contestation V2 par fidelis (2013-02-18 11:32:17) 
[en réponse à 706189]

Je ne comprends pas très bien la profondeur des polémiques sur la liberté religieuse, à propos de laquelle Mgr Mueller me semble avoir donné des explications intéressantes, dans un interview certes et non de façon officielle.
Par contre, je ne vois nulle part de critique véritable de Nostra Aetate qui me choque beaucoup plus car c'est là qu'on semble mettre sur le même plan (et pour la dernière religion, même un peu en avant) le christianisme, l'islam et le judaïsme ("les frères aînés") sous prétexte de monothéisme. Aucune des deux autres religions n'admet (et même le nient explicitement) que Dieu (le seul qui existe) est le Père de Notre Seigneur Jésus Christ.
Cela est-il donc moins grave que de contester à l'autorité civile le droit de convertir de force les non chrétiens ?
images/icones/neutre.gif  ( 706249 )Correction par fidelis (2013-02-18 12:31:51) 
[en réponse à 706235]

De fait, les "frères aînés" ne sont pas dans Notra Aetate mais le terme est trop abondamment utilisé pour que ce ne soit qu'une coïncidence, mais bien une conséquence.
images/icones/neutre.gif  ( 706287 )Vous m'avez sûrement mal lu par Meneau (2013-02-18 16:03:29) 
[en réponse à 706235]


Cela est-il donc moins grave que de contester à l'autorité civile le droit de convertir de force les non chrétiens ?



- je n'ai pas exprimé le point problématique de DH ainsi : "le droit de convertir de force". En effet, le "droit de convertir de force" n'existe pas et n'a jamais existé dans la doctrine de l'Eglise.

- la question posée se rapportait à la liberté religieuse. Il y a effectivement d'autres point problématiques dans les textes du concile, et je n'ai aucunement priorisé ni hiérarchisé ces points.

Cordialement
Meneau
images/icones/coeur.gif  ( 706192 )Bravo et merci à la FSSPX par Japhet (2013-02-17 23:59:29) 
[en réponse à 706152]

et à ses prêtres d'avoir été le vecteur de ma conversion, de me permettre d'assister à la messe dominicale dignement, de guider mon épouse, mes enfants et moi même dans la Foi dans le plus grand respect de Dieu. Continuez à être unis et à faire ce que vous faites si bien.
Deo Gratias
images/icones/fleche2.gif  ( 706277 )Quel est le degré d'adhésion de la FSSPX au Magistère contemporain ? par Scrutator Sapientiæ (2013-02-18 15:40:52) 
[en réponse à 706152]

Bonjour Bernard Joustrate.

Je me permets de poser la question suivante, en remerciant par avance tout liseur pour toute transmission de cette question à la FSSPX, ou pour toute transmission d'éléments de réponse de la FSSPX.

1. Les éléments du Magistère contemporain, et plus précisément du Magistère conciliaire, au sens strict, qui, "à coup sûr", ne trouvent pas grâce aux yeux des représentants ou responsables de la FSSPX, nous les connaissons à peu près tous, car il s'agit, dans l'ensemble, et pour l'essentiel, des quatre constitutions et de deux déclarations conciliaires, ainsi que du décret conciliaire consacré à l'oecuménisme.

2. Les éléments du Magistère contemporain (non seulement du Magistère conciliaire, au sens strict, mais aussi du Magistère pontifical de Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II, Benoît XVI, à travers leurs exhortations apostoliques et leurs lettres encycliques) qui, "à coup sûr", trouvent grâce aux yeux des représentants ou responsables de la FSSPX, en plus ou moins grande partie, les connaissons-nous, les connaissez-vous, en existe-t-il une liste officielle, ou au moins une possibilité d'en avoir une idée plus ou moins complète et précise ?

3. Il est question ici, pour les prêtres de la FSSPX, de faire bloc derrière Monseigneur FELLAY, et c'est très bien ainsi ; mais je me pose et vous pose ici la question de savoir quels sont, du point de vue de la FSSPX elle-même, le fondement, le contenu, et surtout le degré d'adhésion au Magistère contemporain, conciliaire et pontifical, de la FSSPX elle-même.

4. Je n'ose imaginer qu'aucun élément constitutif du Magistère contemporain ne trouve clairement grâce aux yeux des représentants ou responsables de la FSSPX, et je constate par ailleurs que les discussions doctrinales semblent avoir échoué, notamment et surtout à cause de l'absence d'adhésion de la FSSPX à certains éléments du même Magistère, conciliaire, en l'occurrence, que nous connaissons tous.

5. Il y a ce qui sépare, et il y a ce qui rapproche ; les éléments doctrinaux certainement propices, dans l'état actuel des choses, au non rapprochement entre Ecône et Rome, nous les connaissons et ils existent, mais les éléments doctrinaux potentiellement propices, aujourd'hui, à une perspective de rapprochement entre la FSSPX et le Saint Siège, les connaissons-nous ou existent-ils ?

6. Vraiment, je suis demandeur et preneur de toute information, en provenance de la FSSPX, et d'une information à l'intérieur de laquelle nous trouverions l'approbation explicite et officielle, par la FSSPX, de telles ou telles composantes du Magistère conciliaire ou du Magistère pontifical post-conciliaire, car je n'ose imaginer, non que les prêtres de la FSSPX ne fassent pas bloc, mais qu'ils fassent bloc derrière une hiérarchie qui n'approuverait, explicitement et officiellement, presque aucun texte issu du Magistère conciliaire ou du Magistère pontifical post-conciliaire.

7. Ma question, je le sais, est tout à fait candide, et il y a peut-être déjà été répondu, sur le FC ; mais, en l'occurrence, la question que je me pose n'est pas celle du degré d'adhésion des prêtres de la FSSPX à la personne de Monseigneur FELLAY, mais celle du degré d'adhésion de la FSSPX au Magistère conciliaire et pontifical contemporain de l'Eglise catholique.

8. Je n'ose imaginer que la FSSPX ne soit pas capable, ou pas désireuse, de répondre à la question suivante, formulée de cette manière :

"Vos points de désaccords, bien identifiés, bien localisés, avec le Magistère contemporain, tout le monde ou presque les connaît."

"Mais vos points d'accords, même partiels, bien identifiables et bien localisables, avec le Magistère contemporain, on ne peut pas dire que tout le monde les connaisse."

"Aussi ces points d'accord existent-ils, et, si tel est bien le cas, quels sont-ils, dans quel(s) document(s) du Magistère contemporain ?"

9. Je le formule autrement, au terme de ce message : les prêtres de la FSSPX font bloc derrière Monseigneur FELLAY, et, encore une fois, c'est très bien ainsi ; mais lui-même, Monseigneur FELLAY, fait bloc derrière quel degré d'adhésion au Magistère contemporain, au contact de quels documents, dans quels domaines, jusqu'à quel niveau, et pour quelles raisons ?

10. Ce message en consternera sûrement certains, en dérangera peut-être d'autres ; que voulez-vous, je dois être vraiment bête, car toute cette affaire me tient à coeur, mais je ne peux pas m'empêcher de la formuler à ma manière, qui n'est ni la bonne manière, ni la mauvaise manière, mais qui est ma manière, la seule manière dont je sois bêtement capable.

Vraiment merci beaucoup pour toute réponse de la FSSPX, ou pour toute transmission de ma question à la FSSPX, et bon après-midi à tous.

Scrutator.
images/icones/idee.gif  ( 706282 )Réponse non officielle avec juste un zeste de logique par sylvquin (2013-02-18 15:52:22) 
[en réponse à 706277]

Vous écrivez :

8. Je n'ose imaginer que la FSSPX ne soit pas capable, ou pas désireuse, de répondre à la question suivante, formulée de cette manière :

"Vos points de désaccords, bien identifiés, bien localisés, avec le Magistère contemporain, tout le monde ou presque les connaît."

"Mais vos points d'accords, même partiels, bien identifiables et bien localisables, avec le Magistère contemporain, on ne peut pas dire que tout le monde les connaisse."

"Aussi ces points d'accord existent-ils, et, si tel est bien le cas, quels sont-ils, dans quel(s) document(s) du Magistère contemporain ?"


Si les points de désaccords sont bien identifiés et universellement connus, les autres points ne sont-ils pas points d'accord, même partiels ?

Mais n'étant pas membre de la FSSPX, je m'efface bien volontiers devant toute réponse officielle (ou non)...
images/icones/fleche2.gif  ( 706290 )Je suis bien d'accord, mais alors, que ne le disent-ils ? par Scrutator Sapientiæ (2013-02-18 16:24:37) 
[en réponse à 706282]

Bonjour et merci, sylvquin,

1. J'y avais déjà pensé, et je pourrais être d'accord, ce qui ne signifie pas que les principaux intéressés, les destinataires de mon interrogation, soient, EUX, d'accord avec l'idée selon laquelle tout ce qui n'est pas un point de désaccord effectif et explicite est un point d'accord, à tout le moins, potentiel et implicite.

2. Mais imaginons que ce soit bien cela, qu'il en soit bien ainsi : qu'est-ce qui empêche alors la FSSPX de dire clairement quels sont les documents du Magistère contemporain avec lesquels elle est "plutôt d'accord" ou avec lesquels elle est "tout à fait en accord" ? Or, à ma connaissance, elle ne l'a jamais fait d'une manière rendue publique.

3. Depuis que l'ai commencé à m'intéresser à cette question, le moins que l'on puisse dire est que je l'ai prise au sérieux ; cela ne me donne aucun mandat, aucun titre, et même, c'est tout dire, aucune intelligence particulière, pour poser la question que je pose, qui est celle du fondement et du contenu du degré d'adhésion de la FSSPX au Magistère contemporain, mais cette question, je la pose néanmoins, parce que je n'ai encore jamais lu la moindre réponse argumentée et documentée nulle part, à l'intérieur d'un document émanant, d'une manière explicite et officielle, de la FSSPX.

4. Nous sommes en présence de prêtres bienfaisants, compétents, courageux, dévoués, qui sont, je le crois, heureux et fiers de faire bloc derrière Monseigneur FELLAY, et de pouvoir dire qu'ils forment ainsi un tel bloc ; moi, je me pose la question de savoir derrière quel degré d'adhésion au Magistère contemporain ils font bloc, en faisant bloc, d'une manière aussi compacte et solide, derrière Monseigneur FELLAY.

5. Il n'y a aucune ironie derrière mes propos, mais le constat suivant : pour aller vite, le rapprochement avec Rome, cela n'a pas marché, notamment à cause des sujets, des thèmes qui, traités comme ils le sont, dans et par le Magistère contemporain, ne suscitent pas l'adhésion de la FSSPX ; mais alors quels sont donc les sujets, les thèmes qui, traités comme ils le sont, dans et par le même Magistère, suscitent, eux, une adhésion, audible, lisible, sensible, visible, de la part de la FSSPX ?

6. Si la FSSPX adhère, dans l'ensemble, à plusieurs documents qui font partie du Magistère contemporain, que ne le précise-t-elle, que ne le rappelle-t-elle, régulièrement, pour manifester son accord global, sa confiance et sa fidélité, ne serait-ce qu'au contact de ces mêmes documents ?

7. Et a contrario, si elle ne le précise pas, si elle ne le rappelle pas, est-ce que cela signifie quelque chose, et, si tel est bien le cas, qu'est-ce que cela signifie ?

8. Comment savoir et pourquoi penser que le relatif silence de la FSSPX, au contact des éléments du Magistère sur lesquels elle s'exprime le moins, a valeur d'approbation, implicite ou indirecte, du contenu de ces mêmes documents ? Si approbation il y a, pourquoi ne pas la rendre communicable et compréhensible ?

Bon après-midi et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/neutre.gif  ( 706295 )Accord... par fidelis (2013-02-18 16:58:03) 
[en réponse à 706290]

Etait-ce Mgr Fellay ou un autre haut responsable de la FSSPX qui disait qu'il n'y avait rien à redire à 85% (ma mémoire n'est pas sûre) des textes du Concile V2 ? Pourquoi ne pas le redire en précisant...
images/icones/fleche2.gif  ( 706303 )Voici précisément ce qu'a dit, en 2001, Mgr Fellay. par Scrutator Sapientiæ (2013-02-18 17:14:34) 
[en réponse à 706295]

Bonjour et merci, fidelis.

1. Voici :

" Cela donne l’impression que nous rejetons tout de Vatican II. Or, nous en gardons 95 %. "

Ici.

2. En effet, comme vous l'écrivez : "pourquoi ne pas le redire, en précisant" quel est le contenu de ces 95 %,

a) d'une part, au sein du Magistère conciliaire au sens strict,

b) d'autre part, au sein du Magistère pontifical post-conciliaire,

si jamais le chiffrage du degré d'adhésion de la FSSPX est le même, au contact de chacune de ces deux composantes du Magistère contemporain ?

3. A ma connaissance, la FSSPX, par l'intermédiaire de Mgr FELLAY, n'a jamais précisé clairement quel est le contenu de ces 95 % ; que ne le dit-il et que ne le fait-il, ne serait-ce que dans un esprit de clarification et de consolidation de la position de la FSSPX ?

4. Il est vrai que l'on trouve, dans la même interview, les phrases suivantes :

" C’est plus à un esprit que nous nous opposons, à une attitude devant le changement porté comme postulat: tout change dans le monde, donc l’Eglise doit changer. Il y a là un sujet de discussion, car il est indéniable que l’Eglise a perdu ce dernier demi-siècle une influence formidable. Elle a encore une influence, mais en tant qu’institution; l’influence réelle, celle des évêques par exemple, est très faible. L’Eglise en prend conscience, mais elle fait comme si elle n’avait plus la solution. Sa parole n’est plus claire. Regardez la réaction au moment de Dominus Jesus!

C’était une «parole claire», pourtant, non?

– Non. Il y a dans le texte des choses claires, et c’est contre elles que les «progressistes» ont réagi. Mais les formulations extrêmement fortes, auxquelles on n’était plus habitué et qui m’ont fait plaisir, sont modérées presque à chaque phrase par des apports du concile. "

Bonne fin d'après-midi et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 706343 )Ça parait pourtant simple... par Romanus (2013-02-18 20:51:46) 
[en réponse à 706303]

Bonjour Scrutator,

Je me risque à une réponse qui m'apparaît pourtant d'une évidence solaire: puisque vous dites connaître ce que la Fraternité rejette, les 95% qu'elle accepte, c'est tout bonnement...le reste.
Quel est l'intérêt de préciser ce qui ne pose aucun problème alors que l'objectif est de finir par convaincre l'autre sur les points de divergence?

Cordialement
images/icones/fleche2.gif  ( 706348 )C'est une question de cohérence et de transparence. par Scrutator Sapientiæ (2013-02-18 21:37:47) 
[en réponse à 706343]

Bonsoir Romanus,

1. Il me semble que c'est une question de cohérence et de transparence : il me semble qu'il est important, par exemple,

- que les prêtres, les fidèles, qui font confiance et s'en remettent à la Fraternité,

- que les autres catholiques, qui peuvent être tentés de croire que la FSSPX n'est pas en mesure de préciser quels sont ses points d'accord,

- que les évêques diocésains, qui peuvent être amenés à estimer que le négatif l'emporte amplement sur le positif, dans l'appréciation formulée par la Fraternité, sur le Magistère contemporain,

aient, non pas la possibilité de tout savoir, mais au moins celle de savoir ce qui n'est pas négligeable : le contenu du degré d'adhésion au même Magistère qui est ou serait officiellement explicité par la FSSPX.

2. Il me semble aussi que, dans le cadre d'une discussion avec une autre partie, il y a beaucoup d'intérêt à "à préciser ce qui ne pose aucun problème", pour le confirmer ou pour le rappeler, et que cela peut servir grandement l'objectif, qui est, comme vous l'écrivez "de finir par convaincre l'autre sur les points de divergence", tout en lui montrant où sont situés les points de convergence.

3. En effet, s'il n'y a aucun point de convergence identifiable et localisable, on peut finir par donner l'impression de chercher à obtenir une victoire totale sur celui que l'on veut "finir par convaincre", au risque de créer un blocage, en ne mettant en avant que les sources de clivage.

4. Je ne voudrais surtout pas donner l'impression que je cherche à prendre au piège qui que ce soit, avec le pourcentage mis en avant, peut-être bien une seule fois, dont d'une manière qui n'est pas nécessairement "continuellement représentative", par Mgr FELLAY, il y a plus de dix ans.

5. Mais quand bien même il s'agirait d'un degré d'adhésion quantitativement un peu moins élevé, je me dis la chose suivante : plus ce niveau d'adhésion est élevé, et moins on doit avoir de mal à dire quels textes du Magistère conciliaire ou du Magistère post-conciliaire contribuent à ce que ce niveau d'adhésion soit aussi élevé.

6. Franchement, et indépendamment de ce que j'aurais pensé de son contenu, si j'avais disposé d'un tel document, je n'ai pas conservé le souvenir d'avoir lu une seule fois, en provenance de la FSSPX, l'équivalent qualitatif et quantitatif, "à décharge", vis-à-vis du Magistère contemporain, de ce que j'ai lu, à plusieurs reprises, mais "à charge", à l'égard du même Magistère.

Peut-être ai-je tort ou suis-je le seul à voir en quoi cette asymétrie constitue un "petit" problème ; si tel est bien le cas, je vous prie de bien vouloir m'excuser pour cette interrogation disproportionnée, à laquelle j'attache sans doute une importance démesurée, même si je la crois vraiment non négligeable, et je vous souhaite une bonne nuit.

Scrutator.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 706367 )Ce qui est conteste par Japhet (2013-02-19 01:49:12) 
[en réponse à 706348]

La liberté religieuse. Liberté
La collégialité épiscopale. Égalité
L 'oeucumenisme. Fraternite
, les principes de la révolution française qui ont penetre l'Église.