Le Forum Catholique
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( 701105 )
Mariage gay, constitutionnalité du référendum: une belle démonstration par Gaspard (2013-01-17 14:10:14)
Les questions relatives à la famille relèvent assurément de la politique sociale de la nation ! En témoigne le fait que la "commission des affaires sociales" de l’Assemblée nationale s'est saisie pour avis, conformément à l'article 87 du règlement de l'Assemblée, du projet de loi sur le mariage. En effet, selon l'article 36 (alinéas 9 et 10) de ce même règlement, la commission des affaires sociales a pour champ de compétence, entre autre, la famille !
Il serait quand même étonnant que le terme "politique sociale", employé à l'article 11 de la Constitution, n’inclut pas la famille et, donc, le mariage, alors qu'il y renvoie dans le règlement de l'Assemblée qui donne compétence en matière familiale à la commission des affaires sociales.
En outre, comment expliquer que madame Bertinotti, ministre déléguée chargée de la famille, dépende du ministère des affaires sociales et de la santé, si ce n’est par le fait que la politique sociale inclut bien entendu la politique familiale ?
Source : le Collectif pour l'enfant, cité ici :
Salon Beige

( 701106 )
demande de référendum national par jejomau (2013-01-17 14:31:44)
[en réponse à 701105]
Il est en ligne et on peut le trouver en
CLIQUANT sur le lien.
Depuis hier, on est passé de 150 000 demandes à ... environ 170 000 maintenant !!!!!!!!
Cela signifie qu'en un jour on a 20 000 signatures en plus.
DU JAMAIS VU !
A ce rythme sur 15 jours, on aurait au total quasiment 500 000 signatures ! Si on y arrive, ce sera la démonstration éclatante que la population ne veut pas que ce sujet soit présenté au Parlement dans les conditions actuelles.
Faut-il pour autant un référendum ? C'est une autre question bien sûr. Entendu ce matin Mgr Podvin sur RMC à 7h 50 qui indique que l'Eglise est plutôt favorable à un débat style "débat bioéthique" tel qu'il avait été mené sous Sarkosy. Le Référendum n'est pas forcément en soi une panacée, mais ce que fait remarquer Mgr Podvin, c'est que sa demande
manifeste clairement
le rejet des élus et de la classe politique actuelle en qui les français n'ont plus confiance .
En attendant que la Droite se réveille, en attendant que les élus PS se posent les bonnes questions et retrouvent leur
liberté de vote pour cette loi... continuons à
faire circuler ce Référendum à tous avant de l'envoyer à nos élus et sur le site de la Présidence....
AVANT le vote de cette loi inique !

( 701109 )
Si : un référendum serait une victoire ! par Lamy (2013-01-17 15:04:58)
[en réponse à 701106]
Quand vous dites
Le Référendum n'est pas forcément en soi une panacée
, ce n'est effectivement pas faux, car si la vérité sortait des urnes Jésus ne se serait pas fatigué à s'incarner ...
Mais dans les faits concrets : si un référendum avait lieu sur le sujet : la victoire du non serait large car si les opposants sont motivés (et on a vi qu'ils le sont) on ne peut pas en dire autant des partisans dont l'argument principal se borne à un "pourquoi pas" pour la plupart d'entre eux ... ce qui est suffisant pour faire du pourcentage dans un sondage "bien" orienté n'est pas forcément suffisant pour laire aller aux urnes ...
La meilleure preuve est l'acharnement autiste et aveugle du gouvernement à refuser tout référendum ...
J'ajoute même à la démonstration précédente qu'aucun avis constitutionnel ne peut contredire un résultat de référendum.

( 701111 )
c'est la position de l'Eglise de France par jejomau (2013-01-17 15:22:10)
[en réponse à 701109]
par la voix de Mgr Podvin dont l'argument est explicité par lui-même justement qui fait remarquer que tout dépend comment serait posé la question... Voilà pourquoi j'ai écrit que ce n'était pas la panacée.
Sur les conséquences du référendum, en effet, votre argument je le comprends à 100%
Ceci dit, en l'état actuel des choses : il faut soutenir ce Référendum plus que jamais car il peut être un formidable désaveu de la Loi préparée par l'immense majorité des français.... Avec la possibilité d'une intervention présidentielle quand même en dernier ressort

( 701113 )
peut-on faire un référendum... par utunumsint (2013-01-17 15:24:45)
[en réponse à 701109]
...sur des points qui relèvent du droit naturel ???
Autant mettre aux voix des hommes le plan de Dieu sur la création et la loi naturelle toute entière !
Quant à dire qu'un référendum serait gagné d'avance, je me permet de n'être pas aussi catégorique (sans pour autant déclaré le résultat perdu d'avance !). Non que je crois aux sondages dont on nous rebat les oreilles depuis des mois, mais parce que le poids des médias jouant sur la corde sensible et compassionnelle de nombre d'électeurs, ajouté à la capacité de mensonges en de tels sujets (pour ne citer que ces raisons), rend très aléatoire la préparation d'un tel référendum dans les esprits de ceux qui auraient à voter. Les exemples ne manquent pas dans notre histoire où les mentalités ont été inversées en quelques années.

( 701116 )
Si on peut ? Bien sûr ! par Lamy (2013-01-17 15:50:16)
[en réponse à 701113]
Bien sûr qu'on peut !
Il s'agit là de trancher l'application (ou pas) de cette réforme dans la cité, pas de discutailler pour savoir si elle est ou non conforme à la Loi Naturelle inscrite par Dieu dans sa Création.
D'un coté : Dieu a désapprouvé cette loi depuis longtemps et pour toujours, d'un autre : à nous d'utiliser tous les moyens ("même légaux" !!) pour faire appliquer dans la cité la Loi de Dieu.
Chacun à sa place : "les hommes d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire"

( 701120 )
@ Lamy par utunumsint (2013-01-17 16:15:35)
[en réponse à 701116]
Vous me surprenez !
Vous écrivez : il ne s'agit "pas de discutailler pour savoir si elle est ou non conforme à la Loi Naturelle inscrite par Dieu dans sa Création". C'est pourtant la raison la plus fondamentale pour laquelle on ne peut pas accepter une telle loi.
Bien sûr, tout dépendra de la façon dont serait tournée la question, mais la loi naturelle est bien le fondement sur lequel a été institué le mariage. Et cela, même des non chrétiens l'admettent (cf la réaction de juifs, de musulmans, d'athées également.
Bien à vous

( 701127 )
Nous sommes bien d'accord ! par Lamy (2013-01-17 16:54:17)
[en réponse à 701120]
Loin de moi l'idée de remettre en question la loi naturelle ni même de discuter de son bien fondé : c'est la loi de Dieu, tout homme doit s'y soumettre, point.
Pour autant : il faut absolument couper l'herbe sous le pied de l'idée que d'aucun ne manqueront pas de faire valoir, à savoir : "cette loi ne se discutant pas, il faut boycotter le référendum ".
Pour savoner la planche du mariage traditionnel y'aurait pas mieux ...

( 701134 )
Bien sûr ! par utunumsint (2013-01-17 17:11:35)
[en réponse à 701127]
Il n'est pas question, dans mon esprit, de boycotter un référendum, c'est évident.
S'il est décidé parce que des pressions ont pu être faites, je voterai, c'est clair.
Mais j'y suis tout à fait opposé dans le principe même. Jamais je n'encouragerai qui que ce soit à faire pression pour le référendum.
En clair, inutile de m'envoyer une pétition en faveur d'un référendum !

( 701145 )
Idem par Feiz ha Breizh (2013-01-17 17:42:29)
[en réponse à 701134]
Je suis tout à fait d'accord avec vous. J'ajoute qu'un referendum sur la question justifierait que ce soit une question qui puisse être soumise aux urnes et à la majorité, non seulement cette fois, mais également dans l'avenir, avec des rapports de force pouvant évoluer, et pas nécessairement dans le bon sens. En clair, quand bien même nous l'emporterions cette fois, ce serait sans doute repousser l'échéance.
Je me poserai en revanche plus de questions s'il s'agissait d'un referendum visant à constitutionnaliser la famille union d'un homme et d'une femme en vue de la procréation. Mais je tombe dans le fantasme, là, à moins qu'un referendum d'initiative populaire puisse être organisé en ce sens, ce qui apparaît pour le moins improbable!

( 701200 )
Un référendum décide de ce qui est légal, pas de ce qui est légitime. par le torrentiel (2013-01-17 23:53:34)
[en réponse à 701120]
"La loi est l'expression de la volonté générale" n'a jamais voulu dire que la volonté générale, ici majoritaire, détenait la vérité. Le référendum ne constitue qu'une manière, si la conscience de l'électeur est droite, de faire éventuellement adhérer le corps social aux Lois et à la volonté de dieu. Est-ce que Dieu contraint les personnes à obéir à ses lois? Pourquoi autrement en irait-il des personnes et autrement des corps sociaux? La critique de la démocratie au nom du droit naturel me paraît reposer sur ce malentendu.

( 701119 )
on peut bien sûr par jejomau (2013-01-17 16:14:28)
[en réponse à 701113]
la question serait :
pour le mariage homosexuel : OUI - NON
Ou alors :
Pour le projet proposé par le gouvernement : OUI - NON
le Président Hollande pour l'instant sans autorité, considéré comme le Président des LGBT, reprendrait la main, se situant au-dessus des partis et remettant à sa place le PS LGBT qui veut tout régenter... Redeviendrait comme par magie, le Président de tous les français...

( 701122 )
on ouvrirait... par utunumsint (2013-01-17 16:28:11)
[en réponse à 701119]
...une boite de pandore !
C'est la victoire de la démocratie sur la soumission à une loi naturelle qui transcende nos lois humaines.

( 701124 )
C'est l'utilisation pertinente, par megnace (2013-01-17 16:44:59)
[en réponse à 701122]
faute d'autres moyens qui seraient plus évidemment efficaces (mais lesquels) dans notre contexte, des moyens de la démocratie, profane, pour défendre la loi naturelle transcendante.
Un moyen très imparfait au service d'une cause bien plus parfaite, cela ne me choque pas.

( 701126 )
le moindre mal ? par utunumsint (2013-01-17 16:52:51)
[en réponse à 701124]
c'est très tentant, en effet. Mais il y a quelque chose de vicié à la base : on met aux voix une disposition du Créateur.
Saint Athanase avec dit, lors d'un Concile, face aux Ariens majoritaires : vous voulez mettre aux voix la vérité ? Mais seriez vous 1000 contre moi à me dire qu'il fait nuit alors qu'il fait jour, vous ne changerez pas la vérité !
Un référendum aurait un effet dévastateur dans les mentalités : il reviendrait, me semble-t-il, à laisser penser aux français que l'on peut mettre aux voix ce qui dépend de la nature même des choses. C'est toujours la boite de pandore qu'on ouvre.
Le moindre mal est le pire des maux.
Enfin, le pire de tous les arguments, mais je le dis quand même : et si on perd le référendum ???

( 701137 )
C'est en dernier ressort ... par Lamy (2013-01-17 17:19:37)
[en réponse à 701126]
Il est clair que par voie parlementaire l'affaire est déjà perdue.
Si on n'obtient pas un référendum, il restera quoi ?
Si d'ailleurs on rechigne au référendum : pourquoi est-on allé manifester le 13 ?(Avec nos prêtres et nons évêques d'ailleurs ?)
Vaut-il mieux "ouvrir le boite de Pandorre" (en laissant les voix trancher sur ce sujet) ou laisser passer cette réforme ?
N'avons-nous pas déjà suffisemment laissé faire en 1975 ?
Si la loi passe les consciences évolueront dans son sens ... c'est tout aussi dramatique que la boite de Pandorre ...

( 701140 )
très juste ! par utunumsint (2013-01-17 17:31:57)
[en réponse à 701137]
si la loi passe, les esprits évolueront dans sons sens... Et c'est une autre boite de pandore qui s'ouvre : PMA, adoption... Inceste... polygamie... sans parler des conséquences désastreuses sur les enfants. Nous sommes bien d'accord.
Mais encore une fois, avant de parler de référendum, pouvons nous dire que tout a été fait pour rappeler le droit, el vrai le droit naturel, d'une manière ou d'une autre ? Je n'en suis pas encore convaincu...
Vouloir un référendum (et non le subir, comme je sens que je devrais le faire) nous fait entrer dans le jeu de ces idéologues laïcards. C'est risquer de s'entendre dire que qu'André Laignel, ministre de Mitterand, disait : « Vous avez juridiquement tort, puisque vous êtes politiquement minoritaires »
Je ne crois pas que ce soit le discours de l'Église de Notre Seigneur !

( 701132 )
on n'a pas tout fait ! par utunumsint (2013-01-17 17:07:41)
[en réponse à 701124]
Vous posez la question de savoir s'il y a d'autres moyens. Bien sûr !
Outre des moyens déjà mis en oeuvre : manifestations, chaines de prières ; combien étaient-ils, dans toute la France, à prier, parfois longuement, dimanche 23 tandis que nous marchions ? Dieu seul le sait ! Et il faut continuer.
Dans les années 1970-1975, au moment de u combat contre le projet de loi sur l'avortement, période sombre de l'histoire de France, les enjeux étaient tout aussi importants que ceux d'aujourd'hui. La loi est passée, c'est vrai Combat perdu ? Peut-être. Le contexte ecclésial n'a pas permis une victoire qui était possible, Simone Veil l'a confirmé plusieurs années après.
Cependant, un groupe de laïcs a quand même réussi à contrer cette loi pendant plus de 2 ans et demi. En mobilisant tous les corps intermédiaires de la société impliqués, d'une manière ou d'une autre, pour signer des déclarations montrant de façon argumentée leur refus du projet de loi. Des milliers de maires et élus locaux ont signé une déclaration es qualité ; des milliers de médecins également ; des milliers d'infirmiers, gynécologues, sage-femmes de même ; des juristes aussi
Aujourd'hui, des pétitions ont été faites auprès des maires et adjoints, c'est vrai. À mon sens, on peut continuer dans cette direction. Mais je suis convaincu que tous les corps de métiers impliqués dans le débat actuel n'ont pas encore manifesté leur refus du projet : juristes, médecins, pédo-psychiatres, psychologues, éducateurs, etc...
Que le parlement et le gouvernement voient sur leur bureau des déclarations signées par des milliers de ces professionnels ne peut que confirmer la vague qui a commencé le 23 janvier. De plus, et c'est très loin d'être négligeable, bien des ecclésiastiques aujourd'hui montent au créneau, chacun à sa place, ce qui n'eut pas lieu en 1970, hélas !
C'est un travail de fond, dans la durée. Mais avec les moyens de communication actuels, c'est plus facile que de coller des dizaines de milliers de timbres sur des enveloppes remplies à la main !
Courage, on les aura !
Bien cordialement.

( 701142 )
Je parlais des moyens par megnace (2013-01-17 17:39:36)
[en réponse à 701132]
appropriés à une lutte contre un projet de loi, donc des moyens juridiques ; il ne s'épuiseront pas avec le vote de la loi, l'affaire n'est donc pas pliée sur ce plan.
Mais d'ici là nous avons le choix, pragmatiquement, entre laisser faire sans se battre, ou tenter d'obtenir un référendum. Dans un cas, la cause est perdue même si on se berce d'espoir de retour en arrière, dans l'autre on a une chance de gagner.
Il ne s'agit pas de mettre aux voix la Loi naturelle : 1000 lois qui la violeraient n'enlèveraient rien à sa vérité ; il s'agit de tenter le possible à notre niveau pour rembarrer une de ces 1000 lois.

( 701146 )
certes ! par utunumsint (2013-01-17 17:48:06)
[en réponse à 701142]
Je vous comprends bien. Mais je crois que les moyens dont je parle sont de nature à faire reculer un président, un gouvernement, un parlement !
Je reste convaincu que nous n'avons pas tout fait en ce sens. Comment Dieu pourrait-il donner la victoire à un combat qui n'a pas été mené jusqu'au bout ?
J'ajoute qu'un tel travail aurait le mérite d'attirer aussi l'attention de beaucoup de professionnels sur ce problème, auquel ils n'ont peut-être pas beaucoup pensé, laissant les parlementaires faire leur travail, et qu'en aval, ce travail de fond aura certainement un impact sur la vie de la société. C'est un travail à court, moyen et long terme dont je parle.

( 701147 )
oui mais non par Japhet (2013-01-17 17:55:36)
[en réponse à 701142]
Oui votre analyse est pertinente..... mais encore une fois Hollande n'a aucune raison à ce jour de renoncer à ce qui restera "une avancée considérable dans l'égalité des droits" que tout le monde reconnaîtra comme telle avant la fin de l'année (comme pour le PACS, le divorce et l'avortement). Il n'y aura pas de réferendum.

( 701150 )
il a peut-être une raison par utunumsint (2013-01-17 18:09:05)
[en réponse à 701147]
celle de ne pas s'aliéner une bonne partie des français, si... suffisamment d'entre eux s'expriment es qualité professionnelle. On parle d'un embarras actuel au gouvernement, et la manif des pro-mariage pour tous risque bien d'être un four, voire une belle claque !
L'Espérance n'est interdite qu'il reculera, me semble-t-il, si nous avons tout fait.

( 701158 )
Communiqué de Civitas par Japhet (2013-01-17 19:36:25)
[en réponse à 701150]
si'l y a 340000 qui paticipent, alors là je dis que la victoire est proche!
"Le 29 janvier prochain s'ouvriront les débats en séance plénière à l'Assemblée Nationale à propos de ce projet de loi contre-nature. La prière est l'arme la plus puissante contre les forces du mal. Le 29 janvier, venons prier avec Foi et Espérance, avec attention et ferveur Celui qui est Tout-Puissant. Implorons Dieu de nous préserver de cette loi inique, de susciter les défenseurs de la Famille, de nous guider dans nos actions. Le 29 janvier, durant cette veillée de prières devant l'Assemblée Nationale, nous supporterons le froid comme une pénitence."

( 701160 )
exactement par jejomau (2013-01-17 19:41:11)
[en réponse à 701158]
ils ont compris : Solidarnosc a commencé comme çà. Syndicat interdit, Solidarnosc a mis tout le peuple polonais à genoux en prières, nuit et jour... On connait la suite !

( 701199 )
Le référendum serait une victoire et un devoir. par le torrentiel (2013-01-17 23:43:18)
[en réponse à 701109]
S'il est constitutionnel, ce qui semble en passe d'être démontré (ce qui fausse tout dans le débat sur la constitutionalité de ce référendum, c'est ce néologisme de "sociétal", dont l'émission "Mots croisés" a démontré l'autre soir qu'il était un synonyme de "civil". Puisque j'en suis à parler de cette émission, je trouve qu'Henri guaino se montre l'adversaire le plus intelligent du "mariage pour tous" , même s'il dit, pour ne pas sortir des clous, être partisan des lois précédentes sur la contraception et l'avortement. Encore une digression pour dire qu'on ne doit pas non plus critiquer le soutien apporté à "la manif pour tous" de "la mère veil" (allons-y!) D'une part parce qu'aucun homme ou femme politique n'est tout à fait homme de mal ou homme de bien. Mme veil n'est pas seule responsable de sa loi. Sur le plan humain, Mme veil est quelqu'un de très bien, j'en ai reçu une preuve quasi personnel. Enfin, si l'entourage de l'ancienne ministre ne tient pas à ce qu'on communique sur ce soutien, ce n'est pas nécessairement imputable à une lâcheté de sa part et à un refus de se montrer réactionnaire au rebours de ce que plaît à dévoiler d'elle l'iconographie médiatique. C'est aussi parce qu'elle a un devoir de réserve du fait de sa fonction de membre du conseil constitutionnel, je ne l'ai pas beaucoup entendu rappeler dans les différents gloussements qu'a fait pousser le soutien de Madame veil à cette manif)
-Le référendum est un devoir pour le gouvernement, non seulement un devoir moral, non seulement un devoir de cohérence intellectuelle, parce qu'on ne peut pas avoir soutenu le référendum d'initiative populaire et refuser l'initiative du lien mis en ligne par Jejomau, mais même un devoir civil, si cette pétition est rédigée dans les formes.
-Et un devoir pour nous, catholiques: un devoir de réclamer ce référendum, si nous sommes contre ce changement civil, un devoir de défendre notre droit à nous exprimer directement dans les urnes sur cette "réforme de civilisation" (aux dires de Madame la garde des sceaux).
Le référendum est davanage un devoir qu'une manifestation, même si c'est peut-être la manifestation qui, dieu voulant, aura rendu possible le référendum.
Par-dessus tout, sauf à expliquer cette position par la pure et simple mauvaise foi, je ne vois pas en quoi ce serait le référendum qui serait clivant, et non pas la réforme elle-même.
Il y a deux manières de mener une mauvaise campagne de référendum: la première est de déplacer la question, ou de considérer tellement le peuple comme un imbécile que l'on considère a priori qu'il n'y répondra pas. Et la seconde manière, celle qui fait procéder le clivage du référendum, est de confondre un référendum avec un plébiscite.
Ce n'est pas parce qu'un référendum appelle une réponse par oui et par non qu'il est clivant. Il n'est pas plus clivant qu'un choix, tout choix répondant toujours à une alternative binaire (pléonasme).
Enfin, il faudrait que des constitutionalistes s'emploient à rendre constitutionnel le référendum à plusieurs questions. On réduirait la binarité du référendum et la simplification des problèmes à laquelle il risque de conduire. Bref, on ôterait les raisons de considérer le référendum comme une source de reproches.

( 701186 )
Cela me paraît pour le moins prématuré ! par jl d'André (2013-01-17 22:17:30)
[en réponse à 701105]
La constitution est très claire, pour que le gouvernement soit obligé de tenir ce référendum, il faut que ce soit demandé non seulement par 1/10 des électeurs (soit effectivement un peu plus de 4 millions), mais aussi par 1/5 des parlementaires (députés et sénateurs) et la constitution précise même que ce sont ces derniers qui en ont l’initiative.
Certes, il y a suffisamment de députés et de sénateurs opposés à ce projet pour qu’on puisse espérer qu’il y en ait 1/5 qui demandent ce référendum, mais pour l’instant ils ne l’ont pas fait. En anticipant et en signant tous pour une proposition qui risque d’être différente dans sa formulation de celle que déposeront les députés et sénateurs, on court le risque que ni l’une ni l’autre ne soit recevable.
Il ne sert à rien de se précipiter, attendons que les députés et sénateurs déposent leur proposition pour la soutenir massivement. En attendant, nous pouvons seulement écrire à notre député (surtout s’il est de l’opposition) pour lui demander de prendre cette initiative.

( 701190 )
vous parlez du gouvernement par jejomau (2013-01-17 22:37:05)
[en réponse à 701186]
en l'occurrence. Mais le Président peut très bien décider de faire, en ce qui le concerne, ce référendum, non ?

( 701218 )
Bien sûr ! par jl d'André (2013-01-18 10:10:08)
[en réponse à 701190]
Le président peut très bien soumettre ce projet à référendum, la constitution lui en reconnaît le droit !
Mais il a déclaré qu'il ne le ferait pas !
Alors on peut, bien sûr, faire pression sur lui pour qu'il le fasse quand même !
Mais tant qu'à faire, autant faire pression sur lui, directement pour qu'il retire son projet de loi, cela me paraît bien plus opportun !
N'oublions pas que ce référendum n'est qu'un moyen pour obtenir le retrait de ce projet de loi sur le mariage homosexuel. Et ce n'est pas le moyen le plus approprié, car il fait dépendre de la volonté populaire, l'acceptation d'une règle morale et sociale qui la transcende. Ce moyen ne doit donc être employé qu'en dernier recours, lorsque tous les autres ont échoué !
S'il y a espoir de faire pression efficacement sur le président, faisons pression sur lui pour qu'il retire ce projet de loi. S'il n'y a pas espoir de faire pression sur lui, prenons les moyens pour qu'il soit obligé d'accepter ce référendum, c'est à dire soutenir l'initiative des députés et sénateurs plutôt que de l'anticiper et dans l'intervalle faire pression sur eux pour qu'ils prennent effectivement cette initiative !