Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 654684 )la position de l'Académie catholique de France devant l'euthanasie par jejomau (2012-12-18 14:39:21) 

Le 19 juin 2012, l'Académie Catholique de France condamnait fermement le projet d'Euthanasie à venir par ces propos :

Nous considérons ainsi fermement que l’autorisation par la loi civile de la pratique de l’euthanasie lèverait un interdit social et moral fondamental, pilier de toute société avancée : « Tu ne tueras pas », et pourrait engendrer de nombreuses dérives. Dans les pays qui ont fait le choix de la légalisation, on observe déjà de nombreux abus sur la liberté des personnes. En vérité, la légalisation de l’euthanasie constitue un moyen au rabais et trompeur de faire face aux difficultés ; si elle était adoptée dans notre pays, elle ne ferait que retarder la mise en place de mesures permettant d’améliorer de manière durable la fin de vie de nos concitoyens ; elle entraînerait, ici comme ailleurs, une moindre responsabilité des proches


Aujourd'hui, le projet Sicard parle de "mourir dans la dignité"... au moyen du "suicide assisté". On évitera soigneusement le mot d'euthanasie bien sûr. Et si certains avaient encore quelques doutes, il suffisait d'écouter Philippe Tesson, journaliste au Point s'exprimer sur I télé à 12h16' déclarant que que ce projet n'était qu'une étape pour l'euthanasie active qui viendrait plus tard quand l'opinion serait prête.. Bref, "ils" ont tout préparé et les futurs projets de société sont déjà dans les cartons prêts à être sortis...

images/icones/sacrecoeur.gif  ( 654718 )EUTHANASIE par Sancenay (2012-12-18 19:56:16) 
[en réponse à 654684]

Ce qu'il faut surtout discerner, c'est que cette nouvelle démarche revendicative, emmenée par le Professeur Sicard, s'inscrit dans la stratégie révolutionnaire mise en oeuvre bien en amont des temps présents et dans laquelle la Loi Léonetti de 2005 très difficilement perçue sur le terrain a pourtant constitué une étape déterminante dans cette marche forcée vers l'euthanasie totale.
Puisqu'en effet, par le subterfuge sémantique que l'on sait : l'assimilation de l'hydratation, de l'alimentation et de la respiration à des "traitements" ( cf le texte du projet en lui-même) , Monsieur Léonetti a réussi a faire avaler à nombre "d'experts" , dont Monsiegneur d'Ornellas- était-ce bien difficile?- le concept pourtant bien indigeste en soi "d'euthanasie passive" c'est à dire l'euthanasie masquée sous l'arrêt des dits "traitements" ( cf le cas tragiquement célèbre d'Eluana " ,cette jeune italienne rescapée de cette mort horrible.)
"Découvrant" tardivement cette souffrance atroce octroyée aux mourants réputés "en fin de vie", et normalement évidente pour le médecin qu'il est à l'origine, Monsieur Léonetti,loin de reculer devant ce qui , en toute humanité devrait constituer un obstacle incontournable enfonce le clou, si j'ose dire, en réclamant la "sédation terminale" : soit un nouveau tour de bonneteau sémantique , histoire de brouiller un peu plus les pistes entre soins palliatifs réels et fin de vie "aménagée" vers une singulière "dignité" mortelle.
Le Cardinal Barbarin a d'ailleurs manifestement perçu la manoeuvre en dénonçant le mois dernier cette surenchère incompatible avec la loi naturelle.
Sera-t-il entendu par tout ses confrères et en particulier par Monseigneur D'Ornellas responsable des question de "bioéthique" à la CEF ? Espérons-le vivement.
Quoiqu'il en soit cette nouvelle étape revendicative pour l'euthanasie dite "active " ,et plus exactement moins masquée que la version en cours ,servirait a minima pour ses auteurs à "booster " celle-ci dont l'application sur le terrain, Dieu merci, ne se fait pas sans légitimes réticences voire défiance par les professionnels concernés.

Il n'en reste pas moins que c'est ainsi que fonctionne rigoureusement à l'insu de beaucoup, hélas, la machine révolutionaire qui, de transgressions en transgressions, aboutit à nier la nature humaine même au point que , comme l'exprime de manière très pertinente la Fondation Lejeune dans sa campagne d'info actuelle, l'embryon d'animal se trouve désormais souvent mieux protégé que l'embryon humain.

Ceux qui auront lu les ouvrages très documentés sur la pensée révolutionnaire, du Professeur Xavier Martin aux éditions Dominique Martin Morin , n'en seront pas surpris et se diront assurément que ce n'est pas le moment de ne pas témoigner en tant que catholique fidèle et raisonnable, parmi tous les hommes de bonne volonté , en particulier le 13 janvier prochain.
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 654805 )euthanasie ,addendum par Sancenay (2012-12-19 12:44:14) 
[en réponse à 654718]

Lors de mon post d'hier, envoyé il est vrai en toute hâte afin qu'il soit publié au moment des premières informations sur le rapport Sicard il apparaît que j'ai surestimé le courage de son auteur.

En effet, la nouvelle revendication est avancée "profil bas": ce n'est surtout pas d'euthanasie ni "d'euthanasie active" qu'il convient de parler afin de ne pas effrayer le chaland généralement inquiet à juste titre du présent climat de transgression permanente à marche forcée tous azimuts.


Le nouveau tour de Bonneteau sémantique pour dissimuler cette nouvelle étape escomptée vers l'euthanasie "gratuite" pour tous ("quand je veux" bien sûr !) c'est la suave formule de "suicide assisté"

Cela censé être en effet infiniment plus "rassurant" (!), infiniment plus "humanisé" selon les dogmes, toutefois peu alléchants, de la nouvelle religion du "Progrès" contre l'humanité.

De telle sorte fut en tout cas déroulée hier soir sur une antenne du système, la leçon de néo-barbarie à visage humain présentée par son auteur et son féal écuyer de circonstance, l'insatiable et lumineux, au sens des obscures "lumières", Léonetti.

Celui-ci a d'ailleurs tenu a préciser et ainsi confirmer ce que j'avançais hier: à savoir que ce rapport devait a minima permettre (enfin !) d'appliquer davantage sa Loi de 2005, tout en "libérant" désormais le patient de l'emprise du médecin heureusement jusqu'à présent bien souvent plus enclin à respecter son serment d' Hippocrate qu'à le trahir.

En conclusion, au nom de la nouvelle religion du "progrès contre l'humanité" l'escroquerie sémantique continue de plus belle, sur un ton d'ailleurs de plus en plus impérieux, voire menaçant en fin d'émission: si l'on en croit de tels propos prononcés de manière peu amène : "- "il va falloir maintenant que les choses avancent dans ce sens" et que dissimulaient bien mal de pitoyables envolées lyriques de vrai fausse compassion.

Ceux qui, comme moi, ont eu le privilège, mais aussi la charge, d'accompagner des mourants à leur fin savent que c'est bien mal considérer les personne dans ce cas que de tenter de faire croire que leur mort, ainsi "éclairée » par autant de dogmes morbides, serait plus "digne" si tant est d'ailleurs que leur état pouvait, dans bien des cas, leur permettre de "choisir" quoique ce soit.