Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=653591
images/icones/vatican.gif  ( 653591 )J Madiran sorti de l'ombre par Ignatius Insight USA par Presbu (2012-12-11 11:34:32) 

"http://http://www.catholicworldreport.com/Item/1798/why_did_vatican_ii_ignore_communism.aspx">
Au bout de 50 ans, l'excellent site des (très marginaux) jésuites américains non-"liberal" "Ignatius Insight" vient de publier une longue étude "Pourquoi Vatican II a-t-il ignoré le communisme".
L'auteur examine les a-priori probables de Jean XXIII, le rôle décisif de Mgr Casaroli et détaille le clandestin "Accord de Metz" dénoncé par Jean MADIRAN, mais tué par le silence unanime des média comme des instances officielles catholiques, comme aussi des prétendument très sérieux historiens de l'Ecole de Bologne.
==> Il va bien falloir que cesse la conspiration du silence sur cette erreur "pastorale" aux tragiques conséquences, y compris catéchétiques et théologiques. Nous verrons bien qui en France aura le courage, de France Catholique à La Croix, en passant par L'Homme Nouveau, de dire que - sous cet aspect - Jean XXIII est nu.
Je ne serais pas étonné qu'un Sandro Magister les prenne de vitesse.
images/icones/bravo.gif  ( 653593 )Tout à fait d'accord avec vous par Jean-Paul PARFU (2012-12-11 11:54:09) 
[en réponse à 653591]

et très bien dit !
images/icones/1e.gif  ( 653598 )Pour ce qui est de L'Homme nouveau, par Yves Daoudal (2012-12-11 13:13:21) 
[en réponse à 653591]

c'est fait. Précisément dans son très bon supplément sur les 50 ans du concile. Renseignez-vous avant de lancer des allusions assassines...
images/icones/hein.gif  ( 653613 )Je félicite L'Homme Nouveau sur l'Accord de Metz, bien sûr: par Presbu (2012-12-11 16:48:04) 
[en réponse à 653598]

n'étant plus abonné à cet excellent journal, je regrette de l'avoir mis dans le même sac que d'autres, qui me semble-t-il, sont moins "à la page"! Je n'arrive pas à me souvenir de cet importantissime monsignore originaire de Lille, qui a bien reçu la pétition signée par plusieurs dizaines de Pères conciliaires, demandant la condamnation du communisme, et qui l'a soigneusement "oubliée" sous la pile, comme il l'a avoué bien plus tard, sans un signe de repentir.
images/icones/fleche2.gif  ( 653624 )celui qui a mis de côté... par Ignacio (2012-12-11 20:03:53) 
[en réponse à 653613]

Je crois me souvenir qu'il s'agit de Mgr Glorieux
images/icones/fleche2.gif  ( 653628 )Il s'agit bien de Mgr Glorieux, d'après R. Wiltgen. par Scrutator Sapientiæ (2012-12-11 21:25:58) 
[en réponse à 653624]

Bonsoir Ignacio,

Il s'agit bien de Mgr Glorieux, d'après R. Wiltgen.

Il faut relire, à ce sujet, "le Rhin se jette dans le Tibre", de Ralph WILTGEN, de la page 269 à la page 274, dans la traduction de ce livre qui a été publiée par les éditions DMM.

Bonne soirée et à bientôt.

Scrutator.

images/icones/musique.gif  ( 653626 )Cet entretien avec Jean Madiran par XA (2012-12-11 21:04:19) 
[en réponse à 653613]

devrait vous intéresser : clic.
images/icones/fleche3.gif  ( 653605 )accord de Metz par jejomau (2012-12-11 14:00:40) 
[en réponse à 653591]

Votre lien ne fonctionne pas. je pense qu'il s'agit de celui-ci : LIEN ???

L'Accord de Metz en français ici pour ceux qui ne voient pas de quoi il s'agit.

images/icones/ancre2.gif  ( 653633 )Certes, mais... par Paterculus (2012-12-11 22:20:05) 
[en réponse à 653591]

Je suis le premier à déplorer le silence de Vatican II sur le communisme.
Silence pas tout à fait total, d'ailleurs, puisqu'une note dans Gaudium et Spes renvoie à Divini Redemptoris (Note 143, au paragraphe 65) :

[143] Cf. Léon XIII, Encycl. Rerum Novarum : AAS 23 (1890-1891), p. 649, 662. – Pie XI, Encycl. Quadragesimo anno : AAS 23 (1931), p. 200-201. – Id., Encycl. Divini Redemptoris AAS 29 (1937), p. 92. – Pie XII, Message radioph. de Noël 1942 : AAS 35 (1943), p. 20. – Id., Alloc. 13 juin 1943 : AAS 35 (1943), p. 172. – Id., Message radioph. oper. Hispaniae datus, 11 mars 1951 : AAS 43 (1951), p. 215. – Jean XXIII, Encycl. Mater et Magistra : AAS 53 (1961), p. 419.


Je reconnais que c'est vraiment très peu. Cela a permis entre autres de dévoyer impunément la jeunesse catholique de nombreux mouvements, dont certains membres se trouvent actuellement au gouvernement.

Toutefois si le concile avait condamné le communisme (et tout le monde savait que si les Pères en parlaient, ils le condamneraient), le patriarcat de Moscou, à la botte des soviétiques, aurait éloigné durablement son Eglise du catholicisme.
Au lieu de cela, les relations entre ce patriarcat et Rome n'ont jamais été aussi bonnes.
Donc la Providence a guidé l'Eglise en cela aussi, même si en attendant il y a eu des dégâts considérables, dont les conséquences ne sont pas terminées.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 653641 )Je voudrais pouvoir en être aussi sûr... par Scrutator Sapientiæ (2012-12-11 23:20:04) 
[en réponse à 653633]

Bonsoir, Paterculus.

1. Vous écrivez ce qui suit, et c'est bien entendu votre droit le plus strict :

" (et tout le monde savait que si les Pères en parlaient, ils le condamneraient) "

ce qui veut dire, si je ne m'abuse : "tout le monde savait que si les Pères avaient parlé du communisme, ils auraient condamné le communisme".

2. En un sens, ni vous ni moi n'en savons rien, et n'en saurons jamais rien : ce qui n'a pas été dit ne l'a pas été, ce qui n'a pas été fait ne l'a pas été, et l'on peut toujours spéculer sur les conséquences, éventuelles ou incertaines, possibles ou probables, d'une prise de position qui n'a pas été exprimée, mais cela ne change rien au fait que cette position n'a pas été exprimée, ou si mal, ou si peu, etc...

3. En revanche, nous quittons le terrain de la spéculation, pour rejoindre celui de la constatation, de l'observation

- de cette absence d'expression de la prise de position évoquée

et

- des conséquences les plus CERTAINES de cette absence de condamnation explicite, spécifique, radicale, substantielle, du communisme, au Concile Vatican II.

4. Les conséquences, nous le savons, ont été accablantes : l'absence de condamnation du communisme au Concile a en effet fait autorité chez bon nombre de catholiques, évêques, clercs et laics, en Europe occidentale, du milieu des années 1960 à la fin des années 1970, voire jusqu'à la fin des années 1980, pour les plus "indésaveuglables" d'entre eux.

C'est pourquoi, au contact de cette phrase, que votre message m'inspire : "tout le monde savait que si les Pères avaient parlé du communisme, ils auraient condamné le communisme", j'ajoute ce qui suit : je voudrais pouvoir en être aussi sûr...

5. Je viens de recommander à Presbu la (re)lecture de ce petit ouvrage : "Les évêques de France et le marxisme - histoire d'une connivence", de Jean BOURDARIAS ; il s'agit d'un ouvrage paru aux éditions Fayard, en 1991.

6. La grande leçon de toute cette affaire, c'est ceci : encore aujourd'hui, pour bon nombre de catholiques, l'irréalisme (aujourd'hui, vis-à-vis de l'islamisation ou de la vassalisation de l'Union européenne) est plus...(comment dit-on, déjà ?), "plus authentiquement évangélique" que le réalisme, surtout quand l'irréalisme s'autoproclame "de gauche" ou "ouvert" et disqualifie le réalisme "archaique" ou "rétrograde", car "de droite" ou "fermé".

C'est cette distorsion cognitive là qui me semble la plus grave conséquence de plusieurs facteurs, dont l'absence de la moindre condamnation, claire et ferme, et surtout dissensuelle, de quasiment quoi que ce soit de fondamentalement "moderne", à Vatican II.

Bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.
images/icones/5b.gif  ( 653657 )mais par Mauwgan (2012-12-12 03:37:24) 
[en réponse à 653641]

Le communisme avait deja ete condamne dans une encyclique, mes enfants ont a la Lire au niveau lycee, avec Seton homeschooling! Pardonnez Mon ignorance, mais cela aurait pu etre redondant, non?
images/icones/fleche2.gif  ( 653659 )C'était l'argument de Jean XXIII, au début du Concile. par Scrutator Sapientiæ (2012-12-12 07:45:26) 
[en réponse à 653657]

Bonjour Mauwgan,

Voici un extrait, capital, décisif, du discours d'ouverture du Concile prononcé par Jean XXIII, le 11 octobre 1962 :

( COMMENT RÉPRIMER LES ERREURS )

" Au moment où s'ouvre ce IIe Concile oecuménique du Vatican, il n'a jamais été aussi manifeste que la vérité du Seigneur demeure éternellement. En effet, dans la succession des temps, nous voyons les opinions incertaines des hommes s'exclure les unes le autres, et bien souvent à peine les erreurs sont-elles nées qu'elles s'évanouissent comme brume au soleil.

L'Eglise n'a jamais cessé de s'opposer à ces erreurs. Elle les a même souvent condamnées, et très sévèrement. Mais aujourd'hui, l'Epouse du Christ préfère recourir au remède de la miséricorde, plutôt que de brandir les armes de la sévérité. Elle estime que, plutôt que de condamner, elle répond mieux aux besoins de notre époque en mettant davantage en valeur les richesses de sa doctrine. Certes, il ne manque pas de doctrines et d'opinions fausses, de dangers dont il faut se mettre en garde et que l'on doit écarter; mais tout cela est si manifestement opposé aux principes d'honnêteté et porte des fruits si amers, qu'aujourd'hui les hommes semblent commencer à les condamner d'eux-mêmes. C'est le cas particulièrement pour ces manières de vivre au mépris de Dieu et de ses lois, en mettant une confiance exagérée dans le progrès technique, en faisant consister la prospérité uniquement dans le confort de l'existence. Les hommes sont de plus en plus convaincus que la dignité et la perfection de la personne humaine sont des valeurs très importantes qui exigent de rudes efforts. Mais ce qui est très important, c'est que l'expérience a fini par leur apprendre que la violence extérieure imposée aux autres, la puissance des armes, la domination politique ne sont pas capables d'apporter une heureuse solution aux graves problèmes qui les angoissent.

L'Eglise catholique, en brandissant par ce Concile oecuménique le flambeau de la vérité religieuse au milieu de cette situation, veut être pour tous une mère très aimante, bonne, patiente, pleine de bonté et de miséricorde pour ses fils qui sont séparés d'elle. A l'humanité accablée sous le poids de tant de difficultés, elle dit comme saint Pierre au pauvre qui lui demandait l'aumône : « De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ, le Nazaréen, marche. » (Actes, 3, 6.) Certes, l'Eglise ne propose pas aux hommes de notre temps des richesses périssables, elle ne leur promet pas non plus le bonheur sur la terre, mais elle leur communique les biens de la grâce qui élèvent l'homme à la dignité de fils de Dieu et, par là, sont d'un tel secours pour rendre leur vie plus humaine en même temps qu'ils sont la solide garantie d'une telle vie. Elle ouvre les sources de sa doctrine si riche, grâce à laquelle les hommes, éclairés de la lumière du Christ, peuvent prendre pleinement conscience de ce qu'ils sont vraiment, de leur dignité et de la fin qu'ils doivent poursuivre. Et enfin, par ses fils, elle étend partout l'immensité de la charité chrétienne, qui est le meilleur et le plus efficace moyen d'écarter les semences de discorde, de susciter la concorde, la juste paix et l'unité fraternelle de tous. "

D'une part, il me semble que la miséricorde, en l'occurrence la miséricorde spirituelle, est due aux personnes qui sont dans l'erreur, et non aux doctrines ni aux pratiques erronées.

D'autre part, si la miséricorde, au bénéfice et à destination des personnes, est toujours bonne, la sévérité, en direction et vis-à-vis des doctrines et des pratiques, n'est pas toujours mauvaise ; je veux dire par là que la mise en opposition, pour ainsi dire "principielle", entre la miséricorde et la sévérité, peut aller jusqu'à une vision uniquement négative de la sévérité, alors qu'elle peut, et parfois doit, être envisagée, voire utilisée, comme un moyen, au service de la miséricorde.

Enfin, à mon sens, le premier paragraphe de cet extrait du discours de Jean XXIII est à la fois annonciateur et introductif d'une grande partie du déploiement du verbe et du geste conciliaires :

" Au moment où s'ouvre ce IIe Concile oecuménique du Vatican, il n'a jamais été aussi manifeste que la vérité du Seigneur demeure éternellement. En effet, dans la succession des temps, nous voyons les opinions incertaines des hommes s'exclure les unes le autres, et bien souvent à peine les erreurs sont-elles nées qu'elles s'évanouissent comme brume au soleil. "

Je crois au contraire que la grande leçon des cinq derniers siècles tient en ceci, qui s'oppose au "nous voyons" de Jean XXIII :

- d'une part, la persistance ou la résilience des erreurs, tout au long d'un même siècle, voire à travers plusieurs siècles ;

- d'autre part, l'aptitude et l'aspiration des hommes à passer, non avant tout d'une erreur séduisante à la vérité convaincante, mais avant tout d'une erreur séduisante à une autre erreur séduisante ;

- enfin, le phénomène le plus marquant des dernières décennies : l'indifférenciation contemporaine entre l'erreur et la vérité, le "bien" étant situé, dans l'esprit de beaucoup, ou bien en-deçà, ou bien au-delà, du vrai et du faux, dans l'ordre de la Foi comme dans celui des moeurs.

Trente-et-un ans après ce discours de Jean XXIII, nous avons eu droit à la lettre encyclique de Jean-Paul II Veritatis Splendor, qui contredit l'irénisme et l'optimisme de Jean XXII :

Veritatis Splendor.

Ce ne sont pas "les prophètes de malheur" dénoncés et fustigés par Jean XXIII, dans le même discours, qui lui ont apporté la contradiction la plus consistante : c'est la réalité qui s'en est chargée elle-même, d'une part, avant et pendant le Concile, d'autre part, après et depuis le Concile.

Bonne journée.

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 653637 )Si seulement V II n'avait ignoré que le communisme ! par Scrutator Sapientiæ (2012-12-11 22:48:48) 
[en réponse à 653591]

Bonsoir Presbu,

1. Au Concile, on aurait dû et pu renvoyer dos-à-dos les deux impérialismes idéologiques et géopolitiques, matérialistes, militaristes et productivistes :

- l'individualisme atlantique ou occidental, faussement permissif,

et

- le collectivisme asiatique ou soviétique, vraiment répressif.

Sous l'angle politique, cela n'aurait probablement pas été très bien compris ni très bien pris, mais sous un angle plus prophétique, cela n'aurait pas manqué d'allure, ni de prescience.

2. Par ailleurs, la liste des aveuglements ou des ignorances volontaires des Pères du Concile est bien longue : il suffit de relire DH, NA, GS, pour pouvoir dresser cette liste.

3. Au Concile, il semble bien que l'on ne parle pas des chrétiens non catholiques, des croyants non chrétiens, de l'homme et du monde modernes, etc,

- avant tout au contact de ce qu'ils sont vraiment,

- ni avant tout en fonction de ce qu'ils ne sont vraiment pas,

- mais avant tout compte tenu de ce que l'on voudrait qu'il soient, ou plutôt de ce que l'on voudrait qu'ils deviennent, quasiment sans qu'ils aient à renoncer à quoi que ce soit qui leur tiendrait, certes, à coeur, mais à tort, d'un point de vue catholique confessionnel.

4. On n'en parle donc pas avant tout d'une manière concrète et précise, ni d'un point de vue avant tout "catholique confessionnel", qui serait clairement affiché et nettement assumé, id est

- qui serait sans édulcoration ni euphémisation du langage,

- qui serait sans auto-censure ni auto-mutilation du message.

5. Au contraire, il semble bien que l'on en parle au moyen d'un certain nombre d'essentialisations généralisatrices, placées sous le signe d'une bienveillance inconditionnelle, qui se veut bienfaisante dès qu'elle s'exprime, alors qu'elle a tendance à manquer

- de lucidité, sur la complexité et la diversité des motivations et des situations, tout en accordant la clause de la position la plus favorisée à quasiment toutes les positions non catholiques,

et

- de vigilance, sur la signification anti-chrétienne ou a-chrétienne, non chrétienne ou post-chrétienne, de certaines représentations contemporaines de ce que sont Dieu, l'homme, et le monde moderne.

6. Le point de vue n'est plus catholique confessionnel, au sens de : "confessant", et non, bien sûr, au sens de : "dialoguant", il est ou se veut existentiel et humaniste.

7. Je crois qu'il ne faut pas se leurrer, le Concile s'est voulu "pastoral", comprenez : consensuel, le plus consensuel possible, ou, en tout cas, le moins dissensuel possible, dans sa volonté de faire en sorte que l'Eglise rattrape son retard sur la modernité.

" Cours, catholique, le jeune monde est devant toi ! " si j'ose dire.

C'est ce positionnement là qui est de nature à permettre de comprendre ou d'expliquer bien des apories, des impensés, des omissions, présents, à tout le moins, dans les textes du Concile ci-dessus mentionnés.

8. Je vous rappelle enfin que le scandale de l'absence de condamnation du communisme, au Concile, a été parachevé par le scandale de l'absence de repentance de l'épiscopat français, près de 25 ans après, quand le communisme soviétique a commencé à s'effondrer sur lui-même.

Je vous rappelle en effet que Mgr DECOURTRAY, qui avait fait preuve de courage et de franchise, dans une interview accordée au Figaro, début janvier 1990, a été sommé de se rétracter, à la demande du Conseil national de l'ACO, en février 1990.

Je vous renvoie ici à la lecture du livre de Jean BOURDARIAS : "Les évêques de France et le marxisme - histoire d'une connivence", livre paru en 1991, aux éditions Fayard.

Vous serez édifié...

Bonne nuit et à bientôt.

Scrutator.