“Dire la vérité sans concession” n’est plus depuis longtemps, hélas, l’idéal des journalistes qui, trop souvent, paraissent vouloir donner raison au jugement pessimiste que publiait, il y a plus de vingt ans, le pasteur suisse Jean-Marc Berthoud dans le n° 5 de sa collection
Documentation chrétienne :
“Les médias ne servent pas à informer le public, mais bien plutôt à le former, à le berner, à le mener là où d’autres veulent qu’il aille. Les moutons de Panurge et les pourceaux des Gadaréniens sont toujours parmi nous. Ils portent tout simplement aujourd’hui d’autres noms : opinion publique, idiots utiles, sondages, démocratie, etc. On flatte le peuple pour mieux le tromper. La chanson n’est guère nouvelle. Dans les systèmes politiques que nous connaissons – tant à l’Est qu’à l’Ouest – les médias, d’une manière plus ou moins explicite, servent à former les esprits, les intelligens, les mémoires, les volontés des lecteurs, des auditeurs, des spectateurs. Voilà le but réel de l’information, FAÇONNER LES CITOYENS SELON LE MODELE ETABLI PAR UNE ELITE QUI N’A DE COMPTES A RENDRE QU’A ELLE-MEME.”
V.