Le Forum Catholique
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( 643987 )
refuser le baptême aux familles "pécheresses" par worou-kenou (2012-09-04 16:53:51)
Merci Mgr de faire cesser cette aberration.
Qu'on refuse de baptiser un enfant pour des raisons politiques ou de mœurs c'est vraiment ramener la religion à un simple système de contrôle social!!
Ici

( 643989 )
Oui et non par Thierry (2012-09-04 17:05:36)
[en réponse à 643987]
Le salut de ces enfants ne devrait pas dépendre de la conduite de leurs parents... d'un autre côté quelle est la sincérité de la demande des parents dont la vie est aussi peu conforme aux exigences de l'Eglise?

( 644000 )
Ils ont besoin du baptême par Ancilla (2012-09-04 19:01:41)
[en réponse à 643989]
On ne peut refuser que les enfants soient lavés de la tâche originelle et qu'une petite porte s'ouvre pour eux. C'est un début, le fait de savoir qu'on a été baptisé. Bien sur cela ne suffit en rien, mais c'est déjà une étape.
Le refuser ne ramène à rien. Cependant on peut rappeler aux parents le devoir de la catéchèse derrière.

( 644002 )
Quand la Tradition rencontre le progrès par Aigle (2012-09-04 19:10:28)
[en réponse à 644000]
Il me semble que le baptème des petits enfants indépendament de la conduite de leurs parents est une Tradition de l'Eglise justifiée par la nécessité de les laver des effets du péché originel.
D'ailleurs sous certains régimes persécuteurs (URSS par exemple), des enfants étaient baptisés dans le dos de leurs parents - à la demande d' une grand mère par exemple. On disait que ce fut le cas de Mikhail Gorbatchev.
En revanche certains théologiens catholiques estimaient que la loi naturelle obligeait à recueillir le consentement du père en l'absence de persécutions (il y a eu des débats là dessus au XIIIè s).
Les progressistes (ou au moins leur presse) sont très attachés (je ne sais pas pourquoi) à ce que tous ceux qui sollicitent un sacrement puissent le recevoir : accès à la communion des remariés, baptème d'enfants dont les parents ne pratiquent pas, obsèques religieuses de pécheurs notoires et scandaleux...
Si on se limite au baptème il y a là un cas curieux de convergences des sensibilités traditionnelles et progressistes...Ce n'est pas le cas pour les autres sacrements évidemment qui mettent en cause la responsabilité personnelle du demandeur.

( 644009 )
Double discours par Rémi (2012-09-04 19:43:12)
[en réponse à 644002]
des modernos: les mêmes qui plaident pour que le baptême soit reporté à l'âge de raison, arguant que les parents n'ont pas à imposer leur religion à leur progéniture et que le cher petit doit rester libre de choisir ''plus tard'' , dégoisent pis que pendre, scandale, imprécations, Moyen-Âge, ''droit au baptême'' , nos acquis cathos etc. sur le malheureux curé qui aura eu exceptionnellement le courage, pour une juste cause (engagement des parents pour l'essentiel) , de reporter le baptême d'un enfançon à plus tard.
Notons toutefois que les sacrements, c'est comme les antibiotiques, c'est pas automatique.
Le curé ou l'évêque, pour une juste cause, peut non pas refuser mais reporter le sacrement. Ainsi du baptême pour les raisons rappelées par Michel et développées dans une Instruction ad hoc de la CDF, mais encore de l'absolution, refusée dans certains cas jusqu'à ce que la réparation ait commencée (cas du criminel auquel le confesseur demande de se livrer à la justice pour être absous), ou de la communion, que le célébrant doit refuser au pécheur public (sans que cela cependant ne soit cause d'un scandale plus grand), de la confirmation ou de l'ordre, que l'évêque peut reporter par exemple si le candidat n'est pas prêt ...
Cessons de voir les sacrements comme des dus, mais comme des sources de la grâce qui nécessitent que nous ayons certaines dispositions pour l'accueillir.
Quant aux cas concrêts évoqués plus haut, bien sûr qu'il est à mon avis stupide de refuser le baptême à l'enfant de la mère célibataire, si cette dernière, ne vivant pas habituellement dans le péché, avec l'aide des parrains et marraines, et de la communauté ecclésiale locale, curé en tête, a la ferme décision de faire germer la grâce baptismale chez ses enfants.
Autre est la situation de l'enfant par exemple adopté par un couple homosexuel. Par sa nature même, ce couple nie et rejette l'enseignement de l'Eglise. Comment le transmettrait-il à l'enfant qu'une société elle-même de plus en plus délirante et malade lui aura confié ?

( 644005 )
Baptême : Ce qui dit le Code par Michel (2012-09-04 19:20:02)
[en réponse à 644000]
Voir canon
868 :
Chapitre III
LES PERSONNES À BAPTISER
Can. 864 – Tout être humain non encore baptisé, et lui seul, est capable de recevoir le baptême.
Can. 865 – § 1. Pour qu’un adulte puisse être baptisé, il faut qu’il ait manifesté la volonté de recevoir le baptême, qu’il soit suffisamment instruit des vérités de la foi et des obligations chrétiennes et qu’il ait été mis à l’épreuve de la vie chrétienne par le catéchuménat ; il sera aussi exhorté à se repentir de ses péchés.
§ 2. Un adulte en danger de mort peut être baptisé si, ayant quelque connaissance des principales vérités de la foi, il manifeste de quelque manière que ce soit son intention de recevoir le baptême et promet d’observer les commandements de la religion chrétienne.
Can. 866 – À moins d’un grave empêchement, l’adulte qui est baptisé sera confirmé immédiatement après le baptême et participera à la célébration eucharistique, en y recevant aussi la communion.
Can. 867 – § 1. Les parents sont tenus par l’obligation de faire baptiser leurs enfants dans les premières semaines ; ils iront trouver leur curé au plus tôt après la naissance et même avant, afin de demander le sacrement pour leur enfant et d’y être dûment préparés.
§ 2. Si l’enfant se trouve en danger de mort, il sera baptisé sans aucun retard.
Can. 868 – § 1. Pour qu’un enfant soit baptisé licitement, il faut : 1 que les parents y consentent, ou au moins l’un d’eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place ; 2 qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique ; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
§ 2. En cas de danger de mort, l’enfant de parents catholiques, et même de non-catholiques, est licitement baptisé, même contre le gré de ses parents.
Can. 869 – § 1. S’il y a doute qu’une personne ait été baptisée ou que le baptême lui ait été administré validement, et que le doute subsiste après une enquête sérieuse, le baptême lui sera administré sous condition.
§ 2. Les personnes baptisées dans une communauté ecclésiale non catholique ne doivent pas être baptisées sous condition, à moins qu’il n’y ait un motif sérieux de douter de la validité du baptême, eu égard aussi bien à la matière et à la formule utilisées pour son administration, qu’à l’intention du baptisé adulte et du ministre qui a baptisé.
§ 3. Si, dans les cas dont il s’agit aux §§ 1 et 2, un doute subsiste sur l’administration du baptême ou sur sa validité, le baptême ne sera pas conféré avant d’avoir exposé à la personne qui doit le recevoir la doctrine sur le sacrement du baptême, s’il s’agit d’un adulte, et de lui avoir fait part, à elle ou à ses parents s’il s’agit d’un enfant, des motifs pour lesquels la validité du baptême antérieurement célébré est douteuse.
Can. 870 – L’enfant abandonné ou trouvé sera baptisé, à moins qu’une enquête diligente n’établisse qu’il a été baptisé.
Can. 871 – S’ils sont vivants, les fœtus avortés seront baptisés dans la mesure du possible.

( 644004 )
oui et non effectivement par jejomau (2012-09-04 19:18:31)
[en réponse à 643989]
Refuser le baptême à des enfants pour le seul motif que les parents soient séparés ou qu'ils aient été conçus dans le péché me parait bizarre.. Si les parents VEULENT que l'enfant soit baptisé, l'Eglise pose normalement comme conditions que ceux-ci soient instruits religieusement dans la religion catholique en contrepartie et qu'ils aient un parain et (ou) une marraine (qui tiennent la route, eux-mêmes baptisés) .
A ma connaissance, c'est tout.

( 644007 )
Droit au baptême ? par Marieke (2012-09-04 19:25:10)
[en réponse à 643987]
Le Code de droit canonique dispose ceci :
Can. 868
1 Pour qu’un enfant soit baptisé licitement, il faut :
1° que les parents y consentent, ou au moins l’un d’eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place ;
2° qu’il y ait un espoir fondé que l’enfant sera éduqué dans la religion catholique ; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
C'est cet espoir de voir se poursuivre la nécessaire catéchèse post-baptismale qui, lorsqu'il fait défaut, peut motiver certains pasteurs d'âme non à refuser le baptême de manière définitive, mais à le différer, jusqu'à ce que les parents changent leurs dispositions.
La situation matrimoniale des parents peut être un indice quant au nécessaire discernement de la question ; assurément pas le seul, mais il faut en tenir compte.

( 644059 )
conçus dans le péché me parait bizarre. par blamont (2012-09-05 11:24:29)
[en réponse à 644007]
vous avez bien raison de souligner cette monstruosité puritaine à deux balles.
Comment refuser la grâce du baptême à un enfant parce que sa mère s'est envoyée en l'air sans être mariée?
c'est nier la réalité du péché originel attaché à l'enfant et non à la façon de vivre de sa mère.
Qui dit que cet enfant n'aurait des grâces spécifiques?
Au moins sa mère l'a fait naître et aimé ce qui par les temps qui courent devient une particularité.
On se croirait dans les heures les plus obscurantistes avec les grenouilles de bénitiers, vielles filles aigries de n'avoir pu côtoyer les nuages comme les dites mères célibataires et être restées sur le plancher des vaches.
avant de critiquer celles qui ont atteint le septième et en assument le fruit, ces esprits aigres et racornis penseraient à gagner leur premier ciel.
Y a du taf en vue.
Enfant du péché:
On croirait une réplique du film "la vérité si je mens II":
"c'est pêchéééé!"
comme disait Audiard, "j'ai déjà vu des faux-culs, vous êtes une synthèse!"