Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=651926
images/icones/neutre.gif  ( 651926 )Quand l’Eglise ne défend plus l’inerrance biblique intégrale. par Theonas (2012-11-28 09:00:06) 



Dans mon précédent article j’ai relevé une citation d'un document produit par La Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme qui ne fait rien de moins que de contester l’historicité de la bible et, par voie de conséquence, l’inerrance biblique. Or cette dernière a été solennellement confirmée par de nombreux papes, à commencer par Léon XIII dans Providentissimus deus. Léon XIII l’établissait de manière on ne plus claire, affirmant que l’Ecriture sainte dans son intégralité était écrite sous la dictée de l’Esprit Saint : « En effet, tous les livres entiers que l’Eglise a reçus comme sacrés et canoniques dans toutes leurs parties, ont été écrits sous la dictée de l’Esprit-Saint. Tant s’en faut qu’aucune erreur puisse s’attacher à l’inspiration divine, que non seulement celle-ci par elle-même exclut toute erreur, mais encore l’exclut et y répugne aussi nécessairement que nécessairement Dieu, souveraine vérité, ne peut être l’auteur d’aucune erreur. » Les pères de l’Eglise partageaient déjà cette conception de l’inerrance intégrale de l’Ecriture sainte. « Aussi, dit saint Augustin, puisque ceux-ci ont écrit ce que l’Esprit-Saint leur a montré et leur a enjoint d’écrire, on ne doit pas dire que lui-même n’a pas écrit; ceux-ci, comme les membres, ont mis en œuvre ce que la tête leur dictait. » Saint Grégoire le Grand s’exprime encore en ces termes: « Il est bien superflu de chercher qui a écrit ces livres puisqu’on croit fermement que l’auteur en est l’Esprit-Saint. Celui-là, en effet, a écrit qui a dicté ce qu’il fallait écrire: celui-là a écrit qui a inspiré l’œuvre. » Toute l’exégèse moderniste, validée notamment par la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, est en révolte contre cette vérité et cherche à ramener l’Ecriture sainte à des écrits de circonstance. C’est pourquoi depuis le XIXe siècle, 5 papes successifs, de Léon XIII à Pie XII, ont combattu ces erreurs en réaffirmant l’inerrance intégrale de l’Ecriture sainte. Pie XII précisera d’ailleurs dans Humanis Generis « Ainsi on a audacieusement perverti le sens de la définition du Concile du Vatican sur Dieu, auteur de la Sainte Ecriture; et la théorie qui n’admet l’inerrance des lettres sacrées que là où elles enseignent Dieu, la morale et la religion, on la professe en la renouvelant, bien qu’elle ait été plusieurs fois condamnée. » L’idée contre laquelle se dresse Pie XII est donc celle qui veut que l’inerrance, de même que l’infaillibilité pontificale, ne touche que les questions de foi et de morale. Ce que rappelle donc ici Pie XII c’est que l’inerrance de l’Ecriture sainte n’est pas restreinte à ces deux domaines. Or c’est, je crois ne pas me tromper, ce qu’enseignent la plupart des professeurs dans les séminaires, pour peu qu’ils conservent encore un certain aspect de l’inerrance biblique. Tout l’enjeu étant de pouvoir continuer de flirter avec certaines théories scientifiques ou historico-critiques incompatibles avec la révélation biblique. Mais Léon XIII avait pourtant là aussi expliqué fort clairement que la bible est normative même en matière de science de la nature et d’histoire : « Ils doivent retenir fidèlement que Dieu, créateur et maître de toutes choses, est, en même temps, l’auteur des Ecritures; rien donc ne peut se trouver dans la nature, rien parmi les monuments de l’histoire, qui soit réellement en désaccord avec celles-ci. »

Comment cette question fut-elle traitée lors du Concile Vatican II ? Fidèlement à sa tactique, le concile s’est montré extrêmement ambigu.
Dans Dei Verbum, la version en français explique « Dès lors, puisque toutes les assertions des auteurs inspirés ou hagiographes doivent être tenues pour assertions de l’Esprit Saint, il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut. » La texte en latin dit «Cum ergo omne id, quod auctores inspirati seu hagiographi asserunt, retineri debeat assertum a Spiritu Sancto, inde Scripturae libri veritatem, quam Deus nostrae salutis causa Litteris Sacris consignari voluit» et selon que l’on considère Litteris Sacris comme un ablatif ou un datif, le sens en est radicalement changé. Dans un cas le texte dit que la bible atteste( ou consigne) comme véridiques les seules vérités qui sont nécessaires au salut, dans un autre que la bible atteste toutes les vérités et que ces vérités consignées dans la bible sont nécessaires au salut. La traduction française ne lève pas l’ambiguïté. Or en 2008, lors du synode des évêque sur la parole de Dieu, c’est bien la première approche de Dei Verbum qui a été promue dans L’instrumentum laboris produit par le Vatican et « guidée par le Saint-Père Benoît XVI » donné aux participants du synode. L’instrumentum laboris soutenant que l’inerrance biblique ne s’applique qu’aux vérités qui concernent notre salut, prenant donc le contre-pied radical de Léon XIII et des papes qui se sont succédés jusqu’à Pie XII, mais également de l’enseignement constant de l’Eglise. «Même si les Saintes Écritures sont inspirées dans leur totalité, leur inerrance se réfère uniquement à la « vérité […] que Dieu, en vue de notre salut, a voulu qu’elle [l'Écriture] fût consignée dans les Saintes Lettres » (DV 11) peut-on en effet lire dans cet Instrumentum laboris (ici) La traduction anglaise va plus loin, car elle rajoute un conditionnel : « with regards to what might be inspired in the many parts of Sacred Scripture, inerrancy applies only to « that truth which God wanted put into sacred writings for the sake of salvation » (DV 11); « Pour ce qui regarde ce qui pourrait bien être inspiré ( might be inspired) »

Mais à part cela tout va bien, il y a continuité parfaite entre l’enseignement de l’Eglise avant et après Vatican II.


ESCHATON
images/icones/neutre.gif  ( 651927 )Ben oui... par Antoine (2012-11-28 09:11:51) 
[en réponse à 651926]

Comme ça, on peut dire ensuite que Taizé suédois revient au catholicisme ..

images/icones/1d.gif  ( 651937 )Donc selon vous par Yves Daoudal (2012-11-28 10:23:40) 
[en réponse à 651926]

le lièvre est un ruminant (Lévitique 11, 6), et la chauve-souris est un oiseau (Lévitique 11, 19)...
images/icones/1b.gif  ( 651940 )bah par jejomau (2012-11-28 10:32:12) 
[en réponse à 651937]

nous sommes bien des poissons à pattes... Tout est possible !



images/icones/neutre.gif  ( 651950 )Selon moi peu importe... par Theonas (2012-11-28 11:21:20) 
[en réponse à 651937]

mais selon Léon XIII toute l'Ecriture sainte est inspirée, y compris le Lévitique 11,6 et de nombreux scientifiques s'accordent à dire que le lièvre a effectivement tous les attributs du ruminant. Lagrange lui aussi crut dans un premier temps pouvoir brandir le cas du lièvre pour restreindre l'inerrance de la bible. "Je crois que personne n'est disposé à soutenir que la Bible a rangé en toute exactitude le lièvre parmi les ruminants, ou que si le lièvre ne rumine pas, c'est donc un autre animal que veut désigner la Bible" Il développa alors sa théorie des apparences, la science vise la réalité, la Bible se contente des apparences. Mais, cher monsieur, en 1919 Lagrange se rétractera, admettant qu'il s'était trompé dans sa lecture de Providentissimus Deus. Il déplacera alors le problème du côté de la théories des genres littéraires. Mais cela est un autre problème.

ESCHATON
images/icones/1d.gif  ( 651953 )Votre humour est un peu spécial, par Yves Daoudal (2012-11-28 11:41:41) 
[en réponse à 651950]

mais il en faut pour tous les goûts:


de nombreux scientifiques s'accordent à dire que le lièvre a effectivement tous les attributs du ruminant.



Il n'y a évidemment aucun scientifique qui prétende que le lièvre ait les "attributs" du ruminant. Un ruminant a un estomac à plusieurs poches et régurgite ce qu'il a avalé pour le mâcher. Ce n'est pas le cas du lièvre (ni du lapin).

Et la chauve-souris n'est toujours pas un oiseau.
images/icones/1d.gif  ( 651956 )mais rien n'est impossible !!! par jejomau (2012-11-28 11:56:20) 
[en réponse à 651953]

les scientifiques prétendent que l'homme est issu de la bactérie (qui a donné le "poisson à pattes" lequel donna le singe qui lui-même aurait donné l'homme...).


photo d'un petit d'homme créé par Dieu il y a plusieurs millions d'années :




Après tout peut-être que le lapin fut créé par Dieu comme ruminant au départ ? Qui le sait...
images/icones/1a.gif  ( 651954 )Désolé.... par origenius (2012-11-28 11:43:33) 
[en réponse à 651937]

Mon cher Yves,

Voici ce passage sur le lièvre. Par manque de temps, je ne donnerais pas le (11, 9)

Lévitique, 2éme partie, 11, 6, et concerne la "loi de pureté", c'est-à-dire la "sainteté" rituelle, les animaux purs et impurs ; il est le suivant :

"[ ... ] Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre. Vous mangerez de tout animal qui a la corne fendue, le pied fourché, et qui rumine. Mais vous ne mangerez pas de ceux qui ruminent seulement, ou qui ont la corne fendue seulement. Ainsi, vous ne mangerez pas le chameau, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue ; vous le regarderez comme impur.

Vous ne mangerez pas la daman, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas le lièvre, qui rumine, mais qui n'a pas la corne fendue : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas le porc, qui a la corne fendue et le pied fourché, mais qui ne rumine pas : vous le regarderez comme impur. Vous ne mangerez pas de leur chair, et vous ne toucherez pas leurs corps morts : vous les regarderez comme impurs. [...]"

De mémoire, un autre passage de la Bible où il est question du lièvre en tant que ruminant se trouve dans le Deutéronome, XV, 7.
A vérifier...

Le lièvre, selon la Bible, est donc vraiment un ruminant (et les classifications "scientifiques" modernes perdent toute valeur devant cela, à supposer qu'elles en aient jamais eu.
Idem pour la chauve-souris.

Cordialement
Origenius
images/icones/1e.gif  ( 651957 )et de plus par jejomau (2012-11-28 11:57:18) 
[en réponse à 651954]

le lapin serait halal ??????????
images/icones/hein.gif  ( 651966 )Un ruminant par Rémi (2012-11-28 13:06:11) 
[en réponse à 651954]

qui ne rumine pas, en quelque sorte ?
images/icones/fleur.gif  ( 651948 )Deux remarques... par Sacerdos simplex (2012-11-28 10:57:33) 
[en réponse à 651926]

1) Dans un titre, il faut être précis et véridique. Il est faux de dire : "L'Eglise....", il faut dire : "le Service national pour les relations avec le judaïsme...". C'est un simple Service, ce n'est pas "L'Eglise". La nuance est énorme, et par exemple sur wikipedia ce genre de confusion a des conséquences importantes : cela permet des raccourcis mensongers.

2) "...ne défend plus l’inerrance biblique intégrale."
C'est très exagéré : en fait, c'est une conclusion que vous tirez (...par les cheveux...) de propos qui vous semblent faux, après toute un page de raisonnements.
Bref, des titres de ce genre sont à éviter, car ils embrouillent le débat plus qu'ils ne clarifient - et donc au final la Vérité en est obscurcie, et les coeurs ne sont pas pacifiés.

images/icones/neutre.gif  ( 651951 )cher monsieur, par Theonas (2012-11-28 11:23:57) 
[en réponse à 651948]

il s'agit tout de même d'une production du Vatican qui, dit le document, a été conduite par Benoît XVI.
images/icones/fleur.gif  ( 651958 )Quand lire la bible nous enseigne ce que la science n'avait aps encore vu... et voit si elle cherche par Glycéra (2012-11-28 12:04:45) 
[en réponse à 651926]




Le lapin de garenne, le lièvre... sont bien spéciaux.

Ruminer ?
On en a fait une définition, et on a ensuite confondu le descriptif des attributs de la plupart des ruminants avce la définition.

Un peu comme si on pouvait dire que l'églantier n'est pas une rosacée puisqu'il n'a pas les mêmes détails que les rosiers...

Les lièvres et lapins mangent leurs aliments deux fois...

Une fois les aliments frais, et une deuxième fois les crottes molles qui n'ont fait que passer pour une première transformation.
Les en empêcher vaut les tuer.

C'est ce qui est arrivé quand des éléveurs "scientifiques" ont voulu des cages "propres" et ont posé les lapins sur des grillages où les crottes ne restaient plus accessibles. Leurs lapins sont morts.



Alors, le lièvre un ruminant ?
Merci la Bible d'en savoir plus que nos "sciences" toutes présomptueuses de leur suffisance.


Ruminer ?
définition : régurgiter pour mastiquer encore.
Est-on certain que le mot hébreu veut dire régurgiter = remonter de l'estomac à la bouche ?

Avant de ridiculiser la Bible, il serait mieux d'apprendre à lire les vrais mots !

Sieur Daoudal, quid est en habreu pour dire ce "ruminer" ?
Pensons à notre "rumination mentale" aussi, cela nous en apprendra aussi sur nous, ce qui est tout de même la raison pour laquelle Dieu nous a concocté la Création, miroir de l'homme parce que miroir de Dieu.


Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/bravo.gif  ( 651961 )alors là chapeau Glycera par jejomau (2012-11-28 12:17:18) 
[en réponse à 651958]

Si, si.. Vous m'en bouchez un coin comme on dit vulgairement. je suis sûr que Yves Daoudal en reste coi également. Pour ce faire une dernière photo : celle du "lapin nain-bélier" !!!


images/icones/1y2.gif  ( 651971 )ainsi donc le Saint Esprit décrête par blamont (2012-11-28 14:38:08) 
[en réponse à 651961]

que savourer du Lièvre à la royale est impur ainsi que le boudin purée.

et autres débilités d'interdit ou de mutilations rituelles.

Sans oublier le chapitre XX du Lévitique, tellement délirant que les harpies du mouvement Femmen en deviennent sympathiques.

Au fait, le Saint Esprit aurait alors aussi déclaré que le temps de relevailles est différent si la femme accouche d'un garçon ou d'une fille.

Quid si des faux jumeaux?
De quoi faire cogiter pendant des lustres tous ces doctes sages de la loi.
toujours dans le même délire à propos de la circoncision: si deux enfants en meurent, on épargne cette mutilation au troisième.
Principe de précaution?
Au lieu de s'occuper de la consommation du tourteau, de la crevette, du lièvre et autre chameau, le S- Esprit n'aurait-il pas mieux fait d'enseigner l'Hémophilie?

Moins de pureté dans l'intestin certes mais moins de morts!
images/icones/fleche2.gif  ( 651979 )Ruminer par Jean Ferrand (2012-11-28 15:26:05) 
[en réponse à 651971]

Ruminer ne veut pas dire seulement regurgiter, mais faire aller ses machoires de droite à gauche pour mastiquer les aliments. Le lapin rumine, s'il ne regurgite pas.

Je sais bien que le mot ruminer vient du latin rumen : panse.

Mais l'hébreu a-t-il été bien rendu dans nos langues indo-européennes ?
images/icones/fleche2.gif  ( 651980 )Dieu a mis 4000 ans à "préparer" l'homme par Armavir (2012-11-28 15:38:09) 
[en réponse à 651971]

déchu à la Rédemption par l'incarnation de Son divin Fils.

D'où quelques "licences" permises à ces époques lointaines, qui ont été périmées voire interdites après la venue du Messie :

- Polygamie pour les patriarches
- Interdiction de consommer du porc et autres animaux (ruminants/fourchus/non saignés ...)
- Loi du talion
- Circoncision
- Répudiation des épouses
... etc ...

Toutes choses que Notre Seigneur a abolies et remplacées par Sa loi d'amour.


J'ai toujours pensé - c'est mon avis et je suis sans doute la seule à le partager - que les hommes de Cromagnon, de Néanderthal ...... étaient bien des hommes et non des singes, avec une intelligence réelle (voir les peintures rupestres et les outils trouvés dans les grottes).

Mais ces hommes, peut-être descendant de Caïn (?), étaient revenus à leur nature sauvage après le péché originel et la fuite du paradis terrestre.

Loin de Dieu, l'homme régresse (Le curé d'Ars disait : supprimez un prêtre dans une paroisse et les hommes adoreront les bêtes).
images/icones/fleche2.gif  ( 651982 )Vous y allez fort par Jean Ferrand (2012-11-28 15:55:44) 
[en réponse à 651980]

Vous y allez fort en disant que l'homme de Cro-magnon n'était pas un singe. C'est un homo sapiens typique, ayant vécu il y a quelque 22.000 ans. C'est notre ancêtre direct. Nous descendons tous sans exception du spécimen éponyme trouvé aux Eyzies-de-Tayac (à la seule condition qu'il ait eu une descendance viable). Ses chromosomes sont les nôtres.

L'homo sapiens ne descend pas du singe. On n'arrête pas de le répéter sur ce Forum. Mais apparemment ça ne sert à rien.
images/icones/fleche2.gif  ( 651983 )En effet ! par Jean-Paul PARFU (2012-11-28 16:02:31) 
[en réponse à 651982]

Il ne faut pas confondre Néandertal et Cro-Magnon !

Cro-Magnon est un Homo-sapiens, comme nous ! Il est même notre ancêtre direct ! Voir ici

Néandertal appartient en revanche à une autre espèce d'hominidés. Voir ici
images/icones/1b.gif  ( 651986 )d'autant par jejomau (2012-11-28 16:24:14) 
[en réponse à 651982]

qu'en ce qui me concerne je penche plutôt pour le Créationnisme que pour l'évolutionnisme. Je reconnais qu'il existe des formes d'évolutions mineuers qui peut toucher les espèces, et si je rejette le Créationnisme dans sa forme radicale, je tends à penser que son intuition est juste.

images/icones/1d.gif  ( 651988 )évolutionnisme ou régressisme? par blamont (2012-11-28 16:37:53) 
[en réponse à 651986]

il suffit de comparer Dame Fourest et ses harpies avec Audrey Hepburn ou Gene Tierney.


c'est fou l'accélation de l'évolution régressive:

quand il fallait 20 000 ans pour bonifier un caractère intrasèque, aujourd'hui il suffit de 50 ans pour le faire chuter.
images/icones/fleche3.gif  ( 651990 )Non seulement par Jean Ferrand (2012-11-28 16:57:51) 
[en réponse à 651988]

Non seulement l'espèce humaine n'a pas évolué depuis notre 'pépé' Cro-magnon, mais elle a même légèrement régressé. Sa capacité crânienne était supérieure à la nôtre. C'était un artiste de premier ordre, car il fera (lui ou ses petits-fils) bientôt Lascaux.

N'oublions pas qu'il avait une âme humaine, rachetée par avance par le sang du Christ, car il était lui-même descendant d'Adam (le premier homo sapiens). Adam signifie tiré du sol. Nous pouvons prier pour eux. Ou peut-être prient-ils pour nous, s'ils sont déjà au paradis.
images/icones/1b.gif  ( 651993 )Euh par Quaerere Deum (2012-11-28 17:26:29) 
[en réponse à 651990]

Si elle a régressé, elle a donc évolué, au sens où il y a eu modification.
images/icones/carnet.gif  ( 651996 )toujours décoiffant Theonas par Luc Perrin (2012-11-28 18:31:02) 
[en réponse à 651926]

Vous jurez donc que la création du monde s'est faite selon la Genèse, mot à mot, inerrance biblique absolue oblige, comme les fondamentalistes protestants des années 1900-1930 ?


La création du monde en 6 jours chrono, qui d'autres ici à part Theonas ?

Pas moi et cela ne me trouble en rien, partisan de l'école étroite que je suis à ce niveau là comme 99,99 % des chrétiens, je ne dis pas même catholiques.

De même que je ne suis pas les prescriptions alimentaires juives : quand on ne mange pas de porc, pas de lapin en Alsace, pas de fruits de mer en Bretagne ... c'est assez dur. Je ne crois pas à l'impératif de la circoncision pour les hommes chrétiens et je crois savoir qu'il y a 613 commandements dans la loi juive à suivre.
Je suis certain que les papes que vous citez y compris mon cher Papa Pecci ne les suivaient pas tous.

En revanche, il ne fait aucun doute que l'approche magistérielle à l'égard du texte biblique a évolué depuis Pie XII (Divini afflante spiritu 1943) en relisant les arbitrages de Léon XIII, de ceux de la Commission biblique pontificale du premier tiers du XXe siècle et de Spiritus paraclitus (1920) de Benoît XV.Là dessus, personne ne saurait vous contredire sans grande contorsion : Jean-Paul II s'efforce de présenter les accentuations différentes des textes successifs dans son allocution, en rapportant chaque texte à sa visée 1ère en son temps, visée qui demeure.

Comme au XVIe le pape Sixte-Quint et sa Bible latine bourrée d'erreurs a été mise au pilon par son successeur tellement elle faisait honte à tout le monde. Par gentillesse, on a appelé l'édition corrigée "Sixto-Clémentine" mais le Magistère s'était déjugé.
Comme Benoît XIV autorisant aux fidèles la lecture de la Bible pourtant considérée comme une hérésie abominable dans la bulle Unigenitus un demi siècle auparavant. Lecture que notre bon pape Léon XIII encourage à son tour ...

Outre Dei Verbum, le texte le plus souvent donné en référence est celui de la Commission biblique pontificale de 1993 L'interprétation de la Bible dans l'Église, introduit par une allocution habile de Jean-Paul II (qui reprend amplement Léon XIII et Pie XII).

http://regnat.pagesperso-orange.fr/Doc200/Doc262_91JEA930423.html

Le texte de la Commission règle son compte au fondamentalisme biblique, d'origine protestante, en ces termes (le cardinal Ratzinger a joué un rôle majeur dans l'élaboration de ce texte, l'ensemble) :

"Bien que le fondamentalisme ait raison d’insister sur l’inspiration divine de la Bible, l’inerrance de la Parole de Dieu et les autres vérités bibliques incluses dans les cinq points fondamentaux, sa façon de présenter ces vérités s’enracine dans une idéologie qui n’est pas biblique, quoi qu’en disent ses représentants. Car elle exige une adhésion sans défaillance à des attitudes doctrinaires rigides et impose, comme source unique d’enseignement au sujet de la vie chrétienne et du salut, une lecture de la Bible qui refuse tout questionnement et toute recherche critique.
Le problème de base de cette lecture fondamentaliste est que, refusant de tenir compte du caractère historique de la révélation biblique, elle se rend incapable d’accepter pleinement la vérité de l’Incarnation elle-même. Le fondamentalisme fuit l’étroite relation du divin et de l’humain dans les rapports avec Dieu. Il refuse d’admettre que la Parole de Dieu inspirée a été exprimée en langage humain et qu’elle a été rédigée, sous l’inspiration divine, par des auteurs humains dont les capacités et les ressources étaient limitées. Pour cette raison, il tend à traiter le texte biblique comme s’il avait été dicté mot à mot par l’Esprit et n’arrive pas à reconnaître que la Parole de Dieu a été formulée dans un langage et une phraséologie conditionnés par telle ou telle époque. Il n’accorde aucune attention aux formes littéraires et aux façons humaines de penser présentes dans les textes bibliques, dont beaucoup sont le fruit d’une élaboration qui s’est étendue sur de longues périodes de temps et porte la marque de situations historiques fort diverses.
Le fondamentalisme insiste aussi d’une manière indue sur l’inerrance des détails dans les textes bibliques, spécialement en matière de faits historiques ou de prétendues vérités scientifiques. Souvent il historicise ce qui n’avait pas de prétention à l’historicité, car il considère comme historique tout ce qui est rapporté ou raconté avec des verbes à un temps passé, sans la nécessaire attention à la possibilité d’un sens symbolique ou figuratif.
Le fondamentalisme a souvent tendance à ignorer ou à nier les problèmes que le texte biblique comporte dans sa formulation hébraïque, araméenne ou grecque. Il est souvent étroitement fié à une traduction déterminée, ancienne ou moderne. Il omet également de considérer les « relectures » de certains passages à l’intérieur même de la Bible.
En ce qui concerne les évangiles, le fondamentalisme ne tient pas compte de la croissance de la tradition évangélique, mais confond naïvement le stade final de cette tradition (ce que les évangélistes ont écrit) avec le stade initial (les actions et les paroles du Jésus de l’histoire). Il néglige du même coup une donnée importante : la façon dont les premières communautés chrétiennes elles-mêmes ont compris l’impact produit par Jésus de Nazareth et son message. Or c’est là un témoignage de l’origine apostolique de la foi chrétienne et son expression directe. Le fondamentalisme dénature ainsi l’appel lancé par l’évangile lui-même.
Le fondamentalisme a également tendance à une grande étroitesse de vues, car il tient pour conforme à la réalité une cosmologie ancienne périmée, parce qu’on la trouve exprimée dans la Bible; cela empêche le dialogue avec une conception plus large des rapports entre la culture et la foi. Il se base sur une lecture non-critique de certains textes de la Bible pour confirmer des idées politiques et des attitudes sociales marquées par des préjugés, racistes par exemple, tout simplement contraires à l’évangile chrétien.
Enfin, dans son attachement au principe du « sola Scriptura », le fondamentalisme sépare l’interprétation de la Bible de la Tradition guidée par l’Esprit, qui se développe authentiquement en liaison avec l’Écriture au sein de la communauté de foi. Il lui manque de réaliser que le Nouveau Testament a pris forme à l’intérieur de l’Église chrétienne et qu’il est Sainte Écriture de cette Église, dont l’existence a précédé la composition de ses textes. Le fondamentalisme, de ce fait, est souvent anti-ecclésial; il tient pour négligeables les credo, les dogmes et les pratiques liturgiques qui sont devenus part de la tradition ecclésiastique, comme aussi la fonction d’enseignement de l’Église elle-même. Il se présente comme une forme d’interprétation privée, qui ne reconnaît pas que l’Église est fondée sur la Bible et puise sa vie et son inspiration dans les Écritures.
L’approche fondamentaliste est dangereuse, car elle est attirante pour les personnes qui cherchent des réponses bibliques à leurs problèmes de vie. Elle peut les duper en leur offrant des interprétations pieuses mais illusoires, au lieu de leur dire que la Bible ne contient pas nécessairement une réponse immédiate à chacun de ces problèmes. Le fondamentalisme invite, sans le dire, à une forme de suicide de la pensée. Il met dans la vie une fausse certitude, car il confond inconsciemment les limitations humaines du message biblique avec la substance divine de ce message."

Ajoutons y l'exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini de Benoît XVI en 2008, un texte magistériel de haut niveau qui confirme celui de 1993. En particulier le n°19 qui revient sur l'importance de l'inerrance biblique, le n°35 qui repousse le fidéisme comme la lecture fondamentaliste, le n° 38 "le nécessaire dépassement de la lettre" qui semble avoir été écrit pour Theonas.



images/icones/bible.gif  ( 652002 )La position de St Augustin sur les 6 jours de la Création par Jean-Paul PARFU (2012-11-28 19:08:41) 
[en réponse à 651996]

La lire ici
images/icones/bible.gif  ( 652005 )Les sens différents de la Bible par Jean-Paul PARFU (2012-11-28 19:36:30) 
[en réponse à 652002]

Lire ici

La Bible n'est pas le Coran, elle est inspirée et non pas dictée par Dieu !
images/icones/fleche3.gif  ( 652010 )Création du monde: pourquoi je tends à devenir Créationniste par jejomau (2012-11-28 20:13:43) 
[en réponse à 651996]

A chaque fois que j'ai abordé la question de la Céation du monde sur des sites ou des blogs chrétiens, on m'a toujours péremptoirement asséné que :

1) il fallait être c.. pour ne pas "croire" dans l'évolution
2) que l'Eglise avait été complètement tarée pendant des siècles pour avoir rejeté l'évolutionnisme
3) mais qu'heureusement la lumière était enfin advenu du fait de scientifiques extraordinaires et modernes qui ont pu s'exprimer depuis Vatican II !

Bref, tout autre pensée autre le DOGME évolutionniste n'est absolument pas envisageable.

Je ne "crois" pas dans le Créationnisme . Mais j'aime m'y confronter et il me séduit par certains côtés.

Je dis que dans le Créationnisme il y a plusieurs courants qui s'affrontent (au moins eux ils débattent) et j'admets que leurs thèses pour certains d'entre eux sont assez pertinentes. Je tiens à vous faire lire la thèse suivante au sujet de la Création du monde. (Décevant que cerains dans l'Eglise catholique condamnent d'office les travaux qui existent ailleurs ):


Les «six jours » de la Genèse

«Ces quelques mots hébreux ont laissé perplexes les plus grands penseurs de tous les siècles. Les difficultés ont pourtant surgi parce qu’on a voulu rattacher la phrase au texte précédent de manière à forcer le sens. On lui a généralement attribué, il faut l’admettre, un interprétation arbitraire comme si elle entendait : «Voilà ce que Dieu a créé en ce premier jour ». Pourtant l’expression par elle même ne signifie rien de la sorte. Elle indique simplement l’intervention, à un moment donné, d’un jour composé d’un soir et d’un matin, sans en préciser la raison.

En général, les gens pensent encore aujourd’hui que la Bible enseigne la création de l’univers «en six jours»; certains vont plus loin, en ajoutant arbitrairement au mot «jour » le qualificatif sous-entendu : «de 24 heures », qui n’est pas dans le texte. Autrement dit, ils affirment que, selon la Bible, le cosmos entier (ou au moins la terre) aurait été créé littéralement en 144 heures… Après quoi, le créateur aurait eu besoin de se reposer pendant 24 heures, le «septième jour »! Beaucoup supposent, en outre, que la Genèse fixe la date de création de l’univers à une époque récente de six ou, au plus, de dix mille ans.

La Genèse n'affirme pas non plus que la création de l'univers et même de la terre ait eu lieu il y a quelques milliers d'années seulement. Au contraire, elle précise que les cieux et la terre avaient déjà été créés «au commencement» (v. 1 ), avant les événements qui commencent à partir du deuxième verset.

Des jours géologiques ?

Parce que le mot «jour», dans la Bible, a plusieurs significations, y compris le sens d'une longue période indéterminée, bien des savants en se penchant sur le texte ont cru voir dans les «six jours» une correspondance avec les six grandes périodes géologiques de notre planète.

Effectivement, il existe une correspondance indiscutable entre les deux schémas. De nombreux scientifiques chrétiens du XIXe comme de notre XXe siècle, anglophones surtout, en ont été convaincus; je possède plusieurs de leurs écrits, des volumes infiniment précieux. Ces livres m'ont beaucoup aidé en particulier au cours de ma jeunesse, à formuler des idées précises sur la Genèse.

En fait, le mot «jour »dans la Bible a plusieurs sens. Le plus souvent, il signifie un jour «ordinaire »qui peut toutefois être soit de 12 heures, soit de 24 heures. Il peut cependant se référer à une longue période d'une durée indéterminée et même infinie. Les prophètes d'Israël parlaient constamment du «jour du Seigneur »qui comprend la notion de la fin des temps aussi bien que celle de la vie éternelle qui caractérisera le royaume de Dieu. Ils parlaient également du «jour » de la colère de Dieu, du «jour»du jugement, du «jour»de la détresse, et ainsi de suite. Dans ce même livre de la Genèse, ch. 2 v.4, le texte original hébreu parle du «jour» de la création, où Dieu fit les cieux et la terre. Ce «jour» n'est plus un jour ordinaire, puisqu'il couvre la totalité des 6 jours en question et même peut-être toute l'époque de la création, y compris celle de la création originelle des cieux.

Nous voyons donc que nous ne sommes pas nécessairement tenus de voir les «jours de la création comme des jours ordinaires. Le terme est suffisamment étendu pour admettre plus d'une interprétation et nous ne pouvons pas en vouloir à ceux qui insistent sur l'interprétation des six jours de la Genèse comme étant de très longues périodes préhistoriques.

D'ailleurs, les auteurs de la Bible sont les premiers à reconnaître qu'aux yeux du Créateur le temps peut avoir une valeur tout autre que pour nous. Moïse, dans un poème grandiose s'adresse ainsi à Dieu : «Car mille ans sont, à tes yeux, Comme le jour d’hier, quand il n’est plus, Et comme une veille de la nuit..» (Psaumes 90:4 )

Pierre, l'apôtre de Jésus-Christ, dit dans son dernier écrit : «Vous ne devez pas ignorer que, devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour.» (2 Pierre 3 :7-12)

Il parle ensuite du « jour de Dieu » où les cieux embrasés se fondront et la terre sera consumée.

Il est évident que pour les hommes qui ont écrit les différents livres composant la Bible la notion du temps est très développée ; ils reconnaissaient que la manière dont le Créateur conçoit le temps peut dépasser de loin les limitations qui s'imposent à nos expériences actuelles.

En abordant la question tellement contestée de la signification des six jours de la Genèse, gardons au moins l'esprit ouvert et cherchons auprès du Créateur lui-même une explication du langage qu'il emploie. Car lui-même dit : «Mes pensées ne sont pas vos pensées... Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées...» (Ésaïe 55 :.9)

Ainsi, le scientifique qui examine ce merveilleux chapitre premier de la Genèse n'a peut-être pas tort quand il trace une comparaison entre les ères géologiques successives et les «jours» 1 de la création. Il y a sûrement des trésors de connaissance à tirer de cette contemplation.

Et pourtant! Tout en reconnaissant la véritable harmonie qui existe entre le schéma géologique et la progression des «six jours» de la Genèse, je propose à mon lecteur une explication de ces «jours» qui me paraît bien plus satisfaisante.

L' explication des «six jours .

Aucun homme, je le répète, n'aurait pu inventer le contenu du premier chapitre de la Genèse. Il n'y a vraiment qu'une seule manière d'expliquer le phénomène de son existence: c'est de conclure que Dieu l'a directement révélé à un homme. Mais à qui, sinon au tout premier homme, Adam ?

Pourtant, comment Dieu pouvait-il révéler à une intelligence simplement humaine -et cela au début de l'histoire et avant le développement d'un vocabulaire complexe -la vaste conception du processus divin de la création, sinon avec un langage très simple et par «chapitres», c'est-à-dire par des étapes consécutives ? Quel homme aurait pu assimiler une connaissance aussi étendue en une seule fois ? C'est ici que nous voyons la véritable raison des six jours de la Genèse. Chaque jour commence par cette parole: «Dieu dit»... et ensuite il y a un soir et un matin.

Ne pouvons-nous pas comprendre cette parole comme étant la voix de l'Éternel qui communique à l'homme les vérités essentielles concernant ses origines ? Dieu parle, l'homme écoute. L'homme apprend ainsi à connaître, par une série de révélations, les vérités qu'il n'aurait pas connues autrement: il sait maintenant que Dieu existe et qu'il est le créateur du cosmos et de l'homme lui-même. Il est éclairé quant à ses propres origines; il comprend déjà sa raison d'être.

Il semble évident que Dieu ait décrit ou démontré à l'homme les processus de la création jour après jour {pendant les six jours) et que, la nuit venue, il ait dû arrêter pour que l'homme se repose jusqu'au lendemain où il recevrait la prochaine révélation ou «parole».

Le fait que chaque révélation se termine par l'expression : «Et il y eut un soir et il y eut un matin»semble indiquer que l'homme Adam, après avoir entendu et compris la parole du Créateur, se soit endormi. Il est même possible qu'il ait vu pendant la nuit, sous la forme d'une vision, en spectacle panoramique, un aspect ou une étape importante de l'œuvre créatrice de Dieu. Puis le matin, l'homme s'est réveillé.

C'est comme si Adam nous redisait chaque fois: «Le soir est venu et je me suis endormi; puis il a fait jour et je me suis réveillé. Ensuite Dieu a recommencé à parler. Dieu dit... et ce jour-là j'ai compris une nouvelle série de merveilles concernant «la création que j'ai pu méditer jusqu'au soir.»

Par le deuxième chapitre de la Genèse nous apprenons que Dieu s'entretenait souvent avec l'homme. Celui-ci, dès sa création et avant qu'il ne détourne son oreille, connaissait un dialogue quotidien avec son créateur. Nous ne savons pas en quoi consistaient ces «conversations», les détails précieux en ont été perdus; la race humaine, à son désavantage, n'a pas voulu les retenir dans son souvenir; mais quoi de plus normal que de voir dans les révélations des «six jours»un fruit précieux, l'un des rares qui nous soit parvenu de ces entretiens primitivement accordés par Dieu à sa créature ?

Nous savons, cependant, que Dieu a appris à l'homme l'agriculture {ch. 2 v. 15), lui a inculqué un sens moral {ch. 2 v. 16, 17), lui a confié les animaux {ch. 2 v. 19), lui a enseigné la pratique d'un vocabulaire {ch. 1 :5, 8, 10 et ch. 2 v. 20), et lui a fait comprendre finalement son besoin de la femme (ch. 2 v.18, 21-25) et le sens du mariage.

A propos de ce "dialogue ", il est intéressant de noter le fait que c'est le Créateur lui-même qui a appris à l'homme les noms h "jour", "nuit", "ciel", "terre", "mers".' De cette relation d'intimité entre le Créateur et sa créature est née et s'est développée la faculté de la parole qui a donné à l'homme son premier langage. Le fait que le premier chapitre de la Genèse soit , exprimé en un vocabulaire très simple n'est pas une raison pour le mépriser; au contraire, ce même vocabulaire est en lui-même un véritable miracle! La structure littéraire de ce récit émerveille à la fois les hommes de science et de lettres.

Si donc l'Éternel se rapprochait ainsi de ce premier homme, en maintenant un dialogue constant avec lui pendant ces temps extraordinaires de son existence primitive lorsqu'il découvrait r les merveilles du monde qui l'entouraient, quoi de plus raisonnable que d'en conclure qu'il lui a parlé également pendant les six jours du premier chapitre? Car qui, sinon Dieu lui-même, aurait pu communiquer à l'homme des idées semblables?

Nous ne savons pas sous quelle forme ces merveilleuses révélations sont parvenues à l'homme. Nous savons seulement qu'il en a saisi le sens et nous l'a transmis sous un aspect que nous aussi, nous pouvons comprendre: c'est une parole divine devenue accessible à chaque être humain.

La parole de Dieu dans ce document originel est donc à la fois un acte de création et de révélation. Par la Bible nous comprenons que tout ce qui existe a été créé par la parole de Dieu. «Les cieux ont été faits par la parole de l'Éternel. Car il dit et la chose arrive ; Il ordonne et elle existe » (Psaume 33 : 6,9)

«Toutes choses ont été faites par elle (la parole) et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle » (Jean 1 :.2)

Ainsi la parole de Dieu est la puissance créatrice qui est à l'origine de tout ce qui existe. Cette même parole de Dieu devient également le moyen par lequel le Créateur se révèle à l'être humain.

Cela reste vrai même après la chute de l'homme, car, dans le chapitre 3 de la Genèse, nous voyons que Dieu, à la tombée de la nuit, est venu chercher l'homme après sa faillite et lui a de nouveau parlé en condamnant son péché et en lui communiquant l'espoir d'un Sauveur qui le réconcilierait avec son Créateur.

La Bible tout entière n'est en somme que la prolongation de cette parole divine, par laquelle le Créateur cherche à rétablir le dialogue avec nous et à nous faire comprendre l'énormité de notre faute, le danger infini auquel nous sommes confrontés et l'unique moyen de retrouver le ciel de sa face: par son Fils, crucifié et ressuscité.

Le septième jour

Venons-en à l'énigme du « septième jour » de la Genèse. A la fin du document de la création, le texte ajoute : « Dieu acheva le septième jour son oeuvre qu'il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre ».

Ainsi, le texte termine avec l'affirmation que, le septième jour, Dieu « se reposa de toute son oeuvre» (Genèse ch. 2 v. 1-4, version Segond). C'est pourquoi il « bénit » et « sanctifia » le septième jour.

Certains supposent que la Bible enseigne que Dieu avait besoin d'une journée entière de repos après son œuvre de création ! Mais, dans ce cas-là, ne faudrait-il pas conclure que, du fait que les six jours précédents furent subdivisés en soirs et matins, Dieu avait dû également se reposer chaque nuit avant de reprendre son œuvre le lendemain ? Un tel raisonnement est absurde; il est la négation de la conception biblique du Créateur.

« Ne le sais-tu pas ? Ne l'as-tu pas appris ? C'est le Dieu d'éternité, l'Éternel, Qui a créé les extrémités de la terre ; Il ne se fatigue point, il ne se lasse point ; On ne peut sonder son intelligence » (Esaïe 40:28)

Penser que l'Éternel a besoin, comme un homme, d'une nuit après chaque jour ou d'un jour sur sept pour se remettre de ses efforts, c'est se faire une piètre idée de celui qui est absolu dans son caractère, comme s'il était contraint par les limitations de sa propre création. «Devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour ». Le Créateur, étant l'Éternel, est situé en dehors de l'espace et du temps qui appartiennent à la création. Il se définit par l'appellation: « Je suis celui qui suis », ou bien: « Celui qui s'appelle: Je suis ».

Einstein, avec sa théorie de la relativité, a bien confirmé qu'en dehors de la matière et de l'univers, le temps et l'espace n'existent pas. Ils sont des grandeurs relatives, liées entre elles et dépendant de l'état de la matière. Ainsi, le «big bang » qui serait à l'origine de l'univers doit être situé dans l'éternité.

Pourquoi alors Dieu a-t-il sanctifié le septième jour en l'appelant le sabbat ?

C'est Jésus-Christ qui résout cette énigme pour nous; car il nous apprend que «le sabbat a été fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat Il.3 Le sabbat n'a pas été fait pour Dieu ; car Dieu n'en a pas besoin; étant lui-même la source de toute énergie, de toute vie, il existe en lui-même, indépendamment de la matière, du temps et de l'espace. Il a institué le sabbat au contraire pour l'homme, pour que l'homme puisse se reposer.

Comment donc expliquer ce « repos»de Dieu ? Le verbe hébreu schâbath que Segond et presque toutes les versions traduisent dans ce contexte «se reposa»ne signifie pas nécessairement le repos. Il signifie essentiellement, comme dans la version TOB : arrêter, cesser. Ainsi, nous pouvons mieux traduire cette phrase: " Le septième jour Dieu cessa ou arrêta son oeuvre».

De même, lorsque l'auteur de la remarquable Epître aux Hébreux, dans le Nouveau Testament (la deuxième partie de la Bible), parle du « repos» de Dieu en ôtant ce passage de la Genèse, il emploie le verbe grec katapayô qui signifie: faire cesser, désister, arrêter. Le substantif katapaysis signifie « repos » dans le sens d'un arrêt de travail. Le mot français" pause » vient de la même racine: paysis ( ou: pausis ) en grec signifie justement une pause ou un arrêt: katapaysis contient la même idée mais puissamment renforcée. C'est une expression qui contient certes la notion du repos, mais sa conception de base est celle d'un arrêt.

Ainsi, que ce soit par l'hébreu de la Genèse ou le grec du Nouveau Testament, la Bible présente une idée cohérente du sens du septième jour de la création. Le Créateur nous apprend qu'il a simplement arrêté « son oeuvre» ; c'est-à-dire : il a cessé de faire ce qu'il avait fait pendant la semaine. La question se pose alors : que faisait Dieu en réalité pendant les six jours ?

En regardant de plus près le texte dans sa langue originale, nous découvrons un point intéressant: la traduction « oeuvre» dans ce passage ne fait pas ressortir toute la signification du substantif me/'âkhâh.

Ce mot ne comporte en hébreu aucune notion de « création ».II est traduit de plusieurs manières dans la Bible; il peut signifier : ministère, service, travail, affaires, occupations, acquisitions, richesses, propriété, et même « bétail » !

Ce terme dérive de la racine verbale./â'akh qui signifie essentiellement : " envoyer » et aussi: « servir ». De cette même racine vient le mot masculin ma/'âkh, qui signifie littéralement : « un envoyé, un messager » et qui est partout traduit dans la Bible par le français « ange ». Ce terme dérive de la racine verbale./â'akh qui signifie essentiellement : " envoyer » et aussi: « servir ». De cette même racine vient le mot masculin ma/'âkh, qui signifie littéralement : « un envoyé, un messager » et qui est partout traduit dans la Bible par le français « ange ».

L'auteur de ce texte avait le choix entre plusieurs mots hébreux signifiant « oeuvre» , mais il a trouvé bon d'employer précisément la forme féminine, mel'âkhâh de ce même mot pour décrire l'activité du Créateur pendant les « six jours » de la ..Genèse. La forme plurielle de ce terme, mal'akhôth, ressemble de très près (au point d'être écrit selon l'orthographe primitive exactement de la même manière) à la forme mal'âkhouth qui, elle, signifie « message » ou « ordre » et surtout un message venant de Dieu. Il me semble que la meilleure façon de traduire ici ce terme si riche en signification serait par le mot français: occupations. Nous pourrions alors retraduire la phrase entière de cette manière : septième jour, Dieu cessa ses occupations ».

Et, puisque l'idée du «message » se trouve à la racine même l du mot ainsi que dans ses dérivés, ne pourrions-nous pas comprendre la phrase de la façon suivante : «Le septième jour, Dieu cessa (ou: termina) son message » ? Quelles étaient en effet les occupations du Créateur pendant les six jours antérieurs, sinon la transmission à sa créature du message fondamental concernant ses origines ? Par sa parole le Créateur lui révélait que les cieux et la terre, comme l'homme lui-même, avaient été créés et formés par cette même parole. L'apôtre Jean, l'ami le plus intime de Jésus-Christ, s'exprime ainsi : «Au commencement était la parole». L'homme, au début de son existence, a été confronté à cette parole: Dieu voulait lui faire comprendre que pour l'espèce humaine la Parole de Dieu est l'alpha et l'oméga de son existence.

Aucun doute, les six matins (ou six soirs) de révélations spirituelles intenses que l'homme a connues devaient sûrement être une grosse épreuve pour lui sur le plan physique comme sur le plan moral. Je pense qu'il a trouvé l'expérience bouleversante. Il avait certainement besoin de quelques heures de repos après chaque révélation et, à la fin de la série, d'une journée entière, ne serait-ce que pour méditer ce qu'il avait entendu (et peut-être aussi vu). Dieu a arrêté de parler, non parce que lui-même était fatigué, mais à cause de J'homme qui ne pouvait certainement pas assimiler davantage de connaissances à ce moment-là. Le créateur a reconnu le besoin de sa créature et lui a accordé le temps de se remettre de sa fatigue. comme le dit Jésus-Christ, Dieu a fait le sabbat pour l'homme. Il sait que notre métabolisme a besoin de se recycler chaque semaine; il sait également que nous avons besoin de temps mis à part pour réfléchir sur sa Parole.

C'est ainsi que l'homme a appris, dès ses origines, à mettre à part un jour sur sept pour autre chose que ses occupations quotidiennes. Heureux le peuple qui retient ce principe! ('est grâce à cette première page de la Genèse que nous jouissons aujourd'hui, au moins ici en Occident, de notre jour de repos hebdomadaire! Voyez-vous, ce chapitre de la Genèse n'est pas une vieille histoire rébarbative et sans importance. Il détermine le rythme de notre vie actuelle. Que ferions-nous sans notre dimanche ?

Ah! merci, Seigneur Dieu !

Un texte parallèle de Moïse

Comme nous l'avons remarqué, c'est Moïse qui a conservé et nous a transmis ce merveilleux document de la Genèse contenant les « dix paroles» de la création. [Dans le texte, nous lisons dix fois l'expression: Dieu dit... ] C'est également grâce à Moïse que nous possédons les « dix paroles» du décalogue, les commandements prononcés par l'Éternel lui-même au mont Sinaï.[ Le terme. décalogue. signifie: .les dix paroles .. ] Le commandement concernant le sabbat y est accompagné d'une citation en abrégé du texte de la Genèse (ch. 2 v. l à 4) que nousvenons d'examiner.

« Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre, la mer , et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour: c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié ». (Exode 20 :11)

A première vue, ces quelques lignes semblent contredire l'explication que je viens de donner, comme si Dieu avait créé le cosmos entier en six jours ordinaires. Pourtant, une étude plus sérieuse révèle qu'il n'y a aucun conflit entre ce texte et celui de la Genèse.

Notons en premier lieu que le verbe «créer»(en hébreu bârâ) ne s'y trouve pas. Il n'est pas dit que Dieu ait créé les cieux et la terre en six jours.

Au contraire, il s'agit du verbe hébreu 'assâh. Or, nous avons vu que ce dernier peut être traduit de manières très diverses. Il a généralement le sens du verbe français " faire»; mais, comme tout le monde le sait, " faire " veut dire beaucoup de choses et pas nécessairement «créer». Le mot 'assâh en lui-même ne signifie pas créer. Je rappelle à mon lecteur que l'on peut le traduire par: faire, former, façonner, travailler, préparer, apprêter (un repas etc.), placer, établir, désigner, montrer, faire voir, témoigner (de la bienveillance etc.)... Il suffit de donner quelques exemples de l'emploi du verbe 'assâh :

· -Dans Genèse chapitre 18 verset 8, nous lisons qu'Abraham plaça devant Dieu et les deux anges qui lui sont apparus « la crème, le lait, avec le veau qu'on avait apprêté (c'est-à-dire qu'il avait fait cuire) »... Or, personne ne prétendra qu'Abraham avait «créé» le veau! Le veau existait bien avant qu'il ne le mette devant ses invités: il l'a simplement fait préparer.

· -Dans Genèse chapitre 27 verset 17, il est écrit que Rébecca confia à Jacob « le mets et le pain qu'elle avait préparés » pour Isaac. Elle ne les a pas créés !

· -Dans Genèse chapitre 19 verset 19, Lot parla à l'ange en ces termes: « Tu as montré la grandeur de ta miséricorde à mon égard ».

· -Puis, dans le livre des Juges chapitre 6 verset 17, Gédéon dit (littéralement) : «Montre-moi un signe que tu parles avec moi.»

Si dans ces passages le verbe 'assâh signifie «préparer »,»désigner », «montrer », pourquoi ne le traduirions-nous pas de la même façon dans le texte de l'Exode ?

«Car six jours (c'est-à-dire : pendant six jours: la préposition «en » des versions courantes n'est pas dans l'original) l'Éternel.« prépara » ou. «désigna » ou. «montra» ('assâh) les cieux, la terre, la mer et tout ce qui y est contenu et il a cessé (ou: il s'est tu -hébreu: nouach) le septième jour».

Il est à noter que le verbe hébreu nouach que les versions traduisent ici par: «se reposer» signifie également «cesser, arrêter ». Dans 1 Samuel 25:9 il signifie littéralement «se taire, cesser de parler » ; il y est traduit textuellement: «ils se turent ». De même, ici, il serait légitime de penser que le Créateur, après avoir parlé pendant six jours, se soit ensuite tu. Et si l'Éternel, tout en parlant avec l'homme, lui a fait aussi voir, peut-être en vision pendant la nuit, la manière dont il avait créé et formé le monde, ne serait-il pas tout à fait naturel à sa créature d'exprimer, en un langage simple, ce qu'il a vu ? [Le vocabulaire des premiers hommes était nécessairement restreint. Au cours des générations, le vocabulaire s'est développé en complexité comme à l'heure actuelle..] On dirait que la parole de l'Éternel avait permis à Adam de saisir le processus de la création, comme s'il y avait assisté en spectateur. Il serait donc parfaitement compréhensible qu'il décrive la création comme une série d'actes de la part de Dieu. En disant que Dieu a " fait " en six jours les cieux et la terre, l'homme répète simplement les vérités qu'il a comprises pendant cette semaine extraordinaire et retenues par la suite.

Ainsi, ce texte bref, qui semblait à première vue contrer notre argumentation, nous donne en fait raison. L'Éternel, pendant les 6 jours et nuits en question a pu montrer ou révéler à Adam pria parole la vérité sur ses origines, puis il s'est tu. Quoi de plus normal?

Conclusion sur les «six jours»

Je ne prétends pas que l'explication que j'ai donnée des « six jours»de la Genèse ne présente aucune difficulté exégétique ou scientifique; mais elle me semble conforme à la pensée de Dieu à la fois dans sa Parole écrite et dans sa création. Elle me paraît digne de la sagesse divine et de loin la meilleure manière de comprendre ce document si manifestement inspiré par le Créateur. J'espère et je crois que Dieu nous permettra de voir beaucoup plus clair à mesure que notre connaissance de lui-même et de ses ouvrages s'approfondira. Comme je l'ai déjà dit, le Créateur a en fait écrit deux livres: celui de la création et celui que nous appelons la Bible. C'est par la Bible que nous parvenons à .interpréter correctement le livre de la nature. Ce dernier a été, hélas! abîmé par la main du grand ennemi; mais, grâce à la lumière de la Bible, nous pouvons tout de même déchiffrer la pensée originelle de Dieu dans sa création. Nous lisons, pour ainsi dire, dans notre main droite sa révélation écrite dans la Bible et, dans notre main gauche, celle qu'il a inscrite dans la création naturelle. En les comparant, je suis confiant qu'il nous reste à découvrir des merveilles insoupçonnées.

Je demande à mon Créateur de faire rayonner sa lumière sur mon modeste ouvrage de manière à en corriger et effacer les imperfections et de confirmer et développer ce qu'il peut contenir de vrai. »

Shallis, Ralph. dans "Il faut beaucoup de foi pour être athée"

images/icones/bible.gif  ( 652019 )Sortir de l'ambiguité ! par Jean-Paul PARFU (2012-11-28 21:01:13) 
[en réponse à 652010]

Dans la mesure où nous croyons que l'univers n'a pas toujours existé et qu'il a été créé par Dieu, nous sommes créationnistes.

Mais ensuite, le problème est de savoir comment Dieu a-t-il créé ? Et cela, c'est à la science de nous le dire !

Les 6 jours de la Création, suivies du 7ème jour, qui est un jour de repos, ont une signification spirituelle que la Bible nous dévoile, parce que la science n'est pas à même de le faire.

Ils montrent, dans un langage compréhensible partout, par tous et en tous temps, un dessein divin qui se réalise, dans une certaine durée, et qui va de l'informe à la forme et des réalités inférieures aux supérieures, jusqu'à l'homme, roi de cette création visible !
images/icones/ancre2.gif  ( 652033 )Merci... par Paterculus (2012-11-28 21:30:48) 
[en réponse à 651996]

... pour votre intervention, excellent rappel d'un brillant exposé.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/neutre.gif  ( 652052 )Cher monsieur Perrin par Theonas (2012-11-28 23:40:21) 
[en réponse à 651996]

ne verser pas aussi facilement dans la caricature en vous éloignant du sujet. Je n’ignore pas que le littéralisme a été condamné, pas plus que les genres littéraires ont été reconnus( Divino Afflante) par le Magistère ou qu’on retrouve dans la Somme de st Thomas, à 7 reprises, l’idée que « Moïse parlait à un peuple grossier et condescendait à son inculture »( I Q.68, art 3), mais st Thomas parlait là du récit de la création, dont les pères reconnaissaient déjà qu’il pouvait être lu comme une allégorie. Mais cette concession est étendue par l'exégèse moderne (théorie des genres littéraires et y compris par le P. Lagrange) à toute la bible. Toujours on a su que le cantique des cantiques était un poème et non un récit circonstancié des amours de deux jeunes adolescents, nous n’avions pas besoin pour cela de la théories des genres littéraires. Plutôt que de départager l’historique du figuratif, concédé à un peuple inculte, la théorie des genres littéraires introduit, elle, l’incertitude généralisée sur l’historicité de la bible. Théorie précisément non scientifique au regard des critères de scientificité car « infalsifiable » au sens de Popper. Auparavant l’inerrance connaissait des restrictions marginales qui portaient sur le texte et sa lecture : erreur de copiste, de traduction, inintelligence de l’interprète, elle venait comme un correctif a posetriori aux erreurs humaines et préservait le caractère inspiré. Désormais elle est battue en brèche a priori, la théroie des genres littéraires ( ou celle des apparences, celle prétetexé dans un premier temps par Lagrange qu’il dut désavouer par la suite) élaborant tout un système d’interprétation partant d’erreurs postulées par des théories scientifiques foireuses ( comme celle de l’évolution) ou de controverses archéologiques ou méthodologiques ( datation au carbone 14 etc). Elle érige en loi ce que l’ancienne exégèse considérait comme des exceptions. « Tout se passe comme si la critique binlique avait pour premier devoir de concilier le texte des écritures sacrés avec les exigences de cette doctrine ( théorie de l’évolution et toutes les théories annexes qu’elle charrie), étant bien entendu que ce sont les premiers qui feront toutes les concessions, la seconde étant par essence un dogme qui ne se discute pas. »(Dom de Monléon)
Mais le sujet de mon article portait sur un point clairement affirmé par Providentissimus deus et contesté de nos jours: celui qui affirme l'inerrance de toute l'Ecriture sainte et non pas de la seule vérité que Dieu a voulu consigner dans la bible en vue de notre salut (L’instrumentum laboris)
images/icones/neutre.gif  ( 652586 )pour un fondamentaliste 5% d'erreur sur le nombre 'pi' dans la Torah, par Presbu (2012-12-03 11:24:23) 
[en réponse à 651926]

"Moise fit faire un vase de 10 (unités de longueur) de diamètre et de 30 (unités de longueur) de tour" ! ! ! Donc, pour un fondamentaliste pinailleur, 'pi' vaudrait 3 tout juste, et non pas au moins son chiffre arrondi de 31,5/10 qui aurait dû être indiqué dans l'inerrante Écriture. --> La géométrie aurait-elle changé en passant du désert du Sinaï dans le reste du monde antique, Chine, Grèce, Égypte?
Mes élèves du catéchisme aiment beaucoup cet exemple.