Le Forum Catholique

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images/icones/mitre4.png  ( 645193 )De tout coeur avec le Cardinal Barbarin par Frère Guibert (2012-09-18 12:08:49) 

Contrairement à ce que dit le maire de Paris, le Cardinal Barbarin n'a pas "pêté les plombs", mais il affirme tout simplement la morale de Notre Seigneur et de l'Eglise. Il agit comme un Prince de l'Eglise et mérite toute notre estime et nos encouragements. Espérons que d'autres évêques de France prennent rapidement position de la même façon à la suite du Primat des Gaules, le premier cardinal de la Fille Aînée de l'Eglise.
images/icones/mitre4.png  ( 645196 )Le cardinal Barbarin tente de désamorcer la polémique par Bernard Joustrate (2012-09-18 13:07:52) 
[en réponse à 645193]

VOIR LE SITE DU PROGRES de Lyon.
images/icones/coeurbrise.gif  ( 645237 )Mgr Barbarin, ne cherchez pas à plaire aux "homos-meuh" par Aétilius (2012-09-18 21:11:18) 
[en réponse à 645196]

ces moutons du conformisme fascinés par l'homosexualisme régnant désormais, qui sont en train de transformer les Français en veaux qui acceptent tout, mais à Dieu !

Monsieur le cardinal, même si ce n'est pas toujours évident, et que la tentation d'être bien vu par les faiseurs d'opinion du moment est là, ayez le courage de proclamer l'exigence évangélique, et ne vous aplatissez par pitié pas devant les chiens qui aboient : logiquement, si on peut marier deux hommes, deux femmes entre elles, de quel droit interdirait-on le "mariage", entre autres "amours" dont est capable l'être humain, comme la mythologie grecque l'a immortalisé, à :

1) Des "polyamoureux", désireux de convoler à trois, quatre, cinq, six, sept, que sais-je (plus on est de fous, plus "au lit" dirait alors le proverbe réactualisé) qu'en temps normal on qualifierait de "polyamoraux" (Priam, le roi de Troie, avait bien son harem, comme Salomon, le roi actuel d'Arabie ; Zeus, Héraclès... passent leur temps à "dominique-strauss-khaniser"...) ?

2) Une mère ménaupausée et à son fils de 30 ans, qui "s'aiment" : cf. Oedipe et sa mère Jocaste, Hippolyte et sa belle-mère Phèdre, immortalisée par Racine (mais ça se termine mal) ?

3) Un enfant, de par son âge de disons 12 ans, mais mature de par sa psychologie, s'il veut épouser un adulte de sexe différent de trente ans ? Des psychologues trouveront toujours moyen de dire qu'il agit en connaissance de cause, et blablabla : on peut regarder un peu ainsi l'histoire d'Eos, la déesse de l'aurore, qui enlève le jeune Tithon, celle de la jeune Perséphone, enlevée par Hadès...

4) Un être humain fou amoureux d'un animal, si l'amour est vraiment sincère ? Quel ouverture sur la DIFFERENCE ! cf Pasiphaé, épouse de Minos, tombée folle amoureuse de son taureau, d'où devait naître le minotaure (là aussi cela finit mal), Léda et Zeus, transformé en cygne...

5) Des gens qui ne voudraient, ou au moins un des deux, être mariés qu'un temps (une nuit, un mois, un an...) ? La mythologie grecque nous présente ainsi le cas de Jason qui, après avoir promis le mariage à Médée, en échange de son aide, va convoler en "justes" noces avec la fille du roi de Corinthe, maintenant que Médée ne lui rapporte plus rien (mais cela se termine mal). Thésée promet le mariage à Ariane, qu'il abandonne, épousant alors sa soeur Phèdre, qu'il trompe...

Bref, l'homme, blessé par le péché originel, est capable de tout et n'importe quoi, si l'Etat en plus le conforte dans son imagination débordante, en oubliant au passage le droit des enfants à être heureux avec une père et une mère dans l'idéal...

La grosse différence entre notre époque et l'antiquité grecque est que cette dernière, qui avait répertorié dans ses mythes ces "amours", n'avait jamais eu l'idée de les rendres légales.

Pour conclure, Monseigneur, quand on a des cinglés face à soi qui pratiquent en plus le terrorisme intellectuel, on leur tient tête, plutôt que d'être bien vu par eux : le Christ a-t-il cherché à se concilier ses accusateurs ? Si mes souvenirs sont bons, il leur a répondu par son silence, seul saint Pierre un instant se laissant gagner par la peur d'être différent du fort du moment...Nous sommes tous un peu des saints Pierre, mais c'est le Christ qui doit être notre boussole dans la tempête.

Mgr, on compte sur vous pour défendre la Vérité, dans la Charité, loin de toute tiédeur. Vous n'êtes pas seul : et soyez sûr de notre soutien et de nos prières en ces temps de folies "sociétales" !
images/icones/coeur.gif  ( 645261 )L'avis du Rabbin par Leopardi (2012-09-19 00:15:51) 
[en réponse à 645237]

Dans le même article, voici l'avis d'un rabbin :

«La Torah est immuable » avait souligné Shlomo Amar en ajoutant : « Elle commande de se marier, de croître et de se multiplier pour remplir la Terre. Ce commandement est une nécessité pour la survie du monde. Tout ce qui s'écarte de cette norme est contraire à l'ordre de l'esprit de la Création ».

Voilà qui est encore plus clair sans donner dans la polémique.
images/icones/1y.gif  ( 645203 )Il y quelques années par Clayve (2012-09-18 13:42:21) 
[en réponse à 645193]

encore, le maire d'une grande ville comme Paris n'aurait jamais osé parler en ces termes du Primat des Gaules... Que ces gens sont vulgaires...!
images/icones/1h.gif  ( 645210 )Il y a quelques années par Armavir (2012-09-18 14:34:36) 
[en réponse à 645203]

une ville comme Paris (ou Marseille ou toute autre ville en France) n'aurait jamais élu un maire G-friendly
images/icones/neutre.gif  ( 645249 )Il y a quelques années, par le torrentiel (2012-09-18 22:39:35) 
[en réponse à 645203]

1. les évêques n'auraient pas affecté la fausse décontraction qui est le trait dominant de la communication du cardinal barbarin face aux médias.


2. De plus, le cardinal a servi au "monde" (à la société, dans notre langage contemporain) une soupe dont celui-ici aime à s'abreuver, il lui a parlé de l'inceste, ah, quelle audace!


Le monde a décrété que "la "prohibition de l'inceste" était le tabou par lequel l'homme était sorti de l'animalité et restait la seule référence morale qui dût survivre aux prescriptions sexuelles du décalogue. Le cardinal barbarin agite le chiffon rouge du tabou de l'inceste pour dire que, si le mariage homosexuel venait à acquérir force de loi, on en reviendrait à une société tellement préhumaine que l'inceste n'y serait plus prohibé. En réalité et révérence gardée, le cardinal barbarin fait de l'inceste le même usage médiatique que christine angot. Or il faut raison garder: ce n'est pas parce qu'on en viendrait à reconnaître le "mariage homosexuel" comme contrat civil que l'inceste serait plus pratiqué; d'autre part, ce n'est pas parce qu'on invoque à tout bout de champ la prohibition de l'inceste que le tabou n'en est pas constamment transgressé, à travers des oeuvres d'autofiction dans lesquelles, s'il n'y a pas un bon inceste, un bon viol et un père collabo, le "roman" ne vaut pas la peine d'être publié, car ce n'est pas de la littérature.


3. Les termes du débat civil sur le mariage gay me paraissent être les suivants: la ligne de fracture oppose très clairement les tenants du mariage institutionnel ordonné à l'enfant (dont le mariage sacramentel peut être envisagé comme un prolongement surnaturel) et ceux qui estiment que le mariage est la sanction d'un sentiment, les "sentimentalistes" partisans du mariage d'amour...


En réalité, il y a beau temps que ces derniers l'ont emporté sur le plan civil. Ils l'ont emporté, depuis la banalisation du divorce jusqu'à la légalisation prochaine du mariage gay. Sans doute fallait-il faire droit à des dérogations pour le divorce en cas de maltraitance des enfants ou du conjoint, ou encore faut-il envisager le cas rare d'un orphelin de mère, élevé par un père qui se serait découvert homosexuel et la personne qui vit avec lui, et qui viendrait à perdre ce père alors qu'il a contracté un attachement filial envers la personne qui vivait avec celui-ci. Si on peut éviter à cet enfant seul dans la vie de perdre tous ses liens dans une addition de drames et reconnaître qu'il sera mieux élevé par un proche que, non pas dans un orphelinat qui n'existe plus, mais dans un foyer de l'ASE, ma foi, je n'y vois aucun inconvénient. Suelement, c'est le type même de cas rares desquels on a voulu tirer une loi de portée générale dépénalisant l'avortement d'abord, puis faisant de celui-ci un droit des femmes.


Que, dans des cas de ce genre exclusivement, on envisage une adoption par un célibataire (plutôt qu'on prépare un statut pour le beau-parent), pourquoi pas! Mais le ver est dans le fruit quand on s'élève vent debout contre l'adoption par des duos homosexuels et qu'on ne s'insurge pas au préalable contre la possibilité généralisée de l'adoption par une personne célibataire. Le ver est dans le fruit quand on veut faire une règle de ce qui devrait rester du registre dérogatoire. Il faut sans doute, comme le dit Yves daoudal, lutter contre l'institutionalisation du "mariage gay" en faisant appel à des opposants non croyants et intelligents à celui-ci et en fasant valoir la finalité biologique du mariage, comme ne saurait tout à fait le faire sylviane agacinski, partisane mitigée de la théorie du "gender", mais comme l'a fait Natacha Polony samedi soir, sur le plateau de Laurent ruquier. On peut encore, comme le fait Natalia trouillet sur son blog, dénoncer le scandale du peu d'enfants reconnus adoptables en france, qui fait trop recourir à l'adoption internationale, pour des motifs qui peuvent souvent relever de l'exotisme, sans compter qu'il n'y a pas loin de certaines procédures d'adoption internationale au trafic d'enfant, même en Europe, pour des familles très fortunées, j'ai été témoin de la chose. Mais je ne vois pas l'utilité de positions provocatrices comme celle du cardinal barbarin qui jette de l'huile sur le feu et, non seulement s'attire le commentaire du maire de paris qu'il a "pété les plombs" (tout le monde parle comme ça aujourd'hui), mais qui doit de plus désamorcer sa petite bombe, laquelle a caricaturé la position de l'eglise sans faire avancer le chmilblick ni contribuer au débat de façon rationnelle et sur le fond.


Plutôt que d'agiter le spectre de l'inceste, le cardinal ferait mieux de se préoccuper de situations concrètes comme celles que je viens d'énoncer, très rares pour les cas dérogatoires envisageables, mais systématiques et même systémiques pour ce qui relève de l'adoption en france.


Par ailleurs, je ne me félicite pas non plus comme blamont que les évêques soient beaucoup plus en pointe pour dénoncer la légalisation du mariage homosexuel qu'ils ne l'ont été pour s'opposer, à la dépénalisation d'abord, puis au remboursement par la Sécurité Sociale, de l'avortement. Il y a, dans cette montée au créneau des évêques, un élément nouveau et un autre qui est très constant. L'élément nouveau, c'est que l'épiscopat (décontracté) du début des années 2000 est plus conservateur que celui des années 1970, ce n'est un secret pour personne. L'élément constant, c'est que le "mariage gay" comme la loi sur l'école libre sont des faits de société très "concernants", comme on dit aujourd'hui, alors que les problèmes d'adoption ou d'avortement sont invisibles, donc pourquoi ne pas participer à leur occultation? Je prie ceux qui pourraient croire que ce raisonnement traduit ma pensée de discerner qu'elle traduit le cynisme de la communication de l'Eglise, à la fois au sein d'un monde duquel elle veut continuer de se faire entendre sur des sujets moraux en mettant souvent sa foi entre parenthèses au passage, et aussi pour satisfaire son "électorat" (ou plutôt son "fidélat") de base, plutôt conservateur sur les sujets sociaux, dès qu'il s'agit de toucher aux droits de la famille visible et aux rares privilèges qui reste aux catholiques sociologiques...
images/icones/fleche3.gif  ( 645267 )un appui qui compte ... par jejomau (2012-09-19 07:00:05) 
[en réponse à 645193]

même s'il est curieux... Le Ministre de l'Intérieur se déclare "contre" le mariage homosexuel : le blog d' Yves Daoudal