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images/icones/marie.gif  ( 642308 )1er jour de la Neuvaine de l 'Assomption de la Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2012-08-07 10:38:50) 

PREMIER JOUR

Mort de la Sainte Vierge

Les âmes des justes sont dans la main de Dieu, et le tourment de la mort ne les touchera point. Sag., 1, 3)


C'est à Marie que convient pleinement cet oracle de l'Esprit-Saint : Les justes meurent en paix, mais en eux la nature ne laisse pas de souffrir, ayant été dégradée par la chute d'Adam. Dans Marie, il règne un accord que le péché n'a jamais troublé ; et sa mort est en conséquence de sa naissance toute pure et de sa vie sans tache ; elle a accompli sa haute destinée avec une perfection sublime ; sa vie a été un acte continuel de charité ; et au plus fort de sa véhémence son âme sainte est passée dans le ciel pour y consommer cet acte pur, et y jouir éternellement des délices de l'amour divin.
Depuis l'ascension de son adorable Fils, elle n'avait cessé de soupirer après le moment qui devait la réunir à lui ; les désirs que les Juifs captifs à Babylone avaient de retourner à Jérusalem, les langueurs de l'épouse des cantiques en l'absence de l'époux, les souhaits ardents que les patriarches et les prophètes avaient de voir le Messie, et les désirs embrasés de tous les saints de la nouvelle loi pour Dieu et pour le ciel, ne sont que de faibles images de ceux de cette véritable Israélite, de l'épouse du Saint-Esprit, de la Mère de Jésus-Christ !...

O Marie ! maintenant que vous régnez dans la vraie Jérusalem, ô vous qui avez si bien compris et la grandeur du ciel, et la petitesse de la terre, la plénitude de l'amour de Dieu et le vide de l'amour des créatures, obtenez-nous de comprendre enfin que notre destinée sur la terre est de vivre dans l'amour de Dieu, et d'y mourir pour l'aimer à jamais. Faites, ô notre sainte Mère ! que nos regards se portent sans cesse vers le ciel ; que s'ils retombent sur la terre, ce ne soit que pour la considérer, comme les Israélites exilés considéraient Babylone. Ne nous laissez point faire ici-bas notre trésor, avilir nos cœurs, oublier notre patrie et redouter l'instant qui doit nous y porter. Il est dit de la femme forte qu'elle rira au dernier jour (Prov., 31, 35). Puissions-nous, ô Marie ! par votre intercession, éprouver comme vous la vérité de ces paroles, et passer de la paix des justes à la joie éternelle des saints !

1 Pater, 1 Ave, 1 Gloria

Source : spiritualité-chretienne.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 642309 )Méditation avec l'Imitation de Jésus-Christ par ami de la Miséricorde (2012-08-07 10:42:14) 
[en réponse à 642308]

Livre III Des divers mouvements de la nature et de la grâce

1. Jésus-Christ: Mon fils, observez avec soin les mouvements de la nature et de la grâce, car, quoique très opposés, la différence en est quelquefois si imperceptible, qu'à peine un homme éclairé dans la vie spirituelle en peut-il faire le discernement. Tous les hommes ont le désir du bien et tendent à quelque bien dans leurs paroles et dans leurs actions: c'est pourquoi plusieurs sont trompés dans cette apparence de bien.
2. La nature est pleine d'artifice; elle attire, elle surprend, elle séduit, et n'a jamais d'autre fin qu'elle-même. La grâce, au contraire, agit avec simplicité et fuit jusqu'à la moindre apparence du mal; elle ne tend point de pièges et fait tout pour Dieu seul, en qui elle se repose comme en sa fin.

Source : L'Imitation de Jésus-Christ traduit par l'abbé F. de Lamennais, Dijon, Pellion et Marchet Frères, 1870.

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/coeur.gif  ( 642368 )Extrait de sermon de Saint Jean-Marie Vianney par ami de la Miséricorde (2012-08-08 10:51:33) 
[en réponse à 642308]

SermonPour le jour de l’Ascension

Gaudete, et exultate, quoniam merces vestra copiosa est in cælis.
Réjouissez-vous, faites éclater votre joie, parce qu'une grande récompense vous est promise dans le ciel.
(S. Matth., V, 12.)

Du Saint Curé d’Ars

[…]

I. – Les saints Pères, en nous faisant la description des peines qu'endurent les réprouvés, nous disent que chacun de leurs sens est tourmenté, selon les crimes qu'ils ont commis et les plaisirs qu'ils ont goûtés : une personne qui aura eu le malheur de s'être livrée au vice impur sera couverte de serpents et de dragons qui la dévoreront pendant l'éternité ; ses yeux qui auront eu des regards déshonnêtes, ses oreilles qui auront pris plaisir aux chansons et discours impudiques, sa bouche qui aura vomi ces impudicités, seront autant de canaux par où sortiront des tourbillons de flammes qui les dévoreront ; leurs yeux ne verront que les objets les plus horribles. Un avare y ressentira une faim à se dévorer lui-même ; un orgueilleux sera foulé sous les pieds des autres damnés, un vindicatif sera traîné par les démons dans les flammes. Non, M.F., il n'y aura aucune partie de notre corps qui ne souffrira à proportion des crimes qu'elle aura commis. O horreur ! O malheur épouvantable !...

D'après cela, je dis que, par rapport au bonheur des bienheureux dans le ciel, il en sera de même : leur bonheur, leurs plaisirs et leurs joies seront grands à proportion de ce qu'ils auront fait souffrir leur corps pendant leur vie. Si nous avons eu horreur des chansons et des discours infâmes, nous n'entendrons, dans le ciel, que des cantiques tendres et ravissants, dont les anges feront retentir la voûte des cieux ; si nous avons été chastes dans nos regards, nos yeux ne seront occupés qu'à contempler des objets dont la beauté les tiendra dans un ravissement continuel sans pouvoir s'en lasser : c'est-à-dire que toujours nous découvrirons de nouvelles beautés semblables à une source d'amour qui coule sans cesse. Notre cœur qui aura gémi, pleuré pendant son exil, ressentira une telle ivresse de douceur qu'il ne sera plus à lui-même. Le Saint-Esprit nous dit que les personnes chastes seront semblables à une personne couchée sur un lit de roses, dont les odeurs la tiennent dans une extase continuelle. Pour mieux dire, ce ne sont que des plaisirs chastes et purs dont les saints seront nourris et enivrés pendant l'éternité.

Mais, pensez-vous en vous-même, quand nous serons dans le ciel, nous serons bien tous heureux de même. – Oui, mon ami, mais il y a quelque chose à distinguer. Si les damnés sont malheureux, et souffrent selon les crimes qu'ils ont commis ; de même, il ne faut pas douter que plus les saints ont fait de pénitences, plus leur gloire est brillante ; et voici comment cela se fera. Il est nécessaire, ou plutôt il faut que Dieu nous donne des forces proportionnées à l'état de gloire dont il veut nous environner, de sorte qu'il nous donnera des forces à proportion des douceurs qu'il veut nous faire éprouver. A ceux qui ont fait de grandes pénitences sans avoir commis de péchés, il donnera des forces suffisantes pour soutenir les grâces qu'il leur communiquera pendant toute l'éternité. Il est très véritable que nous serons tous très heureux et tous contents, parce que nous trouverons des délices autant qu'il nous en faudra pour ne rien nous laisser à désirer. « O mon Dieu ! mon Dieu ! s'écrie saint François de Sales, dans une furieuse tentation qu'il éprouve, vos jugements sont épouvantables ; mais si j'étais assez malheureux que de ne pas vous aimer dans l'éternité, ah ! du moins, accordez-moi la grâce de vous aimer autant que je pourrai en ce monde. » Ah ! si du moins, pauvres pécheurs qui ne voulez pas revenir à votre Dieu, si du moins, vous aviez les mêmes désirs que ce grand saint, que vous aimassiez le bon Dieu autant que vous le pouvez en cette vie ! O mon Dieu ! combien de chrétiens qui m'écoutent ne vous verront jamais ! O beau ciel ! ô belle demeure ! quand te verrons-nous ? O mon Dieu ! jusques à quand nous laisserez-vous languir dans cette terre étrangère ? dans ce bannissement ?... Ah ! si vous voyiez celui que mon cœur aime ! ah ! dites-lui que je languis d'amour, que je ne vis plus, mais que je meurs à toute heure !...Oh ! qui me donnera des ailes comme à la colombe pour quitter cet exil et voler dans le sein de mon bien-aimé !... O cité heureuse ! d'où sont bannies toutes les peines et où l'on nage dans un délicieux torrent d'amour éternel !... […]LIRE

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde