Comment empêcher deux hommes ou deux femmes d’éprouver l’un pour l’autre une attirance que d’aucuns qualifient volontiers d’irrésistible ? Pour eux, le « salut » me semble se trouver plutôt dans la notion d’amitié qu’en celle d’amour : en effet, si l’on parle dans les médias « d’amour » entre semblables, est sous-entendue automatiquement la pratique d’une sexualité de caractère pédérastique, pour dire les choses telles qu’elle sont.
Ce que je veux faire apparaître derrière ces quelques mots : le véritable obstacle vient du corps, dont certains érigent en une idole vorace, exigeante, exclusive.
Le caractère commun à ces pratiques est une sorte de divinisation païenne de la chair : elle devient l’objet d’un véritable culte où le Dieu transcendant est totalement absent
Autant celui que l’on baptise du terme « homosexuel » – mot mal fait, mal construit, comme s’il était réduit à cette seule particularité d’une pratique sexuelle que nul au monde ne peut justifier au nom de l’amour, seulement au nom d’une permanente recherche païenne d’un plaisir égoïste –, doit être considéré avec tout le respect, l’amitié, la charité dont Dieu est la seule origine, autant la sexualité particulière à ces personnages doit être, mais seulement en elle-même, rejetée, condamnée, qualifiée d’indignité humaine. (Ne pas juger l’être, seulement son acte.)
je conviens que l’athée ou l’agnostique n’aura que mépris pour mon discours puisqu’il n’en comprendra aucune des visions, alors que, en chaque être humain, tout chrétien ne peut que reconnaître un enfant du Père éternel.
Mais ce discours a pour but accessoire d’indiquer aux puissances publiques qu’il leur est interdit de vouloir forcer des chrétiens, des catholiques en particulier, à des actions qui seraient violemment contraires à leurs convictions à propos de la nature humaine et de ce qui est bon ou mauvais pour elle.