Le Forum Catholique
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( 651823 )
Frédéric Mounier (La Croix) invente la discrimination par Sénéchal (2012-11-27 11:26:05)
en matière liturgique.
En marge de la visite ad limina des évêques français des provinces de Lyon et Montpellier:
"(Rome) confirme, en matière liturgique, qu’il existe bien une forme « ordinaire » du rite, assorti d’une forme « extraordinaire », ce qui ne revient pas à deux formes d’importance équivalente."
La Forme extraordinaire aurait donc moins d'importance que la forme ordinaire?
Et moi qui coyais qu'il fallait proscrire "toute forme de discrimination"....
Voir
ICI

( 651838 )
Logique par Leopardi (2012-11-27 12:32:27)
[en réponse à 651823]
Dans la logique de ce que j'écrivais:
ICI

( 651842 )
Tout va bien ! par Thierry (2012-11-27 13:01:09)
[en réponse à 651823]
La Doctrine de la foi a rappelé le caractère « non négociable » de Vatican II

( 651848 )
Pas négociable? par Sénéchal (2012-11-27 13:58:14)
[en réponse à 651842]
Mais critiquable (IBP, Pr. De Mattei, Mgr. Gherardini, Franciscains de l'Immaculée etc.....)
Là aussi le bon apôtre F. Mounier n'aurait-il pas tendance à prendre ses désirs pour des réalités? Les Anglais ont un joli mot pour cela: Faire du "wishful thinking". En la matière, La Croix a souvent tendance (évidemment toujours dans le même sens) à faire du "whishful printing".

( 651849 )
surtout sur le blog de Frédéric Mounier par jejomau (2012-11-27 14:10:20)
[en réponse à 651848]
il n'y a que lui qui peut s'exprimer !

( 651850 )
Mais alors par Quaerere Deum (2012-11-27 14:25:30)
[en réponse à 651823]
comment expliquez-vous l'utilisation des termes «ordinaire» et «extraordinaire» ?
Manifestement, ils signifient juridiquement que les deux formes n'ont pas le même statut. Sinon, le Pape n'aurait pas écrit dans sa lettre aux évêques : «il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale – la Forma ordinaria – de la liturgie Eucharistique.»
Bien entendu, il s'agit peut-être d'une provocation de la part de la Croix en insistant sur ce détail, spécialement pour les membres de ce forum, mais ce n'est pas pour cela qu'ils ont forcément tort.

( 651857 )
Suggestion par Leopardi (2012-11-27 15:05:06)
[en réponse à 651850]
Il faudrait remplacer le terme "extraordinaire" par "exceptionnel", cela serait plus parlant en termes de place dans la liturgie.
De toutes façons, avec cette trouvaille sémantique, le St Père a créé une sorte de monstre : deux formes d'un même rite (sic) aux droits théoriques égaux mais aux droits pratiques inégaux.
Tout cela, c'est de la supercherie comme dirait Mgr Vingtrois ou comme on dit dans le métier, du boulechite.

( 651859 )
Le terme par Quaerere Deum (2012-11-27 15:17:30)
[en réponse à 651857]
exceptionnel serait plus compréhensible, en effet.
Quant au Saint Père, je crois au contraire, qu'il a essayé d'éviter la fracture dans le rit romain pour qu'à terme il n'y ait plus à nouveau qu'un seul rite. C'est de l'équilibrisme mais c'est finement pensé et pesé, d'où la genèse assez longue du projet.

( 651866 )
Entièrement d'accord par Leopardi (2012-11-27 15:58:02)
[en réponse à 651859]
Mais vouloir faire avaler cette trouvaille, c'est quand même considérer les intéressés pour plus bêtes qu'ils ne sont, non?

( 651868 )
Serait-ce trop demander par Quaerere Deum (2012-11-27 16:10:23)
[en réponse à 651866]
que de soutenir le Saint Père dans son ministère, plutôt que de jouer aux éternels insatisfaits ?
Croyez-vous réellement qu'il prenne ses brebis pour plus bêtes qu'elles ne sont, Leopardi ?
Il me semble qu'il a plutôt à cœur de travailler à l'unité de l'Eglise et qu'il mérite tout notre soutien dans cette lourde tâche.

( 651875 )
Si si, no no par Leopardi (2012-11-27 17:09:12)
[en réponse à 651868]
Si le St Père ne pratique pas cette politique de clarté, qui le fera?
Je comprends bien évidemment son objectif mais cela crée des situations fausses, où nous sommes obligés de taire nos convictions pour préserver nos maîgres acquis.
Il serait beaucoup plus sain que le pape dise clairement ce que le cardinal a écrit dans le passé, que le NOM doit être réformé vers une plus grande richesse, et que pour faciliter cet enrichissement, une plus grande présence du VOM dans les paroisses est souhaitable, avant d'arriver à un nouveau missel qui rendra les deux autres caduques, pour de bon cette fois!
Car c'est bien cela son intention...

( 651943 )
A mon humble avis par Quaerere Deum (2012-11-28 10:40:26)
[en réponse à 651875]
le Pape a très bien compris qu'il ne faut pas imposer une réforme d'en haut. En tout cas, pas de manière brutale et pas maintenant.
Qui voudrait d'un nouveau missel unique, une synthèse des deux missels ? Les tradis, qui ne veulent pas entendre parler du missel de 1965 (le missel de la réforme), qui rêvent de restaurer la Semaine Sainte ? Les rénovés qui sont incapables de respecter le missel rénové et d'obéïr aux normes liturgiques ? Qui voudra lâcher sur le calendrier, sur le lectionnaire ?
Ainsi, Summorum Pontificum est la réforme de la réforme.
Cette réforme viendra d'en bas, des usages.
Si la forme extraordinaire vient à prendre de l'ampleur, peut-être finira-t-elle par devenir ordinaire (une nouvelle génération d'évêques qui seront plus favorables arrivera) ?
La forme ordinaire finira-t-elle par être bien célébrée ?
Réponse dans ... 40 ans.

( 651867 )
Exceptionnel vs. Extraordinaire par fidelis (2012-11-27 15:58:52)
[en réponse à 651859]
Personnellement, le terme "exceptionnel" ma déplairait plutôt : il manifeste un caractère d'exception, donc de rareté. Or, là où il est célébré, il est évidemment souhaité -voire requis- que le rite traditionnel, dit "extraordinaire", le soit au moins tous les dimanches et fêtes d'obligation, si ce n'est aussi en semaine. Là, on ne peut y voir d'exception. J'admets que le terme "extraordinaire" n'est pas non plus très parlant ; mais dans le temps, il y avait bien des Messes basses, des grand'Messes , des Messes solennelles... et peut-être quelques autres, sans que l'on cherche à prendre les termes "basse", "grande", etc... au pied de la lettre. M'étant terriblement ennuyé aux messes basses de mon enfance, j'ai prié (et chanté) de tout mon coeur, au contraire, aux grand'messes, ce qui m'a valu une bonne connaissance du grégorien, puis de la direction de chorale et de choeur. Appellerait-on cela maintenant un rite "ordinaire" et un rite "extraordinaire", sachant qu'il y avait alors dans une paroisse, couramment trois ou quatre messes basses (ordinaires?) pour une grand'messe (extraordinaire?)?

( 651874 )
Exceptionnel par Leopardi (2012-11-27 17:01:06)
[en réponse à 651867]
Le rite est exceptionnel en tant que présence géographique. Il est évidemment courant dans les paroisses exceptionnelles.
Cela dit, je préfère les messes basses aux grand messes; pourtant j'aime le beau chant...
au fait, c'est peut-être pour cela justement :-)

( 651905 )
Il suffit de faire le parallèle ... par Ion (2012-11-28 00:02:07)
[en réponse à 651857]
... avec les ministres extraordinaires de la communion, qui par définition, ne sont pas les ministres ordinaires, prêtres ou diacres.
Extraordinaire est bien, en effet, synonyme d'exceptionnel.
Ion

( 651941 )
et le paradoxe est que dans la forme ordinaire par Donapaleu (2012-11-28 10:37:25)
[en réponse à 651905]
ce sont les ministres extraordinaires qui distribuent le plus souvent la communion ! (selon ma modeste expérience de cette forme !). Donc extraordinaire ne veut pas toujours dire exceptionnel !

( 651900 )
Vous êtes donc d'accord sur le fait que par Sénéchal (2012-11-27 22:42:54)
[en réponse à 651850]
la forme extraordinaire a moins d'importance que la forme ordinaire?
Je n'avais pas compris cela en lisant le Motu Proprio de 2007:
"Le Missel romain promulgué par S. Pie V et réédité par le bienheureux Jean XXIII ... doit être honoré en raison de son usage vénérable et antique."
Ni en lisant la Lettre du Pape Benoît XVI aux évêques qui accompagnait ce Motu Proprio: " il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement…D’ailleurs, les deux Formes d’usage du Rite Romain peuvent s’enrichir réciproquement…Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place…"
Ni en lisant ces belles paroles du cardinal Castrillon Hoyos le 24 mai 2003: Célébrant la Messe tridentine dans la basilique Sainte Marie Majeure il avait déclaré: « L'ÉGLISE TIENT POUR ÉGAUX EN DROIT ET EN DIGNITÉ TOUS LES RITES LÉGITIMEMENT RECONNUS, ET ELLE VEUT QU’À L’AVENIR ILS SOIENT CONSERVÉS ET FAVORISÉS DE TOUTE FAÇON… L’ANCIEN RITE ROMAIN CONSERVE DONC DANS L'ÉGLISE SON DROIT DE CITOYENNETÉ ».
Peut-il y avoir discrimination dans une même citoyenneté?

( 651903 )
vous avez raison, à mon avis, Sénéchal par Luc Perrin (2012-11-27 23:39:47)
[en réponse à 651900]
Rappelons quelques données de base que plusieurs évêques et certains à Rome, je suppute (sauf conversion qui sait ?) que le nouveau secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin doit être de l'avis de F. Mounier, qu'il fallait comprendre le motu proprio Summorum Pontificum comme une copie d'Ecclesia Dei adflicta, ce qu'il n'est pas et n'a jamais été.
Cette confusion mentale, volontaire bien sûr et qui s'explique par des raisons peu avouables en terme de construction de la communion ecclésiale, est illustrée par la manière de ne pas appliquer S.P. en prenant des décisions conformes à E.D.
- première donnée : S.P. n'est pas pour les laïcs d'abord mais pour les prêtres de rit latin (ainsi que pour les communautés religieuses) et là, il n'y a aucune infériorité ni relégation de principe d'un missel par rapport à l'autre. Point de condition restrictive énoncée en dehors des limitations usuelles sur le nombre de messes : rappelons ici encore que cela répondait à la 2è condition préalable posée par Mgr Fellay fsspx en 2001.
- 2è donnée : la lettre du pape d'accompagnement n'est pas sans intérêt mais, hiérarchisons un peu s.v.p., pas de même nature que 2 textes législatifs : S.P. et l'Instruction Universae Ecclesiae (2011). En gros, une constitution conciliaire promulguée ou une encyclique ne sont pas équivalentes à un mot de salutation du pape dans un aéroport quelconque. Chaque mot écrit par une pape n'est pas de valeur égale et n'a pas la même portée canonique.
C'est une évidence logique, traditionnelle, doctrinale mais les papolâtres l'oublient toujours très vite de quelque bord qu'ils soient.
- 3è donnée : elle est tellement aveuglante que les idéologues de tout plumage se refusent à la voir. Dans l'Église dite latine, le rit romain 1969/2002 dit Forme ordinaire est bel et bien statistiquement, la Forme ordinaire, communément célébrée. C'est peut-être dommage surtout au vu des abus eux-mêmes très "ordinaires" qui vont avec, mais c'est un fait.
Le pape constate qu'il est midi à 12h : la belle affaire. Il imagine, sans avoir besoin de beaucoup d'imagination, qu'il en sera de même demain et après demain, il suffit de regarder les estimations statistiques. A moins qu'une épidémie décime 95-98% des baptisés en quelques jours ce qu'à Dieu ne plaise.
On peut surtout regretter qu'il laisse, en toute connaissance de cause (cf. les lumineux écrits de J. Ratzinger avant 2005), les fidèles sans défense véritable face aux loups ravisseurs qui sévissent en néo-liturgie. Et qu'il ait enterré ce qui aurait dû être la prunelle de son pontificat à savoir la réforme, sérieuse, de la révolution liturgique post-conciliaire.
Maintenant la situation n'est pas figée et il est plaisant de voir ainsi trembler de peur les hérauts de la Forme ordinaire : pourquoi cette panique alors qu'ils nous soutiennent mordicus, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer, que "leur" "célébration" festive et adaptable à l'infini (ou presque) est digne de la plus merveilleuse des merveilles que la Terre ait jamais contemplée ?
Allons Mesdames Messieurs ayez au moins la foi dans vos propres convictions, n'ayez pas peur de ces irréductibles traditionalistes - encore bien peu de chose à l'échelle du milliard de catholiques : ils ne sont pour rien dans l'effritement de votre statue de 1969, juste que presque tout ce qui nous vient de cette époque s'effrite, perd de sa saveur et de sa pertinence par soi-même à l'image de l'architecture de ces années.
Toutefois cette vague réactionnaire des fanatiques de l'ordinaire n'est pas à prendre à la légère après le triste échec de mai-juin 2012. Il n'est pas exclu, vu le choix de Mgr Roche, le départ de Rome de consulteurs favorables aux idées ratzinguériennes (à distinguer des actes du Souverain Pontife), que le Saint Père soit prêt à jeter le bébé réforme liturgique/Forme extraordinaire avec l'eau du bain (réconcilaition canonique et doctrinale avec la F.S.S.P.X).
Prions pour qu'il n'en soit pas ainsi car c'est l'ensemble de l'Église et en premier lieu les fidèles qui en pâtiraient le plus.

( 651938 )
Pourriez-vous aborder la question par Quaerere Deum (2012-11-28 10:24:10)
[en réponse à 651903]
en termes juridiques et non idéologiques ?
Il n'y aurait donc pas de différence juridique entre «ordinaire» et «extraordinaire» ?
Car vous êtes aussi idéologique dans votre message que sont les «fanatiques de l'ordinaire» que vous dénoncez.
Nous manquons de gens honnêtes et objectifs sur ce forum.

( 651949 )
Pardonnez-moi, j'avais mal interprété par Sénéchal (2012-11-28 10:58:22)
[en réponse à 651938]
la phrase de F. Mounier dans La Croix:
"(Rome) confirme, en matière liturgique, qu’il existe bien une forme « ordinaire » du rite, assorti d’une forme « extraordinaire », ce qui ne revient pas à deux formes d’importance équivalente."
En réalité il fallait comprendre que la forme extraordinaire a PLUS d'importance que la forme ordinaire.
Merci de me l'avoir fait découvrir.
Cordialement,
Sénéchal