Le Forum Catholique
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( 655508 )
Mgr Williamson: une retraite, des partisans, un séminaire par Don Henri (2012-12-26 18:26:43)
Mgr. Williamson a préché du 7 au 21 décembre une retraite sacerdotalepour dix "prêtres de la résistance" (comme ils s'appellent eux mêmes) dans le Kentucky aux USA. Il a accepté d'être l'"autorité religieuse" d'un groupe appelé "Résistance" qui comprend des communautés aux USA et au Brésil, avec l'espoir d'en fonder d'autres en Europe et en Australie. Ce groupe a pour but de "conforter les fidèles partout dans le monde afin de résister à l'Eglise conciliaire et à l'opération suicide de la néo-FSSPX". Un
séminaire va être fondé à la rentrée 2013. Et Mgr. W. sera de nouveau dans le Kentucky après Noël, du 28 décembre au 1er janvier.
J'ai tiré tout cela d'une lettre sur internet en anglais appelée "Nouvelles de la résistance" à laquelle on peut accéder
ici. Et ce n'est pas des menteries, il y a des photos pour prouver cette visite de Mgr. l'hérésiarque aux USA.
Au cas où cette lettre disparaitrait par désir de discrétion des partisans de Mgr. W., n'hésitez pas à la télécharger en appuyant sur le bouton vert "download".
Kyrie eleison (mais pas au sens que donne à ces mots Mgr. W.!)
+ PAX et BONUM

( 655509 )
une société sacerdotale de la "résistance" ? par jejomau (2012-12-26 18:29:28)
[en réponse à 655508]
On croyait avoir tout vu. Je reste songeur.....

( 655519 )
L'héritage de Mgr Lefebvre... par Paterculus (2012-12-26 21:25:01)
[en réponse à 655508]
... se divise une fois de plus, hélas !
Votre dévoué Paterculus

( 655521 )
Il se divise moitié moitié par Donapaleu (2012-12-26 21:34:14)
[en réponse à 655519]
comme le pâté d'alouette ! Un cheval, une alouette !

( 655525 )
Il ne se divise pas, il s'érode par Ennemond (2012-12-26 22:46:42)
[en réponse à 655519]
Bien entendu, il est regrettable que des prêtres abandonnent - ou soient conduits par leur attitude à quitter - l'oeuvre que Mgr Lefebvre a fondée. Mais, il faut bien se rendre compte que cette réaction de Mgr Williamson n'agit qu'à la marge. C'est inhérent à cette structure. Mgr Lefebvre l'expliquait in illo tempore. La Fraternité Saint-Pie X se trouve tellement happée par des vents contraires que pour tenir, il faut avoir un tempérament d'acier (1). Les désaffections à la marge, d'un côté ou de l'autre sont donc compréhensibles. Et toutes les personnalités bénéficiant d'un peu de charisme qui ont tenté l'aventure, en légitimant leur position sur le fait que la FSSPX vacillait et partait à la déroute, ne sont pas parvenues à créer un mouvement durable. La seule exception - elle ne reposait pas tant sur un charisme que sur une question de fond - est celle de la Fraternité Saint-Pierre. Mais dans le cas présent, il faut préciser plusieurs éléments :
1. D'abord, Mgr Williamson, personnalité très marquée, du fait de ses déclarations quelque peu inopportunes, part avec un sérieux handicap. Un mouvement qui se lance avec l'évêque britannique à sa tête aura toujours le risque de paraître ad extra négationniste avant tout. Rappelons-nous que lorsque Mgr Williamson a parlé des chambres à gaz, tous les lieux de culte de la FSSPX en Suède ont dû fermer leurs portes. Pour quelle raison les esprits deviendraient-ils soudainement bienveillants envers cet évêque au point de l'autoriser à créer des chapelles ?
2. Visiblement, peut-être conscient des éléments rapportés dans le point N°1, Mgr Williamson ne consent pas à créer une nouvelle structure. Il se contente d'un "réseau" qu'il a appelé Initiative Saint-Marcel. Si un plus grand nombre de prêtres l'avait suivi, s'il bénéficiait de subsides plus conséquents, il aurait probablement envisagé une structure qu'il ne peut pas se permettre de créer. Sur la photographie publiée sur le site mis en lien dans ce fil, une bonne moitié des prêtres n'appartient (ou n'appartenait pas) à la FSSPX.
3. Là où Mgr Williamson impressionnerait pour ne pas disparaître, c'est s'il procédait à des sacres épiscopaux qui ferait parler un temps les gazettes de la tradisphère. Âgé de près de soixante-treize ans, il pourrait d’ici une dizaine d’années être préoccupé par l'idée de se donner un remplaçant pour présider aux destinées d'une oeuvre qu'il aurait éventuellement fondée. Cependant, il lui serait très difficile de bénéficier des arguments dont disposait Mgr Lefebvre en 1988. Il n’aura probablement pas de co-consécrateur à ses côtés – à moins de pêcher dans la sphère sédévacantiste. Par ailleurs, il pourra difficilement légitimer l'impérieux besoin d’une consécration en faisant valoir la nécessité, à moins de prouver que NN.SS. Fellay, de Galarreta et Tissier de Mallerais ont, les uns après les autres, abandonné le flambeau de la Tradition. Par ailleurs, le discours traditionaliste réprouvant complètement le Siège apostolique est un discours qui prend peu. Preuve en est le peu d'essor des chapelles sédévacantistes.
4. Enfin, ceux qui sont attirés par ce petit créneau qui s'ouvre et qui tiennent un discours traditionnel qu'on pourrait qualifier de rigide ont été pendant des années tenus par des autorités qui leur interdisaient - Mgr Lefebvre le premier - la dérive verbale et théologique. Une fois affranchis de ces tuteurs et livrés à eux-mêmes, ils risquent fort de sombrer dans une dérive doctrinale et lexicale funeste. L'un des prêtres formant cette petite mouvance a parlé dans l'une de ses dernières déclarations de "la Rome fornicatrice". Au-delà de l'impossibilité à éprouver un amour pour Rome - ROme éternelle qui, à moins d'être sédévacantiste, se perpétue en la personne de Benoît XVI - son auteur montre qu'il a malheureusement franchi la ligne rouge de ce qui est permis. On ne peut que déplorer et prier.
(1) « Nous déplorons d'autant plus le départ de certains de nos membres. Sans doute, cela est dû aux circonstances dans lesquelles nous vivons, circonstances où le doute s'instaure partout, où les esprits sont troublés, circonstances aussi qui veulent que, étant d'une certaine manière un corps de combat de première ligne, facilement, ceux qui sont en première ligne deviendront des francs-tireurs, croiront avoir une mission particulière. Mais il est dangereux de se constituer en francs-tireurs. On peut non seulement ne pas accomplir la volonté de Dieu, ne pas accomplir la volonté de nos supérieurs, mais on peut aussi détruire involontairement, sans doute, l'œuvre que le Bon Dieu nous demande d'accomplir. » (Mgr Lefebvre)

( 655527 )
Merci... par Paterculus (2012-12-26 23:28:56)
[en réponse à 655525]
... pour ce point de situation très intéressant.
VdP

( 655564 )
Analyse très raisonnable par Aigle (2012-12-27 13:47:44)
[en réponse à 655525]
Merci cher Ennemond de cetet analyse claire et tout à fait crédible
Mais je crois qu'il aurait été bien utile de condamner Mgr Williamson bien avant 2012 - et au moins lors de ses dérives historiques alors que certains partisans de la FSSPX ont cherché à les justifier sur le thème "la FSSPX n'a pas à prendre position sur uen question historique - ni pour ni contre".
D'autre part je croyais que les 4 "évêques" "sacrés" en 1988 avaient promis à Mgr lefebvre de rester unis et que cette promesse garantissait la FSSPX contre tout risque de division...
Autre question : les trois "évêques" actuels de la FSSPX sont ils bien unis ?

( 655599 )
Sur Mgr Williamson et les autres évêques de la FSSPX par Ennemond (2012-12-27 19:34:58)
[en réponse à 655564]
Vous donnez vous-même la réponse à votre question. Pourquoi Mgr Williamson n'a-t-il pas subi de sanctions plus tôt ? Probablement en raison de la demande de Mgr Lefebvre de bien veiller à l'unité entre ces évêques. Mais dans l'esprit de Mgr Lefebvre, il s'agissait bien d'une unité dans la soumission à la Maison Générale : « je vous conjure de demeurer attachés à la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X, de demeurer profondément unis entre vous, soumis à son Supérieur Général, dans la foi catholique de toujours. » (Lettre aux futurs évêques, 29 août 1987).
Les raisons de ce renvoi ne sont pas tant liées au fond de ses déclarations contestées qu'à une indiscipline constante. Les supérieurs de la Fraternité ont fait allusion à la divulgation de plusieurs documents confidentiels, qui ont paralysé le bon fonctionnement de la FSSPX. Si l'évêque britannique avait été un simple prêtre, il aurait probablement été sanctionné plus tôt. Il a été en quelque sorte protégé par sa stature épiscopale. A posteriori, on voit finalement que son départ n'a pas créé tant de remous qu’on pouvait l’imaginer puisqu'une poignée de prêtres seulement paraît disposée à le suivre et qu'il ne fonde aucune structure. Par ailleurs, on peut légitimement penser que Mgr Lefebvre a été prudent en 1988. Au départ, il n'envisageait pas quatre évêques. Et on le voit, la FSSPX fonctionne sans grand problème avec trois. Sans doute le fondateur avait-il envisagé la possibilité que l'un ou l'autre défaille pour monter le nombre de candidats à quatre. Cela n'enlève rien aux regrets qu'on peut nourrir en apprenant que des clercs s'orientent vers des voies sans issue.
Quant aux deux autres évêques auxiliaires de la FSSPX, leur attitude explique leur position. Je vous regroupe ce qui est au moins public : Ils ont participé au chapitre général de juillet, l’ont défendu publiquement sans jamais critiquer le supérieur. Ils ont accepté les nouvelles missions que leur confiaient leurs supérieurs et n’ont pas approuvé l’attitude de Mgr Williamson, lequel s'est, depuis, attribué des missions, et a critiqué de manière répétée les autorités. Ce dernier se serait récemment vanté d’avoir reçu une lettre où Mgr Tissier de Mallerais lui disait s’interroger sur le bon choix que leur évêque consécrateur aurait posé en le désignant(1). Mgr de Galarreta a, quant à lui, dispensé en octobre une conférence qui expliquait et justifiait les conditions du chapitre général en vue d’un rapprochement avec Rome.
(1) Cette information provenant des milieux vantant l’action de Mgr Williamson, elle demeure soumise à la prudence qu’on peut réserver aux données circulant sur le net.

( 655601 )
La prudence par Rémi (2012-12-27 20:28:24)
[en réponse à 655599]
lorsqu'on envisage d'emblée que l'un ou l'autre "candidat" défaille, c'est de ne pas leur conférer l'épiscopat !! Enfin ?! Ou bien les prêtres sont idoines, ou bien non, mais quand on décide de sacrer on ne multiplie pas les évêques en espérant que sur le lot tous ne partent pas en quenouille ... Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Pourquoi pas douze évêques en se disant qu'au moins neuf seront fidèles au fondateur ?
J'ai certainement beaucoup moins d'admiration que vous pour Mgr. Lefebvre mais je doute beaucoup que cet archevêque ait tenu des raisonnements aussi étrangers à la transmission de la note apostolique de l'Eglise !! Vous devez vous tromper et lui prêter un point de vue qui "sans doute" le choquerait !
Du moins je l'espère et en réalité, la prudence comme vous dites, et le sens de l'Eglise veulent qu'on ne sacre pas du tout contre la volonté du Vicaire du Christ, mais c'est une autre histoire.
Enfin, Mgr. Williamson dont vous nous dites en gros à présent que le sacre épiscopal est une sorte de déchet, de résidu, de ratage de Mgr. Lefebvre dans la sélection des candidats, ratage déjà prévu et assumé à l'époque ("Sans doute le fondateur avait-il envisagé la possibilité que l'un ou l'autre défaille" ! Votre propos est effarant ! ) , de défaillance acceptable sur la fournée de 1988 pour la FSSPX dans sa proportion, un sur quatre, aura beau jeu de se réclamer à son tour de l'état de nécessité où sincèrement et de bonne foi il se pensera de ... transmettre ce qu'il a reçu: la grâce de l'épiscopat.
Il aura été à bonne école.

( 655602 )
Inutile de caricaturer par Ennemond (2012-12-27 20:52:59)
[en réponse à 655601]
Vous caricaturez complètement mon propos en me faisant parler de "ratage", de "résidu" ou de "déchet". C'est excessif et ça ne vous grandit guère. Mgr Williamson a eu un ministère prolifique et a fait beaucoup de bien par ailleurs. Lorsque Mgr Lefebvre a choisi ses candidats, il n'avait aucune garantie sur l'avenir, aucune assurance de la fidélité durable au supérieur de la part de ses évêques, pas plus que lorsque Notre Seigneur a choisi douze disciples. J'ai beau regretter l'évolution de Mgr Williamson, je suis cependant très loin de penser qu'elle s'apparente à la trahison de Judas. Je dis cela, car vous semblez prompt à déformer les propos. Ce que je veux vous indiquer, c'est qu'on peut choisir sans maîtriser l'évolution de ceux qu'on choisit.

( 655607 )
Evidemment par Rémi (2012-12-27 21:45:38)
[en réponse à 655602]
qu'on ne maitrise pas l'évolution de ceux qu'on choisit, mais lorsqu'on appelle à l'épiscopat c'est à dire à la plénitude de l'Ordre non seulement on y regarde à plus de deux fois, et si d'emblée, avant même de sacrer, on envisage la défaillance on s'abstient !! Surtout quand en plus le Saint-Père vous ordonne de le faire ! Voilà la prudence !
Ou tout du moins on ne multiplie pas les sacres d'évêques qu'on considère comme potentiellement défaillants avant même de les sacrer, au contraire on limite la casse en sacrant ... "le moins pire" , le moins potentiellement défaillant.
Et puis au fond, en quoi Mgr. Williamson comme évêque a-t-il failli ? Comme membre de la FSSPX, nous le savons, il a désobéi. Mais comme évêque sacré par Mgr. Lefebvre pour assurer les sacrements selon la forme traditionnelle, ce qui passe avant l'obéissance dans l'optique de l'état de nécessité, au fond, où est sa faute ?
Ou bien considérez-vous que pour un évêque désobéir à son autorité légitime soit une défaillance de fond ? Là encore, autant pour "le fondateur" , dont l'oeuvre récolterait en quelque sorte ce qu'il a semé.
Que vous nous parliez de l'expulsion de Mgr. Williamson, Ennemond, et nous en exposiez les raisons et le point de vue des Zautorités, c'est une chose. Mais que vous distinguiez entre les "bonnes" désobéissances et les "mauvaises" désobéissances dans une oeuvre jusqu'à présent basée sur la dissidence, et faisiez passer une séparation (en Grec cela se dit ... ) supplémentaire par pertes et profits retrospectivement (!) dans l'esprit de "l'archevêque" lorsqu'il a pris la lourde responsabilité de sacrer et surtout du choix qu'on supposait quand même assez réfléchi, ça fait beaucoup, même avec un ton d'apparence raisonnable.
"Sans doute le fondateur avait-il envisagé la possibilité que l'un ou l'autre défaille" . Vraiment, vous ne mesurez pas l'énormité ? Il est bien question de Mgr. Lefebvre sacrant quatre évêque ?
Mais voilà "l'un", d'après vous. Espérons qu'il n'y aura pas "l'autre" , quand les petits royaumes sont déjà divisés contre eux-mêmes les fragmentations ont tendance à se succéder, ainsi des Protestants pas exemple. De grâce serrez les rangs ... et revenez complètement dans la seule Unité possible, vite, avant que ça ne "défaille" encore ...
La prudence, qu'il dit ...

( 655608 )
Je regrette par Ennemond (2012-12-27 21:59:10)
[en réponse à 655607]
Je n'ai pas lu jusqu'au bout. Je ne vois pas bien l'intérêt de poursuivre un échange sur ce ton-là.

( 655614 )
Ca me va. par Rémi (2012-12-27 22:46:34)
[en réponse à 655608]
Je ne prétendais pas exactement échanger avec vous, mais bien indiquer et préciser ce que je trouvais de détestable et d'aberrant dans l'état d'esprit que vous prêtez, à tort je pense, j'insiste sur ce point, à Mgr. Lefebvre lorsqu'il a choisi les prêtres à sacrer, dont le futur Mgr. Williamson.
Voilà qui est fait.

( 655630 )
je vous ai lu, Rémi par FerdinandP (2012-12-28 09:46:21)
[en réponse à 655614]
car je trouve votre propos très intéressant, d'un bout à l'autre du fil.
En fait, vous nous démontrez que, tels que les interprètent les interprètes autorisés (autorisés au moins ici : Enne*ond soutenu par Semetip*um !), les décisions prises par Mgr L. font totalement fi des règles disciplinaires de l'Eglise (mandat pontifical pour un sacre, choix d'un candidat idoine : âge, religion familiale...) ainsi que des règles de base du discernement...
Si l'on continue dans cette voie, soutenue par Semetip*um, la règle du mandat pontifical serait récente... C'est quoi 'récent' ? Donc on peut s'en passer ? Par souci de retour aux sources ? Comme finalement certains argumentent sur la réforme liturgique, non ?
Les règles disciplinaires sur l'idonéité d'un candidat au sacerdoce et à la prêtrise ? pure discipline, n'engagent pas le dogme... On entend ça tous les jours dans certains équipes pastorales : "ce qui compte, c'est le Christ, pas les règles formelles pour accéder à Lui qui seraient plutôt des barrières"...
Quant au discernement (je crois que Mgr Masson avait été très clair sur Mgr W. dès avant son ordination sacerdotale...) il est assez évident que les éléments réglementaires auraient dû conduire à rejeter ce candidat et son comportement encore plus... Mais venir nous dire que l'Eglise catholique a fait au moins pareil voire pire, quel étonnant argument pour ceux qui voudraient ériger la Fraternité en exemple de comportement catholique capable de donner à l'Eglise des leçons de Tradition...
La conclusion de tout ça, c'est que ce naufrage de Mgr W. démontre que l'on a d'autant plus de chance de se naufrager que l'on s'éloigne de l'Eglise, et qu'il serait souhaitable que l'on n'argumentât pas sur cette triste situation en prenant effectivement les éléments et les comportements que l'on reproche aux modernistes les plus avancés, non ?...

( 655610 )
Ce que vous dites serait très juste par Semetipsum (2012-12-27 22:04:37)
[en réponse à 655601]
si les évêques nommés par le pape, en personne, ne défaillaient jamais! or l'expérience récente et ancienne prouve le contraire...
Alors, vos leçons à posteriori! un peu léger....

( 655612 )
Ce que je dis est juste, ou non par Rémi (2012-12-27 22:41:47)
[en réponse à 655610]
indépendamment de ce que fait notre Saint-Père le Pape lorsqu'il choisit les évêques, ce qui est je vous le rappelle sa fonction, et non celle de tel ou tel "fondateur" de Fraternité ... sacerdotale ...
Au delà, je ne sache pas que le Pape appelle à l'épiscopat des panels ou lots de prêtres en envisageant que "l'un ou l'autre défaille" mais plutôt que tous se montrent dignes de leur charge. S'ils y échouent c'est une amère déception bien sûr, mais au moins l'échec n'est-il pas d'abord accepté comme une perte raisonnable au milieu des profits statistiquement et froidements escomptés.
Contrairement à ce que nous dit Ennemond, bien à tort je crois, de l'état d'esprit de "Monseigneur" lorsqu'il a choisi les quatre et aurait ce faisant "envisagé la possibilité que l'un ou l'autre défaille" , ce qui rendrait son choix non seulement incompréhensible mais très ... imprudent. Et l'imprudence, lorsqu'on sacre des évêques contre l'ordre exprès du Pape, en encourant consciemment l'excommunication, en la revendiquant même, c'est très grave.
Nous savons bien que chaque fois que les quatre ... pardon, les trois évêques de la FSSPX sont critiqués il se trouve toujours quelqu'un pour dire "oui, d'accord, mais voyez le Pape et ses évêques ... " mais outre que d'un certaine manière ça accrédite les critiques, ici le propos n'est pas de critiquer la FSSPX ou ses évêques (encore qu'au passage, n'est-ce pas, on en profite pour recadrer une chose ou deux ... ) mais les intentions délirantes et choquantes qu'Ennemond prête au "fondateur" (a posteriori, dites-vous, uh ? ) pour justifier le point de vue des Zautorités et enfoncer Mgr. Williamson, le "défaillant" des sacres.
Or donc, plutôt que d'attaquer le Pape et les évêques, vous auriez pu défendre l'opinion d'Ennemond, ou attaquer celle que j'ai exprimée. Non seulement vous n'avez fait ni l'un ni l'autre, "c'est un peu léger" , dont acte, mais encore vous en êtes vous pris gratuitement aux successeurs des Apôtres et au Vicaire du Christ, les accusant de manière indistincte, encore que forcément précise en ce qui concerne le Pape, de défaillance en leur charge. Si vous dites que le Pape et le collège épiscopal on failli, les conclusions vous appartiennent, mais je pense que vous les connaissez, et les savez très graves.
Quoi qu'il en soit elles n'ont que peu à voir avec mon propos. Moins avec ceux de Mgr. Williamson et certains de ses nouveaux amis (?) remarquez.

( 655616 )
Vous n'avez pas du prendre beaucoup par Semetipsum (2012-12-27 23:02:39)
[en réponse à 655612]
de décision dans votre vie...
Un homme prudent sait que tout ne se déroulera pas comme il le prévoit ou le pressent. Les hommes sont libres et même si toutes les qualités requises sont présentes au moment de la nomination (comme pour l'éducation des enfants) il est toujours prudent de prévoir de la "perte au feu"... nous mêmes, sommes nous surs d'arriver au bout?
Quant à la prérogative papale de nommer seul les évêques, je vous rappelle que ce n'est pas un dogme mais une discipline très récente!
Je ne trouve donc rien de choquant à ce que dit Ennemond, c'est du simple bon sens.
L'idéal c'est beau, mais pas souvent réaliste.

( 655618 )
Très récente ? par Rémi (2012-12-27 23:16:25)
[en réponse à 655616]
Bien que je n'aie nullement prétendu que la prérogative du successeur de saint Pierre de nommer et/ou confirmer les successeurs des Apôtres soit stricto sensu un dogme de foi, vous voyez ça vers quand à peu près, "très récente" ? Cinquante ans ? Cent cinquante à tout casser ? Vous pensez bien sûr à un texte législatif en particulier qui établi nouvellement et très récemment donc ce que vous estimez être une simple discipline, mais très sincèrement ... je ne vois pas lequel ! Me le direz-vous ?
Et lorsque vous opposez "discipline" à "dogme" , vous entendez "réformable" ? Ou "dispensable" ? Autre chose ?
Je passe sur le reste, j'avais bien sûr compris que vous n'entendiez pas du tout argumenter mais seulement et simplement préciser votre accord avec l'opinion d'Ennemond.

( 655619 )
Oh, tenez ! par Rémi (2012-12-27 23:19:44)
[en réponse à 655616]
Un point "amusant" de discipline quant aux choix "prudents" de Mgr. Lefebvre: sait-on si les parents de Mgr. Williamson, s'ils étaient vivants peu avant les sacres, s'étaient alors convertis de l'Anglicanisme ?

( 655625 )
Mon Dieu! par Miserere (2012-12-28 00:47:08)
[en réponse à 655619]
Que vous êtes en train de vous enliser.
Bientôt vous allez nous dire que Monseigneur Williamson prend la même marque de thé que la reine d'Angleterre.
C'est sûrement un signe.
Bien à vous.
Miserere

( 655626 )
Je ne crois pas par Rémi (2012-12-28 01:14:10)
[en réponse à 655625]
que les goûts des souverains plus ou moins britanniques en matière d'eau tiède aient jamais fait l'objet de canons disciplinaires ...
A la différence des empêchements simples à la réception des ordres sacrés, non pas seulement pour l'épiscopat comme je le pensais, mais dès même le presbytérat. En 1976 donc pour le cas qui nous occupe, le Code précédent étant en vigueur.
Vous comprenez bien sûr ces choses là et leur importance ? Ou bien voulez-vous, comme les modernistes, minimiser voire ignorer la portée des lois de l'Eglise ?
Mais il doit être certain que Mgr. Lefebvre qui lui en était au fait les a observées pour guider ses choix, comme cela nous sera confirmé.

( 655569 )
séminaire par Marek (2012-12-27 15:07:18)
[en réponse à 655525]
"L’absence de réaction d’autres prêtres est assez décevante, et nous craignons que, comme cela s'est produit dans la mise en œuvre des réformes conciliaires dans les années 1960 et 1970, leur passivité ne conduise à une acceptation totale d'un compromis avec la Rome moderniste." Bref, ce n'est pas un franc succès. Ils n'ont pas renoncé à attirer à eux Dom Thomas d'Aquin, prieur du monastère bénédictin de Santa Cruz au Brésil, qui a eu récemment des faiblesses pour Mgr W. En attendant, il n'y avait personne de Santa Cruz à leur petit raout. Quant au futur séminaire, cela ressemble plutôt au logis du garde-chasse. Les parents Pfeiffer n'ont sans doute pas mieux à offrir.