Le Forum Catholique
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( 702284 )
Ciel, un moine dans mon lit ! par Adso (2013-01-26 18:26:36)
En ces temps de crise, et face à l’augmentation du prix du gaz et de l’électricité, je vais vous donner un judicieux conseil, avec, à la clef, une substantielle économie...
Faites appel à un moine, pour ne plus avoir froid la nuit ! Mettez un moine dans votre lit !
Avec le concile Vatican II et la crise matérialiste, vous me direz, qu’il devient difficile de trouver des moines, si ce n’est chez les intégristes, et qu’aller en dénicher un dans une abbaye…
De plus, quel gain financier, si vous devez assurer le gite et le couvert d’un gros moine pour profiter de sa chaleur corporelle … (Et puis que vont dire les voisins !)
Non, le moine dont je parle d’une structure en bois cintré (la forme en capuchon explique le nom), d’ à peu près 1m50 sur 30 de haut et autant de large, ,muni en son centre d’une sorte de boite à trous qui fait office de chaufferette (de sorte que votre moine raisonne comme une…)
Le cœur du moine brûle d’un feu de braises, bien que je ne sache pas si c’est par amour du Bon Dieu, ou du charbon dont on sait que la noirceur contraste avec la blancheur de votre âme ou de vos draps….
Chez un avocat de ma connaissance, le moine tombait dans le graveleux, puisqu’il était allumé par la grosse, que l’homme de loi conservait en son cabinet !
Las, le charbon ne courre plus les rues, et la fée EDF a électrisé toutes sortes de couvertures pour bien chauffer vos petits corps la nuit, sans parler du chauffage central qui excommunia définitivement votre moine chaufferette !
Dans votre douillet plumard vous ne vous lèverez plus de votre glaciale couche au petit matin pour activer vite vos petites cellules corporelles par une gymnastique revigorante…
De quoi devenir paresseux et tel ce ventripotent personnage de fromage, gras comme un moine !!!
Adso 26/01/2013

( 702286 )
J'en ai eu un! par Sic transit (2013-01-26 18:40:51)
[en réponse à 702284]
Mais d'après ce que vous écrivez il s'agissait d'un abus de langage: c'était une bouteille en grès épais, fermant comme une bouteille de limonade, qu'on remplissait d'eau bouillante et glissait dans les draps glaciaux de chambres habituellement inoccupées du pays de Caux.
J'ai toujours beaucoup plus apprécié et l'objet et le nom que la banale et flasque bouillotte en vulgaire caoutchoux coloré.

( 702297 )
Pour ce que j'en sais par Adso (2013-01-26 19:11:01)
[en réponse à 702286]
le nom initial vient du modèle

Puis par association de fonction, désigne d'autres récepients
J'en ai eu un comme celui là
bien que le bon nom de celui là soit "bassinoire" !

( 702298 )
Ah mais non! par Sic transit (2013-01-26 19:19:01)
[en réponse à 702297]
Une bassinoire, c'est une bassinoire, pas un moine (et elle ne reste pas dans le lit, elle).
Toutes celles que j'ai vues étaient désaffectées, je ne sais pas si elles étaient réellement hors service (trouées?) ou si elles étaient tellement dans leur rôle d'objet décoratif que personne n'aurait pensé à y mettre des braises.
Le moine de votre illustration ne reste pas dans le lit non plus d'ailleurs, il devait y créer un espace de chaleur tout à fait appréciable mais son emploi me semble délicat.

( 702299 )
Voyons, cher Sic Transit,si la bassinoire est trouée, par megnace (2013-01-26 19:26:03)
[en réponse à 702298]
c'est voulu : sinon l'absence d'air aurait éteint les braises intérieures en peu de temps ; or il fallait bassiner plusieurs lits, parfois sur plusieurs étages, d'où le besoin de garder aux braises leur "vivacité".

( 702312 )
Euh... par Sic transit (2013-01-26 20:05:31)
[en réponse à 702299]
Je parlais de trous en dessous bien sûr, le cuivre ayant été cabossé, percé...

( 702300 )
Je le sais bien par Adso (2013-01-26 19:28:18)
[en réponse à 702298]
mais j'ai bien souvent entendu "moine" en nom générique...
Effectivement, il fallait entrer vite dans le lit après la sortie du moine (testé une fois)

( 702354 )
J'ai bien connu cette bouteille, par Yves Daoudal (2013-01-27 12:41:39)
[en réponse à 702286]
mais ma grand-mère l'appelait une bouillotte...

( 702325 )
Ciel, par les temps qui courent j'ai craint le pire ! par Ewondo (2013-01-26 22:38:42)
[en réponse à 702284]
En lisant le titre de votre post ...
Ma mère-grand en Lorraine avait une chaufferette pour aller à la messe en hiver, un petit brasero car l'église n'était pas chauffée ... Et il valait mieux prier au chaud sans claquer des dents ! La plupart des paroissiens en avaient aussi ...
Des bassinoires pour le lit, il y en avait aussi dans toutes les maisons, mais souvent en objets décoratifs de cuivre ...
Un bon truc de ma mère-grand qui mettait dans mon lit une brique réfractaire passée dans son four à bois, enveloppée dans un linge bien épais et fourrée entre mes draps ... C'était dans les années 50, les enfants portaient encore des chemises de nuit bien épaisses, et ma foi, c'était l'bon temps ! La "pierre-à-lit", rien de tel !
Pierre (qui a trop ri en lisant votre titre de post !).

( 702343 )
J'ai choisi le titre par Adso (2013-01-27 09:31:14)
[en réponse à 702325]
pour faire du chiffre de lisure, bien sur

( 702352 )
Cher Adso, j'ai encore connu des fers à repasser avec des braises ! par Ewondo (2013-01-27 12:13:36)
[en réponse à 702343]
... Je parle des années cinquante quand en Afrique noire, nous étions tous habillés en blanc dans la journée ... le blanchisseur allait chez le cuisinier demander des braises de la cuisinière pour remplir son fer ... et généralement, ils se disputaient ! (Si vous connaissez des Ewondos qui ne se disputent jamais, signalez-les moi !).
Je n'ai jamais vu une escarbille sur le linge, et les soutanes des prêtres que nous hébergions souvent (toujours en blanc) étaient repassées avec amour (le blanchisseur, Catholique fervent chantait alors en latin en repassant, avec, ma foi, une fort belle voix comme en ont généralement les Africains) ...
En Lorraine, c'était sur un brasero en arbre (selon les températures), de petits fers qui servaient à repasser le linge d'autel de l'église et le linge liturgique du prêtre ... Ma grand'mère brodait le linge (batiste et organdi, dentelles etc.) et sa soeur repassait, amidonnait et tout cela sentait bien bon (on n'utilisait que des braises de bois et jamais du charbon de mine, bien entendu)
Pierre (si bon d'avoir de tels souvenirs).