Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=646531
images/icones/hein.gif  ( 646531 )Flirt par Clovis (2012-10-04 15:53:19) 

Pour le catholique, qu'est ce qu'un flirt?
Qu'en dit l'Eglise?


MERCI
images/icones/1a.gif  ( 646540 )Comme les docs du FC par Archange (2012-10-04 17:33:34) 
[en réponse à 646531]

ne sont pas disponibles pour l'instant, j'ai retrouvé le topo de l'abbé dont il ne faut dire le nom, sinon y en a qui s'énerve...

Le Flirt.
images/icones/fleche3.gif  ( 646553 )oui mais concrètement par Clovis (2012-10-04 20:34:17) 
[en réponse à 646540]

c'est quoi?
je n'ai pas beaucoup aimé ce texte que je connaissais et qui ne m'a pas beaucoup éclairé...

à partir de quel moment peut o parlé de flirt?
par ex si un garçon de 17-18 ans est amoureux d'une fille un peu plus jeune que lui, qu'il y pense souvent...à partir de quand y a t il flirt?

si la fille a les mêmes sentiments et qu'ils se le disent?
l'amour platonique est il déjà un flirt?

n'ayant pas grandi dans la Tradition, j'aimerais savoir ce que les tradis entendent par ce mot?

merci de m'éclairer.
images/icones/1v.gif  ( 646558 )On appréciera par Le Webmestre (2012-10-04 20:45:26) 
[en réponse à 646540]

votre singulier singulier.

XA
images/icones/1a.gif  ( 646547 )C'est simple! par Miserere (2012-10-04 18:32:01) 
[en réponse à 646531]

Pas de flirt pendant les fréquentations, ni pendant les fiançailles.

D'ailleurs pas de flirt non plus après le mariage.

Bref le flirt est interdit chez les catholiques, c'est dans la catéchèse du mariage du Père Barbara.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/neutre.gif  ( 646548 )Voir aussi par Feiz ha Breizh (2012-10-04 18:45:21) 
[en réponse à 646531]

Ici!

Résumé en trois mots:

Pas trop tôt, pas trop vite, pas trop près!
images/icones/fleche3.gif  ( 646549 )Sur le site Vatican, point d'emploi de ce mot. Définition ? par Glycéra (2012-10-04 18:55:32) 
[en réponse à 646531]

dans les pages italiennes, on trouve flirt.
En latin c'est "amor levis"

Ce mot était LE problème des catéchèses des années '60.

Flirt nous est revenu via 'anglais. C'est le vieux "conter fleurette" prononcé en télescopage habituel des Grands Bretons.

Le flirt contient toujours une idée de légèreté, de non engagement, pour ne pas dire d'amusette qui triche avec l'amour réel et respecté parce que respectueux.

On pourrait peut-être dire badinerie en sachant qu'elle triche avec les coeurs... Il est rare que l'un des deux n'y croie pas, et n'en sorte pas blessé de la légèreté de l'attitude désinvolte.


Donc flirt = jamais pur, jamais clair.

Ou bien on se plait avec paix et désir louable d'aller au mieux de chacun, et on se comporte avec honneur : il n'y a pas d'urgence à bousculer le temps ni les approches : ou bien l'un ou les deux font "semblant" et alors, c'est du boniment, à fuir...


Glycéra
qui se demande ce que les profs de caté qui semblaient si osés dans ses jeunes années seraient capables de dire maintenant !

images/icones/1y2.gif  ( 646555 )Flirt: par AVV-VVK (2012-10-04 20:39:49) 
[en réponse à 646531]

Fléau libertin irresponsable réprouvable (et) troublant
images/icones/neutre.gif  ( 646556 )Pour un jeune qui se pose des questions par Shanks (2012-10-04 20:41:51) 
[en réponse à 646555]

Voila une réponse tout à fait éclairante et qui l'aidera à voir de quelle façon l'Eglise promeut l'amour vrai.

Merci beaucoup
images/icones/1a.gif  ( 646562 )Cher ami de la frite! par Miserere (2012-10-04 21:00:53) 
[en réponse à 646555]

êtes-vous toujours intéressé par une retraite de Saint-Ignace?

Pendant la semaine de la Toussaint aura lieu à Camblain-L'abbé une retraite de Saint-Ignace prêchés par des prêtres de la FSSPX.

Bien à vous.

Miserere
images/icones/1i.gif  ( 646601 )le flirt? par blamont (2012-10-05 11:22:05) 
[en réponse à 646531]

c'est comme les classes pour un appelé:

cela forme, fait connaître ses capacités, évite les erreurs et accidents et permet d'être opérationnel dans un environnement changeant et parfois hostile.

dans le flirt on intègre évidemment toutes les formes de relations entre humains (de sexe différent, chose qu'il est bon de spécifier par les temps qui courent) tant spirituelles, sociales, culturelles que physiques.
comme disent l'adage:
c'est en forgeant que l'on devient forgeron
et en langue germanique: l'exercice fait le maître.

si certains esprits puritains, coincés s'en tiennent uniquement au caractère physique à exclure ou à préserver, cela revient à le considérer comme plus précieux(?) que l'aspect spirituel ou moral:
on se livre à âme ouverte, d'ordre supérieur et on fermerait le reste de soi-même, d'ordre inférieur ?
incohérence.

Mais leur vision du caractère physique en est tellement tordue,ratocinante,à la limite obscène, aux effluves de sacristies moisies et rancies qu'il y a de quoi fuir en rigolant.
Et quel mépris de la nature humaine!
s'ils s'en dégoutent qu'ils n'en dégoutent pas les autres.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 646604 )flirter par Jeanne Smits (2012-10-05 12:19:47) 
[en réponse à 646601]

C'est jouer à l 'amour sans intention de s'engager.

C'est en cela qu'il est mauvais.
images/icones/neutre.gif  ( 646610 )Pour éviter de s'engager à tort par Babakoto (2012-10-05 13:43:16) 
[en réponse à 646604]

L'indissolubilité du mariage incite à la prudence, surtout qu'un mariage sur deux finit par un divorce.

Flirter, c'est aussi prendre temps d'approfondir et de tester une relation.

Bon après, il y a le flirt, le flirt poussé, le concubinage...Plus on aura d'étapes avant le mariage, plus le flirt paraîtra anodin.
images/icones/fleche2.gif  ( 646702 )Il y a une solution par Philippilus (2012-10-06 19:03:46) 
[en réponse à 646610]

Cela s'appelle les fiançailles.

Elles ont bien pour but d'approfondir une relation, de bâtir sur du solide, du commun, du stable. C'est le temps pour réfléchir, tester, et faire demi-tour si l'échec est prévisible.

L'important: éviter la peur de l'obstacle mondain: on a toujours le droit de rompre des fiançailles pour une raison valable. Même la veille du mariage, en dernier recours ...


Philippilus



images/icones/hein.gif  ( 646688 )Madame Smith par Clovis (2012-10-06 15:42:12) 
[en réponse à 646604]

vous donnez une définition...mais pas assez précise...onimagine bien qu'un adolescent ne peut pas s'engager...alors s'il croit être amoureix comme un amoureux peut l'être est ce focément faux, faussé, et peut on parler de flirt?
images/icones/fleche2.gif  ( 646781 )Je ne parle pas de l'indécision par Jeanne Smits (2012-10-07 21:16:11) 
[en réponse à 646688]

… mais du fait de "jouer" volontairement à l'amour et d'utiliser son langage alors qu'on n'a très certainement aucune intention de s'engager. C'est assez courant, non ?

Justement, quand on prend ces choses-là au sérieux, il me semble que l'on sent jusqu'où il ne faut pas aller trop loin, à plus forte raison même lorsqu'on envisage de s'engager par rapport à tel ou telle…

Et si on est encore à un âge, adolescent, où l'on ne veut pas s'engager, où l'on sait ne paas pouvoir le faire, eh bien il y a bien des manières d'exprimer son amitié sans avoir un comportement de "petit couple", non ?

Amitiés
JS
images/icones/neutre.gif  ( 646617 )Ne confondez-vous pas "Flirt" et "conter fleurette" ? par Glycéra (2012-10-05 14:53:30) 
[en réponse à 646601]


L'expression fleurait bon le temps où l'on s'approchait, on s'apprivoisait, s'accoutumait.

Flirt a toujours une connotation de semblant, si bien mise dans le raccourci efficace de Dame Jeanneke.


Conter fleurette était dit du temps où les rencontres étaient connues, vues, veillées et surveillées, où les attirances s'épuraient au fil des moments.

Pas d'idéalisme là-dedans, juste une constatation de ces approches où la famille et même le village savait ce qui se passait. Et ne se privait pas de le dire, et avait le délai pour commenter.

Maintenant, loin et seuls, les jeunes gens se débrouillent sans être très capables de discerner : ils ne se connaissent pas, et encore moins que les jeunes adultes d'antan. Lui travaillait jeune, savait gagner sa croûte et proposer d'assumer la famille. Elle avait eu du temps à la maison, et savait peu ou prou la tenir.
Ils savaient aussi les suites durables de leurs actes.
Pas de pilule, de blocages ou de sac plastique, pour donner l'illusion d'être hors de la nature et de sa logique intrinsèque...

On "drague", on ramasse, on "chope" dit-on élégamment maintenant.

"Il cause", "elle fréquente", étaient les mots d'alors.

Très beaux moments de ces avancées fortes et douces dans "L'arbre aux Sabots", moments qui sont des prières bien visibles.

Avec mes bonnes salutations
Glycéra
images/icones/1d.gif  ( 646689 )le flirt, c'est causer fleurette plus par blamont (2012-10-06 15:48:21) 
[en réponse à 646617]

l'aspect physique.
Ce point est quand même de base:

c'est bien beau de planer dans les hautes sphères idéales, spirituelles et autres mais si l'on se retrouvait avec un conjoint qui se découvre (façon de parler!) coincé, frigide, champion du 100 mètres et du marathon cumulés dès que vous tentez de l'approcher, à l'imagination aussi débordante qu’une amibe et qui applique à l'art de la chose le même enthousiasme délirant qu'un évêque à faire célébrer le rite tridentin, à qui ou à quoi la faute?
Aux enseignements moralistes à deux balles.

Et on en tirerait pour des décennies avec l'espérance de vie actuelle?
quel pari!

Autant savoir où on met les pieds avant de s'engager pour perpèt.

comme me disait une gentille dame de bonnes oeuvres fort surprise de mes propos, cela n'est pas important.
tiens, donc, si cela n'est qu'accessoire pourquoi le fait pour certains de jouer au tire-ailleurs hors du foyer serait-il si grave puisque cela n'a pas de suite du fait de son caractère accessoire et concerne un point qui ne lèse pas l'autre du fait même que cela ne l'intéresse pas?
Inconséquence.
le flirt évite ou limite justement de telles catastrophes.
Et pour empêcher de telles dérives, le flirt permet grâce à l’expérience qu'il apporte et aux souvenirs, d'être une soupape de sécurité ainsi qu'une cocotte-minute.

Ce qui active la mémoire et évite d'en fréquenter(des cocottes).

Pour les mignonnes, il leur est préférable de suivre la recommandation de Ronsard que les articles de l'Abbé Barbara.

images/icones/1i.gif  ( 646711 )Sieur Blamont, en quel siècle vivez-vous ? par Balbula (2012-10-06 20:17:41) 
[en réponse à 646689]

On croirait à vous lire que nos jeunes souffrent des mêmes problèmes que durant l'ère victorienne ...
Rassurez-vous, pour en côtoyer un grand nombre tous les jours, je n'en ai jamais vu aucun qui corresponde au portrait du frigide coincé que vous nous servez. On est plutôt du genre à baiser le premier soir. Et si les tradis montrent plus de retenue, ils sont loin de l'image jansénisante que vous en faites.

D'une part, il est faux et abusif de dire que, parce qu'une jeune fille se réserve pour son futur mari en ne flirtant pas, elle est coincée : l'expérience de la vie m'en a fait voir des centaines de cas, très épanouies dans le mariage. De même, si un jeune homme est capable de respecter les jeunes filles sans les traiter comme des femmes légères, il respectera sa femme et saura tenir sa promesse de fidélité beaucoup mieux que les dragueurs de tout poil et montrera sans doute beaucoup plus de délicatesse et d'amour dans l'intimité.

D'autre part, je connais aussi le cas de femmes, très à l'aise pour flirter et même plus si affinités, devenir frigides après quelques années de mariage, mettre leur mari en pénitence sous divers prétextes et conduire leur ménage au naufrage dans une séparation désastreuse. Et ce, même chez les tradis. Les "tire-ailleurs" ont presque toujours eu plus d'une aventure avant de se marier et ne voient pas plus de mal que vous à flirter.


Mais le flirt sera toujours ce que l'Église l'a considéré : un mal. Cependant, c'est l'arbre qui cache la forêt : le véritable assassin du mariage est l'égoïsme. Tant qu'il existera, il y aura des mariages ratés et malheureux.

Union de prières
Balbula
images/icones/bravo.gif  ( 646731 )oui l'égoïsme est bien la source par blamont (2012-10-07 10:00:47) 
[en réponse à 646711]

de tous les maux attachés à cette problématique.


on remarquera la langue française à propos de la pratique du boute-avant comme disait Brantôme:

les femmes y sont légères et les hommes lourdingues (sauf des exceptions). Rarement l'inverse.