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images/icones/carnet.gif  ( 702953 )Cal Barbarin : "Je suis prêt à descendre à nouveau dans la rue" par Bernard Joustrate (2013-01-31 10:40:51) 

"Je suis prêt à descendre à nouveau dans la rue"

Interview du cardinal Philippe Barbarin paru dans Le Point du jeudi 31 janvier 2013.

L’un des plus farouches opposants au mariage gay lance un cri d’alarme et invite François Hollande à modifier la réforme.

Le débat sur le "mariage pour tous" est maintenant engagé au parlement. La voix de ceux qui y sont opposés a-t-elle été entendue ?
Oui, le cri du 13 janvier résonne encore, ce qui ne veut pas dire qu’il a été écouté. Quel que soit le nombre des manifestants - le gouvernement, lui, le sait -, les observateurs reconnaissent que, même à 340 000 personnes, il s’agit d’un mouvement de fond sans équivalent depuis de nombreuses années. Ces foules ne se sont pas déplacées pour défendre leur choix ou leur intérêt, comme à la manifestation de 1984, mais pour le bien de tout notre pays. Car cette loi entraînerait beaucoup de trouble et de confusion. Le 13 janvier, je marchais à côté du président du Conseil régional du culte musulman, et je l’ai entendu plusieurs fois dire aux journalistes : « Non, il ne faut pas cette loi pour la France ! » Cela m’a paru un excellent résumé de ce qui unissait tous les manifestants.

Avez-vous l’impression que François Hollande et le gouvernement essaie de passer en force ?
Le président se grandirait en disant : « J’entends les réserves exprimées par les Français, je souhaite que cette réforme fasse l’objet d’un large consensus et qu’elle ne soit pas sujette à des contestations ultérieures. » Dès le 15 janvier, le conseil permanent de la Conférence des évêques a émis un avis clair et pondéré, qui est passé trop inaperçu selon moi. Il encourageait le gouvernement à proposer « des solutions et des formulations qui soient respectueuses du caractère hétérosexuel du mariage, de la filiation et des personnes homosexuelles ». Il y a certainement des formules à trouver, et plusieurs ont déjà été exprimées. Mais il faut être conscient que changer le sens des mots, c’est une grande violence faite à toute une nation. Le mariage est, et doit rester, l’union d’un homme et d’une femme. Il s’agit d’un invariant humain qui préexiste à tout pouvoir politique et à tout choix religieux.

Sur le fond, quels sont les dangers de cette loi pour la société ?
Il s’agit d’une révolution de l’engendrement et de la filiation. Inéluctablement, nous passerions de l’enfant-don à l’enfant-dû, de l’enfant reçu qui sait quelles sont ses origines à l’enfant « produit » qui, la plupart du temps, ne pourra pas connaître ses deux géniteurs. Que l’histoire d’une famille soit malmenée par la disparition de l’un des parents ou par une séparation, c’est une chose, assez douloureuse déjà, mais que des enfants soient conçus dans cette optique en est une toute autre.

Dans le débat sur la procréation médicalement assistée qui prolonge la question du mariage pour tous, quelle est votre position ?
Le mariage s’oriente naturellement vers l’enfant. Il n’y aura donc pas de loi sur le mariage homosexuel sans que tôt ou tard soient votées, autorisées et, qui sait ? remboursées la PMA et la GPA. Si je suis résolument contre, c’est d’abord parce que je suis pour le fait qu’un enfant puisse bénéficier d’un papa et d’une maman. Je ne dis pas qu’il y a « droit », car beaucoup en sont privés, mais il est clair que, pour tout enfant, c’est mieux de pouvoir grandir entre ses parents. Demandez à n’importe quel professeur, il saura vous dire les enfants de sa classe qui bénéficient d’un équilibre familial et ceux qui n’ont pas cette chance.

Voulez-vous accentuer la pression et descendre à nouveau dans la rue ? Êtes-vous prêts à le faire personnellement ?
Bien sûr. De très nombreuses personnes sont prêtes à le refaire ce 2 février, pour affirmer clairement que ce projet de loi n’est ni un bien ni un progrès.

Propos recueillis par Catherine Lagrange

Source : Le Point, n° 2017, 31 janvier 2013, p.41
images/icones/hein.gif  ( 702983 )en cas de manif géante dans la rue par jejomau (2013-01-31 14:33:00) 
[en réponse à 702953]

pourquoi ne pas organiser une procession géante, ou un pèlerinage qui se terminerait dans une cathédrale ? Ou une manifestation religieuse qui aurait le même sens : celui de lancer une grande résistance à ce qui se passe tout en implorant l'aide de Notre-Dame ? Je pense au pèlerinage des Scouts de France, le 15 août 1942 au Puy-en-Velay. Le pèlerinage de 1942 avait été lancé à l’initiative du père Doncoeur. Ce pèlerinage de 1942 au Puy-en-Velay avait rassemblé 10.000 Routiers alors que la France était sous l'occupation Allemande ! Or justement quand on demandait à ces jeunes où ils se rendaient, la réponse était : "Nous allons au Puy en pèlerinage pour le retour des prisonniers et la délivrance de la France". S'il n'y a plus de prisonniers aujourd'hui, le deuxième motif est toujours valable. On pourrait aussi lancer ce genre d'action qui doit être visible dans les rues et qui se terminerait dans les grandes cathédrales de France simultanément si l'on agit localement.. Peut-être d'autres idées encore..

images/icones/1f.gif  ( 702993 )Comparaison n'est pas raison par Adso (2013-01-31 16:23:28) 
[en réponse à 702983]

le déchristianisation est passée par là, et la somme des malheurs n'est pas encore assez longue pour que les français prennent le chemin de Damas
images/icones/carnet.gif  ( 702997 )le Puy en Velay était-il en zone" Nono"? par blamont (2013-01-31 17:11:48) 
[en réponse à 702993]

ou en d'autre expression, en zone libre encore jusqu'au mois de Novembre 1942.