Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 700091 )Plainte contre la France pour crime contre l'humanité avant 1848 par Jean Kinzler (2013-01-09 16:13:24) 

Justice. Une Française d’origine guadeloupéenne va assigner l’Etat pour «crime contre l’humanité».

Par DIDIER ARNAUD
Elle s’appelle Rosita Destival. Elle a 51 ans, porte un tee-shirt noir où il est inscrit en lettres blanches : «Brigade anti-négrophobie». Hier, cette citoyenne française d’origine guadeloupéenne annonçait son intention d’assigner d’ici quelques jours l’Etat français «pour crime contre l’humanité», lors d’une conférence de presse organisée par le Conseil représentatif des associations noires (Cran). Le père de Rosita était plombier, sa mère ouvrière d’usine, et Rosita, diplômée d’un CAP d’industrie et de l’habillement, a eu tout le mal du monde à trouver un emploi. Elle a retrouvé les traces de son aïeul, Lucien Thelismard, qui en 1834 a été affranchi, à l’âge de 13 ans. Elle pense que «la recherche généalogique contribue à nous reconstruire psychologiquement». Et précise que «la première des réparations est un droit à la mémoire, qui est une clé pour notre avenir». Elle dit : «Tandis que nous végétons, il y a un racisme et une impunité des anciens esclavagistes qui perdurent.»

«Préjudices». Son avocat explique qu’il posera une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au tribunal de grande instance de Paris, basée sur l’égalité de traitement des droits de chaque être humain. Il rappelle qu’à l’abolition de l’esclavage, en 1848, des esclaves étaient abandonnés sans terre, tandis qu’on indemnisait les maîtres. Il demande que des experts soient désignés pour «évaluer un préjudice» qui a été causé plusieurs siècles auparavant, mais aussi qu’on comptabilise les dommages actuels.

Rosa Amelia Plumelle-Uribe, vice-présidente du Mouvement international pour les réparations (MIR), précise que cette question a été longtemps «taboue», voire reçue comme «une plaisanterie». Mais, aujourd’hui, beaucoup d’associations et de personnalités ont compris que l’affaire était «sérieuse».

D’après Rosa Amelia Plumelle-Uribe, la démarche de Rosita est capitale. Il s’agit pour la première fois d’une initiative «engagée par une descendante de l’Etat français, victime directe, qui ne se bornera pas à demander l’ouverture d’un musée ou une peine symbolique», mais qui réclamera des réparations à partir de son vécu. A l’appui de son raisonnement, une juriste autrichienne assure que la question de la prescription ne se pose pas, car il y a «toujours eu des victimes qui ont demandé réparation, et que les tribunaux ont donné raison à tous les plaignants».

Promesses. Louis-Georges Tin, président du Cran, a rappelé combien son association soutenait la démarche. D’autant qu’après avoir promis d’engager une discussion, en octobre, l’Elysée n’a toujours pas tenu ses promesses. «Si le gouvernement n’a pas souhaité répondre sur le terrain politique, peut-être se verra-t-il obligé de le faire sur le plan judiciaire», a suggéré Tin. Avant de conclure : «Etre esclave, c’est être privé de famille, de communauté et de stratégie pour survivre.»liberation.fr
images/icones/abbe1.gif  ( 700095 )ce serait bien que cette plainte soit recevable par jejomau (2013-01-09 16:36:37) 
[en réponse à 700091]

Comme çà on pourrait déclencher également un procès contre le communisme ( et toute la gauche par la même occasion) pour "crimes contre l'humanité"
images/icones/1b.gif  ( 700152 )En tant que descendants de Gaulois, portons plainte contre Rome .... par Ewondo (2013-01-10 03:34:39) 
[en réponse à 700091]

... qui a conduit bien des nôtres en esclavage, après tout, pourquoi pas ?


Pierre (qui surfe sur le surréalisme) ...
images/icones/neutre.gif  ( 700156 )A quand un mémorial pour le million d'esclaves européens en Barbarie ? par CMdelaRocca (2013-01-10 08:02:52) 
[en réponse à 700152]

A quand une repentance pour les « captifs en Barbarie » ? La question est posée à bon droit par Claude Lorne dans un article publié sur le site Polemia...
"Alors que la Ville de Nantes a édifié, aux frais des contribuables, un mémorial qui occupe un espace de 7.000 m2 sur les quais de la cité des Ducs, seule la traite transatlantique est évoquée. Une vision partielle et partiale de l’histoire de l’esclavage. Alors que les pays musulmans, et en particulier ceux du Maghreb, ont pratiqué pendant mille ans l’esclavage à grande échelle, s’approvisionnant en chair humaine, non seulement en Afrique sub-saharienne mais aussi sur les côtes européennes – plus d’un million d’Européens en furent les victimes – ...

Des centaines de livres sont consacrés chaque année aux Africains vendus (généralement par leurs compatriotes) aux négriers fournissant les colonies d’outre-Atlantique. Un calvaire également détaillé dans de multiples films et émissions de télévision et solennellement évoqué chaque 10 mai par la « Journée commémorative des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition ». Mais qui rappelle le martyre des esclaves blancs, plus d’un million selon l’historien anglais Giles Milton ?

Plus d’un million d’esclaves blancs

On sait quelle ampleur avait prise la piraterie barbaresque en Méditerranée et le péril qu’elle faisait courir aux populations riveraines, au point que la prise de la Régence d’Alger par la France, en 1830, fut approuvée et accueillie avec soulagement par toute l’Europe. On sait moins que cette piraterie fut presque aussi active dans l’Atlantique. A partir des côtes marocaines furent ainsi razziés aux XVIIe et XVIIe siècle non seulement des Britanniques mais aussi des Scandinaves, des Islandais, des colons du Groenland et même des Américains.
Après de longs recoupements, Giles Milton estime à plus de un million le nombre des esclaves occidentaux dont une infirme minorité put recouvrer la liberté, grâce au versement d’une rançon ou par évasion —
Mais l’Ecole de la République, si prolixe sur le sort des esclaves noirs, ne pourrait-elle du moins renseigner nos chères têtes blondes, et autres, sur ce que fut de l’autre côté de la Méditerranée le sort des esclaves blancs ? Cette ordalie subie par plus d’un million d’Européens constitue, Giles Milton est formel sur ce point, « l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire de l’humanité ». Pourquoi en est-elle aussi le chapitre le plus systématiquement occulté ?" (Claude Lorne- extraits)