Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=641418
images/icones/irlande.gif  ( 641418 )petite historire des negociations entre la FSSPX et Rome par John L (2012-07-26 03:13:10) 

Ici:

Oriens

Est-ce que les liseurs qui savent l'anglais auraient des observations la-dessus?
images/icones/1y.gif  ( 641431 )Rien de nouveau.... par Non nobis (2012-07-26 09:26:23) 
[en réponse à 641418]

Après une lecture attentative, cette relation des évènements connus de tous, notamment par les indiscrétions que l'on sait, n'apporte rien de nouveau et conclut en disant qu'un accord ne semble plus possible, quel que soit le désir de Benoit XVI...
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 641438 )traduction des dernieres lignes.. par Armor (2012-07-26 10:53:56) 
[en réponse à 641431]

.. du dernier paragraphe :

"..Il est difficile de concevoir comment le pape peut sauver le projet qu'il prétend etre au coeur de son pontificat ".


La porte ne semble donc pas fermée ?

" Difficile de concevoir" n' est pas "IMPOSSIBLE" de concevoir.


images/icones/neutre.gif  ( 641451 )je reprends en bref un post effacé par Luc Perrin (2012-07-26 12:15:45) 
[en réponse à 641418]

par le système et qui m'avait pris du temps pour la traduction (je n'en remercie pas M. Tabudeux ...).

Le Dr. Lamont souligne, comme je l'ai fait moi-même dès le départ à plusieurs reprises, que toute l'affaire de 2011-2012 pose la question cruciale de ce que Benoît XVI veut, a voulu (?), voudrait : les zig-zags du dossier à Rome donnent le tournis.

Il relève, à partir de ce que l'on sait en public, que la CDF-CED et le pape auraient, en quelque sorte, mené 2 négociations parallèles : après les menaces du 16 mars 2012, le pape envoie à Mgr Fellay un délégué pour lui réaffirmer que son intention est d'aboutir, prenant le contrepied ainsi du cardinal Levada. De même le Préambule retouché par Mgr Fellay et remis le 15 avril 2012 aurait été bien reçu au départ, avant la plenaria du 16 mai de la CDF qui renverse à nouveau les cartes sur la table.

La conclusion reprend cette interrogation autour d'un double discours (CDF-CED d'un côté, les "signaux venus d'en haut" (le pape) de l'autre) et de savoir comment le pape - s'il en a encore le désir ? - pourra sauver un processus dont il a dit lui-même qu'il est un dossier majeur de son pontificat.
images/icones/hein.gif  ( 641464 )L'enigme du pape par John L (2012-07-26 14:43:28) 
[en réponse à 641451]

Pourquoi le pape aurait-il donné un engagement à Mgr. Fellay après les menaces du 16 mars, mais consenti au contenu du préambule remis à Mgr. Fellay le 13 juin, préambule que tout le monde savait inacceptable pour la FSSPX? Il serait facile de prévoir que Mgr. Fellay ne se fiera plus aux assurances papales après une telle déception, et qu'un accord serait infiniment plus difficile. Comment le plenaria du CDF – congregation dont le cardinal Ratzinger fut le préfet – aurait-il pu avoir un tel effet? Et si le pape a vraiment donné un engagement à Mgr. Fellay, ce qui est assez vraisemblable, comment a-t'il pu le rompre? Un tel indécision montre une faiblesse et manque de bonne foi qui ne ressemble pas le pape qu'on connait. Je n'arrive pas à comprendre cette histoire.
images/icones/fleche2.gif  ( 641465 )Clef de l'énigme? par John L (2012-07-26 14:53:57) 
[en réponse à 641464]

Je me demande si le pape vacille parce qu'il sait qu'une régularisation de la FSSPX porterait un coup mortel au projet conciliaire, projet qui est au coeur de sa vie même. Peut-être c'est là l'objection que le plenaria du CDF, haïssant la FSSPX et connaissant le pape, a souligné.
images/icones/neutre.gif  ( 641475 )est-ce que la clef de l'énigme n'est pas beaucoup plus simple? par le torrentiel (2012-07-26 15:54:29) 
[en réponse à 641465]

1. Le pape veut réintégrer la FSSPX.


2. Mais il est fait obstacle à sa volonté à sa droite et à sa gauche.


3. La FSSPX rencontre une hostilité parce qu'elle ne représente pas seulement un désir de restauration liturgique et doctrinale, mais aussi politique. Or l'Eglise de ce temps se veut moins ralliée qu'apolitique, ce qui peut être perçu comme une forme de ralliement.


4. Il y a une grande disproportion:

-d'une part entre le petit nombre de prêtres que représente la FSSPX et l'attention qu'elle occupe, et les discussions qu'elle exige, et les invectives qu'elle lance;

-et d'autre part entre l'exigence théologique de prêtres pas spécialement théologiens et le fait que Rome négocie en réalité avec des personnes qui vivent essentiellement "la Tradition" comme une praxis, ce qu'avait dénoncé en son temps le P. barbara, que je n'approuve pas, mais je rappelle.


5. Pas plus que la CDF n'a le monopole des zig-zags, la FSSPX n'a celui des défauts de caractère et des divisions, mais elle les étale.


6. Ce que les membres de la CDF qui ont accès à Benoît XVI ne doivent pas manquer de faire valoir au pape, en lui représentant que cela fait "perdre son temps" à la congrégation.


7. Ce dont, prenant acte, Benoît XVI vieillissant aussi doit moins désirer la réintégration de la FSSPX ET mettre la pression pour qu'on aboutisse à un accord dont ses partenaires dans la négociation lui font savoir qu'ils ne le signeront qu'à reculons et qu'ils n'en sont pas les premiers demandeurs (cf l'entretien de mgr fellay publié aux environs d'avril, de mémoire et qui fut AMPLEMENT commenté ici, je veux dire sur ce forum, pas sous un lien que je ne saurais pas insérer).
images/icones/neutre.gif  ( 641482 )Il y a plus simple que cela. par John DALY (2012-07-26 17:15:04) 
[en réponse à 641475]

Après cinquante ans on commence à fatiguer du refrain "le pape voudrait bien faire X mais il ne peut pas à cause de son entourage".

La solution vraiment simple est que Benoît XVI désirait reconnaître la FSSPX jusqu'au moins de mai mais que depuis le mois de juin il ne le veut plus. C'est l'explication conforme à toutes les données et qui laisse intact la liberté de la volonté humaine.

Et si vous cherchez l'explication de ce changement ... eh bien, il doit se trouver dans un évènement se produisant entre mai et juin 2012.
images/icones/neutre.gif  ( 641555 )Les papes depuis le concile... par Deo gratias (2012-07-27 12:10:38) 
[en réponse à 641482]

...Semblent être atteints de paralysie magistérielle comme le dit l'abbé Barthe.

N'est-ce pas ce que l'on peut appeler "Le mystère d'iniquité" ?
images/icones/neutre.gif  ( 641471 )Assise, il ne souhaitait pas l'organiser et pourtant il l'a fait par RLP31 (2012-07-26 15:22:17) 
[en réponse à 641464]

C'est d'ailleurs ce qui était ressorti d'une correspondance privée dans laquelle le Saint Père écrivait sa volonté de ne pas renouveler Assise et pourtant il l'a fait....

Donc son attitude en la matière ne me surprend pas .....malheureusement d'ailleurs.....
images/icones/neutre.gif  ( 641474 )c'est la question que pose John Lamont par Luc Perrin (2012-07-26 15:37:11) 
[en réponse à 641464]

Il n'a pas plus la réponse que vous et moi mais note combien cette palinodie romaine peut handicaper les chances d'une réconciliation remise à plus tard.

En 1988, c'est Mgr Lefebvre qui avait rompu clairement ; nettement en 2012, c'est Benoît XVI qui n'a pas voulu aller au bout de sa démarche et a finalement endossé le revirement du 13 juin dont la CDF (cardinal Levada et Mgr Pozzo) a été l'instrument.

La plenaria de la CDF n'est pas une mince affaire : elle donne le pouls des Éminences curiales et extra-curiales et la température des épiscopats concernés. N'oubliez pas la déclaration publique très hostile du cardinal Koch et celle du cardinal de Cologne.
En 1986, Jean-Paul II avait battu en retraite devant l'opposition farouche des cardinaux Hume et Lustiger (au moins) à propos de la Messe traditionnelle, alors que la Commission ad hoc avait rendu un avis favorable quasi-unanime.

Le choix de Mgr Mueller marque aussi un désir de "centrisme" et nul n'ignorait son animosité envers la FSSPX ; enfin le choix de Mgr Roche, après le mutique Mgr di Noia, confirme l'abandon de la ligne ratzinguérienne en matière de réforme liturgique.
Le 13 juin 2012 pourrait être un tournant du pontificat où Benoît XVI tourne clairement le dos au cardinal Ratzinger et retrouve Joseph Ratzinger ?

John Lamont ne tranche pas plus que moi : la porte n'est pas refermée, pas encore du moins mais les événements de mai-juin 2012 nous ont éloignés de la solution heureuse, solution qui ne semble plus une priorité pour le pape.

ps. je ne suis pas expert quant au caractère de J. Ratzinger mais il ne m'a jamais semblé être un "panzer-kardinal" et moins encore un "panzer-papst". J'ai le sentiment qu'il prend très au sérieux l'idée collégiale et qu'il n'entend pas promouvoir avec fermeté et constance une école théologico-pastorale plutôt qu'une autre. Les dernières nominations qui sont indissociables du 13 juin font sens quand on réunit les pièces du puzzle ; déjà le choix des préfets brésiliens de la Congrégation du Clergé, celui du cardinal Ravasi, ceux des n°2 de la secrétairerie d'État dénotaient une volonté d'éclectisme au sein de la Curie, les promotions cardinalices de même.
images/icones/fleche3.gif  ( 641461 )Fsspx - Rome : un petit historique par jejomau (2012-07-26 13:30:39) 
[en réponse à 641418]

a été fait sur un blog . C'est pas mal , complet et objectif en ce sens qu'il ne fait que rappeler les faits . A découvrir ICI pour ceux qui s'y interressent.