Le Forum Catholique

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images/icones/livre.gif  ( 641330 )Vos lectures de cet été ? par XA (2012-07-25 18:31:01) 

Traditionnel fil estival(, histoire de faire sortir un Breton qui se reconnaitra de son silence lymphatique et apathique) : que lirez-vous cet été, si le ou les livres ne vous tombe(nt) pas des mains, quel que soit le genre ?

Autre question : qu'avez-vous lu que vous dé/conseillez aux liseurs du FC ?

XA
images/icones/1b.gif  ( 641338 )Cher XA... par Lucas (2012-07-25 19:28:47) 
[en réponse à 641330]

Pour moi, ce sera ''Les confessions'' , de Saint Augustin.Un prêtre me l'a conseillé lors d'une confession, justement.
Le livre est mince , mais certainement riche en enseignements.
Bonnes vacances à vous!
Lucas.
images/icones/livre.gif  ( 641339 )Actualité oblige... par Deo gratias (2012-07-25 19:38:02) 
[en réponse à 641330]

...Pour moi l'intégrale du Concile Vatican II aux éditions artège.
"Pour une herméneutique de Tradition" de l'abbé claude Barthe et puis dans un tout autre genre: "La vraie mission de Ste Jehanne d'Arc: Jésus-Christ, roi de France" de L-H-R et son épouse.
Comme vous pouvez le constater, les choix sont éclectiques.
images/icones/1p.gif  ( 641343 )Au soleil... par Anne Charlotte Lundi (2012-07-25 19:42:50) 
[en réponse à 641339]

vous pouvez avaler ces livres ?
je vous admire !
Le sable, la crême solaire,le goûter des enfants et des petits-enfants ...; pfffff! je n'en peux plus !
images/icones/neutre.gif  ( 641340 )Walter Macken ! absolument !!! par Anne Charlotte Lundi (2012-07-25 19:38:23) 
[en réponse à 641330]

Je viens de découvrir cet auteur grace à Christophe Geffroy ! Merci

Walter Macken est avant tout un formidable narrateur doublé d'un fin psychologue. Il sait d'emblée créer une atmosphère prenante et toutes ses histoires sont d'une rare fluidité, sans effet de style, mais toujours captivantes. Car outre l'action qui n'est jamais absente, ses personnages ont une épaisseur humaine qui leur confère une réelle crédibilité. Il décrit la nature humaine telle qu'elle est, prenant en compte le poids du péché, non sans souligner le besoin de fraternité, la difficulté du pardon et finalement la voie toujours possile de la rédemption : c'est en ce sens qu'il est un écrivain profondément chrétien.
Profitez de l'été pour lire Macken, vous ne le regretterez pas.

Cinq ouvrages sont réédités, du travail d'art, aussi bien pour la qualité littéraire de la traduction que pour pour le soin apporté à la mise en page, chose devenue hélas, assez rare dans l'édition !
images/icones/1d.gif  ( 641342 )On l'a trouvée ! par XA (2012-07-25 19:41:24) 
[en réponse à 641340]

Il reste une lectrice de Christophe Geffroy ! La preuve est donc faite.

Roooooooooooh, je plaisaaaaaaaaaaante.

XA
_ 12 ans de forum, pas un mot dans la Pravda, euh, la Nef
images/icones/bravo.gif  ( 641349 )petite liste par petitClerc (2012-07-25 20:22:55) 
[en réponse à 641330]

petit florilège de ce se promène sur ma table de nuit (au demeurant très vaste) :

"Entretiens spirituels inédits du Bienheureux Père Kolbe", bon d'accord inédits en 1974, mais d'une profondeur Mariale immense ! (finit il y a peu)

"L'annonce faite à Marie" de Claudel, dévoré en une journée, magnifique !

"l'union du prêtre avec le Christ prêtre et victime" du Père Garrigou-Lagrange op. Je suis sur le point de le finir, de toute beauté !

"Manuscrits autobiographiques" de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, prochain sur la liste.

Pour la suite un autre livre du Père Garrigou-Lagrange, une série de Claudel, de Bernanos et de Peguy (les deux derniers en pléiades) pour enfin lire ces grand classiques catholiques !

Bon été et bonnes lectures à tous.

in corde Iesu et Mariae,

petitClerc

images/icones/neutre.gif  ( 641403 )Ma miniliste catholique, mais surtout pour vous dire par le torrentiel (2012-07-26 00:14:58) 
[en réponse à 641349]

Et si je vous disais que l'une des premières mondanités auxquelles fut invité Fabrice Hadjadj, du temps où il éditait aux "PROVINCIALES", fut coorganiséepar son ami Flop, chanteur et parolier, et par mon propre frère, vous ne me croiriez pas, et vous auriez tort!


j'y étais invité, mais je me suis fait une fracture au coccys en montant l'escalier la veille, qui aurait dû me ramener à bon port pour dormir avant cette belle rencontre.


images/icones/1b.gif  ( 641356 )lecture plutôt féminine... par EMCLB (2012-07-25 20:50:05) 
[en réponse à 641330]

L'intégrale de Jane Austen !
images/icones/livre.gif  ( 641360 )Louis XIV par Stephane (2012-07-25 21:03:13) 
[en réponse à 641356]

De François Bluche, j'ai commencé aussi " Lecture du XIX siècle " tome 2 d' Hubert Juin, et sur ma liste " Une vie à Londres " de Henry James auteur que je ne connais pas, j'ai relu il y a quelques semaines " le journal d'un curé de campagne".
images/icones/neutre.gif  ( 641406 )Louis XIV de françois bluche, pour l'été? par le torrentiel (2012-07-26 00:43:50) 
[en réponse à 641360]

Vous êtes courageux.


Je viens de m'apercevoir que tout ce que j'avais écrit, hors ma chute avant ma rencontre ratée avec Fabrice Hadjadj, a subrepticement disparu.


Alors je le redonne très vite:


Donc de Fabrice Hadjadj : "La Foi des démons";


de l'abbé guillaumde de Tanoüarn: "Le signe de Jonas;


De rené Girard: "Des choses cachées depuis la création du monde";


et un livre sur l'apocalypse dont je ne retrouve pas l'auteur, un certain Jean... Qui faillit devenir prêtre... Qu'invita Olivier germain thomas... qui a quatre vingt seize ans... Je vous le retrouverai.



Désolé pour la fausse manip de tout à l'heure, je ne voulais vraiment pas vous raconter mes exploits, d'autant qu'ils n'avaient rien de glorieux, mais j'ai dû faire une fausse manip!
images/icones/bravo.gif  ( 641449 )Hoà par Ubi caritas (2012-07-26 12:09:39) 
[en réponse à 641356]

d'Yves Meaudre, très beau roman paru récemment. A ne pas manquer.
images/icones/1a.gif  ( 641485 )Allez, à votre suite par Parvula (2012-07-26 17:28:29) 
[en réponse à 641356]

Lecture féminine ici aussi : les romans d'Elisabeth Goudge
images/icones/bravo.gif  ( 641487 )mais quel titre... par Anne Charlotte Lundi (2012-07-26 17:47:25) 
[en réponse à 641485]

des romans d'Elizabeth Goudge, préférez-vous ?

Romans "sympas" à lire aussi par nos ado(e)s...
Si certains titres sont épuisés, il en reste encore de disponibles.
J'ai aimé le secret de Moonacre... Sir Benjamin m'impressionnait avec ses hommes des Bois Sombres... et j'étais Maria !
images/icones/1v.gif  ( 641363 )Excellent, mieux que le film par Adso (2012-07-25 21:09:00) 
[en réponse à 641330]

Le Guépard: l'unique roman de l'écrivain et aristocrate italien Giuseppe Tomasi di Lampedusa
images/icones/neutre.gif  ( 641371 )le défroqué, de Hervé Le Boterf par Cathether (2012-07-25 21:31:40) 
[en réponse à 641330]

et Malicroix, d'Henri bosco

et aussi prochainement le guide du chemin de Saint Jacques de Compostelle
images/icones/iphone.jpg  ( 641392 )Et allez ! par l'Hermitte (2012-07-25 23:27:20) 
[en réponse à 641371]

Et un p'tit coup de pub discret sur vos "exploits". Ça sent pas trop l'humilité tout ça...
images/icones/1e.gif  ( 641463 )on sentirait par Nominoé (2012-07-26 14:35:11) 
[en réponse à 641392]

chez vous,comme une vent de "jalousie",non ???
images/icones/iphone.jpg  ( 641377 )Le hors-série d'auto-rétro... par l'Hermitte (2012-07-25 21:54:05) 
[en réponse à 641330]

...et accessoirement l'introduction à la vie dévote de mon saint patron récemment publiée en français contemporain.
images/icones/5b.gif  ( 641380 )Vous voulez dire... par Le Webmestre (2012-07-25 22:17:43) 
[en réponse à 641377]

republiée… Chez qui ?
XA
images/icones/iphone.jpg  ( 641391 )Il semble bien que non par l'Hermitte (2012-07-25 23:25:08) 
[en réponse à 641380]

C'est a priori la première publication en français moderne.
images/icones/bravo.gif  ( 641397 )non, non par Anne Charlotte Lundi (2012-07-25 23:53:37) 
[en réponse à 641380]

cette mise en français contemporain a été tentée.
Il ne s'agit pas d'une adaptation, mais d'une transcription fidèle du texte original.
Celle-ci permettra de constater que l'Introduction à la vie dévote, par la pertinence de ses conseils pratiques, par le charme de la forme et par la justesse des observations psychologiques, demeure l'un des joyaux de la tradition spirituelle catholique.
images/icones/macos.gif  ( 641378 )pour le moment 3 titres par Don Salluste (2012-07-25 22:09:05) 
[en réponse à 641330]

Vu de droite d'Alain de Benoist
Le numéro de la revue Nouvelle Ecole sur la géopolitique
L'homme de Neanderthal est toujours vivant de Bernard Heuvelmans
.............
images/icones/livre.gif  ( 641400 )Lectures d'été par AJT (2012-07-26 00:02:35) 
[en réponse à 641330]

Les neuf fondamentaux de l'éducation, Yannick Bonnet. Il faut bien s'y mettre un jour...

Jeanne d'Arc, de Charles Maurras, et l'excellent dossier du mensuel Politique magazine consacré à Jeanne politique, religieuse et historique

Kiffe la France, de J.F. Chemain

Une relecture : la réédition des "Carnets du Major Thomson" de Pierre Daninos

AJT
images/icones/1b.gif  ( 641427 )Vient de paraître en librairie par Leopardi (2012-07-26 08:39:37) 
[en réponse à 641330]

Comment et pourquoi je ne signerai jamais de Mgr Fellay
Préface de Mgr Williamson.

Dans toutes les bonnes librairies
images/icones/bravo.gif  ( 641453 )Merci XA pour ce sondage par Sénéchal (2012-07-26 12:34:10) 
[en réponse à 641330]

et bravo à vous cher Capitaine et à votre équipage pour avoir sauvé le Forum du naufrage qui l'a menacé il y a quelques jours.

Voici donc mes lectures:
Psautier monastique réédité par le Barroux, trouvé à la librairie religieuse face à la cathédrale Saint Louis de Versailles - Version latin-français traduction Crampon... On n'a pas fait mieux);
Paul Morand: Un Londres hélas disparu dans le Maëlstrom de la mondialisation, une érudition fabuleuse et un talent monumental (description d'une course de lévriers à faire apprendre par coeur en CM1, jubilatoire descente en flammes du peintre John Singer Sargent...);
Tintin et l'Histoire: C'est bien mieux que ce que l'on pouvait craindre avec les ténébreux parrainages du Point et d'Historia. Je croyais tout savoir sur le sujet et j'en ai appris à chaque page: Exemple: Après l'avoir abandonnée Hergé avait par charité laissé à sa femme Germaine l'usage d'une jolie fermette près de Bruxelles. Dès la mort de Germaine l'usurpatrice Fanny s'est dépêchée de vendre ce bien qui tenait pourtant tant à coeur au père de Tintin.


images/icones/bravo.gif  ( 641459 )oui sénéchal le bon rapport d'Historia par blamont (2012-07-26 13:15:49) 
[en réponse à 641453]

à propos des personnagesd'hergé dans l'Histoire.
Chose qui me sauva à un concours( l'ignoble Mitsuhirato).

D’ailleurs en 1979 je conseillai à mes élèves de Terminale de lire Tintin pour les relations internationales 1919-1939.
Ave le Renouvin, bien sûr.
images/icones/neutre.gif  ( 641454 )Dans les bagages par Sic transit (2012-07-26 12:41:34) 
[en réponse à 641330]

C'est certain, Jeanne d'Arc pour les nuls que mon mari vient d'acheter.
Pour le reste, j'hésite encore...
images/icones/carnet.gif  ( 641455 )réflexions et maximes de par blamont (2012-07-26 13:10:20) 
[en réponse à 641454]

M. Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues. Edition Livre de poche n°3154.
Une relation de Voltaire et un esprit simple et profond. Un régal de style et d'humanisme.
un tiré de ses maximes:

"Les conseils de la vieillesse éclairent sans échauffer, comme le soleil de l'hiver. »
et pour les donneurs de leçons, autorités morales auto-proclamées:
"pour peu qu'on se donne carrière sur la religion et sur les misères de l'homme, on ne fait pas difficulté de se placer parmi les esprits supérieurs".
et le secret du réel politique:
"il est peut-être plus utile, dans les grandes places, de savoir et de vouloir se servir de gens instruits, que de l'être soi-même".

Cela en Tetrapièce avec La Bruyère, Chamfort et La Fontaine, on atteint le sublime.

Pour accompagner la "glace vanille-fraise du quatre heures" et se plonger dans le sérieux, il reste l'intégrale de Oui-Oui et pour les seniors, Bibi Fricotin.
images/icones/bravo.gif  ( 641480 )Etant du métier, je suis particulièrement par Anne Charlotte Lundi (2012-07-26 17:09:14) 
[en réponse à 641330]

édifiée par les lectures d'été, des liseurs de ce forum.

En librairie, on me demande en général (vous me demandez, chers amis...) pour l'été... :

- un truc qui prend pas la tête...
- un bon polar...
- un truc qui fait pleurer...
- un livre funky
- un livre qu'on peut fourrer dans son sac
- un livre pas cher qui peut prendre l'eau ou la glace vanille-fraise des enfants...

Mais là bravo... Quel niveau intellectuel et spirituel ce forum !


images/icones/1d.gif  ( 641486 )glace vanille-fraise des enfants par blamont (2012-07-26 17:35:34) 
[en réponse à 641480]

voyez, j'avais donné le titre et en plus par génération!
images/icones/1b.gif  ( 641488 )Si vous avez cela en stock, je prends! par Sénéchal (2012-07-26 18:01:10) 
[en réponse à 641480]



Ou cela aussi:



images/icones/iphone.jpg  ( 641496 )Attendez le sondage de septembre... par l'Hermitte (2012-07-26 20:01:54) 
[en réponse à 641480]

...avant d'être vraiment édifiée !
"qu'avez-vous vraiment lu cet été sans blague ?"
images/icones/1a.gif  ( 641489 )Pourquoi pas ?... par origenius (2012-07-26 19:17:50) 
[en réponse à 641330]




Au sujet du paradis, les opinions, en général, sont de trois sortes : les uns ne veulent entendre le paradis que de façon corporelle ; les autres que de façon spirituelle ; les troisièmes le prennent à la fois dans l'un et l'autre sens, tantôt corporellement, et tantôt spirituellement. Quant à moi.je l'avoue, pour parler bref, la troisième me convient.

Saint AUGUSTIN

(La Genèse au sens littéral, VIII, I, 1; cité par saint Thomas d'Aquin, Somme de théologie, 1a, q.102, a. 1.)

Première partie


Pour une lecture philosophique de l’Écriture

Chapitre premier


D'UN DÉCONCERTANT RETOUR À L'ÉCRITURE

La lecture de la Bible, est aujourd'hui le lieu d'un fort paradoxe. Depuis le début du XXe siècle, l’Église catholique, avec insistance, engage les fidèles à revenir à la fréquentation assidue de la Parole de Dieu. De l'avis général, il s'agit d'une rupture avec l'attitude qui prévalait dans les siècles passés, laquelle, à l'inverse, conduisait en somme à interdire aux laïcs catholiques la lecture de la Bible en langue vulgaire.

Rome aurait ainsi tenu l'Écriture en suspicion, s'ingéniant à éloigner les chrétiens d'une connaissance propre à menacer les prétentions de l'institution vaticane et à ruiner son despotisme. Ce qui est vrai, c'est que le concile de Trente (1546) avait assorti la lecture des textes sacrés en langue vulgaire de conditions assez strictes.

Ce faisant, son souci n'était pas seulement de s'opposer à l'anarchie des interprétations aberrantes ou des basses superstitions qui alors pullulaient ; il voulait aussi maintenir la nécessité d'une lecture communautaire, "en Église", de l'Écriture, ainsi que l'importance de la prédication orale pour un peuple de fidèles dont beaucoup ne savaient pas lire.

Les dispositions finalement sages et mesurées du concile (il refusa en particulier de prohiber canoniquement le principe des traductions en langue vulgaire) furent ensuite confirmées, mais aussi aggravées, par certains papes : c'est le cas de Pie IV qui, en 1564, imposa l'obligation d'une permission écrite de l'ordinaire du lieu pour la lecture vernaculaire.

En Espagne, l'Église alla même jusqu'à la condamnation de toute traduction. Mais, dans d'autres pays, dont la France (en vertu du principe des libertés gallicanes), ces règles ne furent appliquées que de façon assez libérale. Dans l'ensemble, et selon les époques, elles connurent aussi quelques variations dont il est inutile de retracer ici le détail et qui, pour être appréciées en toute objectivité, ne devraient jamais être séparées des circonstances qui les ont motivées.

Qu'il nous suffise de rappeler, pour clore ce bref rappel d'une longue histoire, qu'en 1907 saint Pie X, dans la lettre Qui piam au cardinal Cassetta, exhorta vivement les fidèles à une fréquentation quotidienne de la Bible, particulièrement des Évangiles, afin de "détruire le préjugé selon lequel l'Église s'opposerait ou mettrait obstacle à la lecture des saintes Écritures en langue vulgaire". (*)

(*)[Saint PIE X, Acta IV, p. 23-25, cité par PIE XII, encyclique Divino afflante Spiritu (1943), § 13 (disponible en français sur le site www.vatican.va). Un court historique ne sera pas inutile. Les traductions de l'Écriture en langue vulgaire ne datent pas d'aujourd'hui. Les premières versions françaises (partielles) remontent au début du XIIe siècle et sont assez nombreuses. La première version intégrale due à Guyard des Moulins, fut achevée en 1294. Largement diffusée sous forme manuscrite, elle fut imprimée pour la première fois en 1487 à Paris et maintes fois rééditée.

Elle concurrence encore, au XVIe siècle, d'autres traductions, comme celle, beaucoup plus savante, de Lefèvre d'Étaples (1528). Ainsi, dès le temps de saint Louis, "la France avait une traduction à peu près complète de l'Écriture. On pouvait se la procurer chez les libraires officiels de l'université de Paris" (Émile Amann, "Versions de la Bible", Dictionnaire de théologie catholique, Letouzey et Ané, Paris, 1950, t. 15, col. 2731). Il existait d'ailleurs alors, mais en latin, des "bibles de poche".

Leur existence "confirme la tendance à considérer la Bible comme un "usuel", un texte que l'on transporte" (Gilbert Dahan, L'exégèse chrétienne de la Bible en occitan médiéval, xii-xiv siècles, Cerf, Paris, 1999, p. 11). D'autre part, durant les XVIe et XVIIe siècles, et jusqu'à la célèbre traduction de Louis-Isaac Lemaître de Sacy achevée par ses disciples au début du XVIIIe siècle - traduction autorisée par l'Église - parurent nombre de versions commentées, sans oublier les travaux d'exégèse, ceux de l'oratorien Richard Simon, vrai fondateur de la science exégétique, mais aussi ceux de l'érudition protestante qui tient un rang fort élevé et fort apprécié même dans les milieux catholiques.

Qu'on en juge par ce qu'écrit le savantissime dom Calmet dans sa préface ou introduction à la Bibliothèque sacrée (une bibliographie biblique commentée : 450 pages sur deux colonnes !) : "Comme le monde Chrétien est redevable aux Protestants aussi bien qu'aux Catholiques, des recherches immenses qu'on a fait [sic] jusqu'ici sur la lettre de l'Écriture, leurs Ouvrages tiendront ici leur place ; mais on suppose que ceux qui veulent les lire, auront soin, avant toutes choses, d'en demander la permission aux Supérieurs préposés par l'Église pour la donner" (Dictionnaire de la Bible, édition corrigée et complétée par l'abbé Rondet, Nîmes, 1783, t. 6, p. 194).]

A cette heureuse exhortation, reprise par Benoît XV, Pie XII devait apporter la caution de sa célèbre encyclique Divino afflante Spiritu (1943), et le deuxième concile du Vatican celle de la constitution dogmatique Dei Verbum en son paragraphe 12.

À noter cependant que, si Vatican II n'a pas renouvelé le privilège juridique de la Vulgate (mais elle est "toujours tenue en honneur"), il ne l'a pas non plus abrogé. Il a en outre affirmé aussi nettement que possible que l'Église reste maîtresse du sens de la Révélation : "La charge d'interpréter de façon authentique la Parole de Dieu, écrite ou transmise, a été confiée au seul magistère vivant de l'Église dont l'autorité s'exerce au nom de Jésus-Christ"(§ 10).

C'est pourquoi "tout ce qui concerne la manière d'interpréter l'Écriture est finalement soumis au jugement de l'Église qui exerce le ministère et le mandat divinement reçus de garder la Parole de Dieu et de l'interpréter" (§12). La doctrine catholique n'a donc pas fondamentalement changé. Ce qui est nouveau, c'est la nécessité proclamée des traductions en langue vulgaire :

"Il faut que l'accès à la sainte Écriture soit largement ouvert aux chrétiens" (§ 22).

Cette approbation a reçu le plus grand écho. Toutes les autorités religieuses encouragent les fidèles à nourrir leur foi de la lecture des textes sacrés et la liturgie dominicale leur donne à entendre un plus grand nombre de passages scripturaires (dans des traductions, hélas, parfois tendancieuses).

En tout cas, les versions en langue profane se sont multipliées plus qu'à aucune autre époque de l'histoire du christianisme et, à en juger d'après le nombre de bibles diffusées dans le monde, on ne saurait contester l'extrême faveur dont jouit le Livre saint, même si l'on peut douter que tous ses possesseurs soient autant de lecteurs.

Mais - et c'est en cela que réside le paradoxe - parallèlement à cette "conversion" générale des catholiques à l'Écriture (du moins en principe) s'est développée une méthode d'exégèse, c'est-à-dire d'explication du texte biblique, qui rompait, elle aussi, avec la pratique exégétique de la tradition patristique et médiévale. Cette méthode est née principalement dans les milieux rationalistes du protestantisme allemand, au début du XVIIIe siècle, à la suite de Hobbes, dans son Léviathan (1651), et plus encore de Spinoza dans son Tractatus theologico-politicus (1670), premier essai d'une exégèse littérale et purement rationaliste de l'Écriture sainte.

Elle a reçu par la suite, au cours de son développement au XIXe siècle, le nom de méthode historico-critique : historique d'une part, parce qu'elle se propose de reconstruire l'histoire du texte (sa genèse rédactionnelle) à partir des données du texte même, c'est-à-dire non de sa signification expresse, mais de ce que, par ses formes littéraires et tous ses éléments littéraux, il révèle sur son milieu d'origine, ses intentions, son idéologie, les influences subies, les documents qu'il a utilisés, les phases de sa production, etc. ; critique d'autre part, parce que cette histoire (reconstituée) doit permettre de porter un jugement ("critique" vient du grec krinein qui signifie "juger") sur le texte, c'est-à-dire, au fond, d'apprécier son degré de véridicité.

Sans bien toujours percevoir les présupposés rationalistes de cette méthode, une bonne partie du monde ecclésiastique, savants reconnus ou simples prêtres, a ainsi engagé massivement les chrétiens à retourner à une Écriture dont la science exégétique, au même moment, tendait à limiter la véracité au seul domaine du mythique ou du légendaire. (*)

(*) [Cf. I. FINKERSTEIN et N.A. SILBERMANN, La Bible dévoilée. Les nouvelles révélations de l'archéologie, Bayard, Paris, 2002, p.11. Cet ouvrage, qui se présente avec tout le sérieux scientifique souhaitable, et qui a connu un grand succès, conclut au caractère purement mythique du Pentateuque tout entier, c'est-à-dire de la Torah par excellence, et même d'une bonne partie de tout ce qui est antérieur au VIIe siècle av. JC.

Ces textes, "brillant produit de l'imagination humaine", seraient l'œuvre d'intérêts politiques. Au VIIe siècle, le royaume de Juda (royaume du sud de la Palestine) entend justifier, par une histoire sacrée, ses prétentions hégémoniques à réaliser autour de lui l'unité de tout Israël, y compris le royaume du Nord qui vient de disparaître. Il invente pour cela un passé prestigieux, en particulier, outre la légende de Moïse, celle de l'unique royaume de David et de Salomon, voulu par Dieu, et érige en capitale mythique une très modeste bourgade : Jérusalem.

La démonstration ne laisse pas d'être impressionnante et pose réellement des problèmes importants, bien que des objections sérieuses lui aient été faites, entre autres par une remise en cause de la datation reçue des annales égyptiennes. Au demeurant, il s'agit toujours d'interprétation : à proprement parler, et à quelques exceptions près, aucun des faits archéologiques allégués ne prouve le caractère légendaire des données bibliques. Ce livre nie l'historicité des événements de la Bible, mais exalte sa valeur littéraire dont le génie "demeure sans égal" (p. 12) et a fini par gagner le monde entier.

Une remarque : cette prodigieuse victoire finale n'est pas l'œuvre du judaïsme, hostile à la diffusion du Livre en langue vulgaire, mais du christianisme.]


Entre le "Jésus de la foi" et le "Jésus de l'histoire" l'écart n'a cessé de se creuser, aboutissant à cette situation paradoxale, pour ne pas dire contradictoire, dans laquelle se sont trouvés beaucoup de catholiques, où plutôt que d'être vivifiée au contact de l'Évangile, la foi de l'Église, et avec elle la liturgie et les formes rituelles de la piété populaire (processions, pèlerinages, saluts du Saint Sacrement, Fête-Dieu, etc.) sont apparus comme les oripeaux d'une religion morte, et la Parole de Dieu plus rien, sinon une parole d'homme, dépourvue de toute vérité objective, fruit naïf de l'imaginaire religieux ou production intéressée d'une propagande politico-ethnique ou cléricale.

Tout cela commence, heureusement, à appartenir au passé.

Le rationalisme agnostique qui avait jusque-là majoritairement présidé à l'usage de la méthode historico-critique cède de plus en plus le pas devant une rationalité ouverte à la transcendance. À cet égard, le livre de Benoît XVI sur Jésus de Nazareth est important à un double titre. D'abord et bien sûr en raison de la nature de son auteur. Même si le pape a bien souligné qu'il s'agit d'un écrit personnel, qui n'engage pas le magistère, on ne saurait nier qu'à travers lui l'exégèse catholique est invitée à s'affranchir d'une attitude un peu trop servile à l'égard de la méthode historico-critique. Non en la niant, mais en dépassant les limites dans lesquelles l'enfermaient jusque là les postulats rationalistes. C'est à ce deuxième titre que le livre de Benoît XVI est important.


"Ma présentation de Jésus présuppose tout ce que le Concile et l'exégèse moderne nous disent sur les genres littéraires, sur l'intention des affirmations, sur le contexte communautaire des évangiles et leur parole dans cet ensemble vivant. En intégrant tout cela, du mieux que j'ai pu, j'ai néanmoins voulu tenter de représenter le Jésus des évangiles comme un Jésus réel, comme un "Jésus historique" au sens propre du terme. Je suis convaincu, et j'espère que le lecteur lui aussi pourra le voir, que cette figure est beaucoup plus logique et historiquement parlante, beaucoup plus compréhensible que les reconstructions auxquelles nous avons été confrontés au cours des dernières décennies. Je crois précisément que ce Jésus, celui des évangiles, est une figure historiquement sensée et cohérente. [ ... ] J'ai simplement essayé, au delà de l'interprétation historico-critique, d'appliquer les nouveaux critères méthodologiques, qui nous autorisent une interprétation proprement théologique de la Bible, qui requièrent naturellement la foi, sans pour autant vouloir ni pouvoir renoncer en rien à la rigueur historique". (*)

(*) BENOÎT XVI, Jésus de Nazareth, Flammarion, Paris, 2007, avant-propos, P.17, 19.

De telles affirmations, de la part d'une autorité aussi élevée, sont en quelque sorte un signe des temps. Nous ne sommes plus exactement à l'époque, encore récente, où le cardinal Ratzinger n'hésitait pas à parler de "la détresse où sont tombées l'exégèse et la théologie". (*)

(*) L'interprétation de la Bible en conflit (1984), repris dans le volume collectif L'exégèse chrétienne aujourd'hui, Fayard, Paris, 2000, p. 73 ; cette étude est d'une importance décisive.

Tout au moins il semble bien qu'un certain hypercriticisme soit en voie d'épuisement, d'autant que, d'un strict point de vue scientifique, les résultats auxquels il est parvenu sont de moins en moins assurés, ainsi qu'on le reconnaît quasi officiellement. (*)

(*) S'agissant de la formulation du Pentateuque : "Aujourd'hui il n'existe plus d'hypothèse générale communément admise", Bible de Jérusalem, Cerf, Paris, 1998, p. 25.

Ce n'est pas à dire que le fruit de tant de travaux soit perdu. Tout au contraire - et nous le déclarons avec une entière conviction - nous ne pouvons plus nous passer de l'éclairage que la méthode historique jette sur une multitude de détails du texte sacré ; et ce travail continuera d'être nécessaire.

Mais, selon la vérité la plus objective, il faut poser que l'intelligibilité même du Jésus de l'histoire est donnée par le Jésus de la foi (dans la mesure où cette distinction est envisageable) : la foi dogmatique n'est pas une superstructure étrangère au texte de l'Écriture, texte que seule la méthode historique nous apprendrait à lire, elle est, au contraire, la clef de sa compréhension la plus littérale, puisque c'est au nom de la vérité de la foi que les évangélistes ont cru devoir écrire l'histoire de Jésus.

Ainsi que l'enseigne le concile Vatican II : "La sainte Écriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger". (*)

(*) Constitution Dei Verbum, n.12, Concile œcuménique Vatican II, Centurion, Paris, 1967, p. 135.

Telle est la règle fondamentale de la lecture (exégèse) et de l'interprétation (herméneutique) de l'Écriture sainte. C'est seulement ainsi que le retour à l'Écriture, dans lequel s'est engagée l'Église, et avec elle tous les catholiques, cessera d'être "déconcertant" et prendra tout son sens. Car il n'est pas question de mettre en doute le bien-fondé de ce retour : plus la foi chrétienne deviendra biblique, plus elle deviendra elle-même.

Mais il n'est pas question non plus d'abandonner la Parole de Dieu à la dictature hasardeuse des sciences du texte. Souvenons-nous de la malédiction du Christ en saint Luc (9, 52) :

"Malheur à vous, les maîtres de la Torah, vous avez enlevé la clef de la connaissance : vous-mêmes n'êtes pas entrés, et ceux qui entrent, vous les empêchez !"

Cordialement à tous.

Origenius
images/icones/1b.gif  ( 641544 )La gnose..... par Anne Charlotte Lundi (2012-07-27 09:57:54) 
[en réponse à 641489]

Volpinex.... un le matin... deux le soir !
images/icones/ancre2.gif  ( 641494 )Pétain, de Marc Ferro par Paterculus (2012-07-26 19:47:35) 
[en réponse à 641330]

Je viens de terminer le "Pétain" de Marc Ferro (j'espère ne pas me tromper sur le nom de l'auteur).
Sept-cent vingt pages, bien écrites et donc se lisent facilement, exploitant souvent des documents inédits (mais le livre est déjà vieux, je n'ai pas regardé sa date).
Le sujet est passionnant, en tout cas pour ceux qui aiment l'histoire et savent en tirer des explications et des leçons pour aujourd'hui.
Pas de parti-pris chez l'auteur, mais je ne suis pas d'accord avec sa conclusion. Il reconnaît que l'armistice et la politique de Pétain ont permis de sauver des biens et des personnes, mais que cela s'est fait au prix de l'honneur de la France.
Quoi qu'il en soit, les Allemands ont été gênés par l'existence d'un gouvernement français : même vaincus, les Français ont pu limiter les dégâts.
Il est facile de dire qu'on aurait pu faire mieux. C'est peut-être vrai, qui peut le savoir ?
Mais on n'aurait jamais dû condamner à mort quelqu'un qui a limité les dégâts. Cela aussi a terni l'honneur de la France.
Votre dévoué Paterculus
images/icones/1p.gif  ( 641508 )Mauvaise réputation par Anne Charlotte Lundi (2012-07-26 21:26:09) 
[en réponse à 641494]

ce livre, a.... cher Monsieur l'abbé.
Ma moitié étant absente... je ne peux vous donner les arguments sérieux.
Nous en reparlerons plus tard.
Bien amicalement
images/icones/4a.gif  ( 641541 )Sujet malheureusement très mal traité par Pétrarque (2012-07-27 09:47:03) 
[en réponse à 641508]

Le livre de Ferro se limite à la période 1940-1944 et ne dit quasiment rien de la vie du Maréchal avant et après Vichy.

Sur le fond, la thèse est sensiblement la même que celle de Paxton quant à Vichy : Pétain est un collabo, la seule excuse que Ferro lui trouve étant un supposé gâtisme. C'est ce livre qui a servi à Jean Marboeuf pour faire son film "Pétain" (1993).

Autant le dire clairement, je crains qu'il n'existe aucun travail pleinement satisfaisant sur Pétain, coincée qu'en est la figure entre les hagiographes (Louis-Dominique Girard, Jacques Isorni, Jacques Le Groignec...) et les travaux plus à charge sur Vichy (Paxton surtout, Ferro un peu moins).

Le seul à maintenir un certain équilibre serait peut-être Georges Blond, dans sa biographie du Maréchal, et l'école Aron-Dreyfus sur Vichy.
images/icones/livre.gif  ( 641543 )Sur Pétain, en effet par Anne Charlotte Lundi (2012-07-27 09:54:28) 
[en réponse à 641541]

seul le livre de Georges Blond tient la route et " l'école Aron-Dreyfus sur Vichy".
Merci de ces précisions qui me manquaient.
images/icones/1v.gif  ( 641509 )Les grands noms de la BD américaine: Bruce Timm par Eleazard77 (2012-07-26 21:28:14) 
[en réponse à 641330]

Sans être un grand fan de BD, j'ai toujours aimé les comics américaine (la pop culture). Norman Rockwell, Roy Lichtenstein, Alex ross ou encore Bruce Timm sont parmi mes dessinateurs /peintres préférés.

J'ai découvert un ouvrage sur Bruce Timm,qui m'a fait découvrir un artiste souvent imité mais jamais égalé, mélangeant les styles réalistes et cartoonesques de façon incroyablement séduisante...(Les grands noms de la BD Américaine:Bruce Timm ,Aux editions Akileos)

Pour ceux qui sont fan de posters de cinéma, je conseille aussi le travail de Drew Struzanhttp://www.drewstruzan.com/

Dans un autre registre, plus religieux, je dévore le "Saint François de Sales" de François Angelier (Editions Pygmalion).
images/icones/1a.gif  ( 641564 )Plusieurs à la fois. par Véronique (Lala) (2012-07-27 13:54:51) 
[en réponse à 641330]

Plusieurs lectures à la fois, comme durant toute l'année, le principal sujet étant celui de la spiritualité, par celle des Chartreux mais surtout celle du Carmel.
J'affectionne aussi l'enseignement théologique en général, notamment par les livres du père Jean-Claude Sagne.
Le tout me rapprochant également de la petite Thérèse de Lisieux, les enfants de Fatima, sans oublier les saintes écritures bien sûr dans l'oraison.
Le moment de lecture est alors dépassé...

Le livre choisi au moment opportun est en fonction de ce que j'ai dans le coeur.

Fraternellement
Véronique
images/icones/neutre.gif  ( 641650 )Livre que tout catholique doit lire par La Mouette (2012-07-28 14:08:03) 
[en réponse à 641330]

- Le cheval rouge, d'Eugenio Corti (j'avais demandé des avis aux liseurs il y a deux mois): terminé mi-juin, ce livre m'a bouleversé et je le considère comme le plus beau chef d'oeuvre que j'ai lu, non pas tant pour l'aspect historique, qui y est très important et très enrichissant, que pour sa dimension chrétienne, sur les valeurs de famille, de courage, de piété et d'abandon, défendus par Eugenio Corti au travers de ses nombreuses personnages. Mais encore sur la description délicate de l'âme humaine, montrant ainsi que du mal peut survenir le bien, plus exactement que dans le mal - même intense comme les camps de prisonniers en Russie - peut se trouver le Bien. Pour ceux qui seraient interessés par cette lecture, je peux leur envoyer trois dossiers (de 4 à 16 pages) présentant ce livre de ce grand auteur catholique, italien nonagénaire auteur de plusieurs autres ouvrages.

- Achevé la semaine dernière "Parole d'un romancier chrétien" Entretiens entre Eugénio Corti et Paola Scaglione. Présentation générale des principaux ouvrages de Corti et un chapitre important - et très instructif - sur le Cheval Rouge. A lire pour qui a aimé ce dernier livre.

- "Les dix frères Ruellan, héros et martyrs, 1914-1918". Edition Cristel, présentée par Marc Jean. L'incroyable destin
de ces dix frères malouins, engagés tous ensemble pendant la première guerre mondiale ! Six seront tués au combat, un septième mourut prématurément suite à un gazage à Verdun. Tous ces frères, avant de mourir, ont fait preuve d'un grand courage et l'ensemble de cette fratrie ont cumulés de nombreuses citations à l'ordre de l'armée ainsi que des décorations, dont la Légion d'Honneur.

- "Le dernier empereur" de Jean Sévillia. Lu après avoir été, juste avant les vacances, à une conférence de S.A.R Rudolf, petit-fils aîné du couple impérial. Le style de Sévillia est toujours aussi agréable à lire et l'on découvre avec admiration la vie de ce souverain catholique qui aura tout fait pour sauver son empire mais qui fut vaincu par son manque de moyens, les trahisons d'hommes politiques, les circonstances mais aussi, peut-être, par un manque de force.

- "Les pédagogues", de Jean de Viguerie. Court, répétitif mais au final fort instructif.

- >"L'homme qui faisait se battre les Français entre eux : histoire du Gaullisme", Roger Holleindre. Je viens de commencer ce pamphlet, lui aussi très intéressant malgré un style très pénible à lire.

Et, bien sûr, le dernier Hors Série du Point sur les Personnages de Tintin (tome 2, ayant bien apprécié le premier tome)