Le Forum Catholique
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( 652992 )
Jeûne eucharistique : sondage ? par FerdinandP (2012-12-06 09:12:01)
Cela fait longtemps que je souhaite poser la question ici et j'espère que vous répondrez nombreux !
Je me demande souvent quelle durée de jeûne eucharistique adopter : une heure avant la communion, comme Paul VI l'a autorisée ? Ou 3 heures comme l'avait assoupli Pie XII ?
Ou en êtes-vous restés aux 24 heures en vigueur avant 1957 ?
Bref, que faites-vous chers Liseurs ?
On peut rajouter une question : distinction entre aliments solides ou aliments liquides pour rendre plus précis vos témoignages ?
PS : je commence par donner ma pratique personnelle : dans la mesure du possible, pas d'aliments solides ni liquides dans les 3 heures précédant la communion...
Exceptionnellement, il m'est arrivé d'appliquer la règle paulinienne d'une heure.

( 652995 )
Canon 919 par Sacerdos simplex (2012-12-06 09:28:57)
[en réponse à 652992]
Can. 919 – § 1. Qui va recevoir la très sainte Eucharistie s’abstiendra, au moins une heure avant la sainte communion, de prendre tout aliment et boisson, à l’exception seulement de l’eau et des médicaments.
§ 2. Le prêtre qui célèbre la très sainte Eucharistie deux ou trois fois le même jour peut prendre quelque chose avant la seconde ou la troisième célébration, même s’il n’y a pas le délai d’une heure.
§ 3. Les personnes âgées et les malades, ainsi que celles qui s’en occupent, peuvent recevoir la très sainte Eucharistie même si elles ont pris quelque chose moins d’une heure auparavant.
Si on peut faire plus, c'est mieux, mais il faut se garder de tout excès.
Je pense à une famille où un père très autoritaire avait fait un drame épouvantable parce que son fils avait observé la règle en vigueur actuellement (une heure).
Par contre...
...jeûner pendant une heure, on peut difficilement appeler ça une pénitence !... C'est surtout une contrainte horaire (qui gêne d'ailleurs avant tout le célébrant, qui doit célébrer à heure fixe, et n'a pas la possibilité de choisir une autre messe, même s'il sait qu'il sera ultra-pressé après la messe pour aller prendre un train ou donner une conférence).
Un simple prêtre (qui s'en tient à la norme actuelle)
Nota : pour le § 3, le Code annoté précise qu'il n'est pas nécessaire que le malade soit alité.

( 652998 )
Merci Père ! par FerdinandP (2012-12-06 09:47:42)
[en réponse à 652995]
voilà un rappel de la réglementation utile effectivement.
Et voilà aussi, trouvé
ici, l'historique intéressant du jeûne eucharistique sur le site d'un diocèse canadien :
01 Jésus institua l'eucharistie le soir. - Donc pas de jeûne particulier, d'autant plus qu'il le fit au cours d'un repas. Donc les disciples «mangent le pain et boivent à la coupe», après avoir pris d'autres aliments puisqu'il s'agit du repas pascal.
02 Tout semble indiquer, sans preuve à l'appuie, que cela a duré peut-être 2 siècles. Or durant ce temps petit à petit la célébration de l'eucharistie devint une cérémonie distincte et séparée d'un repas. Par dévotion privée il s'établit un usage de jeûner (de s'abstenir de boire et de manger) avant la communion.
03 Cette usage est consacré en 419 au Concile de Carthage, en Afrique. Cependant on fait exception pour la messe du jeudi saint. Le Concile «in Trullo» canon 29, citant le canon du Concile de Carthage supprime l'exception du Jeudi saint. Les orientaux l'appelle «Concile», les occidentaux l'appelle «Synode». Il eut lieu en 692 commandé par l'empereur Justinien II. Cette exception disparut également en Occident presque au même moment.
04 Saint Thomas d'Aquin, au douzième siècle, va indiquer dans sa somme Théologique ( IIIa, q.LXXX,a. 8, ad 4um) que le jeûne naturel est brisé par l'action de boire ou de manger, même à titre de médicament ou en petite quantité, mais non l'absorption involontaire d'une substance minime.
05 On a aussi définit que le jeûne naturel commençait avec le tout début d'une journée de 24 heures, donc à minuit.
06 La constitution de Pape Martin V, le 22 février 1418 admet des exceptions dans le cas d'infirmité ou de nécessité reconnus par le droit ou par les concessions de l'Église, donc par indult particulier.
07 Dans le rituel romain publié en 1614, donc après le Concile de Trente, on maintient cette exception de Martin V pour la communion donnée en viatique, tant que dure le péril de mort, de quelque cause qu'il provienne. Il est permis d'avoir pris des aliments solides avant de communier.
08 Le Saint Siège accordait des indults permettant aux malades de communier sans être à jeun. Par exemple, dans la constitution du Pape Benoît XIV, du 24 mars 1756 accorde une dispense au Prétendant aux Trône d'Angleterre, Jacques III, âgé de 68 ans et dans cette constitution le Pape cite des cas antérieurs de dispense.
09 Suite au décret sur la communion fréquente, du 20 décembre 1905, la Congrégation du Concile fut sollicitée de faciliter d'une façon générale la communion aux malades, empêchés d'observer le jeûne eucharistique.
10 Le 7 décembre 1906, cette même congrégation romaine promulgua un décret autorisant ceux qui gardent le lit depuis un mois sans espoir de convalescence, à communier sans être à jeun, mais seulement du liquide.
11 Cette législation reprise par le Droit Canonique publiée en 1917, canon 858, §1 qui stipule qu'on ne peut pas communier si le jeûne naturel n'est pas observé. On redéfinit que le jeûne naturel commençait à minuit. Donc la première seconde d'une nouvelle journée de 24 heures.
12 Il ne s'agissait donc pas d'un laps de temps de jeûne avant la communion. Mais bien minuit. On pouvait ainsi aboutir à des situations illogiques : A Noël, la messe n'avait lieu qu'à minuit, on pouvait donc manger et boire jusqu'à 23:59 et communier à 0:01 seconde, n'ayant qu'un jeûne d'une seconde...
13 Le code de Droit Canonique de 1917 au canon 858, #2 indique que «les malades qui gardent le lit depuis un mois sans espoir sérieux d'une rapide convalescence peuvent recevoir la très sainte eucharistie une ou deux fois par semaine, bien qu'ils aient pris auparavant quelque médecine ou quelque chose sous forme de breuvage».
14 La constitution apostolique de Pie XII «Christus Dominus», en date du 6 janvier 1953 a décidé que l'eau naturelle ne rompt plus le jeûne eucharistique. Tout autre liquide, sauf les boissons alcoolisées, jusqu'à une heure avant la communion.
15 Le Motu proprio de Pie XII «Sacram communionem» du 19 mars 1957 demande à tous les fidèles de s'abstenir durant trois heures de toute nourriture solide et des boissons alcoolisées (vin, bière, cidre, liqueurs etc..) et durant une heure des boissons non alcoolisées (café, thé etc...) On répète que l'eau naturelle ou minérale ne rompt pas le jeûne eucharistique. - Les malades, même non alités n'ont pas à observer ces délais.
Le 14 mai 1964, le Pape Paul VI va donner la permission aux évêques de raccourcir ce jeûne pour les raisons jugées valables. Il va s'établir, par la pratique courante, que le jeûne sera une heure avant la communion.
16 Enfin le Droit Canonique publiée en 1983, au canon 919 §1 dira: «qui va recevoir la très sainte Eucharistie s'abstiendra, au moins une heure avant la communion, de prendre tout aliment et boisson, à l'exception de l'eau et des médicaments».
C'est la législation actuelle.
Ainsi pour répondre à la question d'une façon précise:
Le règlement est changé face au jeûne
- 6 janvier 1953: document «Christus Dominus» de Pie XII
- l'eau naturelle ne rompt plus le jeûne eucharistique.
- on peut prendre tout autre liquide jusqu'à une heure avant la communion, sauf des boissons alcoolisées.
- 19 mars 1957, Motu proprio «Sacram Communionem» du Pape Pie XII
- le jeûne: pour le solide et boissons alcoolisées = 3 heures avant la communion.
Tout autre liquide = une heure avant la communion.
L'eau naturelle prise en tout temps ne rompt pas le jeûne eucharistique.
- 14 mai 1964: Le Pape Paul VI accorde un indult aux évêques pour raccourcir.
- La loi définitive sera écrite dans le Droit Canonique, publiée la Constitution Apostolique «Sacrae Disciplinae Leges» du 25 janvier 1983, on trouve cette législation au Canon 919, §1: Jeûne = une heure avant la communion.

( 652999 )
En 1958, pour ma première communion ... par Ewondo (2012-12-06 09:58:29)
[en réponse à 652992]
C'était aucun aliment solide ni liquide depuis minuit la veille et le matin on se lavait les dents à l'eau pure de crainte d'avaler un peu de dentifrice ! (C'était assez ridicule, je l'admets volontiers !). Les nouvelles dispositions de Sa Sainteté Pie XII n'avaient pas encore du nous parvenir au fin fond de l'Afrique !
Aujourd'hui, une demie heure avant la messe, un potage de légumes moulinés sans viande, ce qui conduit largement à plus d'une heure de la Communion et ayant des problèmes assez lourds de santé, un prêtre qui avait fait des études de médecine m'avait totalement interdit de faire un jeûne complet depuis minuit ...
Il m'est même arrivé de prendre une petite gélule de médicament obligatoire en plein sermon, c'est discret ... même si c'est de la pancréatine de cochon ... ni Kasher, ni Halal, certes, mais ce n'est pas notre problème, entre Catholiques de bonne famille !
Pierre.

( 653031 )
Famille à géométrie variable par Alonié de Lestre (2012-12-06 11:28:50)
[en réponse à 652992]
Je fais le jeûne eucharistique depuis minuit et mon épouse fait celui de 3 heures.

( 653036 )
1953, pas 1957 par Alexandre (2012-12-06 11:47:09)
[en réponse à 652992]
Ou en êtes-vous restés aux 24 heures en vigueur avant 1957 ?
Erreur(s), cher Monsieur!
D'abord, l'assouplissement à 3 (trois) heures remonte à la Constitution apostolique
Christus Dominus du 6 janvier 1953.
De plus, antérieurement, la règle voulait un jeûne naturel ( = aucun aliment ni aucune boisson)
depuis minuit, et non pendant les 24 heures qui précèdent (Code de 1917, 808 et 858). Cela expliquait le nombre réduit de communions aux messes en fin de matinée...
L'assouplissement de 1953 a permis la célébration des messes le soir.

( 653038 )
merci mais... par FerdinandP (2012-12-06 11:59:24)
[en réponse à 653036]
j'ai tout mis dans ce
post...
et je maintiens 1957... En 1953 c'est la reconnaissance de l'eau qui ne rompt pas le jeûne et l'autorisation des aliments liquides jusqu'à une heure avant la communion : je vous renvoie à la constitution apostolique Christus Dominus
ici (je ne la trouve pas en français) qui n'autorise le jeûne de 3 heures que pour le prêtre qui célèbre le soir et, pour les fidèles,
la règle du canon 857 du code de 1917 reste en vigueur.
Sinon, pour les 24 h, vous avez raison, je me suis mal exprimé.
Et donc quelle est votre propre pratique ?

( 653040 )
Mea (partiali) culpa! par Alexandre (2012-12-06 12:30:58)
[en réponse à 653038]
Pardonnez-moi, j'ai lu trop vite Christus Dominus, que j'ai en français, si cela vous intéresse, ainsi que le décret du St-Office qui l'applique. Ne sachant pas encore héberger des fichiers sur le net, je peux vous l'envoyer ce soir par mail, si vous voulez.
Ma pratique perso est autant que possible le jeûne naturel depuis minuit. Sinon, au moins trois heures.
Bonne journée!

( 653041 )
pas plus royaliste par Paxtecum (2012-12-06 12:42:51)
[en réponse à 652992]
que le roi, 1 heure avant la communion ou jeûne si je n'ai pas minimum 1/4 h pour prendre mon petit déjeuner!
Mon épouse est restée 3 h, mais elle a l'habitude elle jeûne à l'eau 2 jours par semaine...Je n'y suis toujours pas arrivé...Je saute pourtant facilement un repas pour toutes sortes de raisons matérielles.

( 653042 )
1/4 h par Leopardi (2012-12-06 12:45:07)
[en réponse à 652992]
Comme tout ce qui est issu de V2, la nouvelle discipline n'en est pas une.
En effet, jeûner 1h quand la communion se passe au plus tôt 3/4h après le début de la messe (hors messes de semaine) revient à jeûner volontairement 1/4h...

( 653043 )
Même pas par Leopardi (2012-12-06 12:45:58)
[en réponse à 653042]
1/4h c'est le temps moyen pour se rendre à l'église (sauf si on s'arrête en route pour manger un croissant)

( 653071 )
j'ai toujours bêtement pensé par jbbourgoin (2012-12-06 16:32:49)
[en réponse à 653042]
J'ai toujours bêtement pensé qu'il s'agissait de jeûner 1H avant le début de la messe !
En fait, j'avais bien compris "communion", mais je me disais que ça ne pouvais pas être cela puisqu'il ne s'agissait alors tout simplement de ne pas manger pendant la messe.
J'ai donc cru que par "communion" il fallait entendre la messe toute entière.
A bien y penser, mon raisonnement est stupide.
Bon, et bien je vais alors passer à la veille à minuit, au moins les choses seront simples et claires !

( 653077 )
Eh oui, disons les choses clairement, par Yves Daoudal (2012-12-06 17:07:50)
[en réponse à 653071]
hors toute hypocrisie ecclésiastique: Paul VI a supprimé le jeûne eucharistique. Car pour la plupart des catholiques pratiquants, qui vont à la grand-messe le dimanche, ne pas manger une heure avant la communion, cela consiste à ne pas entrer dans l'église avec son croissant à la main.
De toute façon, eucharistique ou pas, un jeûne d'une heure ce n'est pas du tout un jeûne.
Ce qui est grave est que Paul VI n'a pas seulement supprimé le jeûne eucharistique (ce qui a évidemment comme conséquence la fin du respect envers le Saint Sacrement), il a supprimé tous les jeûnes, et jusqu'à la notion du jeûne de carême. Dans la liturgie traditionnelle du carême, tous les jours (ou presque) il est rappelé que nous jeûnons. Ces collectes ont toutes été supprimées dans la nouvelle "liturgie".
Or Notre Seigneur a bien dit que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et par le jeûne. Et tous les pères, tous les grands mystiques, ont souligné l'importance du jeûne. Et pas seulement pendant le carême... (Il y aussi l'Avent, par exemple...)
Pour répondre au "sondage" de l'ami FerdinandP.
En semaine c'est le jeûne absolu mais c'est facile puisque la messe est très tôt.
Le dimanche je m'autorise un jus d'orange et un café plus de trois heures avant la communion.
(Si la messe est à une heure anormale, le "jeûne" devient lui aussi anormal ipso facto... Les principes ne sont pas des carcans.)

( 653086 )
Effectivement par Leopardi (2012-12-06 18:01:39)
[en réponse à 653077]
De toute façon, eucharistique ou pas, un jeûne d'une heure ce n'est pas du tout un jeûne.
C'est juste de la digestion...

( 653143 )
Fin du Jeûne par Alexandre (2012-12-06 23:03:38)
[en réponse à 653077]
Ce qui est grave est que Paul VI (...) a supprimé tous les jeûnes, et jusqu'à la notion du jeûne de carême.
Tristement d'accord avec vous... Mais avec toutes les dispenses successives & généralisées, cela remonte au moins à Pie XII.
Ces collectes [où il est question de jeûne] ont toutes été supprimées dans la nouvelle "liturgie".
En êtes-vous sûr? Il m'avait semblé que les collectes avaient été conservées, mais qu'on avait remplacé le mot "jeûne" par des substantifs plus vagues comme "privation", "pénitences"... Et là, il faut reconnaître la logique : on ne peut demander au Seigneur de bénir ou de soutenir un jeûne que l'on ne pratique plus!
Notre Seigneur a bien dit que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et par le jeûne.
Vous évoquez là
Mt 17, 21 et
Mc 9, 29. Or, la
Bible de Jérusalem de 1951-55 supprimait le verset de
Mt et effaçait le mot "jeûne" de celui de
Mc, car absents des manuscrits les meilleurs. Le lectionnaire liturgique actuel fait de même.
Curieusement, un
Nouveau Testament Hébreu-Français édité par
The Society for distributing the Holy Scriptures to the Jews (Londres, 1966), dont la version française est "d'après la traduction de Louis Segond", conserve le verset de
Mt et garde "jeûne" dans celui de
Mc... Les protestants sont parfois surprenants !
A ce sujet, je ne résiste pas au plaisir de vous citer un extrait de la conférence du Card. Barbarin sur
Le Jeûne de Jésus prononcée aux Assises chrétiennes du Jeûne, le 13 février 2010, à Saint-Etienne :
Dans la Bible de Jérusalem, comme dans la Traduction officielle pour la liturgie, on ne trouve pas de verset 21. Pourtant, ce verset existe bel et bien, et dit : « Quant à cette espèce, on ne la fait sortir que par la prière et par le jeûne. » C’est étonnant : pourquoi avoir enlevé ce verset 21 dans Matthieu et avoir supprimé la mention du jeûne en Marc 9 ?
Ce verset 21 est très ancien ; certains manuscrits ne le citent pas, d’autres ne mentionnent que la prière. Quelques exégètes y voient un ajout correspondant aux usages de l’Église primitive, tels qu’ils sont décrits dans les Actes des Apôtres. Pourtant, les manuscrits les plus nombreux, grecs, latins, syriaques…, donnent la leçon longue. Il s’agit donc d’un verset pour lequel il faut se battre. Il ne doit pas être perdu, car il est tout à fait conforme à ce lien très étroit qui associe jeûne, prière et combat spirituel, à travers toute la Bible.
Dans ce domaine, il me semble que les Orientaux - du moins les "schismatiques" - sont plus fidèles à la Tradition...

( 653174 )
Je ne suis pas d'accord sur la mention ou non par Yves Daoudal (2012-12-07 10:46:28)
[en réponse à 653143]
du jeûne. Au fil des siècles le jeûne était devenu de plus en plus lâche. Mais on le gardait dans la liturgie comme un principe immuable, qui était une sorte de reproche perpétuel à ceux qui l'avaient édulcoré puis quasiment supprimé. Personnellement, c'est à force de dire ces collectes du carême que j'ai peu à peu observé un jeûne. (Et c'est aussi le sens, me semble-t-il, de ce que dit Dom Guéranger chaque fois qu'il aborde la question.)
Sinon vous devez avoir raison sur le fait que ces faussaires ont gardé les collectes mais supprimé le mot jeûne. je n'ai pas vérifié et je vous fais confiance.
En ce qui concerne Matthieu 17, 21 et Marc 9, 29 c'est bien pratique de trouver les "manuscrits les meilleurs". Mais en l'occurrence il s'agit de deux manuscrits parmi les meilleurs, et de toute façon ma référence est la Vulgate. Et je viens de vérifier que les orientaux ont bien ce verset et le mot dans leur Bible (et liturgie) grecque. Donc la messe est dite, et la Bible de Jérusalem et les néo-liturges ont tort, comme d'habitude.
De toute façon il y a le verset où le Christ affirme que les disciples jeûneront quand l'Epoux leur sera enlevé.
Merci pour la citation du cardinal Barbarin. Mais cela me hérisse de voir des assises du jeûne, ou des congrès de la miséricorde, quand on a supprimé l'un et l'autre de la liturgie.

( 653102 )
Ah mon Dieu ! par FerdinandP (2012-12-06 19:16:57)
[en réponse à 653071]
La veille à minuit ou le jour même à zéro heure ?!
Si votre messe est à 11 h, la veille à minuit, ça fait 35 h de jeûne !
Je vous taquine, je pense que voulez parler du début du jour j !

( 653134 )
je me suis mal exprimé par jbbourgoin (2012-12-06 22:32:47)
[en réponse à 653102]
mais vous avez bien compris ce que je voulais dire ;)
En fait, ça ne changera rien à ma vie quotidienne puisque généralement je n'ai tout simplement pas le temps de manger le dimanche matin avant de me rendre à la messe !

( 653225 )
Jeûne et petit déjeûner par Leopardi (2012-12-07 16:23:33)
[en réponse à 652992]
A lire les réponses des uns et des autres, je me demande comment vous avez le temps de petit-déjeûner le dimanche matin?
Pour ma part, c'est le meilleur moment de la journée (hormis la Messe bien sûr).

( 653338 )
[réponse] par Meneau (2012-12-08 18:41:58)
[en réponse à 652992]
Je fais 3h aliments solides, 1h boissons.
Donc en fait, je me conforme à la règle édictée par Paul VI.
Cordialement
Meneau

( 653405 )
Par Pie XII... par Vianney (2012-12-09 14:43:33)
[en réponse à 653338]
...voulez-vous dire, cher Meneau ? Paul VI, d’après ce qu’on a pu lire ci-dessus, a ramené la barre beaucoup plus bas que trois heures...
V.

( 653412 )
Ben non par Meneau (2012-12-09 15:24:46)
[en réponse à 653405]
parce qu'en fait, je ne respecte pas strictement la discipline imposée par Pie XII.
Cordialement
Meneau

( 653415 )
C’est étrange... par Vianney (2012-12-09 16:26:33)
[en réponse à 653412]
...car votre jeûne eucharistique correspond, me semble-t-il, à celui que le catéchisme à l’usage de tous les diocèses de Belgique décrivait en 1957 :
“Pour communier dignement il faut être en état de grâce, n’avoir rien mangé et n’avoir pas pris de boissons alcooliques pendant les trois heures précédant la communion, et n’avoir pris aucune boisson, sauf de l’eau, pendant l’heure précédant la communion.”
Je me trompe ?
V.

( 653458 )
Ah ben oui, peut-être alors ! par Meneau (2012-12-09 20:58:52)
[en réponse à 653415]
Cordialement
Meneau
- pas spécialiste

( 653339 )
1h heure avant la communion ? par Athanasios D. (2012-12-08 19:10:25)
[en réponse à 652992]
Donc, suivant sa durée, il me serait possible de terminer mon croissant pendant la messe ?
Ath

( 653345 )
C'est en effet l'une des rigolotes inventions de Paul VI. Mais par Yves Daoudal (2012-12-08 19:27:37)
[en réponse à 653339]
il reste le problème des miettes, non résolu à ce jour.

( 653466 )
Pas facile par Olivier Figueras (2012-12-09 21:40:40)
[en réponse à 652992]
En général, j'observe minuit – sauf les rares fois où je vais à la messe le soir (mais je n'aime pas aller à la messe le soir).
Sauf pour les boissons – pour des raisons médicales essentiellement – mais pas forcément que de l'eau.
De toutes façons je ne prends que très rarement de petit déjeuner, car je suis incapable de manger le matin.
Et, en l'état actuel, je n'ai pas pu aller à la messe depuis quinze jours…
Bref ! je ne fait pas d'effort particulier. Mais comment voulez-vous jeûner quand vous n'avez pas besoin de manger ?
Amitiés,
Olivier Figueras

( 653499 )
Nous avons tous oublié l'essentiel. par Yves Daoudal (2012-12-10 10:57:34)
[en réponse à 652992]
C'est ce qui arrive quand on parle de règles au lieu de parler de vie spirituelle.
Le "jeûne eucharistique" n'est pas une pénitence. Il permet simplement de recevoir le Seigneur dans un estomac vide d'aliments terrestres. Et naguère il était évident pour tout catholique (et orthodoxe) qu'on ne reçoit pas le Seigneur parmi des restes de petit déjeuner.
Mais il a également une forte charge symbolique puisque jeûner provoque la faim, et que la faim corporelle est alors le symbole de la faim spirituelle (symbole au sens fort: elle signifie et elle est le support).

( 653506 )
Mais non par Leopardi (2012-12-10 11:22:48)
[en réponse à 653499]
Nous ne l'avons pas oublié mais comme vous le dites, c'est évident pour tout le monde.
A ce compte là, pourquoi ne pas parler aussi d'autres jeûnes en prévision de la communion? Jeûne de paroles oiseuses, jeûne de patience envers ses proches, etc...