Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 702040 )Pour les " liturgistes-architectes" par AVV-VVK (2013-01-24 20:50:05) 

Lisez le 2e commentaire ("Anonymous") à propos de la plate-forme construite au-dessus de la Confessio dans la Basilique de Saint-Pierre à Rome. Le commentaire se trouve au blog "Orbis catholicus secundus", spécialement dans le reportage "Pio XII". Une réaction remarquable.
images/icones/bulle.gif  ( 702045 )Aide? par Miserere (2013-01-24 21:24:59) 
[en réponse à 702040]


C'est ici

Un Pie XII remarquable.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/vatican.gif  ( 702051 )Pour ceux qui veulent des messes pontificales à tout bout de champ par Nemo (2013-01-24 23:19:31) 
[en réponse à 702045]

Je ferai remarquer que le Saint-Père célèbre un événement important, que la basilique est comble, les 25 ans de son épiscopat.
Et pourtant c'est une simple messe basse que célèbre le souverain Pontife, une messe basse avec des chants et de la musique, et non une missa cantata comme le dit par erreur le titre.
Cela pour dire que la messe papale est totalement exceptionnelle, et que vouloir célébrer des messes papales voire même pontificales partout et à tout prix est une erreur moderne.
images/icones/hein.gif  ( 702057 )Missa Cantata (Code des rubriques de 1960) par Semetipsum (2013-01-25 00:38:42) 
[en réponse à 702051]


271. Il y a deux catégories de Messes : La Messe Chantée et la Messe lue.
La messe est appelée chantée si, de fait, le prêtre célébrant chante les parties qu’il lui revient de chanter selon les rubriques ; autrement elle est dite lue.
En outre, la Messe chantée est appelée Messe solennelle lorsqu’elle est célébrée avec l’assistance de ministres sacrés ; si elle est célébrée sans ministres sacrés, elle est appelée Missa cantata.
Enfin, la Messe solennelle est appelée Messe pontificale lorsqu’elle est célébrée par l’évêque, ou par d’autres [prêtres] qui en ont la faculté, avec les solennités fixées dans les livres liturgiques.



J'en conclu qu'une Messe chantée, sans minitres sacrés, n'est pas une messe basse avec des chants mais une Missa cantata.
J'ai faux?
images/icones/bible.gif  ( 702059 )Quid des encensements lors d'une Missa cantata ? par Candidus (2013-01-25 02:47:39) 
[en réponse à 702057]

Il s'est instauré à peu près partout l'habitude de procéder, lors des messes chantées, aux encensements normalement réservés aux messes solennelles.

J'ai le souvenir de personnes d'un certain âge, qui à l'issue d'une messe chantée, soulignaient que tous ces encensements ne correspondaient pas à la messe de leur enfance.

Je crois que c'est au début des années 60 (sans doute dans le rite de 1962) que les encensements ont été permis, lors de la messe chantée, afin de SOLENNISER une fête ou un dimanche particulier.

Cette généralisation des encensements (même chez ceux qui rejettent le missel de 1962 !) n'est-il pas un abus ?

En ayant systématisé ce qui n'était permis que pour "solenniser" un événement, n'avons nous pas banalisé ce rite ?
images/icones/abbe5.gif  ( 702130 )Peut-on qualifier d'abus ? par Nemo (2013-01-25 18:14:10) 
[en réponse à 702059]

Je ne pense pas quon puisse qualifier cette pratique d'abus sauf si l'on considère que l'utilisation du missel de 1962 en est un quand on est traditionaliste, ce qui est mon point de vue.
La règle était que les encensements étaient réservés à la messe solennelle.
Pour faire joli, on a demandé à Rome un indult pour faire joli aux gandes fêtes, ce qui fut accepté.
Puis on étendit l'indut aux dimnches pour faire plus joli encore.
Et devant l'état de nécessité de ces fidèles en manque d'encent, on a pondu en 1962 les règles générales du missel romain :

426. Incensationes quæ in Missa solemni fieri debent, fieri possunt etiam in omnibus Missis cantatis.

Comme ce n'était pas suffisant, des prètres, FSSP entre autres, plus préoccupés de faire du flafla que de la liturgie, font chanter "je m'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu" pendant qu'ils encensent l'autel, l'introït avant été zappé.

Et un jour Rome avalisera de faire les encensements à n'importe quelle messe, et pourquoi pas pendant l'Angelus et le Benedicité ?
images/icones/neutre.gif  ( 702078 )La messe est chantée par Vincent F (2013-01-25 10:51:05) 
[en réponse à 702057]

Si le prêtre chante les parties doivent être chantées. Sinon c'est une messe lue même si la foule chante le propre.
images/icones/1i.gif  ( 702094 )Vos explications, par AVV-VVK (2013-01-25 12:27:04) 
[en réponse à 702078]

Vincent F, et celles d'autres liseurs parlent des messes chantées. Dans le commentaire auquel je renvoie parle d'une plate-forme.
images/icones/hein.gif  ( 702100 )Que voulez-vous qu'on dise de cette plate-forme ? par Nemo (2013-01-25 14:04:37) 
[en réponse à 702094]

Sinon confirmer qu'elle correspond au désir de se montrer, qu'elle est bien dans l'esprit du face au peuple systématique (le peuple voit peu le célébrant à l'autel de la confession).
images/icones/porrectus.png  ( 702098 )Missa cantata par Nemo (2013-01-25 14:01:33) 
[en réponse à 702057]

La messe chantée avec ou sans ministres sacrés est celle où le célébrant chante toutes les parties qui lui reviennent au lieu de les dire.

Le célébrant n'a le droit de chanter que si le propre l'est intégralement aussi par des chantres : toutes les pièces, cinq en général. Si, et seulement si, le choeur a des difficultés, on pourrait psalmodier une pièce mais pas l'omettre : elle fait partie intégrante de la messe.

On pourrait imaginer un choeur qui chante tout le propre et l'ordinaire pendant que le célébrant dit, et ne chante pas la messe. Ca n'a guère de sens mais ce serait une messe basse avec chants.

Sur la vidéo, le Saint-Père célèbre une messe basse avec chants. Personnellement je trouve dommage qu'il n'ait pas célébré une messe papale, mais, faut-il le rappeler, Pie XII n'aimait guère la liturgie et les cérémonies longues. Il n'est donc pas étonnant que l'abandon du psautier et de la semaine sainte traditionnelle aient eu lieu sous son règne.

images/icones/2a.gif  ( 702131 )J'espère par Archange (2013-01-25 18:24:15) 
[en réponse à 702098]

que les chefs de chœurs vous lisent !


Si, et seulement si, le choeur a des difficultés, on pourrait psalmodier une pièce mais pas l'omettre : elle fait partie intégrante de la messe.



images/icones/1a.gif  ( 702136 )Pas seulement les chefs de choeur... par Nemo (2013-01-25 18:58:43) 
[en réponse à 702131]

Mais aussi et surtout le clergé qui doit les instruire quand ils ignorent ces règles.
images/icones/1d.gif  ( 702142 )oui, certains lisent par Chouette (2013-01-25 19:48:01) 
[en réponse à 702136]

mais restent pragmatiques et considèrent que c'est au clergé liturge de valider ou non la possibilité de ne chanter qu'une partie et non les 5 pièces...
Heureusement que ni vous ni Nemo n'êtes préfet de la congrégation pour le culte divin ou pape...Y'aurait plus beaucoup de pratiquants :)))))
images/icones/heho.gif  ( 702169 )Vous rendez-vous compte de ce que vous écrivez ? par Nemo (2013-01-25 22:59:38) 
[en réponse à 702142]

En gros, c'est au clergé de décider ce qu'on doit garder ou rejeter dans le missel romain. Et non, vous n'êtes pas moderniste !
Ensuite, que si l'on chantait la messe telle qu'elle est codifiée dans le missel, il n'y aurait plus beaucoup de pratiquants.
Eh bien je constate que les ravages du progressisme se trouvent vraiment même là où on se croyait protégé !
images/icones/1y.gif  ( 702177 )Oh soyez un peu plus zen par Chouette (2013-01-26 00:04:28) 
[en réponse à 702169]

Et moins campé sur vos ergots...

J'aurais dû me rappeler que votre sens de L'humour et le 2ème degré vous étaient difficiles d'accepter...
Desserrez'... Comme dirait une de mes sœurs :)))))))
images/icones/1f.gif  ( 702237 )Il y a la rigolade et les principes par Nemo (2013-01-26 12:52:59) 
[en réponse à 702177]

Ma réponse est factuelle, je n'en retire pas un iota. Que l'on soit défaillant dans l'observation des principes, j'en suis un exemple vivant. Mais relativiser les principes, avec ou sans humour, pour s'en échapper, ce n'est pas honnête.
Votre réponse esquive le débat en le déplaçant sur ma personne qualifiée implicitement de raide.
images/icones/hein.gif  ( 702236 )Chant du propre par Semetipsum (2013-01-26 12:52:45) 
[en réponse à 702098]


Le célébrant n'a le droit de chanter que si le propre l'est intégralement aussi par des chantres : toutes les pièces, cinq en général. Si, et seulement si, le choeur a des difficultés, on pourrait psalmodier une pièce mais pas l'omettre : elle fait partie intégrante de la messe.



De quel texte, car on me l'a demandé, tirez vous cette affirmation puisque le code des rubriques ne le précise pas.
J'ai assisté avant le concile ou juste après a des messes chantées sans aucune pièce du propre...
images/icones/livre.gif  ( 702310 )Qui vous l'a demandé ? par Nemo (2013-01-26 20:01:07) 
[en réponse à 702236]

Je ne vais pas faire comme les jésuites et répondre à une question par une autre question parce que si c'est un prêtre on peut légitimement se demander quelle formation il a eue.

Il y a des choses qu'il n'est pas nécessaire de mentionner dans les rubriques car tout le monde les connaît ou les devine. Il n'est pas précisé par exemple qu'il est interdit d'omettre la récitation ou le chant du Pater à la messe : il ne serait jamais venu à l'idée de personne de le faire.

Mais comme, vous le dites vous-même, des abus ont été constatés, le dernier texte sur la musique sacrée nous dit ceci. C'est quand même l'Instruction sur la Musique Sacrée et la Sainte Liturgie selon l'esprit des Encycliques de Pie XII "Musicae Sacrae Disciplina" et "Mediator Dei" qu'il serait impardonnable à un clerc de ne pas connaître, le texte récent le plus fondamental sur la musique sacrée (1958). Il reprend tout ce qu'on peut trouver ailleurs en particulier :

21. Tout ce qui doit être chanté, selon les livres liturgiques, soit par le prêtre et ses ministres, soit par la schola ou le peuple, appartient intégralement à la liturgie elle-même. C'est pourquoi :

a) Il est strictement interdit de changer, de quelque manière que ce soit, l'ordre du texte à chanter, d'en altérer ou d'en omettre des paroles, ou de les répéter abusivement. Dans les chants, également, qui relèvent de la polyphonie sacrée et de la musique sacrée moderne, chacune des paroles du texte doit être perçue clairement et distinctement.

b) Pour le même motif, en toute action liturgique, il est explicitement défendu d'omettre, soit totalement soit en partie, aucun texte liturgique qui doit être chanté, à moins que les rubriques n'en aient disposé autrement.

c) Mais si, pour une cause raisonnable, par exemple le nombre insuffisant des chanteurs, ou leur imparfaite habileté dans l'art du chant, ou encore parfois, à cause de la longueur d'un rite ou d'un chant, l'un ou l'autre texte, qui revient à la schola, ne peut être chanté tel qu'il est noté dans les livres liturgiques, il est seulement permis de chanter intégralement ces textes, soit recto tono, soit à la manière des psaumes, avec accompagnement d'orgue si l'on veut.

Musique sacrée et liturgie

Ce n'est pas une nouveauté, c'est la loi constante de l'Eglise jusqu'aux bouleversements des années 70.

Etes-vous sûr que les messes auxquelles vous avez assisté n'étaient pas des messes basses avec cantiques ou chants ? Cela-dit, c'est bien parce que les abus existaient que ces règles sont rappelées avec force en 1958. On trouve le même genre de rappel sur l'obligation de dire ou chanter les lectures, épître et évangil en, en latin, même si elle sont dites en français, règle assez peu respectée aujourd'hui.