Le Forum Catholique
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( 645877 )
cercle paroissial de réflexion sur par blamont (2012-09-26 15:15:27)
le Notre-Père.
Il est proposé comme texte d'appui notamment le début de la Génèse I.26,27.
Il y est écrit à propos de l'humanité à sa ressemblance qu'il "les créa mâle et femelle".
Or il apparait dans le II.7 suivant que Dieu lui insuffla l'esprit et "l'homme devint vivant et animé".
tiré de la Bible Le Maistre de Saci, 1844.
Cela signifie-t-il que l'homme fut crée en deux fois, l'une sous forme d'hominidé sans âme spirituelle mais pourtant à la ressemblance de Dieu puis une seconde avec corps et âme spirituelle?
Ceci serait-il la justification de l'évolutionnisme que l'on trouve dans l'étude de l'homme?
par ailleurs à propos de la virée d'Abram avec sa horde en terre des Chanannéens, il fut relevé que Dieu spolia ces derniers au profit d'Abram.
Comment un Dieu juste envers ses créatures peut-il ainsi volontairement spolier le droit de certains au profit d'autres?
Réponse de l'animatrice: c'est la marque du peuple élu.
On ajoutera deux choses:
1.dominateur et pas encore sûr de lui comme disait Charles De gaulle
2. Au fait qui a écrit la Bible.? les vainqueurs.
Certes pas les Chanannéens et encore moins les Philistins ni les Elamites.

( 645907 )
Et Saint Paul, apôtre du "gender" par Effata (2012-09-26 19:15:22)
[en réponse à 645877]
pourrait-on interpréter aussi en se contentant de "il n'y a plus ni homme ni femme" ("car vous n'êtes tous qu'une personne dans le Christ Jésus.") !
Blague à part, je n'ai peut-être pas compris le sens de votre remarque/critique, mais votre animatrice n'a pas tort au sujet du peuple élu, de ses faveurs et de sa mission. Le texte biblique est tout à fait explicite sur les injonctions guerrières de Yahweh, cf par exemple Dt 20,17 : "Car tu dévoueras ces peuples par anathème: les Héthéens, les Amorrhéens, les Chananéens, les Phérézéens, les Hévéens et les Jébuséens, comme Yahweh, ton Dieu, te l'a ordonné", quand il ne s'agit pas juste avant d'en faire "passer tous les mâles au fil de l'épée."

( 645909 )
Avec le simple bon-sens... par azur (2012-09-26 19:44:09)
[en réponse à 645877]
Cela signifie-t-il que l'homme fut crée en deux fois, l'une sous forme d'hominidé sans âme spirituelle mais pourtant à la ressemblance de Dieu puis une seconde avec corps et âme spirituelle?
Ceci serait-il la justification de l'évolutionnisme que l'on trouve dans l'étude de l'homme?
L'évolution des grands singes vers une forme proche de l'homme est une chose avérée, n'en déplaise aux créationnistes extrémistes.
Cependant, personne dans le monde scientifique n'est capable d'expliquer ce qui a fait que des grands singes se sont mis, sans raison valable, à enterrer leurs morts, à peindre sur les murs des grottes, à adopter un système de communication élaboré capable d'évoquer des notions abstraites et enfin à écrire...
On peut y voir le "coup de pouce" du Divin dans une nature créée de telle manière qu'elle a évolué conformément à la volonté de son créateur.

( 645912 )
Ben voyons !.... par origenius (2012-09-26 20:45:37)
[en réponse à 645909]
L'évolution des grands singes vers une forme proche de l'homme est une chose avérée, n'en déplaise aux créationnistes extrémistes.
Ah ? C'est avérée ? J'savais pas. Vous me direz, on peut avoir les ancêtres que l'on mérite.
Ah ! le fameux bon sens. je ne me savais pas créationniste extrémiste.
Cependant, personne dans le monde scientifique n'est capable d'expliquer ce qui a fait que des grands singes se sont mis, sans raison valable, à enterrer leurs morts, à peindre sur les murs des grottes, à adopter un système de communication élaboré capable d'évoquer des notions abstraites et enfin à écrire...
Quelle soupe ! Un petit discours de petit positiviste rationaliste et ratiocineur. Un jus de diarrhée protestant. Au fond, le voilà le vrai œcuménisme...
On peut y voir le "coup de pouce" du Divin dans une nature créée de telle manière qu'elle a évolué conformément à la volonté de son créateur.
Et hop, l'évolutionnisme... avec le secours du divin.
Ben ouiche. Dieu est tout puissant, il faut bien en profiter.
Bonne soirée.

( 645915 )
Bon, allez! par le torrentiel (2012-09-26 21:41:53)
[en réponse à 645912]
"On a les descendants que l'on mérite"?
L'homme descend du singe et Dieu descend du signe...
Si l'on en croit la théologie sacramentelle, c'est presque littéralement vrai: Dieu descend au signe...
Et, si je me risque à une courte variation sur le signe, Roland barthes, dans son "Cours sur le neutre", note, dans sa méditation sur icelui, que le "silence" est une absence de signe qui, matériellement, dans la musicographie, retourne au signe, ce qui serait une bénédiction pour les sémiologues totalisants, mais Roland Barthes ne se veut pas totalisant, d'où son "désir de neutre"!

( 645973 )
Et votre opinion à vous ? par Meneau (2012-09-27 17:00:50)
[en réponse à 645912]
Quelle est-elle ? Elle ne transparaît pas bien dans votre précédent post...
Cordialement
Meneau

( 646040 )
Mon opinion? par le torrentiel (2012-09-28 12:43:53)
[en réponse à 645973]
c'est que l'évolutionisme:
1. est une hypothèse inesthétique, ç'a l'air loufoque, mais dieu a créé du Vrai qui doit être beau de même que ce qu'Il a créé est bon;
2. qu'on ne voit pas comment Dieu aurait attendu des millions d'années pour ne pas créer le vis-a-vis humain qu'Il avait toujours eu dessein d'appeler à la vie, même si ce recours à la temporalité peut paraître un peu puérile, quand on sait que Dieu n'est pas inscrit comme nous dans le temps et que, pour LUi, "mille ans sont comme un jour".
3. que la paléontologie par exemple se livre à une véritable interprétation, avec une chronologie, une table très affirmative de l'évolution des espèces, à partir d'un nombre très restreint de fosciles.
4. qu'au plan de la foi (je reprends en quelque sorte mon point 2, malheureusement, je suis un peu pressé), l'évolution butte sur "la conscience". c'est ce qu'a très bien vu le Père Gustave Martelet dans son livre "Création et évolution", sauf qu'il ne parvient pas à nous convaincre que l'esprit (de l'homme) serait une espèce de transcendance (bis), qui n'est pas localisée dans le cerveau humain et qui échappe à notre condition mortelle.
Voilà en quelques mots quelle est mon opinion.

( 646111 )
Que d'arguments... par azur (2012-09-28 23:28:58)
[en réponse à 646040]
c'est que l'évolutionisme:
1. est une hypothèse inesthétique, ç'a l'air loufoque, mais dieu a créé du Vrai qui doit être beau de même que ce qu'Il a créé est bon;
Qualifier l’évolutionnisme de loufoque sur la seule base de l'esthétisme est un tantinet léger... la notion de
beau étant en soi éminemment variable!
2. qu'on ne voit pas comment Dieu aurait attendu des millions d'années pour ne pas créer le vis-a-vis humain qu'Il avait toujours eu dessein d'appeler à la vie, même si ce recours à la temporalité peut paraître un peu puérile, quand on sait que Dieu n'est pas inscrit comme nous dans le temps et que, pour Lui, "mille ans sont comme un jour".
Vous démontez vous-même l'argument que vous avancez... doit-on, selon vous, tenir pour absolu la datation de la création de l'univers en 7 jours?
3. que la paléontologie par exemple se livre à une véritable interprétation, avec une chronologie, une table très affirmative de l'évolution des espèces, à partir d'un nombre très restreint de fosciles.
Seriez-vous en mesure de quantifier ce
nombre très restreint?
Si vous parlez des fossiles d'hominidés, c'est un point de vue qui se défend, tout en gardant à l'esprit que les fossiles, aussi peu nombreux soient-ils, ne sont pas arrivés par l'opération du Saint Esprit!!!
Pour ce qui est des fossiles en général, leur
nombre très restreint dépasse largement la dizaine de milliers et permet de se faire une idée relativement précise de ce que fut l'évolution sans avoir à recourir à des interprétations farfelues.
4. qu'au plan de la foi (je reprends en quelque sorte mon point 2, malheureusement, je suis un peu pressé), l'évolution butte sur "la conscience". c'est ce qu'a très bien vu le Père Gustave Martelet dans son livre "Création et évolution", sauf qu'il ne parvient pas à nous convaincre que l'esprit (de l'homme) serait une espèce de transcendance (bis), qui n'est pas localisée dans le cerveau humain et qui échappe à notre condition mortelle.
Là, je dois être limité, car je n'ai pas bien compris où vous voulez en venir...
Toujours est-il que la foi ne s'oppose pas à la constatation que la création a évolué depuis l’événement que les scientifiques appellent "big bang".
Pour pousser plus avant la réflexion que je faisais (et qui semble vous déranger...), la science permet, par des moyens objectifs, d'expliquer précisément l'évolution de la création, à l'exception de 3 points charnières:
-
l'apparition de la matière: la science remonte jusqu'à l'immédiat "après-big-bang", et par des déductions, permet une estimation de "l'avant"... mais est incapable d'expliquer, de décrire le moment précis où la matière est apparue
-
l'apparition de la vie: la science a réussi à reconstituer des molécules très complexes aux formes semblables aux plus simples des organismes monocellulaires... mais est incapable d'expliquer pourquoi, tout à coup, ces molécules se sont mise à se reproduire et à évoluer.
-
l'apparition de la conscience... j'en ai déjà parlé
Sans ces trois éléments, l'univers n'existerait pas, et les scientifiques ne peuvent l'expliquer. La foi, si!
A vous voir me tourner en ridicule, j'eus apprécié de votre part des arguments plus fouillés...

( 646112 )
Oups... par azur (2012-09-28 23:38:02)
[en réponse à 646111]
Ma dernière phrase s'adresse à Origénius qui n'a visiblement pas cru nécessaire de développer quelque-peu ses critiques ni même de répondre à la question à lui posée par Meneau.

( 646122 )
Pour développer davantage, par le torrentiel (2012-09-29 08:33:09)
[en réponse à 646111]
1. Ce n'est pas l'évolutionisme que je qualifie de "loufoque", mais mon argument qui mêle esthétique et vérité, et qui voudrait rendre la vérité belle, pour qu'elle réponde aux trois critères du souverain bien selon que Platon (qui n'est pas un prophète, ni un évangéliste), les donne : le bien, le beau et le vrai.
Je présente cet argument comme loufoque, car il est peu souvent avancé ; en fait il me paraît beaucoup plus profond qu'il en a l'air :
a) Nous accédons aux choses les plus saintes, sinon par la beauté elle-même, du moins par une sorte de renversement de notre intelligence et de notre sensibilité analogue à ce qui se produit quand nous voyons ou entendons quelque chose de splendide. C'est ce qui a pu faire confondre la beauté avec rien de moins que le principe de rédemption à dostoïefski dans cette phrase célèbre :
"La beauté sauvera le monde."
b) C'est dire, il est vrai, que le beau est une notion en partie subjective, mais pas autant que vous avez l'air de le dire, dans le droit fil de ceux qui font de "l'art conceptuel" en récusant la notion de beau, que la relation que nous avons à la vérité relèvent en partie d'un esthétisme. Nous recherchons la vérité en esthètes.
c) Associer la beauté à la vérité (ou faire que vérité et beauté s'embrassent) est la seule façon d'empêcher que la vérité ne soit… une beautéfroide.
d) Mais surtout reconnaître la place de l'esthétisme dans la vérité me paraît conforme à la certitude qui devrait être la nôtre que, le vrai est non seulement vrai, mais bon, et bien. La vérité est bonne et belle, ce qui ne veut pas dire immédiate : il existe une "éducation à la beauté" come il existe une éducation à la vérité.
e) Le beau n'est pas universel, c'est pourquoi l'expression de la vérité que l'on trouve ne l'est pas non plus. Ces différences d'appréciation suspendent le jugement de roland barthes (que je citais dans mon précédent message, à propos de son beau livre sur "le neutre"). Ils veut "déjouer le paradigme" qu'il assimile à la dualité en choisissant "l'épochè", la suspension du jugement. Tout autre est ma définition du neutre : le neutre résulte de la dissociation de nos points d'accord et de nos points aveugles. Il s'identifie à un certain fond commun de la manière dont, intuitivement, il existe un consensus sur la nature humaine, la morale, etc. Je parle évidemment d'un consensus que l'on n'a pas contraint à des inflexions volontaires destinées à le faire aimer ce qui, d'emblée, le rebute. En gros, le neutre s'identifie au "on", qu'on a tort de prendre pour le pronom imbécile et qui n'est pas non plus celui de la doxa et de la dictature de la foule.
2. "Doit-on, selon vous, tenir pour absolue la datation de l'univers en sept jours" ? Oui, en sept jours deDieu, des jours qui peuvent valoir chacun mille en et plus, et ce d'autant plus que Jean-Marie Pelt avait montré, dès les années 1985 (sur "France inter et possiblement dans un livre dont j'ignore les coordonnées), à l'époque où le terrorisme anticréationiste était moins sévère – je rappelle que l'évolutionisme fait tacitement partie des opinions inrévisables -, l'étonnante coïncidence entre les différentes étapes de la Création, sinon de l'univers, du moins du monde (la Bible elle non plus, ne s'appesantit guère sur la création des cieux), telles que la science croit pouvoir lesdécler, et les étapes qu'en a décrites la bible (pensez au submergement originaire de la terre, à l'Epiphanie des poissons dans la mer au regard de l'homme).
3. Si je suis en mesure de quantifier le nombre des fosciles ? J'ai entendu parler de quinze mille, vous même évoquez une dizaine de milliers.
Bien sûr que les fosciles ne sont pas arrivés "par l'opération du saint-esprit", mais ce n'est pas cela qui est en cause. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les fosciles, c'est l'interprétation qu'on en done. Je regrette, mais il est scientifiquement très léger de tirer une histoire aussi complète de l'évolution à partir d'un nombre aussi limité de"documents". D'autant plus que cette histoire connaît des extrapolations intellectuellement très séduisantes dans les domaines des sciences humaines : ethnologie, anthropologie, psychologie, psychanalyse… ces extrapolations sont donc très proches d'une mythologie assumée et ne se distinguent d'une révélation qu'en ce qu'elles font des rapprochements avec des documents, mais en nombre si restreint qu'on peut à peine prendre au sérieux le ton de docte assurance de leurs conclusions péremptoires. Du reste, à supposer qu'il faille parler de "poème de la création", les auteurs inspirés de la Bible ont eux aussi recoupé des sources historiques avec l'inspiration qui les habitait.
4.
a)Je n'ai pas l'impression de vous avoir tourné en ridicule, vous devez me confondre avec Origenius.
b) La science ne peut pas expliquer "l'apparition de la matière", "de la conscience" et de "la vie". Autant dire qu'elle ne peut rien expliquer du tout. Car notre appréhension de l'univers se fait entièrement à partir de ces troisnotions, rien qui les excède !
c) Mon propre argument 4. reposait sur l'analyse du Père Martelet, qui cherchait à concilier évolution et création et qui ne trouva d'autre moyen de le faire qu'en se donnant pour prémice que l'esprit, qu'il élargissait à la conscience, était à envisager à part de l'évolution de la matière et de la vie. Pour lui, l'esprit ne faisait l'objet d'aucune localisation cérébrale et n'était pas mortel. Mais il fallait en outre que la conscience fût le propre de l'homme, que l'univers ne soit pas doté de conscience. Cet argument revient à l'anthropocentrisme dont souffrent toutes les religions et qui s'exprime naïvement dans cette phrase du "Credo" (symbole de Nicée-constantinople) :
"Au sommet de l'univers (sic), Il a fait l'homme à son Image".
Pour autant, si la conscience était universellement répandue, il n'y aurait pas loin à conclure que dieu est Immanent à l'univers. Immanent, au moins jusqu'à l'Origine de la manifestation.

( 646140 )
Une proposition de synthèse par azur (2012-09-29 13:02:11)
[en réponse à 646122]
2. "Doit-on, selon vous, tenir pour absolue la datation de l'univers en sept jours" ? Oui, en sept jours de Dieu, des jours qui peuvent valoir chacun mille en et plus, et ce d'autant plus que Jean-Marie Pelt avait montré, [...] l'étonnante coïncidence entre les différentes étapes de la Création, sinon de l'univers, du moins du monde (la Bible elle non plus, ne s'appesantit guère sur la création des cieux), telles que la science croit pouvoir les déceler, et les étapes qu'en a décrites la bible
J'abonde dans votre sens et voilà encore une preuve de plus que la Bible est un livre on ne peut plus précis.
Bien sûr que les fosciles ne sont pas arrivés "par l'opération du saint-esprit", mais ce n'est pas cela qui est en cause. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les fosciles, c'est l'interprétation qu'on en done. Je regrette, mais il est scientifiquement très léger de tirer une histoire aussi complète de l'évolution à partir d'un nombre aussi limité de"documents". D'autant plus que cette histoire connaît des extrapolations intellectuellement très séduisantes dans les domaines des sciences humaines : ethnologie, anthropologie, psychologie, psychanalyse… ces extrapolations sont donc très proches d'une mythologie assumée et ne se distinguent d'une révélation qu'en ce qu'elles font des rapprochements avec des documents, mais en nombre si restreint qu'on peut à peine prendre au sérieux le ton de docte assurance de leurs conclusions péremptoires. Du reste, à supposer qu'il faille parler de "poème de la création", les auteurs inspirés de la Bible ont eux aussi recoupé des sources historiques avec l'inspiration qui les habitait.
Les fossiles ne sont pas les seuls éléments ayant servi à la compréhension de l'histoire de la Terre et de l'univers. Je ne citerait à titre d'exemple que les carottages de l'antarctique qui permettent de retracer l'évolution de l’atmosphère, du champ magnétique, etc... histoire dans laquelle les fossiles viennent se placer comme autant d'illustration de ce que fut leur époque.
a)Je n'ai pas l'impression de vous avoir tourné en ridicule, vous devez me confondre avec Origenius.
Effectivement, j'ai corrigé cet abus de mon langage dans le message suivant... veuillez me pardonner.
b) La science ne peut pas expliquer "l'apparition de la matière", "de la conscience" et de "la vie". Autant dire qu'elle ne peut rien expliquer du tout. Car notre appréhension de l'univers se fait entièrement à partir de ces trois notions, rien qui les excède !
Vous avez entièrement raison... il semblerait que notre apparent désaccord soit causé par un problème de vocabulaire:
- l'univers a-t-il été créé? clairement oui, et aucun scientifique n'est en mesure de prouver le contraire!
- l'univers a-t-il évolué? L'ensemble des découvertes scientifiques tendent à le prouver, et rien dans la Bible (comme vous l'expliquez dans votre 2ème point) ne le contredit.
Est-ce être évolutionniste ou créationniste?
1. Ce n'est pas l’évolutionnisme que je qualifie de "loufoque", mais mon argument qui mêle esthétique et vérité, et qui voudrait rendre la vérité belle, pour qu'elle réponde aux trois critères du souverain bien selon que Platon (qui n'est pas un prophète, ni un évangéliste), les donne : le bien, le beau et le vrai.
Ainsi, l'explication que je vous propose devrait répondre à chacun de vos critères:
-
le vrai: les découvertes scientifiques ne mettent nullement à mal les écritures saintes et réciproquement, je dirais même qu'elles se complètent
-
le bien: en recevant conjointement les découvertes scientifiques et l'héritage des connaissances de la Bible, l'Homme pourra connaître ses origines tout en ayant conscience de la bonté de son créateur
-
le beau: notre créateur est si génial qu'il a non-seulement créé la matière, la vie et la conscience, mais ces créations ne sont pas figées et évoluent conformément aux desseins du créateur... pour parler simplement: c'est beaucoup plus magnifique que si l'univers avait été créé tel que nous le connaissons!

( 646168 )
synthèse tout à fait satisfaisante, par le torrentiel (2012-09-29 18:35:04)
[en réponse à 646140]
un univers en expansion est en effet beaucoup plus beau qu'un univers figé.
Parmi les dons que nous reconnaissons tenir de dieu, il y a "la vie, la croissance et l'être".
On serait tenté de proposer de substituer le vocable de "croissance" ou d'"accroissement", à celui d'"évolution", mais en le faisant, on se priverait de rendre compte des processus de "génération spontanée" et de "dégénérescence".
Remarquez bien que "la corruption", "l'usure" ou "la dégénérescence" sont aussi les grandes oubliées de la vulgate évolutioniste.
Une simple question: qu'est-ce que l'écarottage de l'Antarctique (pardonnez ma faute d'orthographe éventuelle)?
NB: j'ai lu votre "oups" après la rédaction de mon message et, de toute façon, je ne crois pas être susceptible. Votre propre erratum m'a permis d'être affranchi du mien: je croyais que c'était à moi que Meneau demandait mon opinion après ma pochade sur "le singe et le signe". Mais je ne regrette pas de l'avoir donnée, elle a permis un échange intéressant.

( 646176 )
[réponse] par azur (2012-09-29 19:30:11)
[en réponse à 646168]
Remarquez bien que "la corruption", "l'usure" ou "la dégénérescence" sont aussi les grandes oubliées de la vulgate évolutionniste.
C'est effectivement un gros problème de l’évolutionnisme pour qui l'univers se suffit à lui-même... et donc par essence, constitue un tout dont rien de devrait être rejeté (à part l'espèce humaine pour les plus virulents de ces écologistes extrémistes!)
qu'est-ce que le carottage de l'Antarctique (pardonnez ma faute d'orthographe éventuelle)?
Plusieurs bases scientifiques creusent les glaces de l'antarctique sur plusieurs centaines de mètre et récupèrent ainsi des "carottes" de glace d'une dizaine de cm.
Ces glaces, qui renferment en particulier des portions d'atmosphère de l'époque à laquelle elles se sont formées, ainsi que des particules, voire des micro-organismes congelés, peuvent être datées relativement précisément et permettent ainsi de connaître la composition de l’atmosphère, le sens du champ magnétique terrestre, et quantité d'informations sur les différentes périodes de la Terre.
Une succession de prélèvement d'échantillons pour notre époque!

( 646252 )
Merci par le torrentiel (2012-09-30 22:01:00)
[en réponse à 646176]
Tout est dans le titre même si, esthétiquement (vous m'aurez compris désormais), je ne laisse pas d'être circonspect que l'on puisse dater la vie à partir du carbone par (ou dans) lequel elle aurait commencé: cette datation par le carbone me paraît d'autant plus suspecte que celui-ci, via le diamant, offre une image de l'incorruptibilité qui singe... l'éternité, sans compter que, dans les phénomènes d'antropie, le carbone est l'élément le plus froid du vivant, une entrée en matière de la vie bien peu chaleureuse, ne croyez-vous pas?
De plus, on ne douterait pas de dater des éléments en maniant quelques millions d'années alors que la seule datation qui serait contestable, c'est celle que proposerait l'exégèse biblique non historico-critique des textes qu'elle étudie et lit avec foi.
La datation par le carbone ne relèverait-elle pas elle aussi d'une foi dans le carbone?

( 646215 )
Pour enfoncer le clou sur les limites de l'évolutionnisme par azur (2012-09-30 11:32:14)
[en réponse à 646168]
Parmi les dons que nous reconnaissons tenir de dieu, il y a "la vie, la croissance et l'être".
On serait tenté de proposer de substituer le vocable de "croissance" ou d'"accroissement", à celui d'"évolution", mais en le faisant, on se priverait de rendre compte des processus de "génération spontanée" et de "dégénérescence".
J'ai vu récemment un reportage traitant des recherches récentes sur la génétiques, faisant état d'une hypothèse qui suscite un certain malaise dans la communauté scientifique:
le patrimoine génétique des organismes vivant serait en grande partie commun à tous, et les particularités de chaque espèce ne serait dû qu'à l'activation de parties distinctes du génome. Les expériences présentées montrent, par exemple, qu'il est possible de donner à un poussin une colonne vertébrale plus longue en faisant activer certains gênes qui sont normalement "muets" mais bien présents.
Les premiers organismes vivants auraient donc eu, dès leur apparition sur terre, le matériel génétique nécessaire à l'évolution vers la diversité que nous connaissons actuellement.
Ces recherches ont été motivées par l'espoir de faire revivre des espèces disparues, mais les découvertes mettent mal à l'aise un certain nombre de scientifiques qui sont plus ou moins déroutés... et on les comprend, car ceci serait l'illustration scientifique de la réalité de ce verset: "
Et Dieu créa les grands animaux aquatiques, et tout être vivant qui se meut, foisonnant dans les eaux, selon leur espèce, et tout volatile ailé selon son espèce."
Malheureusement, je n'arrive pas à retrouver les références de ce reportages.

( 646253 )
tout comme les évolutionistes sont mis mal à l'aise par le torrentiel (2012-09-30 22:08:27)
[en réponse à 646215]
par une hypothèse de l'un des leurs, "la récapitulation ontologique" de Hackel, sleon qui nous revivrions dans le ventre de notre mère, soit génétiquement, soit oniriquement, toutes les étapes qui ont abouti à l'homminisation, du protozoaire au poisson. Nous serions, en quelque sorte, une arche de Noé à nous tout seuls, et ce serait dans la matrice que notre "mémoire cellulaire" se serait souvenue qu'après le déluge, dieu a fait alliance avec tout être vivant.

( 646258 )
Mon cher torrentiel par Meneau (2012-09-30 23:35:04)
[en réponse à 646040]
La question ne s'adressait pas à vous, mais à origenius qui était, comme souvent, très constructif...
Néanmoins, je ne regrette pas votre réponse qui donne lieu à un débat intéressant, lui.
Cordialement
Meneau

( 646264 )
Et moi, je ne regrette pas de vous avoir répondu, par le torrentiel (2012-10-01 02:10:49)
[en réponse à 646258]
surtout à vous, que j'estime beaucoup, et dans ces circonstances, qui m'attachent un peu plus à vous et aux vôtres.
UDP (inlassablement)

( 646108 )
A propos des hommes des cavernes, par le torrentiel (2012-09-28 23:10:04)
[en réponse à 645912]
comment ont-ils fait... pour monter les escaliers?
Ben non, voyons, il n'y en avaient pas, puisque les cavernes étaient la face émergée de la géologie, le minéral précédant la terre...
Après ça, les hommes des cavernes ont découvert de feu: le mythe de Prométhée se serait-il invité dans la narration de la préhistoire? Et de quelle découverte parle-t-on? Les hommes ont toujours vu faire du feu, fût-ce par le soleil. Simplement, un jour, eux qui vivaient dans des carrières de pierre, ils se seraient enfin avisés de frotter deux pierres l'une contre l'autre et, ô miracle! Une étincelle s'est allumée.
Enfin, l'homme dit avoir découvert l'outil. Cette idolâtrie de l'ustensile me paraît porter à son achèvement la logique sacrale qui va de la statue, en passant par l'artisan, pour en arriver à l'ustensile avec lequel on fait la statue. La bible a toujours dénoncé un culte de l'idole et de l'artisan, elle n'attendait que le culte de l'outil.
Voilà comment l'homme "usager" interprète la préhistoire. Il n'a pas beaucoup de preuves de ce qu'il avance, mais il crée au sein de cette hypothèse d'autant plus librement, que nous-mêmes n'avons qu'à changer de référentiel!

( 645956 )
oui Azur mais alors comment peut-on par blamont (2012-09-27 13:30:34)
[en réponse à 645909]
être à la ressemblance de Dieu et ne pas avoir d'âme spirituelle?
A propos du "peuple élu", on peut s'étonner d'un Dieu "d'amour et de miséricorde" qui dit à son peuple élu:
"va-y- mon coco, massacre tes malfaisants, lance-toi dans le génocide".
Lesquels sont crées à la ressemblance de Dieu et comme les autres ont droit à la possibilité du salut ou simplement d’exercer ce qui est écrit dans la Bible à savoir croître, se multiplier et assujettir la Terre.
A moins que se faire étriper par le "peuple élu auto-proclamé" soit un passeport pour le Paradis ou la juste et normale finalité ou servitude des autres humains.
Question:
la Bible est-elle l'ouvrage de la Propaganda-Staffel d'une peuplade antique ou issue de la parole de Dieu?

( 645985 )
N'étant pas un spécialis par azur (2012-09-27 19:50:06)
[en réponse à 645956]
comment peut-on être à la ressemblance de Dieu et ne pas avoir d'âme spirituelle?
Être à la ressemblance de Dieu ne suppose-t-il pas précisément d'avoir une âme et une conscience au lieu d'être guidé par des instinct animaux?
Pour reprendre une discussion que j'avais eu avec Ultramontain il y a maintenant plus de 20 ans, l'élimination des autres "grands singes" non-élus (donc sans âme) aurait alors été une nécessité pour le "peuple élu" (sous-entendu les "hommes ayant une âme") pour sa survie face à des animaux aux capacités similaires mais aux instincts bestiaux.
Les "non élus" n'ayant pas d'âme, il n'auraient pas eu vocation à être sauvés.
la Bible est-elle l'ouvrage de la Propaganda-Staffel d'une peuplade antique ou issue de la parole de Dieu?
Une bonne partie de la Bible est issue de la tradition orale d'une peuplade dont les origines remontent très loin... Cependant, plusieurs découvertes (en particulier
celles du Pfr Anati) d'éléments antérieurs à l'écriture prouvent que la tradition orale a été étonnamment précise et exacte surtout rapporté à la longueur de la période de transmission.
Une transmissions aussi fiable sans support écrit suffit presque à montrer qu'il s'agit bien d'une œuvre Divine
Sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, il n'y a pas lieu d'opposer la science à la foi...

( 646313 )
Encore un reportage intéressant par azur (2012-10-01 19:45:21)
[en réponse à 645956]
Hier soir sur France 5 à 17h, un reportage intitulé "
L'AVENTURE DES PREMIERS HOMMES - Europe" qui apporte quelques éléments intéressants.
D'abord, le résumé a de quoi capter l'attention:
Grâce aux découvertes climatologiques, archéologiques et aux technologies génétiques récentes, l'histoire de l’espèce humaine est de mieux en mieux comprise. Les scientifiques sont quasiment unanimes pour dire que nous descendons tous d'une femme, qui a vécu en Afrique de l'ouest (Éthiopie). Puis cinq grandes migrations ont peuple le monde.
Nous descendrions donc tous d'une seule femme... tiens donc!
Et dans le reportage, il est expliqué qu'en Europe, Homo Sapiens a supplanté Homo Neanderthalensis bien que ce dernier soit plus fort physiquement... mais l'étude des restes d'Homo Sapiens révèle une vie sociale plus développée, une meilleure communication et même ce qui semble être les premières cartes connues gravées sur les défenses d'un mammouth, donc une meilleure perception de l'espace.
Il y est également montré des sculptures en terre et les restes d'une flute creusée dans un os (encore fonctionnelle, apparemment), bref, tout les signes de la présence d'une
conscience
Ce reportage fort opportun (dont je ne peux juger la qualité scientifique) donne un autre éclairage à ce débat.

( 646351 )
Donc aussi l'adaptation n'est pas fonction de la force, par le torrentiel (2012-10-02 11:01:18)
[en réponse à 646313]
mais de la communication au sens noble et fort, c'est-à-dire de l'aptitude à une socialisation qui dépasse l'organicisme.
Sans compter la confirmation du monogénisme.

( 646406 )
Pour aller encore plus avant par azur (2012-10-02 22:17:25)
[en réponse à 646351]
Comme le faisait très justement remarquer mon professeur de philosophie en terminale (gauchiste et libéral), un des avantages de l'être humain est de pouvoir transmettre le savoir acquis... ce que ne peut aucune autre espèce animale.
Une chienne n'apprendra à ses chiots que ce que son instinct lui commande.
De même, on peut apprendre des tours à un chien, ce n'est pas pour autant qu'à son tour, il pourra transmettre ce savoir à sa descendance.
Cette capacité à apprendre de son environnement et à communiquer pour transmettre ce savoir est, à mon avis, un élément décisif dans l'expansion de l'Homo sapiens.

( 646105 )
En tout cas, deux "temps" dans la genèse: par le torrentiel (2012-09-28 22:50:55)
[en réponse à 645877]
celui où il est parlé de la Création de l'homme en général, et celui où le texte inspiré paraît devenir un problème régional. Et ceci a cours au sein du premier livre du pentateuque, dans un mouvement qui, très clairement, va du général au particulier. Comment expliquer ce passage de la cosmogonie au territorialisme... Ou à un nomadisme en quête de territoire? Et surtout, comment expliquer que cette rétractation territoriale se trouve présente dès le premier Livre de la Bible, qui s'écarte très vite de l'homme en général?