Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=648901
images/icones/1g.gif  ( 648901 )Ah ! quel diocèse bien tenu que celui de Lyon ! par XA (2012-10-28 17:05:37) 



Source : Le Progrès de Lyon dimanche 28 octobre 2012 p.17
images/icones/neutre.gif  ( 648902 )Encore un triste acteur par Lancea Sancta (2012-10-28 17:17:50) 
[en réponse à 648901]

d'un repli fossoyeur.

Prêtre au travail 1 - Travail de prêtre 0. Il est temps de tourner la page.

LS.
images/icones/3b.gif  ( 648905 )Il ne faut plus par Ferréol (2012-10-28 17:49:09) 
[en réponse à 648901]

transmettre la foi, mais la "proposer"...

Le Christ nous a-t-il demandé de proposer sa Vérité en fonction des expériences spirituelles de chacun ?

Affligeant
images/icones/ancre2.gif  ( 648916 )Comprenez bien... par Paterculus (2012-10-28 18:39:44) 
[en réponse à 648905]

Je ne crois pas que ce confrère veuille cessez de transmettre la foi.
D'ailleurs il continue à le faire, puisqu'il parle de catéchèse.

Si j'ai bien compris, il s'agit surtout de constater que quand l'Eglise est minoritaire la transmission de la foi d'une génération à l'autre dans les familles perd de l'importance quantitative par rapport à la proposition de la foi à ceux qui n'ont pas de passé chrétien, personnel ou familial.

Mais là où mon approche diffère de la sienne, c'est quand il attribue la bureaucratisation et le manque de dialogue à un repli identitaire : pour moi j'ai plutôt constaté ces deux défauts dans les curies diocésaines chez les tenants de la rupture, même s'il n'en ont pas le monopole.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/bravo.gif  ( 648925 )Merci ... par le paca (2012-10-28 19:34:18) 
[en réponse à 648916]

... pour ce message clair et mesuré.
images/icones/neutre.gif  ( 648928 )Ce qui me choque par Ferréol (2012-10-28 19:43:57) 
[en réponse à 648916]

chez ce prêtre, c'est qu'il oppose transmission et proposition, en parlant clairement de révolution copernicienne.

Loin de moi l'idée de nier ses bonnes intentions et sa bonne volonté.

Ferréol
images/icones/ancre2.gif  ( 648930 )Cela peut se comprendre par Paterculus (2012-10-28 19:55:00) 
[en réponse à 648928]

L'expression "révolution copernicienne" peut se comprendre comme un changement fondamental des façons de faire.

Mais il se peut aussi qu'il y ait là une trace de l'idéologie qui veut qu'autrefois on "forçait" les gens tandis qu'enfin on a compris que la foi suppose une démarche personnelle. Je dis "idéologie" parce qu'on fait un système des défauts réels ou supposés de l'Eglise avant le concile, pour s'aveugler sur ce qui a suivi.

VdP
images/icones/1v.gif  ( 648933 )Bel effort charitable d'éxègèse mais... par Gaspard (2012-10-28 20:09:29) 
[en réponse à 648930]

Je n'y crois pas une seconde, connaissant les catéchèses de paroisses "conciliaires" de ce genre. Vu de plus le site de cette paroisse, qui attaque l'Eglise dès la page d'accueil....

Il y a même plusieurs documents à télécharger sur ce site sur la proposition de la foi : nous aurions pu savoir exactement de quoi il retourne. Hélas ! Documents à télécharger renvoie à "Erreur 404".

Si un liseur sait les récupérer quelque part... je n'y suis pas arrivé.
images/icones/fleche2.gif  ( 648943 )J'y ai récupéré une conférence sur le Concile. par Scrutator Sapientiæ (2012-10-28 20:56:09) 
[en réponse à 648933]

Bonsoir Gaspard,

Voici :

Vatican II, le Concile "à venir".

Bonne soirée.

Scrutator.
images/icones/ancre2.gif  ( 648958 )Merci pour ce lien ! par Paterculus (2012-10-28 22:10:01) 
[en réponse à 648943]

Édifiant en effet !
Comme dit XA, pauvre diocèse !
Mais des paroisses de cette orientation, on en a des tas dans tous les diocèses.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/fleche2.gif  ( 648947 )L'attaque contre l'Eglise, dès la page d'accueil. par Scrutator Sapientiæ (2012-10-28 21:02:15) 
[en réponse à 648933]

Rebonsoir,

Voici :

" OÙ VA NOTRE ÉGLISE ?

Au cours de l'été les conversations amicales peuvent se prolonger. Elles sont détendues et instructives. La plupart de mes échanges avec des chrétiens de toutes les régions de France et profondément attachés à l'Église étaient marqués par l'inquiétude et le découragement. En cause, les réorganisations de paroisses qui fragilisent le tissu ecclésial en laissant se dissoudre les petites communautés chrétiennes de proximité. En cause aussi la brutalité des changements opérés par un nouveau curé ou l'autoritarisme d'un service diocésain et aussi l'accablement sous le nombre de directives venant « d'en haut », etc. À écouter les uns et les autres l’impression générale était : absence d'information et de concertation, insuffisance de formation adaptée. L'impression d'une Église où le Peuple de Dieu n'a plus qu'à suivre docilement sa hiérarchie, une Église où la parole est confisquée par quelques-uns, évêques ou groupes influents dans les médias. Une Église au sein de la quelle il y a peu ou pas de dialogue sur la vie interne des communautés et pas non plus de possibilité de participer aux débats de société, en particulier sur les questions qui touchent à la bioéthique et à la sexualité. En un mot une Église tendant à s'identifier avec la seule hiérarchie comme avant le concile Vatican II. Une Église qui se referme sur elle-même et qui fait du surplace.

Mais il y eut aussi des rencontres avec des personnes marginales par rapport au catholicisme ou totalement étrangères à la foi chrétienne. Il est à peine utile de préciser que nos problèmes internes les indiffèrent. Mais des attentes très fortes s'exprimèrent : connaître le christianisme, la Bible et l'histoire de Jésus de façon rigoureuse, sans « baratin religieux » ; avoir des possibilités de rencontres et d'échanges sur le sens de la vie, l'amour, la souffrance, la mort. Et par dessus tout une exigence : dans toute rencontre avec des chrétiens reconnus comme tels, avec des religieux, avec des prêtres, pouvoir se sentir accueilli avec respect, sans jugement et en climat de liberté, sans volonté d’annexion ni de récupération.

La nécessité de prendre en compte ces attentes est un bon antidote aux tentations de découragement de chrétiens conscients de leurs fragilités personnelles et institutionnelles. Le souci de l'organisation des communautés chrétiennes n'est pas vain mais il ne doit pas occulter l'urgence de répondre aux besoins spirituels qui se manifestent dans un contexte de mutations culturelles accélérées. Jésus ne s’est pas d'abord préoccupé d'organiser une institution centralisée. Sa priorité était d'annoncer la proximité du Royaume c'est-à-dire d'être porteur d'espérance et telle fut la mission confiée à ses envoyés. En cette période de rentrée l'orientation nous est donc redonnée par l'Évangile. Pas question de faire du surplace ! Toute communauté chrétienne même petite et faible doit se préoccuper d'abord de rencontrer ses frères pour être au milieu d’eux les témoins paisibles de l’amour gratuit d’un Dieu-Père. Notre journée de rentrée paroissiale le 23 septembre devrait offrir de telles occasions de rencontre si nous nous donnons la peine d’inviter largement. Alors, où doit aller notre Eglise ? Simplement à la rencontre de ce monde pour y inventer l’Évangile.

Jean PEYCELON "

Scrutator.
images/icones/fleche2.gif  ( 648949 )Une autre conférence : "Oser être témoin". par Scrutator Sapientiæ (2012-10-28 21:07:16) 
[en réponse à 648933]

Gaspard,

Voici :

Oser être témoin.

A bientôt.

Scrutator.
images/icones/carnet.gif  ( 648956 )Page 2: l'abandon de la transmission est revendiqué par Gaspard (2012-10-28 22:01:54) 
[en réponse à 648949]

Merci pour tous ces documents ! Voilà en page 2, avec la note 3, la confirmation malheureusement du sens littéral choquant que l'on pouvait lire dans l'interview. C'est typiquement un sédiment ancien, largement pré-Benoît XVI :


[Oser être témoin]. Le témoignage dont je parle est une proposition de découverte.(3) J'ai envie de partager avec d'autres et tout particulièrement avec des personnes que j'aime et qui comptent pour moi, quelque chose de ce qui me rend le plus profondément heureux. On peut ainsi avoir envie de faire découvrir un film, un livre, une oeuvre d'art, de faire rencontrer un ami etc.

Notes
(...)
(3) Le passage du vocabulaire de la « transmission » à celui de la « proposition » est tout à fait remarquable dans la Lettre aux catholiques de France élaborée par la Conférence épiscopale française entre 1994 et 1996. Ce changement n’est pas sans conséquences sur toute l’activité pastorale mais il semble encore loin d’être intégré par les différents acteurs ecclésiaux.

images/icones/abbe2.gif  ( 649001 )Très vrai, Paterculus.... par Fatherjph (2012-10-29 13:20:18) 
[en réponse à 648916]

Jamais les structures habituelles et traditionnelles de l'Eglise n'ont empêché l'évangélisation. Par contre, "l'esprit du Concile" a mené à une bureaucartisation sans pareille dans l'Eglise. Les tenants de la "liberté en Christ" n'ont jamais été plus contraignants. Structures pesantes dans les diocèses et les paroisses, ecommissionnement de toute la pastorale et, surtout, établissement de règles strictes auxquelles doit se soumettre l'administration des sacrements. La récente remarque de l'évêque d'Evreux àl'abbé Michel à propos du catéchisme, des professions de foi et de la première communion en est une belle illustration.
images/icones/neutre.gif  ( 649003 )C'est vrai ! par Aigle (2012-10-29 14:07:28) 
[en réponse à 649001]

Oui cher Fatherjph l'emprise des néo-modernistes sur la plupart des structures eclesiales est (ou a été) une réalité forte.

Notre abbé lyonnais est il trotskiste ? quand une institution lui est défavorable, elle dévient autoritaire et bureaucratique à ses yeux mais quand elle impose fut-ce de façon autoritaire et méprisante une ligne qui plait, on lui trouve alors toutes les qualités !!
images/icones/1h.gif  ( 648914 )Le curé: "Presque plus de traces de religion populaire" à Marcy l'Etoile par Gaspard (2012-10-28 18:34:58) 
[en réponse à 648901]

Et il assume ce qu'il appelle une "révolution copernicienne": ne plus transmettre la foi mais la "proposer".

D'aucuns comme aux Semaines sociales de France s'étaient interrogés sur cette rupture de transmission. Cette rupture n'a pas été accidentelle mais délibérée, et encore assumée aujourd'hui publiquement en 2012. Parce que des "traces" de religion populaire, c'est encore trop insupportable, sûrement.
images/icones/neutre.gif  ( 648926 )Cuieux ce "peuple" par Aigle (2012-10-28 19:38:24) 
[en réponse à 648914]

Je ne comprends pas pourquoi ces gens de gauche qui mettent le peuple au centre et au sommet de leurs préoccupations sont si méfiants - voire méprisants - à 'égard de la foi populaire.
images/icones/nul.gif  ( 648992 )Un chiffre clair : 2% de pratique religieuse ! par Boanergues (2012-10-29 10:54:10) 
[en réponse à 648901]

Evidemment l'accoutrement lambda de ce "pêcheur d'âmes" est à l'image de sa très grande foi qui fait de lui un "pêcheur d'âmes"... aux filets vides ! Même avec l'aide d'une "cinquantaine de chrétiens acteurs de vie et d'animation chrétienne". Résultat lamentable !

Quant à sa catéchèse, inutile d'essayer de la décortiquer, le résultat est là : le "dimanche d'autrement" il y a 2 % de pratique religieuse !

Pas un mot de Dieu, ni des Sacrements, ni des Commandements !

Ce serait déplaire au monde, en particulier devant la presse qui s'empresse autour de tels faux pasteurs !

Quant à la "cinquantaine de chrétiens acteurs de vie et d'animation chrétienne", deux mots signent le modernisme de l'auteur :
"chrétiens" : évidemment, encore une fois, cela déplairait, devant les médias en particulier, d'employer le mot "catholiques";
ensuite "acteurs de vie" : il s'agit, je suppose, des groupes folkloriques, hélas si fréquents, qui transforment la Messe en comédie faussement musicale devenues des "agapes fraternelles" !

Le Père machin n'est pas loin du "Panem et circenses" !

Boanergues