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images/icones/hum2.gif  ( 646026 )La vie des saints telle qu'elle est racontée... par Emmanuel (2012-09-28 10:56:54) 


SAINT WENCESLAS
Duc de Bohême, Martyr
(† 936)


Saint Wenceslas eut pour père Wratislas, duc de Bohême, prince vertueux, et pour mère Drahomire, païenne et ennemie acharnée du nom chrétien. Drahomire eut un autre fils appelé Boleslas, qu'elle éleva dans l'idolâtrie.

À la mort de son mari, elle s'empara de la régence et ne s'en servit que pour persécuter la religion chrétienne. À cette vue, le zèle de Wenceslas le décida à prendre, avant sa majorité, les rênes du gouvernement. Il se fit le père des orphelins, le soutien et le défenseur des veuves, la providence des pauvres. Afin de n'être pas reconnu, il portait, de nuit, du bois aux pauvres honteux. Il visitait les prisonniers, rachetait les captifs, consolait et secourait les malheureux. Il fit venir des missionnaires de Souabe et de Bavière et fit construire de nombreuses églises.

Wenceslas joignait la piété aux bonnes œuvres ; il assistait à l'office divin du jour et de la nuit ; il allait souvent nu-pieds, par le froid et la neige, sans jamais se plaindre de la rigueur de l'hiver. Quelques fois celui qui l'accompagnait la nuit était transi de froid ; mais il n'avait qu'à marcher sur les pas de Wenceslas, et aussitôt il sentait une chaleur bienfaisante pénétrer tous ses membres. L'esprit de religion du pieux roi lui faisait honorer les évêques et les prêtres comme Jésus-Christ lui-même ; il les aimait comme des pères, et quand il traitait quelque affaire avec eux, c'était avec une humilité et une déférence profondes. Sa grande dévotion était la dévotion à la Sainte Eucharistie.

Pour témoigner son amour à Jésus-Hostie, il semait de ses propres mains le blé et pressait le vin destinés au saint sacrifice de la Messe ; son bonheur était de servir à l'autel et de présenter au prêtre le pain, le vin, l'eau et l'encens. La piété de Wenceslas était pour lui la source d'une intrépidité surprenante. Il dut s'opposer aux armes d'un prince voisin qui avait envahi ses États. Pour épargner le sang de ses sujets, il proposa à son ennemi un combat singulier et se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu'aux dents. Wenceslas allait être percé par la lance ennemie, quand le prince usurpateur aperçoit près du saint duc deux anges pour le défendre. À cette vue, il se jette à ses pieds et lui demande pardon.

Attiré dans un guet-apens par sa mère et son frère, Wenceslas mourut d'un coup d'épée fratricide, au moment où il priait dans une église. Ce jeune martyr pardonna à son frère en mourant.

Dès le XIème siècle, il est reconnu comme le patron national de la Bohème.


©Evangelizo.org



Ce matin, je viens de lire la vie édifiante de Saint Wenceslas. Ce type de récit est classique pour un saint.

Mais suis-je le seul à trouver ce type d'histoire fort peu intéressante ?
- Le premier paragraphe met en situation ; c'est bien !
- Les deux premières phrases du 2e paragraphe explique comment et pourquoi ce saint a rempli son devoir d'état (sa prise de pouvoir)
- Puis, le texte s'étend sur ses pénitences, le soin qu'il prend des pauvres, sa culture de blé et de la vigne, etc. C'est beau mais présenté comme cela, c'est anecdotique. S'il est saint, ce n'est pas parce qu'il cultivait du blé pour faire des hosties, ni qu'il distribuait des vêtements en cachette la nuit aux pauvres, mais parce qu'il faisait son devoir d'état ! On pourrait même penser à la lecture de ce texte qu'il passait le plus clair de son temps à faire des œuvres qui relèveraient plus des franciscains que d'un roi. Or, s'il est saint, c'est d'abord parce qu'il faisait bien son devoir de roi. Ce devoir d'état bien accompli aurait suffit à faire de lui un saint. Évidemment, sa sainteté est embellie avec sa charité, sa dévotion eucharistique, son assiduité à l'office, etc. mais s'il avait fait tout cela en négligent sa tache royale, il n'aurait pas été un saint !

Bref, ce type de récit me parait très fade, très anecdotique et, personnellement, cela ne m'édifie pas. Je précise que je ne parle pas de la vie du saint elle-même, mais de la façon dont c'est rapportée dans beaucoup de récits.


Et vous, que pensez-vous de ce type de récit ? cela vous parle-t-il ?
images/icones/fleur.gif  ( 646045 )Qu'est-ce qui vous dérange ? par Balbula (2012-09-28 14:21:03) 
[en réponse à 646026]

Est-ce le style de l'écrit ou le fait que ce saint y paraisse comme "merveilleux", "hors de l'ordinaire" et vivant des choses peu banales qui vous paraît fade et qui ne vous édifie pas ? Évidemment, ce n'est pas tout le monde qui se fait tuer par son frère au moment où il prie dans une église.
Pour ma part, j'ai toujours préféré l'hagiographie du style "Légende dorée" aux contes, même si j'aime bien les contes et les trouve très instructifs de l'âme humaine. Quelque part, je trouve qu'il y a des similitudes entre les deux.
Ce texte est un bon résumé, mais quant à l'aspect historique de tous les événements rapportés, c'est la tâche que s'étaient assignés les savants Bollandistes en des temps meilleurs.
Je ne peux pas dire que je préfère les biographies modernes qui s'attachent à ne faire paraître les saints ou bienheureux que sous leur aspect le plus ordinaire, voire trivial, cherchant à les abaisser pour les mettre à notre niveau, plutôt que de nous faire regarder vers le haut, comme une statue que l'on contemple dans une niche élevée.
Union de prières
Balbula
images/icones/1d.gif  ( 646048 )Ah ça c'est sûr ! par Yves Daoudal (2012-09-28 14:50:49) 
[en réponse à 646026]

Si les vies des saints s'en tenaient à montrer comment le saint a rempli son devoir d'état, ce serait passionnant !!!!

Dommage que l'Eglise ne nous donne pas ce catalogue de devoirs d'Etat...

Mais c'est parce le devoir d'état n'a jamais fait un saint. Ce qui fait le saint, c'est l'union à Dieu.
images/icones/fleche3.gif  ( 646052 )oui mais justement par jejomau (2012-09-28 15:37:30) 
[en réponse à 646026]

notre époque est marqué par le sentimatlisme religieux . Au point que pour tous aujourd'hui, on a la Foi si on entre en transes devant un chant de Glorious.

Je caricature ? Je ne sais pas. Prenez une maman qui fait "le taxi" plusieurs fois par jour parcequ'elle s'occuppe bêtement de ses enfants. Est-ce que son "devoir d'état" présentement offert au Seigneur n'est pas plus proche de la réalité de la Foi ? Et par conséquent de ce que demande simplement Le Christ à chacun de nous à l'endroit où Il nous met ?

images/icones/bravo.gif  ( 646242 )oui Jejomeau et Emmanuel par blamont (2012-09-30 18:38:03) 
[en réponse à 646026]

ce récit fait très sulpicien.

il est déjà difficile de remplir son devoir d'état de simple pékin chargé ou non de famille alors pour un chef d'état, souverain de surcroît et durant les siècles de fer que cela doit-il être de source d e sanctification!

Où Saint-Louis fut-il grand et saint?
Comme organisateur du royaume selon les principes chrétiens, de vainqueur contre les Anglais, Taillebourg n'empêchant pas une fine politique de suzeraineté, de Croisé batailleur et héroïque de vertus chrétiennes dans l'adversité ou d'avoir supporté si stoïquement et avec ruse humoristique sa mère Blanche de Castille qui lui courait sus dans la vie de son ménage?

tiré du récit:
"se présenta presque sans armes devant un adversaire armé jusqu'aux dents."
n'est-ce pas présomption voire insouciance de son devoir envers ses peuples"?