Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=702686
images/icones/neutre.gif  ( 702686 )Après ses dernières déclarations par Bertrand (2013-01-29 14:40:53) 

Qui nous délivrera de Frigide Barjot????

N'y-a-t-il donc personne
images/icones/fleche2.gif  ( 702701 )ce n'est pas utile et ce serait par Paxtecum (2013-01-29 15:39:48) 
[en réponse à 702686]

contre productif!

Je vous vois avec certains pousser des hauts cris, mais au moment de combattre je ne fais pas le tri dans la bien "pensance" de ceux qui y vont avec leurs tripes!

Il se trouve que nous sommes dans un combat politique, puisque c'est sur ce terrain que nous a emmené le pouvoir actuel, nous répondons avec les armes du peuple, et en tant que catholiques nous prions ou faisons prier dans nos églises.

Alors Frigide Barjot on s'en fout qu'elle donne de l'urticaire à certains d'entre nous elle en donne bien plus à ceux d'en face.

Vous devriez savoir que par une écrasante majorité l'UNAF (union des associations familiales), institution créée en 1945 par les pouvoirs publics pour donner avis au gouvernement sur la politique familiale et sur tous les projets touchant à la famille, a rejeté le projet de loi dit du mariage pour tous en préconisant de créer un contrat d'union civil pour régler les problèmes matériels éventuels. Il faut rester dans le réel.

La politique laïque n'est pas la référente ni la garante des mesures à caractère moral, elle gère le vivre ensemble, elle n'aura jamais les charismes pour aller au delà, ne lui demandons pas ce qui lui est impossible par nature.

Que les homosexuels vivent leur vie et veuillent l'organiser matériellement c'est leur affaire voir celle de la Cité, sauf qu'on ne touche pas à l'enfant ni à la nature de ce que vit la presque totalité du genre humain. Les références religieuses ou spirituelles ne sont que de nulle efficacité dans un monde à 95% déchristianisé.

Alors effectivement je ne m'arrête pas à la pureté de ceux qui au final veulent le retrait de cette loi.

Mais finalement c'est un peu le même reproche qu'une partie des traditionnalistes fait à "Assise", surtout ne pas chercher à faire ou vivre quelque chose de plus grand que nous ensemble car automatiquement nous donnerions une légitimité à ce qui n'est pas la Vérité! Homme de peu de Foi que nous sommes pour avoir peur ainsi.

Voilà pourquoi ce n'est pas de Frigide Barjot qu'il faut nous délivrer , mais de ces faux combattants qui veulent surtout pas risquer de se salir les mains.

Sur ce, que tous signent la pétition à envoyer au conseil économique et social, tout étant nécessaire pour entraver la mise en oeuvre de ce projet si néfaste.
images/icones/bravo.gif  ( 702728 )Je suis bien d'accord avec vous, Paxtecus !! par Maximus (2013-01-29 19:54:33) 
[en réponse à 702701]

Je ne comprends pas qu'il puisse y avoir une telle chasse aux sorcières contre Frigide Barjot. Quand on représente un mouvement d'au moins 1 millions de personnes, il est évident qu'on ne peut pas plaire à tout le monde... Et le leader que vous voulez, c'est Alain Escada : on voit ce que ça donne. C'est bien, mais c'est pas le top... 50.000 personnes maximum.

Si vous mettez un leader clivant, vous ne rassemblerez jamais.
De plus je trouve que c'est pécher contre la charité due à son prochain que de taper ainsi sur FJ. Elle est catholique, pratiquante de surcroit (de sucroit pour la société actuelle, je précise). Elle est mobilisé depuis très très très longtemps (avant Civitas peut-être) pour défendre l'Eglise et le Pape. Je me souviens l'avoir entendu il y a 4 ans, en mai 2009, sur Europe1, et mettre dit qu'elle avait du courage de se lancer seule contre tous au secours du Saint Père...

Elle est pas tradi, on le sait, et va falloir s'y faire. Mais quand on sait que vendredi matin, elle a été à la messe pour que le Saint Esprit l'éclaire lors de son entrevue avec F. Hollande, est-ce qu'on ne peut pas se réjouir ?
images/icones/1y2.gif  ( 702720 )Il est curieux par 8Charly (2013-01-29 17:43:04) 
[en réponse à 702686]

Il est curieux que ceux qui critiquent violemment Frigide Barjot n'arrivent pas à comprendre que le 13 janvier les chiffres des manifestants auraient été : Civitas 50 000 (soyons fous) et rien d'autre.

Le débat serait terminé, enterré, fini, les yeux pour pleurer et la franche rigolade pour les pro mariage gay.


Avec elle (Frigide) et le groupe qui l'entoure on arrive à 800 000 chiffre consistant selon le président.


Rien que pour cela on peut la remercier du boulot fait.


Sur le fond : sa position ferme sur la filiation permet de renvoyer au second plan la valeur d'un couple homo qui est ce qu'il est : incomplet en ce qu'il ne donne pas la vie de manière naturelle mais qui peut être parfois être bâti sur un amour et une affection réciproque.
D'ou le contrat civil n'ouvrant pas les mêmes droits qu'aux hétéros.



images/icones/1h.gif  ( 702723 )Mouais par Feiz ha Breizh (2013-01-29 18:23:39) 
[en réponse à 702720]

Je suis d'accord avec vous jusqu'à la dernière phrase.

Le contrat civil existe déjà, c'est le PACS. Avec l'union civile envisagée, on quitte l'ordre du contrat, et dès lors, la reconnaissance et la promotion d'une telle union par la société ne me semble pas plus enviable que le mariage: c'est la même chose, sauf que le nom change, qu'on enlève la présomption de paternité (logique!). L'adoption est à part, mais il viendront la réclamer ensuite, ce qu'au nom du principe d'égalité, on nous imposera aussi. Finalement, on ne gagne que sur le nom de l'union.

C'est bien peu, et c'est déjà beaucoup mieux que si c'était moins bien, mais quand même...

images/icones/neutre.gif  ( 702735 )Ah bon ? par Meneau (2013-01-29 20:41:52) 
[en réponse à 702720]

Vous pensez vraiment que Frigide Barjot est à l'origine des 750.000 autres manifestants ???

Cordialement
Meneau
images/icones/fleur.gif  ( 702745 )Sincerement par 8Charly (2013-01-29 21:26:55) 
[en réponse à 702735]

Sincèrement oui, car ses prises de position ne sont pas très fédératrices et surtout ne dépassent pas le cercle réduit du monde traditionaliste.

Et encore.
images/icones/neutre.gif  ( 702751 )Pas compris par Meneau (2013-01-29 21:54:48) 
[en réponse à 702745]

Question : vous pensez vraiment que Frigide Barjot est à l'origine des 750 000 autres manifestants ?

Réponse : sincèrement oui, car ses prises de position ne sont pas très fédératrices et surtout ne dépassent pas le cercle réduit du monde traditionaliste.


Soit votre "ses" se rapporte à A.Escada, soit je ne comprends pas votre argumentation.

Pour ma part je ne pense pas que les 750.000 manifestants, qui défilaient dans un autre cortège que celui de Civitas , défilaient pour ce genre de cause :

tout à fait juste » que la loi Taubira « demande que l’amour soit reconnu dans une union égale à l’union homme femme ». « Homme-homme, femme-femme, égale homme-femme, ça, je suis d’accord, cet amour est donné et il faut qu’ils vivent au mieux leur amour. »


(ce n'est qu'un exemple)
mais bel bien pour le retrait pur et simple du projet Taubira.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 702753 )Frigide par Jeanne Smits (2013-01-29 22:13:11) 
[en réponse à 702686]

Je pense (et j'ai écrit) que Civitas n'aurait jamais pu mettre un million de personnes dans la rue.

D'accord avec plusieurs d'entre vous : le combat est politique.

Et je sais que la politique est l'art du possible.

Je sais aussi que le million de personnes dans la rue demandaient quelque chose de possible : le retrait du projet. Ou à défaut, une manière de le repousser : par le référendum par exemple.

Je crois que l'immense majorité de ces personnes qui ont fait des déplacements souvent longs et coûteux pour venir à Paris désirent la mise en place d'une alliance civile en faveur des couples homosexuels. Alliance qui assimilerait leur union au mariage en tous points sauf la filiation.

En cela je maintiens que Frigide Barjot outrepasse son rôle auto-assumé de porte-parole.

Le million de personnes du 13 janvier représentent une force qui dit "non", pas une force qui réclame une amélioration du statut des couples de même sexe, comme elle le prétend.

Rien de spécifiquement religieux ni même catholique là-dedans ; le couple homosexuel en tant que tel n'apporte pas un "plus" au bien commun qui justifie la mise en place de droits et devoirs spécifiques. Ou alors il faut que toutes les formes de vie sous un même toit, au nom de la protection que cela apporte aux individus dans une société blessée et éclatée, puissent bénéficier d'un contrat d'union fiscalement et socialement intéressant : amis, frères, cousins, etc, sans aucune prise en compte des pratiques sexuelles qui sont d'ordre strictement privé.

Qu'en pensez-vous ?
images/icones/1p.gif  ( 702755 )Oups… par Jeanne Smits (2013-01-29 22:16:18) 
[en réponse à 702753]

Je ne voulais pas dire ceci :

Je crois que l'immense majorité de ces personnes qui ont fait des déplacements souvent longs et coûteux pour venir à Paris désirent la mise en place d'une alliance civile en faveur des couples homosexuels. Alliance qui assimilerait leur union au mariage en tous points sauf la filiation.


mais ceci :

Je ne crois pas que l'immense majorité…

Merci d'avoir rectifié de vous-mêmes !
images/icones/neutre.gif  ( 702783 )Lapsus révélateur? par le torrentiel (2013-01-30 09:01:44) 
[en réponse à 702755]

Puisque vous demandiez:
"qu'en pensez-vous ?",
je me permets de mettre mon grain de sel:


1. Je pense qu'il y a deux erreurs à ne pas commettre au sujet du mariage: prétendre que le mariage est une institution qui a pour seule fin le couple, et prétendre que c'est une institution qui est uniquement au service de la filiation. Cette seconde affirmation est démentie par le fait qu'on laisse se marier des couples dont la femme n'est plus en âge de mettre des enfants au monde.

2. Il y a aussi deux erreurs à ne pas commettre quant au rôle de la sexualité dans les unions contractuellement sanctionnées par la société: l'erreur minimaliste, qui ne lui donnerait aucun rôle, et l'erreur maximaliste, qui ferait tout reposer sur elle.


3. Partant de là, il faut ajouter un facteur propre à notre époque, qui est le besoin de reconnaissance d'un certain nombre de minorités.


4. Si vous mettez sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux personnes homosexuelles, vous ferez plus de mal à l'institution familiale que si vous acceptez que les unions civiles homosexuelles bénéficient des mêmes avantages civils que le mariage, excepté la filiation. (C'est pourquoi, à l'époque de la discussion sur le PACS, j'ai toujours pensé que ceux qui voulaient mettre sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux concubins homo ou hétérosexuels faisaient preuve d'une hypocrisie coupable, qui ferait plus pour la banalisation de l'inceste que si l'on ne niait pas le caractère sexuel de l'union considérée).


5. Seule la filiation est véritablement contraire au "bien commun" dans ce projet de loi. Mais si vous excluez que les contrats d'union civile de personnes homosexuelles portent le moindre droit à celle-ci et que vous admettiez d'autre part que le mariage est fondé sur ces deux piliers que sont le couple et la filiation, alors l'union civile homosexuelle que vous aurez autorisée ne sera pas un mariage, puisque tout droit à la filiation en sera exclus.


6. C'est pourquoi la proposition de Frigide barjot est sage, de se battre surtout contre la filiation, même si sa dialectique est fautive, de prétendre le faire parce que le mariage est une institution entièrement au service de la filiation.


7. Enfin même si accessoirement, vous ne pouvez pas embrigader dans une même motivation catholique les huit cent mille personnes que Frigide Barjot a, bon gré, malgré, rassemblées derrière elle. Son rôle de porte-parole est un peu plus qu'auto-assumé, dans la mesure où Alain escada reconnaît lui-même que les deux seules personnes à avoir préconisé une manifestation pour lutter contre ce projet de loi furent lui-même et Frigide Barjot.
images/icones/fleche2.gif  ( 702784 )Réponses par Jeanne Smits (2013-01-30 09:40:44) 
[en réponse à 702783]

J'ai déjà répondu par ailleurs à certaines objections.

Je reprends point par point.

1. Je pense qu'il y a deux erreurs à ne pas commettre au sujet du mariage: prétendre que le mariage est une institution qui a pour seule fin le couple, et prétendre que c'est une institution qui est uniquement au service de la filiation. Cette seconde affirmation est démentie par le fait qu'on laisse se marier des couples dont la femme n'est plus en âge de mettre des enfants au monde.

D'accord avec vous.

2. Il y a aussi deux erreurs à ne pas commettre quant au rôle de la sexualité dans les unions contractuellement sanctionnées par la société: l'erreur minimaliste, qui ne lui donnerait aucun rôle, et l'erreur maximaliste, qui ferait tout reposer sur elle.

La société reconnaît depuis des millénaires les unions qui par le moyen de la sexualité normalement exercée sont par nature ouvertes à une nouvelle vie, même si par accident – stérilité ou âge des époux – l'enfant ne paraît pas. L'erreur maximaliste est justement évitée en ce que le mariage ne se résume pas à la sexualité mais crée un cadre véritablement humain qui intègre toutes les dimensions de l'humanité et fait respecter la responsabilité mutuelle.

3. Partant de là, il faut ajouter un facteur propre à notre époque, qui est le besoin de reconnaissance d'un certain nombre de minorités.

Cela ne justifie pas les revendications de toutes les minorités. Et d'ailleurs, à cette aune, pourquoi ne pas reconnaître les revendications des minorités pédoohiles (exprimées par exemple aux Pays-Bas ou en Angleterre), pourquoi maintenir le tabou de l'inceste à l'heure où l'on peut facilement stériliser ces unions et éviter ainsi les risques qui y sont liés ?


4. Si vous mettez sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux personnes homosexuelles, vous ferez plus de mal à l'institution familiale que si vous acceptez que les unions civiles homosexuelles bénéficient des mêmes avantages civils que le mariage, excepté la filiation. (C'est pourquoi, à l'époque de la discussion sur le PACS, j'ai toujours pensé que ceux qui voulaient mettre sur le même plan l'union d'un frère et d'une soeur et l'union de deux concubins homo ou hétérosexuels faisaient preuve d'une hypocrisie coupable, qui ferait plus pour la banalisation de l'inceste que si l'on ne niait pas le caractère sexuel de l'union considérée).

Non, il ne s'agirait pas de la reconnaissance d'une union maritale – comme l'est le pacs ou le serait une alliance civile. Ce serait tomber dans l'erreur maximaliste qui ne regarde que la sexualité. Il s'agirait de reconnaître que dans notre société hyper-fiscalisée, hyper-administrative, reconnaître que la vie commune, le domicile partagé – et non l'union – est une réelle protection pour beaucoup, indépendamment des liens de parenté, qui rend service à la société en empêchant des misères à prendre en charge par la collectivité. Consentir des avantages fiscaux, sociaux, successoraux dans ce cadre, pourrait se justifier par le service de stabilité et de protection rendu aux plus faibles, sans nullement instaurer une similitude avec le mariage. Mais c'est juste une idée.


5. Seule la filiation est véritablement contraire au "bien commun" dans ce projet de loi. Mais si vous excluez que les contrats d'union civile de personnes homosexuelles portent le moindre droit à celle-ci et que vous admettiez d'autre part que le mariage est fondé sur ces deux piliers que sont le couple et la filiation, alors l'union civile homosexuelle que vous aurez autorisée ne sera pas un mariage, puisque tout droit à la filiation en sera exclus.

Non, la reconnaissance de l'union homosexuelle, fondée sur cette activité sexuelle, est contraire au bien commun. Elle met sur le même plan un exercice de la sexualité conforme à sa finalité, qui est aussi sociale, et l'exercice d'une sexualité qui n'est pas normale et qui d'ailleurs s'accompagne statistiquement de promiscuité, de risques de problèmes de santé et d'espérance de vie diminuée qui ne sont pas des biens pour la société, ni pour ceux qui s'y adonnent.

A quoi s'ajoute que la "normalisation" légale de la conduite homosexuelle a pour corollaire des effets néfastes sur le droit de ceux qui expriment sur elle un point de vue moral, qu'il soit simplement naturel ou que s'y ajoute un point de vue biblique ou religieux.


6. C'est pourquoi la proposition de Frigide barjot est sage, de se battre surtout contre la filiation, même si sa dialectique est fautive, de prétendre le faire parce que le mariage est une institution entièrement au service de la filiation.

Je crois en effet que la bataille pour la filiation est première dans le contexte où nous vivons, étant entendu cependant que cette bataille est rendue difficile par la dévaluation du mariage lui-même, et par le fait que la filiation biologique est déjà fortement mise à mal à la fois par l'instabilité des unions et par le recours aux techniques de procréation artificielle au sein du mariage. Mais en réduisant la bataille à la filiation on contribue automatiquement à dévaluer encore davantage le mariage.

7. Enfin même si accessoirement, vous ne pouvez pas embrigader dans une même motivation catholique les huit cent mille personnes que Frigide Barjot a, bon gré, malgré, rassemblées derrière elle. Son rôle de porte-parole est un peu plus qu'auto-assumé, dans la mesure où Alain escada reconnaît lui-même que les deux seules personnes à avoir préconisé une manifestation pour lutter contre ce projet de loi furent lui-même et Frigide Barjot.

Ce n'est pas une motivation catholique, une fois de plus. Je ne crois pas non plus qu'il appartienne à Alain Escada de déterminer qui mène quoi. Et je n'embrigade personne : je constate seulement que Frigide Barjot embrigade des personnes qui ne se sont nullement manifestées à ce sujet derrière une revendication qu'elle a surtout répétée dans les médias et qui n'est pas sans irriter d'autres responsables de la mobilisation du gros des troupes du 13 janvier.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 702804 )Quelques réponses. par le torrentiel (2013-01-30 11:31:15) 
[en réponse à 702784]




3. Le tabou de l'inceste est évidemment en ligne de mire. Mais nous avons la chance qu'étant dans une société où la psychanalyse joue encore un rôle dominant et où freud ayant décrété que la civilisation naissait du jour où ce tabou en devenait un, il devrait avoir de beaux jours devant lui, sauf si on le "déconstruit", par exemple en mettant sur le même plan une union homosexuelle et l'union d'une fratrie. C'est le sens de mon point 4, auquel je crains que vous ne répondiez par "l'erreur minimaliste", parce que vous mettez sur le même plan au point 2 des unions homosexuelles et des unions pédophiles, les premières ayant lieu entre adultes consentants, tandis que les secondes relèvent de l'abus sexuel, contre lequel notre nouvelle morale sexuelle est heureusement devenue très intolérante et qui constituent, elles aussi, l'un des derniers tabous de notre société permissive, que l'on pourrait affaiblir à force d'amalgames. (Si vous êtes choquée par l'expressiion de "nouvelle morale sexuelle" socialement autoproduite, je vous suggérerais la relecture de "LA TYRANNIE DU PLAISIR", où Jean-claude guillebaud a bien analysé les invariances ou permanences et les changements des "permis" et des "défendus" au gré de nos représentations morales, sans cesse en évolution : par exemple, il a bien mis en évidence les paradoxes de la permissivité de la société issue de "la libération sexuelle" et le profond dégoût de cette société pour la pédophilie).

Je pense que les avantages auxquels pourraient prétendre deux personnes se portant protection (prenons le cas d'une fratrie dont le membre valide hébergerait un membre handicapé) relève d'autres dispositions que ce dont il est question aujourd'hui, dispositions qui devraient être prises et défendues d'urgence, d'autant qu'elles ne relèvent pas du narcissisme sous-jacent derrière le "désir de reconnaissance" de la minorité homosexuelle, auquel il faut cependant faire droit, pour autant que ce droit n'induit pas de droits nuisibles à ceux de l'enfant, ou qui conduiraient à "la marchandisation de l'être humain", objet de satisfaction (notre société est largement devenue néo-esclavagiste, entre l'esclavage des animaux, jamais dénoncé par les écologistes, et l'esclavage des enfants, dès lors que l'embryon devient un matériel vivant à la disposition du "désir d'enfant" ou du "projet parental" des "couples", homosexuels ou non).

Pourquoi convient-il de faire droit jusqu'à un certain point au désir de reconnaissance des homosexuels ? Parce qu'il faut prendre en comptel'évolution des consciences, dans la limite où cette évolution ne nuit pas à des personnes, plus qu'à des principes.


5. Vous estimez que l'homosexualité n'appartient pas à la morale ou à la loi naturelle. A quoi on vous fera la sempiternelle objection qu'elle a toujours été dans la nature, ce qui ne la légitime pas pour autant,allez-vous répondre. Seulement vous opposez contre l'homosexualité un principe de "morale chrétienne" qui se croit être de "morale naturelle". Or s'il en était ainsi, ce principe serait admis par toutes les consciences droites, il relèverait de l'évidence. Or ce n'est pas le cas. La seule chose que personne ne conteste plus, depuis ce débat sur le pseudo-mariage homosexuel, c'est la donnée biologique selon laquelle il ne peut y avoir d'enfant qui ne soit né d'un père et d'une mère. – Méfiance, peut-être ne le conteste-t-on plus parce qu'on a les moyens de contourner ce principe inaliénable -. Toujours est-il que l'homme ne saurait se réduire aux données biologiques et que sa "morale naturelle" ne lui est pas exclusivement indiquée par les moyens dont se reproduisent tous les mammifères et la plupart des animaux, autrement dit ne se réduit pas à ses yeux aux lois de l'animalité, car l'homme se croit un mammifère supérieur,que sa conscienceferait dépasser la simple biologie. Du fait de sa conscience, la morale de l'homme croit pouvoir être un compromis entre la biologie et une acceptation consentie de certaines limites. Mais en-deçà de la morale, pour que tout ce qui est dans la nature ne paraisse pas à l'homme "de droit naturel", il faut avoir une certaine perception d'une déchéance de la nature. End'autres termes, il faut croire un tant soit peu au – ou avoir le sens du -péché originel.

Vous ferez difficilement passer dans la société la conviction que les enseignements de l'Eglise à l'égard du bien et du mal moral relèvent tous de la pure et simple "loi naturelle", et cela est l'impasse de la communication du catholicisme traditionnel à l'égard de la société dont il est le contemporain et avec laquelle il doit composer, car s'opposer sans composer n'est pas non plus tellement conforme au bien commun.

Si, de plus, vous vous engouffrez dans l'hyperjuridisme de notre société qui croit appliquer les "droits de l'homme", et que, dans le même élan que celui qui a été au principe de l'AGRIF (à laquelle vous militez courageusement et à laquelle il faudrait que j'adhère), vous opposiez les droits des homosexuels aux "droits de ceux qui expriment sur elle un point de vue moral", vous rendez tout consensus impossible. Or la politique est, non seulement l'art du possible, mais aussi celui du consensus. Car sans consensus, pas de société. Heureusement, il n'y a de droits que personnels ; il n'y a pas de droits d'opinion opposables de ceux qui ont une opinion sur des personnes ou des conduites personnelles. Vous le savez bien, la où votre liberté d'opinion est réellement brimée, c'est par l'existence de ce que d'aucuns appellent "les lois scélérates" qui interdisent l'expression de certaines opinions. Ce qui bride la liberté d'opinion, c'est la logique du délit d'opinion. Ce n'est pas en mettant sur le même plan la liberté d'opinion et les droits positifs personnels que vous ferez avancer votre cause, surtout dans une société qui est devenue une ennemie déclarée de "l'ordre moral".

6. Je vous cite :

"Mais en réduisant la bataille à la filiation on contribue automatiquement à dévaluer encore davantage le mariage."

Oui, sauf si vous étendez le champ de la bataille pour la filiation à la préconisation de l'interdiction de la PMA pour tous les couples ou l'abrogation de cette disposition qui rend stérile toute discussion sur l'adoption ouverte aux personnes désirant contracter une union civile homosexuelle et qui l'ouvre aux célibataires ; si vous étendez enfin le combat pour la filiation, au-delà de la discussion de ce projet de loi (il ne faut pas se laisser entièrement commander par le "calendrier de l'actu")
A l'ouverture de l'adoption pas nécessairement plénière à un plus grand nombre d'enfants nés en france.

Le combat contre la PMA est-il utopique dans le contexte actuel ? Il est beaucoup moins utopique que celui contre la reconnaissance des droits des homosexuels, dans la mesure où nous l'avons abandonné, à peine la PMA a-t-elle été ouverte aux couples stériles. Il serait intéressant de savoir pourquoi l'eglise l'a si facilement déserté. Et le combat contre la PMA est le corrolaire d'un combat pour une plus grande extension de l'adoptabilité des enfants laissés à l'abandon, car la PMA correspond au refus égoïste des couples stériles de prendre en charge les enfants livrés à l'assistance Publique. De plus, le combat pour l'adoption est un combat généreux, au lieu que notre simple refus de la "dénaturation du mariage" en "mariage homosexuel" continue de faire passer les catholiques et l'eglise pour "celle qui dit toujours non" sans s'engager dans un combat positif.

En vous remerciant de cet échange sans le fermer par ce merci


Amitiés


Du torrentiel qui en est très honoré
images/icones/neutre.gif  ( 702914 )Excusez-moi mais... par Meneau (2013-01-30 22:20:46) 
[en réponse à 702804]


Seulement vous opposez contre l'homosexualité un principe de "morale chrétienne" qui se croit être de "morale naturelle". Or s'il en était ainsi, ce principe serait admis par toutes les consciences droites, il relèverait de l'évidence.



Je vais peut-être être un peu cru mais il me semble évident que les appareils génitaux masculin et féminin sont complémentaire, tandis que l'anus est un élément du système digestif... oui cela relève de l'évidence... et de la loi naturelle.

Cordialement
Meneau
images/icones/fleche2.gif  ( 702771 )et pourtant par Paxtecum (2013-01-30 00:44:42) 
[en réponse à 702753]

la majorité des personnes présentes dans mon car le 13 janvier ne veut pas qu'on touche au mariage et aux enfants, mais pour le reste ne voit aucun inconvénient à ce que les homosexuels organisent leur vie civile comme ils le souhaitent.

Je pense que la majorité des manifestants est dans cet état d'esprit, les catholiques plus convaincus ne faisant pas le poids.

Nous sommes bien dans le domaine du possible, un pays déchristianisé à 95% peut penser encore morale naturelle mais pas morale chrétienne.

Frigide est considérée par beaucoup comme une battante et une marrante qui oserais-je dire en a!

On peut ou pas le regretter mais c'est comme ça.
images/icones/fleche2.gif  ( 702776 )Mais justement par Jeanne Smits (2013-01-30 07:07:29) 
[en réponse à 702771]

Il ne s'agit que de morale naturelle ici ! Et du fait que les avantages et protections donnés au mariage reconnaissent un bienfait pour la société.

On a vu le pacs déstabiliser profondément les unions homme-femme en poussant de nombreux couples "normaux" vers ce sous-produit du mariage, moins contraignant et comportant presque autant de droits.

Le pacs n'a pas été un bien pour la société.

L'alliance civile dénature aussi le mariage en mettant les couples mariés et alliés sur un pied de quasi égalité : ce ne sera pas un bien pour la société.

C'est la "solution" politique inventée par l'UMP pour s'opposer au" mariage" gay sans encourir la flétrissure de l'homophobie.

Mais ce n'est pas, ce ne doit pas être le combat de la société civile représentée dans les rues de Paris par un million de personnes.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 702790 )tontine par Marek (2013-01-30 10:08:50) 
[en réponse à 702776]

Il y a quelques années, le maire de Pau, homosexuel notoire (on ne faisait pas son coming out à cette époque là) vivait en tontine avec son plombier préféré. C'était largement suffisant. Le PACS et sa conséquence logique le mariage pour tous, en attendant la suite, ne sont que des inventions maçonniques afin de détruire la famille (familles je vous hais) et l'ordre social naturel et chrétien. Le million de français bien de chez nous qui ont battu le pavé parisien sont attachés à cet ordre social. Pourvu qu'ils maintiennent leurs bonnes résolutions : la manif en a-t-elle fait des tigres? Quant à Frigide j'aimerais bien savoir ce que François et elle se sont dit à l'Elysée : ça ne devait pas être jojo. En revanche , l'omniprésente Trierweiler, dont on sait par où elle tient son cher François, a été très claire sur ses objectifs quand elle s'est exprimée au Rond-Point devant le mécène homo Bergé. On n'est pas sortis de l'auberge! En tout cas, merci à Jeanne Smits d'avoir participé au Rosaire d'hier soir où il y avait bien 1500 personnes et non pas 100 comme l'a affirmé France Infaux aussitôt après. Mais, peu importe le nombre finalement. Nous étions sous la protection de la Vierge de Pontmain (Mayenne) : "priez mes enfants, mon Fils se laisse toucher."
images/icones/bravo.gif  ( 702798 )Votre dernière phrase est particulièrement pertinente r par Vincent F (2013-01-30 10:52:51) 
[en réponse à 702753]

En effet, ce que personne ne semble remarquer, c'est sans ouvrir pour l'instant le mariage aux frères et sœurs ni aux cousins, la loi Taubira va,de fait permettre (les pratiques sexuelles étant de l'ordre du privé) des mariages dans des buts strictement fiscaux ou dans le simple but de bénéficier des avantages du mariage.

Ça se produit déjà avec le PACS que certains fonctionnaire contractent pour obtenir une mutation.

Le mariage pour tous revient donc à la fin du mariage.