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images/icones/carnet.gif  ( 638644 )la "profession de foi tridentine" ou la profession de foi catholique par jejomau (2012-07-01 15:56:21) 

Elle fut prononcée sous Pie IV (1559-1572) et affirme exactement ce qu'un catholique doit croire et affirmer pour se revendiquer ... catholique et être sauvé. La voici :


Profession de foi tridentine

§ 1862 : "Moi, N., je crois et je professe qu'une foi ferme tous et chacun des articles contenus dans le symbole de foi (de Constantinople 150 ) dont se sert l'Eglise romaine, c'est-à-dire :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles ; et en un seul Seigneur Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait qui pour nous, les hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, par le Saint-Esprit s'est incarné de la Vierge Marie, et s'est fait homme ; il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate ; a souffert ; a été enseveli, est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures, est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père et il reviendra en gloire juger les vivants et les morts ; son Règne n'aura pas de fin ; et en l'Esprit Saint, le Seigneur, qui vivifie ; qui procède du Père et du Fils ; qui avec le Père et le Fils est conjointement adoré et glorifié ; qui a parlé par les prophètes. Et en une Eglise sainte, catholique et apostolique. Nous confessons un baptême pour la rémission des péchés. Nous attendons la résurrection des morts et la vie du siècle à venir. Amen.

§ 1863 : J'accepte et j'embrasse très fermement les traditions apostoliques et celles de l'Eglise, et toutes les autres observances et constitutions de cette même Eglise. De même j'accepte l'Ecriture sainte, suivant le sens qu'a tenu et que tient notre Mère L'Eglise, à qui il appartient de juger du véritable sens et de l'interprétation des saintes Ecritures. Je n'accepterai et je n'interpréterai jamais l'Ecriture que selon le consentement unanime des Pères.

§ 1864 : Je professe aussi qu'il y a, véritablement et à proprement parler, sept sacrements de la Loi nouvelle, institués par notre Seigneur Jésus Christ et nécessaires pour le salut du genre humain, bien que tous ne le soient pas pour chacun : le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'extrême onction, l'ordre et le mariage. Ils confèrent la grâce et, parmi eux, le baptême, la confirmation et l'ordre ne peuvent être réitérés sans sacrilège. Je reçois et j'accepte aussi les rites reçus et approuvés de l'Eglise catholique dans l'administration solennelle desdits sacrements.

§ 1865 : J'embrasse et je reçois tous et chacun des articles qui ont été définis et déclarés au saint concile de Trente sur le péché originel et la justification.

§ 1866 : Je professe également qu'à la messe est offert à Dieu un sacrifice véritable, proprement dit, propitiatoire pour les vivants et les morts, et que, dans le très saint sacrement de l'eucharistie, se trouvent vraiment, réellement et substantiellement le Corps et le Sang, conjointement avec l'âme et la divinité de notre Seigneur Jésus Christ, et qu'un changement s'accomplit, de toute la substance du pain en son Corps et de toute la substance du vin en son Sang, changement que l'Eglise catholique appelle transsubstantiation. J'affirme aussi que, sous une seule des espèces, c'est le Christ tout entier et complet et le véritable sacrement qu'on reçoit.

§ 1867 : Je tiens sans défaillance qu'il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles. Et également que les saints qui règnent conjointement avec le Christ doivent être vénérés et invoqués ; qu'ils offrent pour nous des prières à Dieu et que leurs reliques doivent être vénérées.
Je déclare fermement qu'on peut avoir et garder les images du Christ et de la Mère de Dieu toujours vierge, ainsi que celles des autres saints, et qu'il faut leur rendre l'honneur et la vénération qui leur sont dus. J'affirme aussi que le pouvoir des indulgences a été laissé par le Christ dans l'Eglise, et que leur usage est très salutaire au peuple chrétien.

§ 1868 : Je reconnais la sainte, catholique et apostolique Eglise romaine comme la Mère et la maîtresse de toutes les Eglises. Je promets et je jure vraie obéissance au pontife romain, successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres, et vicaire de Jésus Christ.

§ 1869 : Je reçois et je professe sans en douter tout ce qui, par les saints canons et par les conciles oecuméniques, principalement par le saint concile de Trente (rajout : et par le concile oecuménique du Vatican, a été transmis, défini et déclaré (spécialement sur le primat du pontife romain et son magistère infaillible). En même temps, je condamne, je rejette et j'anathématise également tout ce qui leur est contraire et toute espèce d'hérésie condamnée, rejetée et anathématisée par l'Eglise.

§ 1870 : Cette vraie foi catholique, hors de laquelle personne ne peut être sauvé, que je professe présentement de plein gré et que je tiens sincèrement, moi, N., je promets, je prends l'engagement, et je jure de la garder et de la confesser, Dieu aidant, entière et inviolée, très fidèlement jusqu'à mon dernier soupir, et de prendre soin, autant que je le pourrai, qu'elle soit tenue, enseignée et prêchée par ceux qui dépendent de moi ou par ceux sur qui ma charge me demandera de veiller. Qu'ainsi Dieu me soit en aide et ces saints évangiles."

images/icones/1d.gif  ( 638659 )curieux il manque l'article 1 par Luc Perrin (2012-07-01 18:20:39) 
[en réponse à 638644]

L'État catholique exclusif partout et en tout temps tu revendiqueras sans le moindre espoir de l'obtenir.

Enfin si j'en juge par certains de nos amis, c'est tout de même curieux que Pie IV ait oublié le plus important ... à leurs yeux.

ps. en 1564 il n'y avait pourtant sur terre loin de là pas que des États catholiques exclusifs et la revendication était moins irréaliste que 3 siècles plus tard.

ps2. je n'ai pas pu résister, la tentation était trop forte mais je ne ris aucunement de cet excellent texte que j'ai l'occasion certaines années de faire découvrir à mes étudiants en histoire moderne.
images/icones/1a.gif  ( 638663 )et puis tiens je rajoute celui-ci par jejomau (2012-07-01 18:42:50) 
[en réponse à 638659]

issu directement du Concile de Trente. Il est parfaiement explicite pour ceux qui ne veulent pas comprendre :


§ 1749 : Rejet de la langue vulgaire dans la messe

Bien que la messe contienne un grand enseignement pour le peuple fidèle, il n'a pas cependant paru bon aux pères qu'elle soit célébrée çà et là en langue vulgaire. C'est pourquoi, tout en gardant partout le rite antique propre à chaque Eglise et approuvé par la sainte Eglise romaine, Mère et maîtresse de toutes les Eglises, pour que les brebis du Christ ne meurent pas de faim et que les petits ne demandent pas du pain et que personne ne leur en donne (Lm 4,4) le saint concile ordonne aux pasteurs et à tous ceux qui ont charge d'âme de donner quelques explications fréquemment, pendant la célébration des messes, par eux-mêmes ou par d'autres, à partir des textes lus à la messe, et, entre autres, d'éclairer le mystère de ce sacrifice, surtout les dimanches et les jours de fête.



§ 1759 : : Si quelqu'un dit que le rite de l'Eglise romaine, selon lequel une partie du canon et les paroles de la consécration sont prononcées à voix basse, doit être condamné ; ou que la messe ne doit être célébrée qu'en langue vulgaire ; ou que l'eau ne doit pas être mêlée, dans le calice, au vin que l'on doit offrir, parce que cela est contraire à l'institution du Christ : qu'il soit anathème

images/icones/1e.gif  ( 638668 )Et Tours? par PEB (2012-07-01 19:00:54) 
[en réponse à 638663]

Le Concile impérial de Tours ordonna en 813 de prêcher en « rusticam Romanam linguam aut Theodiscam, quo facilius cuncti possint intellegere quae dicuntur. »
Il s'agissait du sermon et non pas de la célébration en elle-même.

Une chose qui m'amuse avec l'affaire de la langue vernaculaire c'est que les saints Pères et Docteurs Cyrille et Méthode ont transcrit la divine liturgie du grec en slavon, tout ce qu'il y a de plus vulgaire pour l'époque.
Les canons n'ont jamais dit que cette traduction d'un rit quelconque était interdite à jamais. Il dit que la validité intrinsèque du rit ne dépend pas de la langue qui a été utilisée. Mais si Rome dit que la messe peut user de la variété linguistique actuelle...

Je sais, c'est un peu jésuite comme argumentation mais bon!
images/icones/fleche3.gif  ( 638673 )découvrir le slavon par jejomau (2012-07-01 19:27:36) 
[en réponse à 638668]

pour ceux qui l'ignoreraient : simplement magnifique puisqu'il invite à la prière d'emblée..