Le Forum Catholique

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images/icones/neutre.gif  ( 644935 )L'irrémicibilité du péché contre l'esprit par le torrentiel (2012-09-15 07:43:37) 

Chers liseurs,

J'imagine que cette question a dû souvent être abordée sur ce forum: quelle est la nature du péché contre l'esprit?


Sans prétendre avoir la réponse, il me semble percevoir que le péché contre l'esprit contient principalement la faute d'attribuer aux oeuvres de dieu un contenu diabolique, ou de confondre dieu avec le diable, mais particulièrement en la Personne de l'Esprit-saint.


Or c'est précisément ce point qui m'est apparu au grand jour dans ma méditation matinale d'hier en lisant ce verset (Mt 12:32, dont je vous prie d'excuser la traduction à laquelle je recours, mais je n'en ai pas d'autre sous la main):


"Et quiconque aura parlé contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir."


Ce verset est d'autant plus troublant que c'est dans le Nom de Jésus, le Verbe Incarné, que nous sommes sauvés et justifiés. Or on peut En mal parler sans qu'il nous en coûte davantage que d'en demander pardon à Dieu. Comme s'il y avait une prééminence de l'Esprit sur le fils. A quoi cette prééminence tient-elle? Tiendrait-ele au fait que "Dieu Est esprit"?


Or il survient une nouvelle source de trouble : comment se fait-il que l'Esprit soit "le grand oublié" de notre vie spirituelle, alors même que c'est celui qui fait anamnèse en nous, Qui nous fait ressouvenir de Dieu dont nous nous sentons si souvent orphelins, et de toutes les Paroles qui nous furent dites par le christ dans l'Evangile; et Qui en fait anamnèse au point d'en augmenter l'ampleur, suivant le discours du christ après la cène, à des Paroles que "les disciples n'auraient pas pu porter pour le moment". Est-Il oublié dans la mesure même où Il n'est pas là pour faire Mémoire de Lui-même, mais du fils Dont Il réactualise les Paroles en les mettant à notre portée?


Mais encore (et je m'arrêterai là), pourquoi l'Esprit-saint par Lequel le christ et son Père nous sont rendus Présents, nous est-Il présenté par le symbole de Nicée-constantinople comme appartenant au passé, où se serait concentrée Son Action puisqu'il nous est dit:

"qui locútus est per Prophéta" (Il a parlé par les prophètes).


Ce phénomène est d'autant plus difficile à comprendre que l'assignation au passé de "l'Esprit vivificantem" trouve son pendant dans "l'extinction de la prophétie" par les juifs, tout comme l'interdiction de rien rajouter ou retrancher à la sainte bible après le livre de l'apocalypse, interdiction qu'on aurait pu comprendre comme s'attachant simplement à ce livre précis de la "sainte Bibliothèque hébraïque" (comme l'appelait tresmontant), pas à la Bible tout entière.


L'extension de ce phénomène d'"extinction de l'esprit" au Nouveau testament a, ici commme ailleurs, donné lieu au déploiement apocryphe et traditionnel de la légende et de "l'histoire sainte". Le talmud et la souna ne sont nés, dans le judaïsme et dans l'islam, que d'une interdiction semblable qui a forclos le livre de la Révélation. Or il eût dû en aller autrement en christianisme où nous vivons de l'esprit-Saint.


Donc, si je ramène mes deux questions à une formulation plus synthétique, elles peuvent se poser ainsi:

1. Pourquoi une plus grande sévérité contre une mauvaise identification de l'Esprit, là où, à la fois le discernement est le plus difficile, et où c'est dans le Nom de Jésus-christ que nous sommes sauvés? Et

2. Pourquoi avoir assigné l'Esprit-saint au passé alors que nous vivons de Sa Force?


Merci d'avance à ceux qui apporteront des éléments de réponse à ces questions.
images/icones/fleche3.gif  ( 644940 )Le péché contre le Saint-Esprit par Michel (2012-09-15 09:32:00) 
[en réponse à 644935]

C'est un sujet très délicat, car il arrive régulièrement que des scrupuleux soient jetés dans le désespoir en s'imaginant avoir commis un tel péché, ce qui est justement aux antipodes de leurs dispositions.

Donc tout péché peut être pardonné.
Et désespérer de la miséricorde de Dieu serait ...justement un péché contre le Saint-Esprit !

Voir :
Jean-Paul II, "Dominum et Vivificantem" n° 46 :
http://www.vatican.va/edocs/FRA0074/__PF.HTM

et bien sûr le catéchisme de s. Pie X (?) :

Combien y a-t-il de péchés contre le Saint-Esprit ?

Il y a six péchés contre le Saint-Esprit :
1 désespérer de son salut ;
2 espérer par présomption se sauver sans mérite ;
3 combattre la vérité connue ;
4 envier les grâces d’autrui ;
5 s’obstiner dans ses péchés ;
6 mourir dans l’impénitence finale.

Pourquoi dit-on que ces péchés sont en particulier contre le Saint-Esprit ?
On dit que ces péchés sont en particulier contre le Saint-Esprit parce qu’ils sont commis par pure malice, ce qui est contraire à la bonté, attribuée au Saint-Esprit.



http://catechisme.free.fr/cat2part5chap06.htm

C'est donc en vertu de leur nature que ces péchés sont difficilement pardonnés, parce qu'ils bloquent l'action de la grâce et du repentir. Mais si le pécheur parvient à les regretter, ils peuvent être pardonnés : les confesseurs ont le droit d'absoudre tous les péchés sans exception.

****
L'Esprit-Saint n'a évidemment pas parlé uniquement par les prophètes de l'Ancien Testament ! Il agit jour après jour dans l'Eglise (y compris par la Hiérarchie), et au moyen des Sacrements.



images/icones/1i.gif  ( 644945 )oui, mais.... par jejomau (2012-09-15 10:02:30) 
[en réponse à 644940]

Vous dites Michel que :

ces péchés sont difficilement pardonnés, parce qu'ils bloquent l'action de la grâce et du repentir. Mais si le pécheur parvient à les regretter, ils peuvent être pardonnés


Mais ce n'est pas du tout ce que dit le Christ. Il dit :

"Et quiconque aura parlé contre le fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle, ni dans le siècle à venir


Il n'y a pas de pardon, non ? Pourquoi ? C'est vous qui le dites à juste titre quand vous insistez sur le fait que:

ils bloquent l'action de la grâce et du repentir


Or nous savons tous que le pardon ne peut être effectif que s'il y a regret de la faute. Donc vous avez bien raison. Prenons le cas soulevé dans le Catéchisme de Saint Pie X et qui est celui évoqué du "désespoir".

Si la personne - dans un acte de volonté réel, conscient et parfaitement volontaire - rejette Dieu... On a une personne qui par son action "bloque l'action de la Grâce et du repentir" et qui, par conséquent, "il ne lui sera pardoné ni dans ce siècle ni dans l'autre".... simplement parcequ'il ne peut plus être touché par la Grâce du repentir du fait qu'il a rejeté l'Esprit-Saint et son esprit de Charité. Celui-ci ne peut plus le toucher. Et comme IL ne peut plus le toucher : la Grâce ne peut plus l'atteindre. Et comme la Grâce ne peut plus l'atteindre : il ne peut avoir de regrets...

D'ailleurs une des conséquence certaines du désespoir et de son résultat immédiat est le suicide (quand on va jusqu'au bout à ce moment-là)

Qu'en pensez-vous ?
images/icones/bible.gif  ( 644949 )Le péché contre l'Esprit par Jean-Paul PARFU (2012-09-15 10:57:40) 
[en réponse à 644945]

L'homme qui pèche contre l'Esprit prétend se situer en dehors des notions de bien et de mal, de vrai et de faux, de beau ou de laid. Il affirme que ces notions ne signifient rien pour lui.

Il se soustrait ainsi volontairement à l'ordre voulu par Dieu. De la sorte, il prétend créer son ordre propre, face à l'ordre de Dieu.

Dès lors, il ne peut plus être pardonné, puisqu'il se place lui-même hors de tout critère de pardon naturel et surnaturel.

Cependant, comme seul l'ordre voulu par Dieu existe vraiment et que l'ordre qu'il tentait de placer face à l'ordre voulu par Dieu n'existe pas, n'est qu'une imposture, il peut, bien entendu, toujours être jugé et jugé sévèrement !

L'inversion des valeurs que nous connaissons aujourd'hui et qui consiste à appeler bien le mal et mal le bien est un péché contre l'Esprit, c'est même le péché contre l'Esprit par excellence !

Il trouve sa racine dans le péché originel de nos premiers parents qui a consisté à vouloir dire à la place de Dieu ce qui est bien et mal.
images/icones/neutre.gif  ( 645008 )Mais vous moralisez l'Esprit! par le torrentiel (2012-09-16 00:23:58) 
[en réponse à 644949]

Loin de moi de dire que l'homme d'après la chute reçoit le souffle de l'Esprit comme celui-ci lui a donné la vie avant la création du monde, mais l'homme d'avant la chute ne connaissait pas le bien et le mal. Entre le moment où l'Esprit-saint lui a insufflé l'être et la vie et celui, après la chute, où il vient le sanctifier, il s'est produit cette rupture. Mais l'Esprit de sanctification est du moins le Même Qui a été là lors de la création du monde, Il n'est donc pas purement moral ni légaliste! Pour le dire autrement, l'esprit n'est pas la Loi. Mieux, nous ne sommes plus sous l'emprise de la loi, mais nous vivons sous la motion de l'esprit.
images/icones/fleche3.gif  ( 645017 )je ne vois pas la chose comme vous par jejomau (2012-09-16 08:36:39) 
[en réponse à 645008]

ou alors nous ne nous comprenons pas : l'Esprit-Saint - après la chute - n'est pas venu sanctifier et viviifer l'homme. Il a fallu à l'homme attendre des millénaires que Dieu envoie son Fils pour que l'Esprit-Saint puisse agir de nouveau. Ce fut donc un acte extraordinaire de Dieu qui s'est penché sur sa créature et "passer l'éponge" pour que tout refonctionne bien. Sur le plan personnel maintenant, chaque individu - placé sous le régime de nouvelle Loi - est libre de se damner ou de se sauver .

Enfin, je peux me tromper...
images/icones/neutre.gif  ( 645040 )Je ne comprends pas votre dernière phrase: par le torrentiel (2012-09-16 16:52:10) 
[en réponse à 645017]

"chaque individu - placé sous le régime de nouvelle Loi - est libre de se damner ou de se sauver ."


Ou je vous saisis mal, ou vous laissez entendre que c'est tout un que d'être placé sous le régime de la loi, l'ancien régime, le régime de l'ancien testament, et le régime de la foi, celui sous lequel la Pentecôte a placé les fidèles après la rédemption. Le Saint-Esprit supporte ou est maître du régime de la foi.


"Il a fallu attendre" quelques millénaires pour que dieu nous renvoie Son esprit... à l'exception prophétique!


Ce que je voulais dire à Jean-Paul Parfu était que l'Esprit de sanctification était le même, quoique les données fussent différentes, que Celui Qui avait insufflé la vie innocente à nos premiers parents et que la différence entre le régime de la loi et le régime de la foi était que, le Christ nous ayant "(innocentés) en espérance", l'Esprit-saint (venant nous sanctifier) devait venir à nous en ayant quelques souvenirs de cette relation innocente de l'homme à Dieu, d'où l'importance chez Saint-Paul de la dénonciation du régime de la loi, pour y substituer, tantôt la liberté du régime de la foi, tantôt la responsabilité du régime de la grâce, responsabilité que nous avons en considération de la Croix, mais liberté que nous recouvrons par et dans l'esprit, Force qui nous soulève et ardeur qui nous brûle, comme au paradis perdu de l'âme.


Quand je dis que l'Esprit-saint vient en nous "avec des souvenirs", bien entendu, c'est une image, mais le saint-esprit est tout entier nostalgie et anamnèse de dieu en nous, donc je pense que l'image vaut aussi pour ce souvenir du premier souffle créateur de l'esprit présent dans ce second souffle revificateur que Dieu nous donne après la rédemption.
images/icones/neutre.gif  ( 645007 )Le désespoir est dépressif, par le torrentiel (2012-09-16 00:18:13) 
[en réponse à 644945]

et la dépression ne fait pas d'action.


Bernanos a méconnu (quoique fort bien décrit) "La tentation du désespoir".


Il en a méconnu la passivité, sauf peut-être dans le "curé de campagne" et dans "Madame chatal".
images/icones/neutre.gif  ( 645002 )Au contact de ce passage de "Dominum et vivificantem" par le torrentiel (2012-09-15 23:50:22) 
[en réponse à 644940]

Cher Michel,

En vous remerciant tout d'abord de m'avoir mis en contact avec cette encyclique, dont j'ignorais jusqu'à l'existence et dont jusqu'au titre est bienvenu:


1. "Si l'homme refuse la «manifestation du péché», qui vient de l'Esprit Saint et qui a un caractère salvifique, il refuse en même temps la «venue» du Paraclet, cette «venue» qui s'est effectuée dans le mystère de Pâques, en union avec la puissance rédemptrice du Sang du Christ, le Sang qui «purifie la conscience des œuvres mortes». (Jean-Paul II, "dominum et vivificantem).

La première partie du propos pose problème : normalement, c'est "la loi" qui "manifeste" (met en évidence) le péché ; or dans la conditionnelle, Saint Thomas fait jouer à l'Esprit-saint le rôle de la Loi, afin qu'Il Se manifeste, au sein du Mystère pascal, comme Paraclet venant consoler le fidèle et le défendre contre la Loi. Or en Saint-Paul, il y a une opposition véritable entre l'Esprit et la Loi, la Loi étant un auxiliaire de la chair, que n'efface pas la foi liée à l'esprit, mais antagoniste de celle-ci. Dans la pensée de saint-Paul, ni la Foi, ni l'Esprit no'nt partie liée avec la chair et sonpéché. Ils sont dans un conflit qui ne les met pas en contact, mais en opposition. En réalité, Saint Thomas prend le parti de Saint Jean contre saint Paul : comme nous le dira le saint-Père à la fin de cette partie de l'encyclique consacrée au "blasphème" (ou péché) contre l'Esprit, Saint-Jean a toujours montré que l'Esprit venait révéler "le péché (pour susciter la repentance), la Justice manifestée dans ce qui fait donner Sa Vie au christ, et le Jugement, rendu au Nom de celui qui ne vient pas juger le monde, mais le sauver, et Qui n'abolit pas la Justice, mais prodigue la justification.


2. Si l'homme refuse la Miséricorde de dieu, dit Jean-Paul II, il "commet un blasphème" (ou un péché) "contre l'esprit-saint". Cela revient à l'esquisse d'explication que je donnais du péché contre l'esprit dans le deuxième paragraphe du message qui ouvrait ce fil : l'homme qui pèche contre l'Esprit est celui qui Le prend pour le diable.
A première lecture, on pourrait croire qu'il s'agit de nous donner une Image absolument "béniouioui"" de dieu, contre Lequel nous pécherions dès que nous ne croirions plus en Sa bienveillance (fruit du saint-Esprit) ni en son amour. Cela est sans doute vrai, mais il faut rigidifier cette lecture en rappelant que "le péché contre l'Esprit", c'est justement celui qu'a commis l'homme qui, n'ayant reçu qu'un talent, l'a enterré et ne l'a même pas mis en banque pour le faire travailler, même tout seul, d'après la confiance qu'aurait eu le placier en la valeur propre du don qui lui fut fait : Il s'est Trompé d'Image de dieu :
"
Maître, je savais que tu es un homme dur, moissonnant où tu n'as pas semé. J'ai eu peur."

Le Maître de la distribution inégale des talents et des richesses reproche deux choses à ce serviteur démuni : de s'être trompé sur son maître (de ne pas l'avoir vu comme Il Est), et de ne pas avoir été conséquent, même avec son erreur.


3. Il se peut qu'il y ait quelques athées qui ne jugent pas la conversion importante ; mais le plus difficile pour l'homme, c'est de se croire aimé de dieu parce qu'objectivement, il n'en voit pas la raison. Lui qui se jauge dans son propre miroir, il a naturellement du mal, d'un seul tenant, à se laisser Aimer par dieu et à S'aimer dans le regard de son créateur, qui, non seulement abolit la nécessité de son regard sur lui-même, mais prétend emporter sa conviction qu'Il l'aime en tendant, par l'Esprit-Saint, vers "la mise en Lumière du péché pour le salut". "Aime-moi comme tu es" et néanmoins, "transforme-toi en Moi". Cela paraît un précepte donné par le mouton à cinq pâtes. Tant de contradictions s'y mêlent que l'intelligence s'y perd, et je ne suis pas certain que cet "endurcissement du cœur" non intelligent procède vraiment d'un libre choix.


5. L'exhortation de l'apôtre : "Ne contristez pas l'esprit-Saint" revient à dire : "Ne soyez pas assez ingrats pour affliger celui qui vous console !" Il vous console en vous donnant la totalité du spectre : la culpabilité du monde et votre responsabilité au sein de cette culpabilité du fait de la gravité du péché qui doit vous contrister : l4esprit-Saint produit la repentance ; la fonction d'Avocat que le Paraclet joue auprès du fils qui vient "satisfaire" la Justice divine avant de "récapituler" le destin de la créature et de la création : le Paraclet présente notre défense ; la consolation de la "joie parfaite" pour celui qui a réussi à porter à la fois le verbe et le crucifié dans sa vie régénérée de pécheur pardonné et "sauvé en espérance"!


Avec toute ma gratitutde

Le torrentiel
images/icones/neutre.gif  ( 645005 )Deuxième réponse au sujet des absolutions et du "credo" par le torrentiel (2012-09-16 00:13:38) 
[en réponse à 644940]

Je ne laisse pas de côté la citation du Catéchisme de saint Pie X, mais elle me paraît compter trop... de "péchés contre le saint-Esprit." Ceci dit, j'y revieindrai certainement à tête reposée.


Vos deux réflexions personnelles finales me posent cependant problème:


1. Certes, il n'est interdit à aucun prêtre d'absoudre aucun péché. Mais en toute rigueur morale et spirituelle, cela ne pose-t-il pas problème?


a) Tout d'abord, parce que, si le prêtre absout un péché qu'il discerne comme pouvant être un "péché contre l'Esprit", ne force-t-il pas la Main de dieu, Qui est Lié par son pouvoir de lier et de délier?

b) mais surtout et plus prosaïquement, parce qu'il est très rare que le pénitent ait le propos délibéré de ne plus offenser dieu au travers des péchés principaux qu'il confesse et qui, en lui, sont devenus défaut, habitude ou passion: s'il se connaît assez, il sait qu'il aime trop son péché pour le quitter tout de go. S'il ne l'avoue pas, soit il est inconscient, soit il est hypocrite, soit c'est un nouveau converti. Je suis de ceux qui l'avouent en laissant toujours entendre à mon confesseur qu'il peut ne pas m'accorder l'absolution, et pourtant il me l'accorde toujours! J'essaie de faire une bonne confession, mais mon confesseur m'accorde-t-il une juste absolution? Cette question scrupuleuse ne m'empêche pas d'être reconnaissant envers dieu Qui n'a jamais manqué au pardon de mes péchés à travers les différents confesseurs qui se sont succédés dans ma vie, parfois à la faveur de rencontres fortuites.


2. Comme moi, en reconnaissant que l'Esprit-saint ne fait pas qu'avoir parlé par les prophètes, vous développez le "credo", de même que j'ai tendance à croire que, si, par le baptême, mon Nom est inscrit dans le Livre de vie, ma vie devient une histoire sacrée, qui pourrait bien prlonger la bible, si celle-ci n'était pas fermée. Or il n'est pas en mon pouvoir de demander avec impiété sa réouverture, ni de prolonger le "credo". Je reste donc dans une incompréhension quant à l'assignation au passé de l'Esprit-saint et à la non inscription dans le Nouveau Testament de mon errante destinée sacrée dans la continuité de celle des patriarches et des saints. A moins que cette histoire ne constitue le troisième testament que nous ouvrirons au ciel, si dieu veut bien nous accorder une place en paradis et nous juger, vous et moi par nos prières l'un pour l'autre, cher Michel et chers tous liseurs, dignes de la vie éternelle auprès de Lui. Prions en bons larrons avec françois vilon !
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 644950 )Nul ne peut prononcer le nom de Jésus en dehors de l'Esprit saint par Glycéra (2012-09-15 11:12:56) 
[en réponse à 644935]



Péché contre l'Esprit ?
Celui qui en conscience et par choix ne veut pas de l'Esprit de Dieu, se sent plus apte, plus fort, plus compétent... bref, comme Lucifer le fit. - Moi je sais, et je n'ai pas besoin de Vous, d’ailleurs ... Dieu aurait mieux fait de... et de ... - Non Serviam, je vois ce qu'il y a lieu de faire, je ne veux pas de la manière de Dieu, je veux me débrouiller seul, sans qu'Il entre en moi, sans Lui donner la main. - etc


Ce n'est pas juste faillir une fois, se rendre compte, et se retourner, métanoïa, demander à naître de nouveau en Dieu.

Le péché contre l'Esprit, c'est celui bien ancré, exercé, refuse l'Esprit de Vie, l'Esprit et ses dons, refuse d'aimer ce que Dieu fait.



Ainsi la prière du coeur, celle du Saint Nom de Jésus, commence toujours par une invocation à l'Esprit de Dieu.

Un prêtre qui l'enseigne m'a dit n'avoir vu que 2 fois en 30 ans de sessions voir quelqu'un qui ne pouvait prononcer la prière. Quelqu'un qui refusait à l'Esprit de Dieu de rentrer en lui.




Soyons logique : comment dire le Nom de Dieu quand on refuse ce qu'il signifie et ce qu'il donne ?


Soyons logique : ce n'est pas tant Dieu qui chassa Lucifer, que Lucifer devenant Satan par choix voulu et ferme qui sortit du Ciel en claquant toutes les portes !

Comment alors, celui qui fait le choix de vouloir ce que voulut Satan pourrait-il demander le pardon ? Dieu ne pardonne qu'à celui qui revient... même avec un retour imparfait, Dieu l'attend, le guette. Mais celui qui reste en son pays lointain à grogner contre la nourriture des cochons... n'a pas ce qu'il ne veut pas aller chercher.



Voilà , peu canoniquement ce que je sens.
Je le sens très simple. Un enfant peu saisir cela.

Si je ne veux pas voir en moi, et encore moins aller dire à papa que c'est moi qui ai cassé la tasse, comment me dira-t-il qu'il m'a pardonné ?


Glycéra

images/icones/neutre.gif  ( 645009 )Si je formule "hominiennement", par le torrentiel (2012-09-16 00:30:15) 
[en réponse à 644950]

je dirais que c'est un peu simon, le magicien, qui veut bien des pouvoirs ou de la Force de Jésus, mais en croyant pouvoir prononcer le Nom de Jésus sans intermédiaire.


Diriez-vous que, s'il y avait place pour du manichéisme au sein de notre religion, l'opposition serait entre l'esprit et le diable, ou entre l'esprit et "les esprits"?


Diriez-vous que "les esprits" sont venus diviser l'énergie qui était au principe de la matière, selon la volonté du créateur?
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 645033 )Diviser, éclater... ce n'est pas de Dieu que cela vient par Glycéra (2012-09-16 15:06:06) 
[en réponse à 645009]



Intéressante mise en perspective : l'Esprit, et "les esprits".
Je repense à cet homme qu'un esprit mauvais avait envahi, qui le chassa, et fut investi des 7 esprits plus mauvais que l'esprit chassé était aller prendre en renfort.

Oui, l'Esprit saint est Un, Il est Dieu Un.
Le Diable est le Diviseur en chef, avec une énorme majuscule qu'il a voullu se dessiner et qui est enflées de tous les d des diables bis et des diablotins qui l'ont suivi.

Tout royaume divisé contre lui-même...
On ne peut chasser les démons au nom de Belzebuth, sans que ce soit diversion, mensonge, fausse sortie de démons qui reviendront d'autant plsu qu'on les croira partis. Jésus chasse les démons au Nom de l'Un, du Dieu Un qu'Il est de plein Etre.


Donc, oui, il me semble évident qu'ainsi dit, le Nom de Dieu passe par son Esprit qui est Un avec Lui.

Comme le "A nom " du Père ET du Fils Et du St-Esprit,
qui s'écrit singulièrement au singulier, et qui demande ensuite deux ET, et non, une virgule et un et.
Dieu parle droit en courbant les règles que les hommes ont imaginées redressées dans leur grammaire...


Merci de ce vitrail, la lumière m'y est évidente.


Avec mes dominicales salutations
Glycéra
images/icones/colombe2.png  ( 644961 )Refus de se convertir. par FilsDeMarie (2012-09-15 13:50:24) 
[en réponse à 644935]

Selon l'encyclique Dominum et Vivificatem de Jean Paul II :


Si Jésus dit que le péché contre l'Esprit Saint ne peut être remis ni en ce monde ni dans l'autre, c'est parce que cette «non-rémission» est liée, comme à sa cause, à la «non-pénitence», c'est-à-dire au refus radical de se convertir. Cela signifie le refus de se tourner vers les sources de la Rédemption, qui restent cependant «toujours» ouvertes dans l'économie du salut, dans laquelle s'accomplit la mission de l'Esprit Saint. Celui-ci a le pouvoir infini de puiser à ces sources: «C'est de mon bien qu'il reçoit», a dit Jésus. Il complète ainsi dans les âmes humaines l'œuvre de la Rédemption accomplie par le Christ, en leur partageant ses fruits. Or le blasphème contre l'Esprit Saint est le péché commis par l'homme qui présume et revendique le «droit» de persévérer dans le mal - dans le péché quel qu'il soit - et refuse par là même la Rédemption. L'homme reste enfermé dans le péché, rendant donc impossible, pour sa part, sa conversion et aussi, par conséquent, la rémission des péchés, qu'il ne juge pas essentielle ni importante pour sa vie. Il y a là une situation de ruine spirituelle, car le blasphème contre l'Esprit Saint ne permet pas à l'homme de sortir de la prison où il s'est lui-même enfermé et de s'ouvrir aux sources divines de la purification des consciences et de la rémission des péchés.

images/icones/1f.gif  ( 645028 )Je dirais même plus par Jean Ferrand (2012-09-16 13:43:34) 
[en réponse à 644935]

Je dirais même plus : irrémissibilité.